Les meilleurs logiciels de montage vidéo gratuits

09 décembre 2021 à 09h21
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Adobe et Apple n’ont pas le monopole de l’édition vidéo. Que vous soyez novice ou expérimenté en montage audiovisuel, voici une sélection de logiciels de post-production gratuits, adaptés aux profils et ambitions créatrices de tous les publics.

Le plus professionnel

DaVinci Resolve

Le plus professionnel

  • Version gratuite surpuissante
  • Suite de post-production professionnelle
  • Options d'étalonnage de compétition
Le plus équilibré

Shotcut

Le plus équilibré

  • Idéal pour débuter avec des perspectives d'évolution
  • Gestion des proxys
  • Richesse des options d'exportation
Le plus accessible

MiniTool MovieMaker

Le plus accessible

  • Accessible aux grands débutants
  • Étapes de montage balisées de A à Z
  • Templates et montages automatiques disponibles

Conjointement au développement des outils d’enregistrement grand public – smartphones et appareils photo numériques –, le marché de l’édition vidéo accueille depuis quelques années de plus en plus de logiciels de montage gratuits. Face à une offre constamment enrichie de nouvelles applications, difficile de trouver la perle rare qui correspondra à un profil utilisateur donné et couvrira des besoins spécifiques sans frais cachés, fonctionnalités tronquées, watermarks non désirés.

L’objectif n’est pas ici de trouver des équivalents aux institutions que sont Premiere, Final Cut ou encore Lightworks, mais de dresser un bref inventaire des solutions qui s’offrent aux débutants comme aux connaisseurs, qu’il s’agisse de réaliser des vidéos familiales ou des projets occasionnellement plus complexes. On ajoute également que sur les neuf outils présentés, deux (Resolve et Media Composer First) visent un public très expérimenté et font naturellement la passerelle vers des usages professionnels qualifiés.

DaVinci Resolve

DaVinci Resolve
  • Version gratuite surpuissante
  • Suite de post-production professionnelle
  • Options d'étalonnage de compétition

Surtout connu pour ses capacités d'étalonnage et de colorimétrie professionnelles, DaVinci Resolve Studio est un logiciel de production audiovisuelle qui couvre toutes les étapes de post-production d'un film : montage, effets spéciaux, mixage audio et bien sûr colorimétrie. La solution de BlackMagic Design vaut le détour !

Surtout connu pour ses capacités d'étalonnage et de colorimétrie professionnelles, DaVinci Resolve Studio est un logiciel de production audiovisuelle qui couvre toutes les étapes de post-production d'un film : montage, effets spéciaux, mixage audio et bien sûr colorimétrie. La solution de BlackMagic Design vaut le détour !

Initialement commercialisé comme outil d’étalonnage auprès des studios de post-production, DaVinci Resolve n’a aujourd’hui plus grand-chose à voir avec le projet imaginé par Da Vinci System entre 2003 et 2009. Le rachat de la société par Blackmagic Design à la fin des années 2000 marque un tournant important dans le développement de Resolve qui endosse désormais un rôle pluridisciplinaire : montage, gestion média, colorimétrie, effets visuels, animations, traitement audio, export et travail collaboratif.

Contrairement à d’autres logiciels du même type, Resolve travaille directement depuis le disque de stockage des rushs. L’ajout de fichiers dans la bibliothèque des médias n’en est que plus rapide, d’autant que le programme gère nativement un très grand nombre de formats et de codecs. Il n’est donc généralement pas nécessaire de transcoder ses vidéos en amont du projet.

Une interface riche et engageante

L’interface de DaVinci Resolve peut sembler impressionnante pour qui fait ses premiers pas en montage, mais son organisation imparable et sa structure similaire entre les différentes fenêtres de gestion média, montage, effets visuels, mixage audio, exportation permettent aux débutants motivés d’en comprendre rapidement les mécanismes et de se les approprier sans trop de difficultés. Après création ou sélection d’un projet existant, le logiciel s’ouvre sur la page Cut, version simplifiée et modernisée de la traditionnelle page de montage qui pourrait en décontenancer certains.

Outre des options d’édition rapides (découpes intelligentes, édition multicaméra), on y trouve une double timeline, pensée pour visualiser simultanément le projet dans son intégralité (timeline supérieure) et le plan ou la séquence sur lesquels on travaille (timeline inférieure), un espace de gestion des médias (bibliothèque, chutier synchro, transitions, titres, effets) et une fenêtre de prévisualisation facilitant la bascule entre plusieurs timelines et plans.

davinci resolve © clubic.com

Cut est parfaitement compatible avec la table de montage classique. Chacun peut choisir de n’utiliser que l’une ou l’autre de ces interfaces, comme de jongler entre les deux pour profiter de la complémentarité offerte par les outils qu’elles proposent.

Des outils de post-production exhaustifs

Depuis la barre d’icônes au pied de l’interface principale, on accède à d’autres fonctions essentielles qui font de Resolve une solution de post-production très complète. L’onglet Fusion regroupe l’ensemble des options nécessaires à la création d’effets spéciaux et d’animations. Une intégration qui n’est pas sans rappeler le couple Premiere/After Effect.

Mais alors qu’Adobe oblige ses utilisateurs et ses utilisatrices à se servir de deux logiciels lourds et complexes, Blackmagic opte ingénieusement pour une formule deux-en-un. La page d’Étalonnage – cœur de métier de Resolve –centralise une ribambelle de roues, de courbes, de palettes et de scopes permettant d’ajuster les couleurs, contrastes, saturation, luminance sur l’ensemble du projet ou d’apporter des corrections sur une zone précise de l’image. Fairlight dévoile un studio de post-production audio complet (nettoyage, égalisation, ADR, mixage, effets), empruntant une partie de ses outils à la page Montage et gérant les ordres de traitements personnalisés (dynamiques, EQ, effets par piste).

On conclura sur les très nombreuses options d’exportation disponibles, basiques comme avancées. Des préréglages pour YouTube, Vimeo, Twitter facilitent l’encodage des vidéos suivant les formats spécifiques à chaque plateforme. On apprécie également les presets assurant la compatibilité des projets montés entre Resolve et d’autres logiciels d’édition multimédia comme Final Cut, Premiere et Pro Tools. Les réglages personnalisés permettent enfin de sélectionner manuellement les formats (AVI, MP4, QuickTime, DCP, etc.), codecs, résolution (HD, UHD, VistaVision, Full Aperture, etc.), qualité et profil d’encodage des vidéos exportées.

