PS5 : fiche technique, prix, date de sortie, jeux, tout ce que vous devez savoir sur la console de Sony

Pierre Crochart
Spécialiste smartphone & gaming
09 juillet 2020 à 15h40
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© Sony

La PlayStation 5 a été officialisée par Sony en avril 2019 lors d’une longue interview détaillant ses spécificités techniques. Depuis, la PS5 révèle ses secrets au compte-goutte. Des premiers jeux annoncés sur la console next-gen à son design en passant par les particularités de la nouvelle manette DualSense, on vous résume tout ce que vous devez savoir sur la PlayStation 5 avant sa sortie prévue à la fin de l’année 2020.

Un cycle s’achève cette année, et un autre s’entame. Après 7 ans de bons loyaux services, la PlayStation 4 s’apprête à laisser sa place à la PS5. Vendue à plus de 110 millions d’exemplaires, la PS4 s’est illustrée comme la grande favorite de cette génération de consoles.

Mais la fameuse guerre des consoles s’annonce plus tendue que jamais. Entre un Microsoft de plus en plus offensif sur les services, un Nintendo au sommet de sa forme avec une Switch que tout le monde s’arrache et la multiplication des plates-formes de cloud gaming comme Google Stadia et GeForce NOW, la PlayStation 5 va devoir aligner de solides arguments pour convaincre.

Alors quelles sont les particularités de la PlayStation 5 ? À quel prix sera lancée la nouvelle console de Sony ? Pourra-t-on profiter de ses jeux PS4 sur PS5 ? Autant d’interrogations légitimes auxquelles nous allons tenter de répondre avec les éléments en notre possession dans cet article.

Combien coûtera la PS5 ?

Le sujet du prix de la PlayStation 5 est épineux. Au point que dans la guerre de la communication qui l’oppose à Microsoft, Sony semble jouer la montre. Les constructeurs se regardent en chiens de faïence, et attendent que leur rival dévoile en premier le prix de sa console pour ajuster le sien.

La PS5 Digital Edition sera plus abordable que la version dotée d'un lecteur de disques. © Sony

Aussi soyons clairs : à l’heure où sont écrites ces lignes, rien n’est encore gravé dans le marbre. Gardons néanmoins en tête que, d’après Sony, la PS5 sera lancée à un prix attractif pour les joueurs. On imagine mal le géant nippon faire la même erreur que lors de la sortie de la PS3, tarifée à sa sortie à exactement 599€ et boudée par les joueurs.

N’oublions pas, aussi, que Sony sortira deux versions de la PlayStation 5 en fin d’année. Leur différence ? La présence d’un lecteur de Blu-Ray sur l’une, et son absence sur l’autre. De quoi offrir une porte d’entrée pour la nouvelle génération plus abordable, et ravir celles et ceux qui sont depuis longtemps passés au jeu vidéo 100% dématérialisé.

La PS5 Digital Edition et la PS5 classique. © Sony

Quelques jours après que Sony a officiellement levé le voile sur ses deux nouvelles machines, le site marchand Amazon France a accidentellement mis en ligne les fiches produits de la PlayStation 5 et de la PlayStation 5 Digtal Edition. Sur ces fiches, on pouvait lire que la PS5 sera vendue 499€ et la PS5 Digital Edition 399€. Des tarifs qui ne sont pour le moment qu’indicatifs en l’absence d’officialisation, mais qui restent plausibles au vu des rumeurs et des prédictions d'analystes qui ont émaillé la phase de teasing de Sony pour sa future console.

Une capture d'écran de la fiche Amazon de la PS5 momentanément mise en ligne

Depuis, un informateur répondant au nom de IronManPS5 sur Twitter aurait confirmé que les tarifs susmentionnés étaient exacts. Il en a également profité pour dévoiler le prix des différents accessoires qui accompagneront la console.

Enfin, à en croire l'informateur Roberto Serrano sur Twitter, Sony serait en passe de dévoiler officiellement la date de sortie et le prix de la PS5. Une prise de parole qui devrait aussi donner le coup d'envoi de précommandes, le 13 juillet prochain.

Quand sortira la PS5 ?