Configuration archi-musclée exigée

Bien évidemment, pareille exhaustivité implique une contrepartie : la configuration. DaVinci Resolve est un logiciel très, très gourmand, quel que soit le système d’exploitation sur lequel on l’utilise. On parle d’un minimum de 16 Go de RAM sur Windows 10 et macOS 10.15, 32 Go fortement recommandés pour des projets UHD incluant des effets Fusion. Sur Linux CentOS 7.3, il faudra s’astreindre à disposer de 32 Go, sans compromis.

Concernant la carte graphique, Blackmagic tolère 2 Go de VRAM. Dans les faits, mieux vaut miser sur 4 à 8 Go. On peut enfin se contenter d’un processeur Intel Core i7, l’idéal étant d’avoir investi dans un i9 (ou AMD Ryzen équivalent). On ne vous apprend pas qu’une telle configuration représente un budget conséquent, plaçant DaVinci Resolve dans la catégorie des logiciels avant tout destinés à un public semi-pro à pro.

Avid Media Composer First

Avid Media Composer First
  • Bonne introduction au montage professionnel avec Avid
  • Fonctionnalités pointues
  • Gestion des rushs par ingest (MXF) et digest

Malgré la rudesse de son interface, Avid Media Composer First séduit les monteurs et monteuses expérimentés et motivés. Les très nombreuses fonctionnalités avancées qu’il intègre (trim, FrameFlex, Bulk Edit, multi-caméra) et la gestion des fichiers MXF en font une porte d’entrée privilégiée pour qui souhaite se familiariser avec un écosystème professionnel.

Malgré la rudesse de son interface, Avid Media Composer First séduit les monteurs et monteuses expérimentés et motivés. Les très nombreuses fonctionnalités avancées qu’il intègre (trim, FrameFlex, Bulk Edit, multi-caméra) et la gestion des fichiers MXF en font une porte d’entrée privilégiée pour qui souhaite se familiariser avec un écosystème professionnel.

C’est en 1989 que le projet Avid/1 fait ses premiers pas sur Macintosh II. À l’époque, l’ordinateur commercialisé par Apple n’était pas encore en mesure de gérer d’importants volumes de stockage, limitant les possibilités de création et d’édition offertes par le logiciel à de courtes vidéos telles que des publicités. Il faudra attendre 1992 pour qu’Avid, renommé Media Composer, soit enfin en mesure de proposer une plateforme de montage pleinement fonctionnelle pour des projets conséquents, et plus spécifiquement pour les longs-métrages. En 1998, c’est au tour de Windows d’accueillir le logiciel. Aujourd’hui, la petite table de montage a évolué en système de post-production cross-platform, très complet, à destination des professionnels. Depuis 2017, une version gratuite et simplifiée de l’outil – baptisée Media Composer First – permet aux aspirants monteurs de profiter des principales fonctionnalités qui ont participé à la réputation d’Avid dans l’univers de l’édition vidéo.

Avant toute chose, l’installation et le lancement d’Avid Media Composer First sont conditionnés par la création d’un compte utilisateur. Par là même, une connexion à Internet et l’installation connexe d’Avid Link (plateforme hybride centralisant un réseau social, un espace de collaboration pour les projets Pro Tools, un store de plugins et un gestionnaire de licences pour les produits Avid) sont exigées. En termes de spécifications requises, 8 Go de RAM suffisent, mais 16 Go sont recommandés sur Windows 10 64-bits ou macOS 10.13.6 et versions ultérieures (voir la liste des PC / Mac et configurations certifiés).

Avid et l’ergonomie : histoire d’un désamour

L’interface par défaut de Media Composer First dépend étroitement de votre configuration matérielle. Sur un écran simple, l’ensemble des modules Bins (chutiers), Viewing, Composer et Timeline sont regroupés au sein d’un espace de travail unique.

En revanche, si votre équipement comprend deux écrans, le logiciel s’étend sur deux affichages séparant la gestion média du travail de création. En clair, les bins, séquences et rushs sont regroupés sur un premier écran tandis que le double moniteur et la timeline occupent le second écran. Il est tout à fait possible de revoir cette organisation, qu’il s’agisse de regrouper les fenêtres sur un seul écran par glisser-déposer (pensez à désactiver le second affichage dans Fenêtres > Volets hôte) ou de désolidariser et placer librement chaque module sur un ou plusieurs écrans selon ses habitudes de travail (Fenêtres > Flottement du volet actif ou Flottement de tous les volets).

Cette structure modulaire permet par ailleurs d’ajouter ou supprimer diverses fenêtres d’édition depuis le menu Outils, et ainsi de garder sous la main les options de mixage audio ou de correction colorimétrique, par exemple, tout en continuant de travailler sur l’agencement des rushs ou de peaufiner les effets ajoutés.

avid media composer first © clubic.com

Malgré les efforts souhaités pour optimiser l’expérience utilisateur, l’ergonomie souhaitée par Avid est franchement raide. Les manipulations ne sont pas toujours intuitives et il peut être utile de connaître quelques raccourcis clavier en cas de disparition de la timeline (Ctrl+0), du conteneur de bins (Ctrl+9) ou du moniteur (Ctrl+4).

Un mix convaincant d’outils grand public et professionnels

Une fois pris en main et correctement paramétré, Media Composer First permet de créer jusqu’à 5 chutiers par projet. La timeline peut comporter jusqu’à 4 pistes vidéo et 8 pistes audio, mais ne prend pas en charge les pistes de données (mise à niveau requise vers l’une des versions payantes de l’outil).

Malgré ces limitations, le logiciel répond très largement aux exigences du public visé, à savoir des utilisateurs non professionnels, mais déjà bien familiarisés avec le montage vidéo. Même constat concernant les options d’étalonnage (accès aux seuls effets CC et presets, commandes HSL, décalages de teintes, plage Luma), de mixage audio (accès aux outils essentiels, ducking et punch-in), d’effets audio et de (re)mappage du clavier.

Les workflows de films, outil de listes et 3D stéréoscopique manquent également à l’appel, mais ne devraient, de toute évidence, pas manquer. Réserve émise, toutefois, sur l’absence d’option de collaboration multi-utilisateur que l’on trouve gratuitement chez DaVinci Resolve, à titre de comparaison, et qui aurait toute sa place chez Media Composer First dans le cadre d’un usage semi-pro. On peut en revanche compter sur de nombreuses fonctions avancées dont le trim, le FrameFlex (clic droit sur un rush > Paramètres de la source > FrameFlex : zoom et recadrage de l’image source 2K ou 4K afin de conserver une meilleure qualité d’image dans un projet HD), le Bulk Edit (édition par lot via le menu Editer > Find and Replace) ou encore le mode multi-caméra.