La date de sortie de la PlayStation 5 est encore entourée d’incertitude. La crise mondiale du coronavirus ayant profondément perturbé la production et l’approvisionnement de Sony, notamment en ce qui concerne le fameux SSD dont bénéficie la PS5, il n’est pas exclu que l’entreprise soit encore en pleine réflexion.

Toujours est-il que Sony a promis à plusieurs reprises que sa nouvelle console sera bien lancée d’ici la fin d’année 2020. Une période de consommation clé, que Sony ne peut manquer sous aucun prétexte. Rappelons qu’en 2013, la PlayStation 4 était arrivée en Europe le 29 novembre.

Sony ne peut pas rater le coche des fêtes de fin d'année avec sa nouvelle console. © Shutterstock

Mais pour reprendre les informations partagées hâtivement par Amazon France, la fiche produit des PlayStation 5 et PlayStation 5 Digital Edition indiquait une disponibilité au 20 novembre 2020. Une date qui coïncide donc non seulement avec les promesses de Sony, mais aussi avec ses habitudes. Attention cependant : il n'y en aura (peut-être) pas pour tout le monde. D'après Bloomberg, et toujours à cause de la pandémie de maladie à Covid-19, les stocks de PS5 à sa sortie pourraient bien être limités.

Notons aussi que Sony ne compte certainement pas laisser son concurrent Microsoft prendre trop d’avance. Il y a sept ans, la Xbox One avait été lancée une semaine avant la PS4. Un lancement chaotique, qui n’a pas permis à Microsoft de creuser son sillon. Mais cette année les cartes sont rebattues, et Sony fait face à un adversaire bien plus redoutable que lors du coup d’envoi de la précédente génération de consoles. Chaque jour risque de compter sur les premières semaines de lancement. D'autant que Microsoft ne fait rien pour rassurer son rival. Quelques jours après les annonces détonnantes de Sony, Phil Spencer, grand manitou de la division Xbox, annonçait qu'il était convaincu que sa Xbox Series X avait l'avantage sur la PS5 en termes de puissance et de jeux.

À quoi ressemble la PS5 ?

Si Sony nous a très longtemps laissé dans le flou concernant le design de la PS5, nous savons désormais à quoi va ressembler la console de salon nouvelle génération.

Au cours d’une conférence baptisée «The Future of Gaming » de grande ampleur diffusée le 11 juin dernier, Sony a fait de la révélation du design de la PlayStation 5 le clou du spectacle. Jusqu'alors, nous avions dû nous contenter du logo de la console.… identique à celui de la PS4.

Une chose est sûre : l’esthétique de la PS5 ne laisse personne indifférent. Au point que la réception est pour le moins polarisée. D’un côté les enthousiastes, qui saluent l’audace de Sony, à plus forte raison face à au monolithe qu’est la Xbox Series X ; de l’autre les déçus d’un aspect trop particulier pour pouvoir s’intégrer dans tous les intérieurs.

À ce titre, la PlayStation 5 Digital Edition trouvera sûrement davantage grâce aux yeux des inconditionnels de la symétrie. En effet, la PS5 dotée d’un lecteur de disques affiche une excroissance difficile à ignorer qui déforme quelque peu la pureté des lignes imaginées par Sony.

Bien que Sony n’ait présenté ses consoles qu’à la verticale lors de sa prise de parole, nous avons depuis reçu la confirmation que la PS5 pourra être rangée à l’horizontale. Par ailleurs, si la PS5 sortira dans un coloris blanc inédit chez Sony, on peut imaginer que d'autres finitions seront progressivement proposées par la marque, à l'image de la PS5 « Black Edition » imaginée par LetsGoDigital.

Les PS5 mises à l'horizontale. © Sony

Mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle pourra trouver sa place sur tous les meubles TV de ses futurs possesseurs. Comme l’a montré un comparatif signé de plusieurs médias, la PlayStation 5 s’avance comme étant la plus grande console de salon jamais sortie. Plus haute que la Xbox Series X, et plus épaisse encore que ne l’était la PS3 à l’époque.