Gestion et qualité des projets : correct mais peut mieux faire

En matière de gestion des médias, les projets sont limités au 1080p avec un débit image à balayage progressif (sauf pour les rasters SD) ou entrelacé n’excédant pas 59.94i/p. Une fois le projet créé, Media Composer First propose deux façons de travailler : par link ou par ingest. Pour faire bref, le link consiste en un simple pointage des rushs ; le logiciel travaille alors avec les fichiers originaux grâce à son architecture de plugins AMA.

En cas de suppression de ces fichiers ou de déconnexion du disque de stockage, il n’est plus possible d’accéder aux clips, et donc de monter le projet. En contrepartie, le temps de chargement des médias linkés dans Media Composer First est quasiment nul puisqu’il n’est pas utile de les transcoder. L’importation par ingest prend (beaucoup) plus de temps puisque Media Composer First transcode et duplique les fichiers sources. On ne travaille désormais plus avec les médias originaux, mais avec des copies MXF stockées dans le répertoire Avid MediaFiles. En cas de problème avec les fichiers sources, rien n’empêche de poursuivre le montage.

On termine enfin avec les options d’exportation personnalisées limitées à QuickTime, H.264 et DNxHD, ce que l’on juge correct pour les types de publics visés par cette version gratuite de Media Composer.

Hitfilm Express

Hitfilm Express
  • Gestion irréprochable des médias
  • Création de proxys
  • Bon module de compositing

Intégrant des outils d’édition basiques ainsi que des fonctionnalités plus poussées comme son module de compositing et sa gestion avancée des médias, Hitfilm Express convient aux utilisateurs et utilisatrices familiers du montage vidéo et désireux de s’améliorer. On lui reproche toutefois son interface chargée, parfois peu flexible et privée d’un mode sombre qui lui confère un aspect vieillot.

Intégrant des outils d’édition basiques ainsi que des fonctionnalités plus poussées comme son module de compositing et sa gestion avancée des médias, Hitfilm Express convient aux utilisateurs et utilisatrices familiers du montage vidéo et désireux de s’améliorer. On lui reproche toutefois son interface chargée, parfois peu flexible et privée d’un mode sombre qui lui confère un aspect vieillot.

Dans la catégorie des solutions de montage dédiées aux amateurs motivés et/ou expérimentés, on peut citer Hitfilm Express. Édité par la société anglaise FXhome, le logiciel met à profit 20 années de développement pour proposer une plateforme et des outils chatouillant l’ego des licences payantes les plus réputées. Les spécifications requises sont tout aussi alléchantes puisqu’il n’est pas utile de posséder une machine de compétition pour faire tourner l’application. Pour des projets en 4K UHD, un processeur Intel de quatrième génération (ou AMD équivalent), une carte graphique de moins de dix ans (minimum GeForce 600, Radeon R5 240 ou Graphics 5000), 8 Go de RAM et 2 Go de VRAM devraient suffire.

À votre bon cœur !

Il faut avant tout préciser que Hitfilm repose sur un modèle « pay what you want ». En d’autres termes, il est possible de télécharger et d’utiliser gratuitement le programme sans restriction majeure. En revanche, les paliers de dons (9 €/19 €/39 €) débloquent des fonctionnalités additionnelles comme le mode sombre, des packs d’effets spéciaux ou des options de colorimétrie plus avancées. Bien entendu, ces contreparties ne sont pas nécessaires au bon fonctionnement du logiciel. Elles permettent simplement de profiter d’une expérience utilisateur plus agréable et d’accéder à quelques outils habituellement réservés à des projets professionnels spécifiques (tutos, streams, etc.). On ajoute également qu’à chaque démarrage, l’application encourage (avec instance) ses utilisateurs et utilisatrices à activer leur licence (payante). Il suffit alors de fermer la boîte de dialogue, puis de créer ou d’ouvrir un projet en cours pour poursuivre sans débourser un centime.

De l’exhaustivité à la complexité, il n’y a qu’un pas

Hitfilm Express affiche une interface en anglais peu surprenante, mais à l’aspect visuel chargé et peu moderne. On y trouve une fenêtre de prévisualisation du média sélectionné, d’un moniteur de projet, d’un chutier, d’une timeline multipiste et d’un VU-mètre associé à la timeline. Tout est évidemment modulable et l’on peut librement réorganiser les différents blocs disponibles. En théorie, un simple glisser-déposer et un indicateur de repositionnement suffisent à restructurer l’espace de travail selon les habitudes de chacun. Dans les faits, la manipulation est plutôt approximative, et il n’est pas toujours possible de placer un module exactement là où on le souhaite sans faire bouger tous les autres au préalable. Par là même, la profusion de toutes petites icônes complexifie encore davantage l’affichage auquel le thème clair ne rend vraiment pas justice.

hitfilm express © clubic.com

Gestion média et compositing, points forts d’Hitfilm Express

Mais l’habit ne fait pas le moine, dit-on. C’est en tout cas ce que tend à démontrer Hitfilm Express une fois la barrière de l’interface franchie. Pour commencer, il faut lui reconnaître une gestion des fichiers quasi irréprochable. À l’instar de Resolve, le logiciel travaille à partir du disque de stockage, facteur d’accélération du chargement des rushs dans la bibliothèque de médias.

Tous les éléments importés dans un projet peuvent ensuite être triés, labellisés et déplacés dans des dossiers. Il n’est donc pas utile de préparer un dérushage complet en amont. Les projets les plus denses et les configurations limites profitent de la disponibilité des proxys grâce auxquels le logiciel charge une version dégradée des rushs originaux en vue d’améliorer les performances générales du montage avant d’en restituer la qualité d’origine au moment de l’exportation. On apprécie également la présence d’un historique des modifications qui permet de retracer précisément les modifications apportées au projet et d’annuler (ou d’appliquer à nouveau) une série d’actions en un seul clic.

Nous ne citerons pas ici les fonctionnalités traditionnelles dont recèle Hitfilm Express et que l’on passe son temps à chercher dans des menus, sous-menus et sous-sous-menus. En revanche, il convient de s’attarder sur son module « Composite Shot » (CS) grâce auquel le logiciel gagne en épaisseur. C’est d’ici que l’on peut créer des effets visuels et des animations complexes à partir de vidéos, textes, images, calques, masques, keyframes, etc., un peu comme on le ferait sur Photoshop. Les CS créés intègrent la bibliothèque multimédia et l’on peut les ajouter au montage comme n’importe quel rush classique. Les éléments encapsulés dans une séquence de ce type ne sont pas visibles sur les pistes, ce qui permet de conserver une timeline lisible. Pour modifier un CS, il suffit de le sélectionner (double-clic), puis de le retravailler dans le module prévu à cet effet.

Des options d’exportation trop chiches

À l’issue du montage, il est possible d’exporter son projet à partir de configurations optimisées pour des supports spécifiques (YouTube, Vimeo, Instagram, iPad/iPhone, etc.), ou de définir ses propres paramètres (onglet Export > New Preset). Pour ce dernier cas, il faudra d’abord sélectionner un format (MPEG-4, Image, AVI, QuickTime, WAV) avant d’accéder aux quelques réglages avancés modifiables. C’est un peu décevant dans l’ensemble, mais acceptable pour les projets de petites et moyennes envergures.

Kdenlive

Kdenlive
  • Sauvegarde des profils d'agencement de l'interface
  • Support FFmpeg : pas de transcodage exigé
  • Gestion des proxys

Très accessible aux débutants motivés, Kdenlive talonne les solutions de montage propriétaires et professionnalisantes. Outre sa prise en main intuitive, sa flexibilité et sa très bonne gestion des codecs (support FFmpeg), le logiciel dispose de fonctionnalités avancées comme la création de proxys, un module succinct de mixage audio et quelques options de correction colorimétrique. On déplore en revanche de nombreuses instabilités à l’origine de plantages récurrents.

Très accessible aux débutants motivés, Kdenlive talonne les solutions de montage propriétaires et professionnalisantes. Outre sa prise en main intuitive, sa flexibilité et sa très bonne gestion des codecs (support FFmpeg), le logiciel dispose de fonctionnalités avancées comme la création de proxys, un module succinct de mixage audio et quelques options de correction colorimétrique. On déplore en revanche de nombreuses instabilités à l’origine de plantages récurrents.

Longtemps réservé aux systèmes Linux et BSD, Kdenlive est disponible sur Windows depuis 2016. Le projet open source est porté par une petite équipe de développeurs actifs et ouverts aux contributions extérieures. En découlent une documentation riche (officielle et forums) et des mises à jour très régulières incluant des nouveautés, évolutions et améliorations qui font du logiciel un sérieux concurrent aux solutions propriétaires.

Des goûts et des couleurs…

L’un des avantages de Kdenlive réside dans son accessibilité. Son interface en français et lisible par les débutants permet de créer de petits projets familiaux comme des montages plus évolués. À cet égard, son interface s’articule autour d’un chutier, d’un double moniteur de clip / projet (multipiste), un bloc de changement de durée du clip source, une timeline multipiste et une zone de mixage audio et de gestion des effets / compositions.

Il s’agit d’une structure proposée, et non imposée : libre à chacun d’ajouter de nouveaux modules à partir de la barre de menus (essentiellement dans Affichage), de réagencer les blocs au sein de l’interface ou d’opter pour une vue éclatée du logiciel en glissant les différentes fonctionnalités hors du plan de travail pour les repositionner n’importe où sur l’écran, ou les écrans le cas échéant.

Quels que soient les choix de l’utilisateur ou de l’utilisatrice, la réorganisation de l’affichage est beaucoup plus intuitive et fonctionnelle que chez Avid Media Composer First, d’autant qu’il est possible de sauvegarder et de charger les agencements personnalisés (Affichage > Enregistrer l’agencement ou Charger l’agencement). Dans l’optique de proposer une expérience d’utilisation encore plus fluide, les raccourcis clavier sont également personnalisables (Configuration > Configurer les raccourcis clavier…).

kdenlive © clubic.com

FFmpeg, proxys et UHD

En faisant appel à la bibliothèque FFmpeg, Kdenlive facilite grandement l’importation des médias audio et vidéo. La prise en charge native des codecs les plus courants (ProRes, DNxHD, QuickTime, AVCHD, DIVX, HDV ou encore H.264 / H.265) permet, dans la majorité des cas, d’importer ses rushs sans transcodage préalable. Il suffit de les charger dans le chutier, un par un ou par dossiers. Le chutier accueille également les bibliothèques de transitions, d’effets, les propriétés du rush sélectionné et l’historique de modifications du projet. Afin de mieux s’y retrouver, le logiciel propose un système d’étiquetage par couleurs particulièrement apprécié des monteurs et monteuses travaillant avec un grand nombre de fichiers.

Kdenlive travaille avec les rushs originaux, et donc à partir de l’emplacement de stockage où ils se trouvent. Il convient de prendre garde à ne pas les déplacer ou les supprimer, au risque de corrompre le projet. Par ailleurs, manipuler un grand nombre de fichiers volumineux peut ralentir le logiciel comme les machines dont la configuration peine à couvrir les besoins en ressources exigés par les opérations du montage en cours. Un désavantage que court-circuitent en partie les clips intermédiaires (proxys), copies basse résolution des médias originaux. À l’export du projet, Kdenlive remplace les proxys par les rushs originaux, restituant la qualité audiovisuelle désirée (jusqu’en 4K UHD ou DCI, 60 fps).

Retouches basique…

Bien que tout le travail de post-production soit réalisable depuis la page principale de Kdenlive, les monteurs plus pointilleux profitent de volets dédiés au mixage audio, à la gestion des effets et à la correction colorimétrique en haut, à droite de la fenêtre du logiciel. On est loin de l’exhaustivité proposée par DaVinci Resolve, mais les options disponibles – clairement agencées dans un environnement de travail dédié – sont largement suffisantes pour qui souhaite peaufiner son projet.

… et plantages à répétition

Malgré toutes ses qualités, Kdenlive souffre encore d’instabilités fâcheuses. Pris en main dans sa version 21.08.1 sur Windows 10, le logiciel a très régulièrement crashé après de simples opérations (ouverture d’un menu, glissement du curseur de lecture dans la timeline). Par chance, les sauvegardes automatiques (toutes les cinq minutes environ) permettent de récupérer les projets avancés sans trop de dégâts.