La PlayStation 5 s'annonce comme étant la plus grande console jamais sortie sur le marché. © IGN

Mais la démarche de Sony peut s’entendre. Très critiquée pour les problèmes de surchauffe et de ventilation bruyante sur la PS4, l’entreprise japonaise a fait en sorte de faire d’une pierre deux coups : proposer un design radical, tout en assurant à sa console une bonne circulation de l’air et donc une bonne dissipation de la chaleur.

Manette de la PS5 : qu’est-ce qui change avec DualSense ?

Sony a décidé de brouiller les pistes cette année. Plutôt que de commencer par dévoiler sa console, il a levé le voile sur le design de la manette de la PlayStation 5 au mois d’avril. Et celle-ci marque également la fin d’une ère pour PlayStation : adieu DualShock, et bienvenue à DualSense — le nouveau nom de la manette de la PS5.

Plus arrondie, mais aussi manifestement plus grande, elle a rappelé à de nombreux joueurs les formes (et l’ergonomie exemplaire) de la manette de la Xbox One du concurrent Microsoft. Mais, à bien la détailler, on devrait rapidement retrouver ses marques sur la DualSense.

Boutons croix, rond, triangle, carré, gâchettes L1, R1, L2, R3, deux sticks analogiques et touches directionnelles… Sony a même réintroduit le pavé tactile de sa DualShock 4 sur sa nouvelle manette — bien que cette zone semble plus large.

Alors, du pareil au même, la DualSense ? Loin de là. D’abord, on remarque quelques petits changements esthétiques. Exit le bouton Share, remplacé ici par un pictogramme et baptisé « Create ». D’autre part, le bouton PS, jusqu’à présent intégré à un cercle, semble ici en relief.

Le nouveau bouton CREATE de la DualSense. © Sony

Aussi, la connectique évolue ! Sony franchit enfin le cap de l’USB-C sur la manette de la PlayStation 5. Même si on ne l’a rarement vu sur les clichés officiels, la DualSense affichera aussi toujours un port jack 3,5 mm afin d’y brancher un casque ou des écouteurs. Petite nouveauté néanmoins : la manette intègre désormais un microphone permettant d’échanger avec ses amis sans avoir besoin d’un casque, justement.

Le haut-parleur et la prise jack de la manette DualSense de la PS5. © Sony

Enfin, et c’est probablement la fonctionnalité la plus attendue de la manette PS5 : Sony promet d’énormes progrès du côté des retours haptiques — des vibrations. Matérialisée par les nouvelles gâchettes adaptatives, cette innovation offrira une meilleure immersion en jeu. Comment ? Imaginez que vous jouiez à un jeu d’aventure, et que votre personnage utilise un arc. La gâchette qui vous permet de bander la corde devrait montrer une plus grande résistance sous votre doigt, vous permettant de ressentir l’effort de votre avatar.

Comme la PlayStation 5 qu’elle accompagne, la manette DualSense n’a pour le moment été montrée que dans coloris à dominante blanche. Nous l’avons dit plus haut, Sony se garde bien de révéler pour le moment si une version noire est également au menu.

Quels jeux seront disponibles sur PS5 ?

C’est bien beau tout cela. Mais on joue à quoi, sur PS5 ?

À mesure que le calendrier avance, davantage d’éditeurs viennent épaissir le catalogue de jeux qui sera disponible à la sortie de la console, et dans les mois qui suivront. Pour le moment, les titres qui seront précisément de sortie lorsque la console de Sony arrivera sur le marché restent flous. On peut néanmoins dresser une liste de tous les jeux qui, jusqu’à présent, ont déjà officialisé leur présence sur la PlayStation 5.

  • Assassin's Creed Valhalla (Ubisoft) : fin d’année 2020
  • Astro's Playroom (SIE Japan Studios) : n/c
  • Battlefield 6 (EA) : 2021
  • Bugsnax (Young Horses) : fin d’année 2020
  • Chivalry 2 (Torn Banner Studios) : 2020
  • Chorus (Deep Silver) : 2021
  • Control (Remedy) : n/c
  • Cris Tales (Dreams Uncorporated) : n/c
  • Cyberpunk 2077 (CD Projeckt RED) : 2020
  • Cygni : All Guns Blazing (Keel Works) : n/c
  • Death Loop (Bethesda, Arkane) : n/c (exclusivité temporaire)
  • Demon's Souls (Japan Studio, Bluepoint Games) : n/c (exclusivité)
  • Destiny 2 (Bungie) : n/c
  • Destruction AllStars (Lucid) : n/c (exclusivité)
  • DiRT 5 (Codemasters) : au lancement
  • Dying Light 2 (Techland, WB Games) : n/c
  • FIFA 21 (EA) : n/c
  • Fortnite (Epic Games) : au lancement
  • Ghostwire Tokyo (Tango Gameworks) : 2021 (exclusivité temporaire)
  • Godfall (Gearbox) : décembre 2020
  • Gods and Monsters (Ubisoft) : fin d’année 2020
  • Goobye Volcano High (Ko_oP) : 2021
  • Gothic Remake (THQ Nordic) : n/c
  • Gran Turismo 7 (Polyphony Digital) : n/c (exclusivité)
  • GTA 5 (Rockstar Games) : 2021
  • Hitman III (IO Interactive) : janvier 2021
  • Horizon 2 : Forbidden West (Guerrilla Games) : 2021 (exclusivité)
  • In Sound Mind (We Create Stuff) : 2021
  • Jett : The Far Shore (Superbrothers) : fin d’année 2020
  • Kena : Bridge of Spirits (Embar Labs) : n/c
  • Little Devil Inside (Neostream Interactive) : n/c
  • Madden NFL 21 (EA) : n/c
  • Marvel's Avengers (Crystal Dynamics, Square Enix) : 2020
  • MicroMan (Glob Games Studio) : 2021
  • Metal Hellsinger (The Outsiders) : 2021
  • Moonray (Everything is Full of Gods) : 2021
  • NBA 2K21 (Visual Concept) : autome 2020
  • Nth^0 Infinity Reborn (KITATUS) : 2021
  • Observer (Bloober Team) : fin d’année 2020
  • Oddworld Soulstorm (Oddworld Inhabitants) : 2020
  • Outriders (Square Enix) : fin d’année 2020
  • Planet Coaster (Frontier) : fin d’année 2020
  • Pragmata (Capcom) : 2022
  • Project Athia (Square Enix, Luminous Production) : 2023 (exclusivité)
  • Psyhotel (Ultimate Games) : n/c
  • Quantum Error (Teamkill Media) : n/c
  • Rainbow Six Quarantine (Ubisoft) : 2021
  • Rainbow Six Siege (Ubisoft) : au lancement
  • Ratchet & Blank : Rift Apart (Insomniac Games) : n/c (exclusivité)
  • Redo! Enhanced Edition (Robson Pavia) : n/c
  • Resident Evil VIII : Village (Capcom) : 2021
  • Returnal (Housemarque) : n/c (exclusivité)
  • Sackboy : A Big Adventure (Sumo Digital) : n/c (exclusivité)
  • Scarlet Nexus (Bandai Namco) : n/c
  • Solar Ash (Heart Machine) : 2021
  • Soulborn (Pixelmad Studios) : 2021
  • Spider-Man : Miles Morales (Insomniac Games) : fin d’année 2020 (exclusivité)
  • Stray (BlueTwelve, Annapurna) : 2021
  • The Lord of the Rings : Gollum (Daedalic) : 2021
  • The Pathless (Giant Squid) : n/c
  • The Sims 5 (EA) : n/c
  • Tribes of Midgard (Norsfell) : 2021
  • Ultimate Fishing Simulator 2 (MasterCode) : n/c
  • Vampire: The Masquerade - Bloodlines 2 (Paradox) : n/c
  • Warframe (Digital Extreme) : n/c
  • Watch Dogs : Legion (Ubisoft) : fin d’année 2020
  • WRC 9 (Kylotonn) : fin d’année 2020

À l’heure où ces lignes sont écrites, ce sont donc 67 titres qui ont été officialisés sur la PlayStation 5. Sur ceux-là, 10 seront des exclusivités PS5, auxquelles ont peut ajouter Death Loop et Ghostwire Tokyo, qui arriveront d’abord sur la nouvelle console de Sony avant les autres machines où ils sont attendus.