Shotcut

Shotcut
  • Idéal pour débuter avec des perspectives d'évolution
  • Gestion des proxys
  • Richesse des options d'exportation

Shotcut est une solution de montage fiable, destinée aux débutants comme aux utilisateurs intermédiaires. Son interface accessible et personnalisable, ses nombreux outils d’édition ainsi que ses options d’exportation exhaustives en font un logiciel évolutif, parfait pour se familiariser avec l’univers de l’édition vidéo. Ne lui manque qu’une meilleure gestion des rushs et des effets mal organisés.

Shotcut est une solution de montage fiable, destinée aux débutants comme aux utilisateurs intermédiaires. Son interface accessible et personnalisable, ses nombreux outils d’édition ainsi que ses options d’exportation exhaustives en font un logiciel évolutif, parfait pour se familiariser avec l’univers de l’édition vidéo. Ne lui manque qu’une meilleure gestion des rushs et des effets mal organisés.

Tout comme Kdenlive, le libre Shotcut est développé sur le framework MLT. Un choix non anodin puisque l’on doit la première version du logiciel (2004) à Charlie Yates, co-fondateur de MLT. C’est d’ailleurs depuis le dépôt CSV de MLT, sur Sourceforge, que l’on pouvait télécharger le code source de Shotcut. Par la suite, Dan Dennedy, également co-fondateur de MLT, reprend le projet. Ayant pour objectif de tester les nouvelles capacités d’interopérabilité de MLT, il décide de réécrire entièrement l’application dont il ne conserve que le nom original. Passé de simple prétexte au développement d’un framework à solution de montage indépendante multiplateforme, Shotcut est, aujourd’hui encore, maintenu par Dennedy.

Une introduction sérieuse à l’édition avancée

Comparé aux quatre logiciels précédemment présentés, Shotcut vise clairement un public moins expérimenté. L’interface, plus dépouillée, se compose par défaut d’un chutier, d’un moniteur, d’un historique et d’une timeline multipiste. La modularité du logiciel permet néanmoins de doubler le moniteur (source et projet), de réagencer les blocs selon ses habitudes de travail (au sein de la fenêtre ou en mode vue éclatée) et de sauvegarder les affichages personnalisés (Affichage > Disposition > Ajouter…).

Mais le logiciel perd en flexibilité dès lors qu’il s’agit d’organisation propre au montage : il n’est pas possible de regrouper les médias importés dans le chutier par dossiers ou tags. Le dérushage doit donc intervenir en dehors de Shotcut, ce qui impose à l’utilisateur ou à l’utilisatrice d’effectuer des allers-retours entre son projet et les différents dossiers médias stockés sur le disque dur. On comprend dès lors que Shotcut n’est pas une solution envisageable pour monter des projets complexes. En revanche, il convient tout à fait aux films familiaux, projets courts et autres montages personnels que l’on souhaite agrémenter de quelques effets, titres et transitions. On regrette également l’impossibilité de personnaliser les raccourcis clavier disponibles, détail rédhibitoire pour les utilisateurs expérimentés ayant leurs propres habitudes de montage au clavier.

shotcut © clubic.com

L’ajout de titres, effets, transitions manque cruellement de simplicité. Alors qu’il aurait été de bon ton de créer un module dédié aux agréments, il faut ici se rendre dans l’onglet Filtres sous le chutier, ou sélectionner la vue FX, en haut à droite de la fenêtre, puis explorer la (très) longue liste d’éléments audio et vidéo mêlant outils esthétiques et techniques. Même constat pour toutes les options de recadrage, rotation, fusion, stabilisation, etc.

Projets personnels oui, mais d’excellente qualité

Shotcut utilise la bibliothèque FFmpeg. Il gère donc un très grand nombre de codecs sans transcodage des rushs au préalable, qu’il s’agisse des traditionnels H.264 et H.265 ou des plus ambitieux ProRes, OpenEXR et DNxHD. Le support pour la 4K est un plus au regard des dispositifs d’enregistrement toujours plus puissants et accessibles comme les GoPro, appareils photo hybrides, smartphones milieu et haut de gamme. Afin de limiter les latences et crashs éventuels liés à la manipulation de médias trop volumineux, Shotcut prend en charge les proxys, c’est-à-dire l’édition d’une copie basse résolution des rushs. La qualité originale est alors restituée à l’export du projet.

En marge de ses outils de montage, Shotcut intègre quelques fonctions d’appoint dédiées à l’harmonisation de l’image : balance des blancs, contraste, luminosité, réduction du bruit, scopes, roues chromatiques, etc. Il en va de même concernant les options de mixage audio qui regroupe, entre autres, niveaux sonores, spectre, onde, crête. Rien d’extrêmement pointu, mais des possibilités d’ajustements suffisamment avancées pour permettre aux débutants motivés d’affiner la qualité audiovisuelle du montage final.

Concernant les paramètres d’export, Shotcut se montre généreux en configurations. Les dizaines de profils prédéfinis sont intégralement personnalisables, depuis la résolution au format d’image en passant par le mode de balayage, le codec utilisé, la fréquence audio et le nombre de canaux. Si la qualité des rushs le permet, il est possible d’exporter son projet en 4K UHD 60fps.

OpenShot

OpenShot Video Editor
  • Interface facile à prendre en main pour les débutants
  • Evolutif
  • S'appuie sur FFmpeg : pas de transcodage

OpenShot Video Editor est un bon choix pour se lancer dans l'édition vidéo sans connaissance approfondie du sujet. Son interface modulaire et ses fonctionnalités évolutives permettent aux grands débutants de progresser rapidement. Il faut toutefois faire cas des plantages trop réguliers du logiciel dès lors que les projets gagnent en complexité. À réserver aux montages simples et occasionnels.

OpenShot Video Editor est un bon choix pour se lancer dans l'édition vidéo sans connaissance approfondie du sujet. Son interface modulaire et ses fonctionnalités évolutives permettent aux grands débutants de progresser rapidement. Il faut toutefois faire cas des plantages trop réguliers du logiciel dès lors que les projets gagnent en complexité. À réserver aux montages simples et occasionnels.

Souvent comparé à Shotcut, OpenShot s’adresse en priorité aux grands débutants, mais tente de ne pas négliger les utilisateurs plus expérimentés. Né en 2008 de la volonté d’offrir au grand public une solution de montage facile à prendre en main, stable et puissante, le projet a depuis évolué dans le bon sens et jouit d’une réputation solide dans l’univers de l’édition vidéo.

D’un point de vue technique, OpenShot partage beaucoup avec Shotcut et Kdenlive (support FFmpeg, interface Qt, framework MLT, partiellement écrit en C++). Il ne faudra donc pas compter sur son architecture pour le distinguer de la concurrence, mais plutôt sur la manière dont il s’interface, les fonctionnalités qu’il propose, les perspectives de progression envisageables et sa stabilité.