Mais Sony n’a sûrement pas dévoilé toutes ses cartes. Si la fenêtre de sortie de novembre est confirmée, cela laisse encore près de 5 mois au constructeur pour annoncer de nouveaux titres et susciter de l’intérêt autour de sa prochaine plate-forme.

Pourra-t-on jouer aux jeux PS4 sur PS5 ?

La rétrocompatibilité est un sujet épineux chez Sony. Surtout lorsqu’on le compare à Microsoft, dont la Xbox One est aujourd’hui capable de lire à peu près tous les jeux de la Xbox 360, et de nombreux titres de la Xbox originelle. La PS4, elle, n’a droit qu’à une poignée de titres PS3 et PS2… accessibles uniquement via PlayStation Now, le service de Cloud gaming de Sony.

Mais on sait déjà que le géant nippon fera de gros efforts sur ce point avec la PS5. On sait aussi qu’il ne s’agira pas d’une rétrocompatibilité pure et simple ; seuls certains titres phares de la PlayStation 4 seront jouables sur PlayStation 5. Mais Mark Cerny, l’architecte principal de la PlayStation 5 a assuré qu’au moins 100 des plus gros jeux de la PS4 seront jouables sur PS5 sans difficulté.

Qu'adviendra-t-il de notre ludothèque PS4 sur la PS5 ? © Shutterstock

Mais Sony ne compte pas s’arrêter là. En réalité, c’est bien toute la bibliothèque de jeux PlayStation 4 qui pourrait faire son arrivée sur PS5. Dans une récente interview, Jim Ryan, P.-D.G. de Sony Interactive Entertainment, a déclaré que les quelque 4000 jeux de la PS4 étaient en cours de certification pour être compatibles PS5. Cela ne garantit en rien que tous ces jeux seront effectivement jouables sur la nouvelle console de Sony, mais l’éditeur cherche en tout cas à épaissir au maximum son catalogue.

Mais de nombreuses zones d’ombre restent encore à dissiper au sujet de la rétrocompatibilité sur PS5. Comment sera-t-elle gérée, notamment pour les possesseurs de la PS5 Digital Edition, dépourvue de lecteur disque ? Faudra-t-il dans tous les cas re-télécharger les jeux dans une version PlayStation 5 native ? S’agira-t-il de la version originale des jeux sur PS4, ou bien d’itérations graphiquement supérieures et optimisées sur PS5 ?

Certains éditeurs, comme 2K Games, pourraient d'ailleurs augmenter les prix de leurs jeux, dans des versions dédiées à cette nouvelle génération de consoles. Une hausse de tarif a priori injustifiée, qui est malgré tout soutenue par Cory Barlog, réalisateur du dernier opus de la saga God of War.

Dans un récent tweet, Cory Barlog se prononçait en faveur d’une hausse du prix des jeux sur PS5 et Xbox Series X. Pour éviter, clarifie-t-il, que les jeux se transforment en « pompes à fric basées sur les microtransactions ». Un objectif plutôt noble en soi, qui est pourtant globalement mal accueilli par les joueurs. Après tout : personne n’oblige les joueurs à dépenser de l’argent dans les micro-transactions, alors pourquoi obliger tous les joueurs à payer davantage pour un même jeu ?

Réponses, on l’espère, dans les prochaines semaines.

La PS5 est-elle plus puissante que la Xbox Series X ?

Le chapitre de la puissance intéresse particulièrement les joueurs les plus portés sur la technique. Bien entendu, lorsque l’on saute une génération de consoles, on s’attend à un énorme fossé en termes de graphismes par rapport à la précédente. On se souvient tous de la claque Killzone : Shadowfall à la sortie de la PS4, par exemple. La PS5, pour sa part, n’a pas encore de véritable porte-étendard graphique pour sa sortie. Mais la fiche technique de la console laisse tout de même espérer des jeux visuellement époustouflants.

Concrètement, la PS5 utilisera un APU conçu par AMD. Cette puce, qui regroupe notamment le processeur et la carte graphique, intègrera le nec plus ultra du fondeur américain. Le CPU ? Un modèle de type Zen 2 à huit cœurs cadencés à 3,5 GHz. Le GPU est quant à lui un chipset custom basé sur l’architecture RDNA 2 intégrant 36 unités de calcul cadencées à 2,23 GHz pour un total théorique de 10,28 TFLOPs. Rappelons à toutes fins utiles que le nombre de téraFLOPS est essentiellement un argument marketing, et qu’il ne représente en rien les performances réelles d’une console. Cela donne simplement une idée de la latitude technique qu’auront les développeurs pour développer un jeu sur cette plate-forme. Poursuivons.

Côté mémoire, la PS5 mobilisera 16 Go de GDDR6 (256 bits) sur une bande passante de 448 Gb/s. Mais l’atout principal de la PlayStation 5 sera selon Sony le SSD qu’il y intégrera. Le constructeur ne tarit pas d’éloges au sujet de ce modèle qu’il n’hésite pas à qualifier de révolutionnaire (et pas encore disponible sur le marché du PC). Ce SSD custom devrait grandement changer la donne sur les jeux, et notamment au niveau des écrans de chargement qui, selon les promesses de Sony, seront de l’histoire ancienne sur PlayStation 5.

Contrepartie ? Sony confesse ne pas pouvoir proposer de stockage interne supérieur à 825 Go… Un coup dur pour les joueurs qui ont l’habitude de garder tous leurs jeux installés sur leur console, et qui aimeraient profiter d’un espace de stockage supplémentaire. Cela sera bien entendu possible, mais uniquement via des disques NVMe externes et certifiés compatibles avec la console. Et oui : Sony capitalisant énormément sur les performances de son SSD, il ne compte pas vous laisser installer vos jeux sur un disque dur bas de gamme qui ralentirait considérablement l’expérience. On attend donc davantage de détails sur ce point pour savoir exactement combien coûteront les allonges de mémoire.

Pour en revenir à l’interrogation initiale : non, techniquement parlant, la Xbox Series X s’annonce plus puissante que la PlayStation 5. Sans comparer point par point la fiche technique des deux consoles, la machine de Microsoft se targue d’une puissance théorique de 12 TFLOPs. Une dynamique qui est déjà à l’œuvre aujourd’hui ; la Xbox One X étant largement plus puissante que la PS4 Pro.

© Reddit

Toujours est-il que les promesses des deux consoles se valent. Chacun assure que sa machine propulsera les jeux « au moins » en 4K à 60 images par seconde, et jusqu’à 8K pour certains titres et sur les téléviseurs compatibles. S’il faudra passer ces promesses au tamis après la sortie respective des consoles, on sait déjà que chacune mobilisera en tout cas le ray tracing, cette technologie offrant une gestion de la lumière et des reflets bien plus réaliste que la traditionnelle rastérisation encore largement utilisée dans les jeux vidéo d’aujourd’hui.

Sachez également qu'Epic Games a choisi la PS5 pour montrer son nouvel Unreal Engine 5, à travers une démo temps réel vraiment impressionnante, qualifiant la console de Sony de « chef d'oeuvre » grâce à « un bond colossal en matière de calcul et de performances graphiques »

Signalons enfin que, malgré des rumeurs maintenant un peu défraîchies, Sony ne semble pas sur le point de lancer une PS5 Pro en même temps que sa PS5 classique. Peut-être le constructeur optera pour un calendrier semblable à sa console actuelle, et rafraîchira son line up à mi-génération.

À quoi ressemblera l’interface de la PS5 ?

Autre élément important d’une console : son interface. Mais pour le moment, Sony n’a encore rien montré au sujet de celle de la PlayStation 5.

Cela étant dit, Matt MacLaurin, architecte principal de l’UI de la prochaine console de Sony, s’est livré à un exercice de questions-réponses sur son compte LinkedIn après l’annonce de la PS5. D’après lui, il faut se préparer à une refonte totale de l’interface de la PS4. Pas un pixel de l’ancienne interface ne se retrouvera au menu de la PlayStation 5, assure-t-il encore.