Très grands débutants et projets basiques

La première chose qui saute aux yeux avec OpenShot, c’est évidemment son interface réduite au strict minimum : un chutier, un moniteur d’aperçu vidéo et une timeline multipiste. L’objectif est clair : rassurer les utilisateurs et les utilisatrices les moins à l’aise avec l’édition vidéo. En contrepartie, il y a fort à parier qu’un public plus aguerri se sente dérouté par tant de simplicité et craigne l’absence de fonctionnalités plus avancées, au point de se tourner vers une autre solution de montage. Il est toutefois possible d’accéder à un affichage plus complet du logiciel via l’onglet Vue > Vues > Vue avancée. Apparaissent alors explicitement le module des propriétés pour chaque clip importé dans la timeline, le bloc d’effets visuels / légendes, les émojis et les options de transitions. Mais à trop chercher l’exhaustivité, l’expérience utilisateur s’en trouve altérée : configurée de la sorte, l’interface n’est plus tout à fait lisible, même pour quelqu’un d’expérimenté.

Fort heureusement, OpenShot sait gérer la modularité et laisse chacun libre de réorganiser les différents blocs comme il l’entend, au sein de la fenêtre principale comme en vue éclatée sur plusieurs écrans. On regrette toutefois qu’il ne soit pas possible de sauvegarder les profils affichages en vue de basculer rapidement d’une configuration à une autre selon le projet en cours d’édition.

openshot © clubic.com

À l’image de Shotcut, OpenShot, qui travaille directement à partir des fichiers originaux sur le disque dur, impose un dérushage pré-montage. Le chutier ne permet pas de regrouper par dossiers les éléments importés. Il est donc indispensable d’identifier, renommer, organiser ses médias en amont pour ne pas perdre de temps à scroller dans la bibliothèque multimédia du logiciel. Un défaut légèrement compensé par les options de tri automatique permettant de filtrer les fichiers par types (vidéo, son, image).

Par défaut, la timeline accueille cinq pistes, mais il est possible d’en ajouter ou d’en supprimer à volonté. De manière classique, on y glisse-dépose les éléments multimédias de manière indifférenciée : une même piste peut contenir du son, des images et des vidéos, procédé peu commun au regard de ce que fait la concurrence. Un clic droit sur un fichier de la timeline déroule le menu des actions rapides permettant de créer des fondus, d’animer des images, de modifier le volume sonore, d’accélérer, ralentir, figer un plan, de découper une séquence et de séparer l’audio de la vidéo. Il faut savoir que cette dernière option juxtapose les deux fichiers (audio et vidéo) générés par la scission sur la même piste, là où d’autres logiciels de montage extraient de façon plus intuitive le fichier audio vers une seconde piste dédiée. Un détail qui peut sembler anecdotique pour les débutants et débutantes, mais qui tend à déstabiliser les publics plus expérimentés.

Avis aux bricoleurs !

Outre les traditionnels outils de découpe, de recadrage et de fusion, le logiciel permet de créer quelques effets léchés sans effort grâce à l’intégration du moteur Blender. À l’usage, il nous a cependant semblé que de nombreuses actions opérées automatiquement par la concurrence s’apparentaient à du bricolage chez OpenShot. À titre d’exemples, le split screen implique que l’on configure l’agencement des rushs un par un. Même constat pour le recours artisanal aux keyframes, alors qu’il faut manuellement bidouiller les valeurs de positions, d’origines et d’échelles dans les propriétés du clip à animer.

Après le temps du montage vient le temps de l’export. Soucieux de satisfaire le double public auquel il s’adresse, OpenShot prévoit des options de configuration simples et avancées. Dans le premier cas, il suffit de sélectionner un type de format (Blu-Ray/AVCHD, DVD, périphérique, site web), puis de valider les recommandations d’encodage, de résolution et de qualité. Les paramètres avancés, quant à eux, laissent la main sur toutes les données d’exportation : résolution, trames par seconde, entrelacement, format de sortie, codecs utilisés, compression, agencement des canaux, etc.

Des efforts de stabilisation encore insuffisants

Il faut enfin conclure sur l’instabilité d’OpenShot. Bien qu’il fasse aujourd’hui partie des incontournables du montage débutant, le logiciel est également réputé pour planter très, très souvent, notamment lorsqu’il doit effectuer des actions un peu plus complexes que de la simple découpe. On a pu observer quelques améliorations en matière de stabilité depuis la dernière mise à jour majeure (2.6.x, août 2021). Mais dans l’ensemble, les efforts fournis ne seront pas suffisants pour convaincre un public plus expérimenté, et donc demandeur de fonctionnalités potentiellement sources de crashs, de rester chez OpenShot.

iMovie

iMovie
  • Très simple d'utilisation
  • Générateur de montage automatique
  • Projets cross-plateform (macOS et iOS/iPadOS) grâce à AirDrop et iCloud Drive

Difficile de faire plus simple qu’iMovie. Le logiciel d’Apple balise chaque étape du montage pour permettre aux très grands débutants de créer des montages familiaux en quelques minutes, sans aucune connaissance technique. On apprécie également la possibilité de commencer un projet sur iOS/iPadOS avant de le poursuivre sur macOS, et respectivement.

Difficile de faire plus simple qu’iMovie. Le logiciel d’Apple balise chaque étape du montage pour permettre aux très grands débutants de créer des montages familiaux en quelques minutes, sans aucune connaissance technique. On apprécie également la possibilité de commencer un projet sur iOS/iPadOS avant de le poursuivre sur macOS, et respectivement.

Déployé pour la première fois en 1999 sur iMac DV, préinstallé sur tous les nouveaux appareils Mac et iOS à partir de 2013 et gratuit pour l’ensemble des utilisateurs Apple depuis 2017, iMovie s’est mué en une solution de montage incontournable pour le grand public. Et pour cause : sa simplicité d’utilisation, sa parfaite intégration à l’environnement macOS et les passerelles liant les différents devices d’Apple (AirDrop, iCloud Drive) formulent la promesse d’une expérience cross-platform harmonieuse et fluide.

Minimaliste mais fonctionnel

À l’usage, iMovie se montre effectivement à la hauteur des attentes de son public (débutants et amateurs sans vocation professionnelle). L’interface est claire, sobre, composée d’une arborescence dédiée au projet, d’un gestionnaire de clips, d’un moniteur et d’une timeline. Tous les rushs chargés dans le gestionnaire peuvent être réorganisés par dossiers depuis l’arborescence du projet, sous l’entrée Bibliothèque iMovie (Fichier > Ouvrir une bibliothèque > Nouvelle). Une manipulation un peu moins intuitive que la création de dossiers à la volée depuis le gestionnaire des médias, mais qui a au moins le mérite d’exister.

imovie © clubic.com

Toujours par volonté de simplicité, la timeline d’iMovie n’accueille pas plus de pistes que de types de fichiers ajoutés. En clair, il ne faudra compter que sur une seule piste vidéo et deux pistes audio (effets sonores + musique de fond). Les effets et incrustations occupent également leur propre espace sur la timeline. Les transitions, en revanche, trouvent leur place entre les rushs.

La plupart des outils d’édition proposés par iMovie sont accessibles depuis le bandeau d’icônes qui surplombe le moniteur. On y trouve toutes les options nécessaires à la correction de la luminosité et des couleurs, à la stabilisation de l’image, au réglage du volume sonore ou encore à la manipulation des images (redimensionnement, rognage, zoom, etc.).

Pilote automatique et options d’exportation très limitées

Afin de répondre aux besoins d’utilisateurs et d’utilisatrices totalement novices, iMovie embarque un générateur de montage automatique bien pensé. Accessible à la création d’un nouveau projet, l’option propose plusieurs templates d’ambiances et de rythmes variés selon le rendu final souhaité. Il suffit ensuite d’alimenter la bande-annonce préconfigurée à l’aide de rushs et d’images en les glissant-déposant dans un storyboard guidé. Quelques outils d’édition sommaires permettent de redécouper les clips pour un résultat plus net.

iMovie rappelle une nouvelle fois à quel type de public il s’adresse au moment de l’exportation du projet. Les presets pour YouTube, Facebook et Vimeo optimisent les uploads pour chaque plateforme sans nécessiter de farfouiller dans les réglages. Réglages quasi inexistants dans le cadre d’un export personnalisé (Partage > Fichier) puisqu’il faudra se contenter de sauvegarder son projet au format MP4 sans modifications possibles autres que celles de la résolution (originale ou moins élevée), de la qualité (débit Mbit/s éventuellement personnalisable pour les plus aventuriers) et de la compression (plus rapide ou meilleure qualité). En bref, tout est (bien) fait pour rassurer les grands débutants sans pour autant sacrifier la qualité du montage final.

MiniTool MovieMaker

MiniTool MovieMaker
  • Accessible aux grands débutants
  • Étapes de montage balisées de A à Z
  • Templates et montages automatiques disponibles

À défaut de pouvoir profiter d’iMovie, les grands débutants sur Windows se rabattent sur MiniTool MovieMaker. Il offre une interface compréhensible et balisée qui permet aux utilisateurs les moins expérimentés de créer des projets personnels propres et qualitatifs. Les templates et options de montage automatique simplifient encore davantage le processus de création. Attention, pensez à désactiver la collecte des données d’utilisation au moment de l’installation du logiciel.

À défaut de pouvoir profiter d’iMovie, les grands débutants sur Windows se rabattent sur MiniTool MovieMaker. Il offre une interface compréhensible et balisée qui permet aux utilisateurs les moins expérimentés de créer des projets personnels propres et qualitatifs. Les templates et options de montage automatique simplifient encore davantage le processus de création. Attention, pensez à désactiver la collecte des données d’utilisation au moment de l’installation du logiciel.

Dans les grandes lignes, MiniTool MovieMaker est à Windows ce qu’iMovie est à macOS. Dernière arrivée sur le marché de l’édition vidéo parmi tous les logiciels ici présentés, l’application est d’une simplicité telle qu’elle parlera sans aucune difficulté aux utilisateurs et utilisatrices n’ayant jamais touché à une solution de montage, et ce malgré son interface en anglais.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous attirons votre attention sur le programme d’installation du logiciel : avant de valider le processus, pensez à bien décocher la collecte des données et des statistiques d’utilisation dans les paramètres avancés de l’assistant d’installation.

Le strict nécessaire

MiniTool MovieMaker s’articule autour d’une interface parfaitement compréhensible. Ici, pas de menus, d’icônes ou de modules superflus : on y trouve uniquement le strict nécessaire, à savoir une barre d’outils minimaliste, une bibliothèque média, un moniteur de projet et une timeline distinguant les éléments vidéo/image, audio et texte. L’idée étant d’initier les très grands débutants à l’édition vidéo, le logiciel ne permet pas de créer de nouvelles pistes. Par là même, inutile d’y chercher des fonctionnalités avancées comme l’organisation des rushs par dossiers, le recadrage des images ou la colorimétrie. On peut en revanche compter sur les traditionnels outils de découpe (split et trim), quelques options de transformation d’image (rotation, contraste, saturation, luminosité) et des réglages de vitesse (ralentissement, accélération et inversion de lecture).

minitool moviemaker © clubic.com

Suivez le guide !

Essentiellement destiné aux projets modestes, MiniTool MovieMaker intègre une bibliothèque de transitions standard, des filtres colorés (Effects), des modèles de texte et des effets visuels (Motions) qui rythment les montages et confèrent aux vidéos finales un aspect familial sympathique. Mais le réel avantage du logiciel réside dans sa structure balisée de A à Z. Sur la timeline, des pictogrammes indiquent les espaces réservés aux fichiers vidéo et aux transitions. Des icônes visibles sur les clips intégrés au projet permettent d’identifier les séquences auxquelles ont été appliqués des effets visuels et des filtres. En clair, tout ce que les utilisateurs et utilisatrices ont à faire, c’est de glisser-déposer les différents éléments du montage aux endroits prévus à cet effet. Impossible de faire plus simple.

MiniTool MovieMaker embarque également de nombreux modèles (Templates) permettant aux monteurs en manque d’inspiration de s’appuyer sur des trames préconfigurées. Après avoir sélectionné le type de rendu souhaité et importé les vidéos à y intégrer, le logiciel génère automatiquement un montage complet, composé d’une introduction, d’un générique de fin, de transitions et d’effets. Tout est modifiable, depuis la piste sonore par défaut au texte des transitions en passant par l’ordre des rushs.