Alors à quoi s’attendre exactement ? Pour l’heure, nous ne pouvons nous mettre sous la dent que l’écran de démarrage de la console, aperçu subrepticement lors des annonces de Sony début juin.

Un (tout petit) bout d'interface de la PS5. © Sony

Insuffisant pour se faire une idée. Mais Matt MacLaurin, encore lui, promet dans tous les cas une interface ultrarapide, qui tirera parti de la vélocité du SSD. Terminée, l’attente avant de pénétrer sur le PlayStation Store, ou le délai avant le lancement d’un jeu. Il sera possible, sur PS5, de quitter un jeu et de retrouver sa partie quasiment instantanément, même après avoir éteint sa console. Oui, Sony a vraiment une dent contre les écrans de chargement.

Pourra-t-on jouer en VR sur PS5 ?

Sony a très largement occulté la réalité virtuelle lors de ses dernières annonces sur la PlayStation 5. Néanmoins, on sait que le constructeur n’abandonne pas ses projets sur ce secteur, et qu’un PlayStation VR 2 est dans les tuyaux. Comment en être certain ? Eh bien gageons que Sony n’a pas dévoilé une nouvelle PlayStation Caméra que pour le plaisir de la visioconférence.

Plus sérieusement, la VR jouit d’un joli regain d’intérêt ces derniers mois. Porté par le succès (et la prouesse technique) de Half-Life: Alyx sur PC, les ventes de casque explosent. Des titres d’excellente qualité comme Beat Saber ont également dépassé le million d’exemplaires vendus. Bref : le marché est de nouveau en marche, et de l’argent commence à affluer pour mettre sur pied des projets plus passionnants pour le grand public.

Le PSVR reste l'un des casques VR les plus abordables. © Sony

Aussi Sony aurait tout intérêt à proposer une nouvelle version de son casque de réalité virtuelle (clairement l’un des plus accessibles du marché) et d’utiliser la puissance de la PS5 pour rendre l’expérience plus mémorable que jamais.

Mais dans l’attente, il faudra se contenter des quelques brevets déposés par Sony dans le domaine de la réalité virtuelle pour tenter de s’imaginer le futur produit. Pour rappel : un brevet ne présage en rien d’un produit final, et n’est qu’une façon pour un constructeur de sécuriser des idées, alors on ne s’emballe pas !

Brevet déposé par Sony.

Il pourrait être intéressant, comme en témoigne le brevet ci-dessus, que le PlayStation VR 2 soit totalement autonome, à la manière de l’Oculus Quest. Quiconque a déjà chaussé le casque de Facebook sait combien la liberté offerte par l’absence de câbles est confortable. Mais il faudrait alors s’assurer que l’autonomie du casque soit suffisamment longue pour permettre des sessions de jeu prolongées.

Le casque autonome Oculus Quest a changé la donne de la réalité virtuelle. © Oculus

Pour accompagner ce casque nouvelle génération, Sony pourrait aussi développer de nouveaux PlayStation Move qui, cette fois, seront en mesure de traduire les mouvements des doigts de l’utilisateur dans le jeu — à la manière d’un Valve Index.

Difficile de se prononcer à l’avance sur un quelconque tarif, évidemment. Mais croisons les doigts pour que Sony vise une nouvelle fois l’accessibilité avec une étiquette raisonnable. Pour rappel, le PlayStation VR premier du nom se négociait pour 399€, sans ses accessoires indispensables à son bon fonctionnement.

Qu’est-ce que le son 3D Audio promis par Sony sur la PS5 ?

Les graphismes ne sont que la partie émergée de l’iceberg PlayStation 5. Avec sa nouvelle console, Sony ambitionne de proposer une expérience sonore comme aucune autre grâce à ce qu’il appelle le « 3D Audio ».

Lors d’une présentation très didactique (et technique) de l’architecture de la PS5, Mark Cerny a livré quelques détails sur le Tempest Engine — le chipset qui aura à charge de produire ce son en trois dimensions.

Schéma technique du Tempest Engine © Sony

L’objectif ? Faire en sorte que le son soit vécu comme plus réaliste et situationnel par les joueurs. C’est bien joli tout ça, mais comment cela se matérialise, concrètement ? Prenons le cas de la PlayStation 4 en exemple. Actuellement, la console de Sony utilise une toute petite partie de la puissance du CPU pour gérer le son des jeux. Sur la PS5, c’est un chipset entier, et dédié, qui se chargera de la partie audio. De quoi permettre, dans un premier temps, le support de fréquences sonores très élevées, mais aussi — on s’en doute — de la spatialisation audio.

L’ambition de Sony avec le Tempest Engine, c’est de permettre au joueur de localiser précisément d’où provient la source d’un son. Il se dit que la PS5 pourra supporter plusieurs centaines de sources sonores différentes. Par comparaison, le PlayStation VR permet aujourd’hui une spatialisation audio sur 50 sources.

Rien qui n’impressionnera les lectrices et lecteurs qui possèdent déjà de l’équipement compatible Dolby Atmos. Mais Sony n’a pas souhaité travailler avec Dolby sur sa machine, et a donc conçu le Tempest Engine lui-même. C’est que la firme a aussi un autre problème à régler : comment s’assurer que tous les joueurs profiteront de ce son « 3D », alors que personne ne dispose du même équipement audio dans son salon ? Pour ce faire, Sony n’a pas encore été en mesure de faire des miracles. Tempest Engine reposera sur schéma HRTF (fonction de transfert relative à la tête) par défaut.

Le modèle HRTF retenu pour le son 3D de la PS5 (à droite) © Sony

On appelle HRTF la « façon dont une personne entend et repère l’origine d’un son ». Bien entendu, chacun a un schéma HRTF qui lui est propre. Sony a donc mené en laboratoire des centaines de mesures pour arriver à la conception d’un modèle standard, susceptible de convenir au plus grand nombre. Ainsi, même un joueur n’ayant que les haut-parleurs de son téléviseur pour en profiter devrait quand même en ressentir les effets. Évidemment, Sony compte aussi vendre par palettes son nouveau casque audio sans-fil, lequel est conçu pour rendre justice au Tempest Engine.

Quoi qu’il en soit, Mark Cerny rappelle que ses investissements sur le Tempest Engine font désormais partie de la boîte à outils des développeurs. Autrement dit, il faudra attendre quelques mois, voire quelques années pour voir (ou plutôt entendre) le plein potentiel de cette technologie s’exprimer en jeu.

La PS5 aura-t-elle un mode veille économe en énergie ?

On le sait ou, du moins, commence à le savoir : l’impact du numérique sur l’environnement est néfaste, et ne fait que croître. Les constructeurs de toute forme d’appareils high-tech ont dès lors leur rôle à jouer dans la préservation et se doivent de proposer des machines qui amoindrissent a minima leur empreinte carbone. 

Et après une génération particulièrement énergivore, la PS5 s’annonce déjà comme un meilleur exemple de sobriété électrique.

Dans un communiqué publié en septembre 2019, Sony annonçait rejoindre l’alliance Playing for the Planet, un collectif regroupant divers acteurs du secteur vidéoludique souhaitant agir pour la réduction de leurs émissions de CO2. Lors de cette prise de parole, le Nippon déclarait que la PS5 serait drastiquement plus économe en énergie que la PS4.

Mobilisant « des efforts substantiels » (ce sont les mots de Sony), la PlayStation 5 sera dotée dès sa sortie d’un mode veille grandement amélioré. Pour rappel, le mode veille permet, sur PS4, de placer la console en stase tout en laissant tourner votre jeu en arrière-plan pour pouvoir reprendre votre partie rapidement. Actuellement, la consommation électrique d’un jeu sur PS4 est estimée aux alentours de 100 W, et tombe à 10 W lorsque la veille est activée. Mais sur PS5, Sony promet des améliorations importantes sur ce point. Tellement importantes que, d’après lui, « si un million d’usagers utilisaient cette fonctionnalité sur PS5, cela économiserait l’équivalent de la consommation électrique moyenne de 1000 foyers américains ».

Modifié le 09/07/2020 à 17h43
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