Exportation simplifiée, qualité bradée

Une fois satisfait du résultat, il ne reste plus qu’à enregistrer définitivement son projet. Toujours conscient de s’adresser à un public peu expérimenté, MiniTool MovieMaker simplifie au maximum les options d’exportation. Des réglages préconfigurés permettent d’optimiser les vidéos créées pour PC et appareils mobiles. Il reste toutefois possible de modifier manuellement certains paramètres comme le format (MP4, AVI, MOV, WMV, MKV, WEBM pour les plus utilisés), la résolution (1920x1080 max), la qualité de la compression.

Canva

Canva
  • Prise en main intuitive
  • Gestion automatique des types de fichiers
  • Nombreux templates disponibles

En marge de ses outils de création graphique élaborés, Canva se dote d’une nouvelle fonction d’édition de vidéo rapide. Intégrant des éléments de montage basiques, le service embarque quelques options plus avancées permettant de créer des incrustations et des effets visuels sans difficulté. Un bémol : l’organisation plutôt inattendue des fonctionnalités disponibles, qui ne sont pas toujours rangées là où on les attend. Une solution d’appoint correcte pour les projets sans prétention.

En marge de ses outils de création graphique élaborés, Canva se dote d’une nouvelle fonction d’édition de vidéo rapide. Intégrant des éléments de montage basiques, le service embarque quelques options plus avancées permettant de créer des incrustations et des effets visuels sans difficulté. Un bémol : l’organisation plutôt inattendue des fonctionnalités disponibles, qui ne sont pas toujours rangées là où on les attend. Une solution d’appoint correcte pour les projets sans prétention.

Canva n’est pas un logiciel à proprement parler, mais une plateforme web de conception graphique. Initialement dédié à la création de contenus visuels enrichis, le service intègre des outils d’édition vidéo depuis la rentrée 2021.

Dans la mesure où Canva s’interface en ligne, il est nécessaire de posséder une connexion à Internet stable et un navigateur compatible. Par là même, pour espérer créer un projet et sauvegarder ses montages, il faudra créer un compte utilisateur. Bien que cette stratégie puisse rebuter un certain nombre d’utilisateurs et d’utilisatrices, elle garantit la possibilité de retrouver son travail sur n’importe quel appareil connecté.

Une solution d’appoint satisfaisante

Une fois configuré, Canva affiche une organisation sans surprise. La zone de travail principale comprend un moniteur de projet et une timeline simple au sein de laquelle on dépose indifféremment les vidéos, fichiers audio et images. Entre chaque séquence, une icône « + » permet d’ajouter des transitions basiques (fondu, slide, balayage horizontal et balayage en cercle), ou d’ajouter un nouvel espace de rush. Les quelques raccourcis nichés sous la timeline offrent un accès rapide au module de prise de notes, à l’outil zoom (timeline et clip sélectionné) ainsi qu’à la chronologie des rushs intégrés au projet que l’on peut réagencer par simple glisser-déposer façon storyboard. Enfin, à gauche de la table de montage se trouve la bibliothèque média qui prend en charge la plupart des formats grand public. Vidéos, pistes audio et images sont automatiquement triées par type. La version gratuite du service ne permet en revanche pas de regrouper par dossiers personnalisés les éléments importés.

canva © clubic.com

En tant que solution d’édition d’appoint, Canva se concentre essentiellement sur des fonctionnalités élémentaires. Il est ainsi possible de scinder, rogner et réorienter un rush, d’y ajouter du texte, d’y appliquer des effets visuels (Animate), de régler le volume sonore, de jouer sur l’opacité des éléments multimédias, de copier et d’appliquer un même style à différentes séquences ou encore de verrouiller un clip spécifique afin de n’y apporter aucune modification involontaire. La plateforme embarque également des bibliothèques d’éléments facilitant les incrustations personnalisées de type PiP (Picture-in-Picture). Les très grands débutants apprécient par ailleurs la mise à disposition de templates thématiques leur permettant de générer des montages à partir de mises en page préconfigurées. Il faut ici préciser que Canva n’est disponible qu’en anglais et que les différentes options ne sont pas toujours rangées là où on les attend. Un temps d’adaptation et une remise à niveau linguistique sont donc à prévoir.

Exportation verrouillée

À l’issue du montage, les utilisateurs et utilisatrices ont le choix entre générer un lien à partager avec leurs proches ou télécharger localement leur projet. Dans ce dernier cas, les options d’exportations se limitent au format MP4 sans aucune possibilité de modifier les paramètres d’encodage.

Comment choisir son logiciel de montage vidéo ?

Pas toujours facile de faire son choix face à l’offre de logiciels gratuits disponibles. Dans tous les cas, la première chose à faire est d’identifier son profil utilisateur et ses besoins exacts. En tant que grand débutant et pour de courts projets familiaux, on préfèrera se tourner vers des solutions balisées comme iMovie sur macOS, MiniTool MovieMaker sur Windows ou Canva dans un navigateur.

Si l’on souhaite réaliser des projets plus élaborés et garder la main sur des paramètres avancés, Shotcut, Kdenlive et Hitfilm possèdent chacun des arguments qui les hissent au rang de valeur sûre, à condition d’être soit très familier de l’édition vidéo, soit très motivé et assidu dans l’apprentissage d’un nouvel outil. Dans tous les cas, et c’est un point à prendre en considération, leur caractère évolutif leur permettent d’accompagner les publics les moins expérimentés vers des usages semi-professionnels plus qualitatifs, à condition de se montrer persévérant malgré les écueils de prise en main et les difficultés apparentes.

Cas particulier, OpenShot se situe à la croisée des deux catégories ici présentées : très facile à prendre en main et plutôt sérieux quant aux outils qu’il intègre, il peut cependant décourager nombre d’utilisateurs et d’utilisatrices trop souvent confrontés à ses plantages réguliers. En revanche, pour des projets occasionnels, il offre davantage de possibilités et de flexibilité qu’iMovie ou MiniTool MovieMaker.

Viennent enfin les solutions professionnelles, celles qui exigent des connaissances solides en post-production audiovisuelle et nécessitent un temps d’adaptation bien plus long.

Une fois le profil et les besoins identifiés, d’autres critères essentiels entrent en ligne de compte dans le choix du logiciel :

  • Pérennité : choisir un bon logiciel, c’est bien. Choisir un bon logiciel issu d’un projet stable et pérenne c’est mieux. Dans la mesure où apprendre à manier les outils d’édition nécessite du temps, il vaut en effet mieux être certain que la solution choisie bénéficie d’un support longue durée. Pour s’en assurer, on peut se renseigner sur la date de naissance du logiciel, ses actualités, la fiabilité de son éditeur, chercher des informations sur des forums, jeter un œil à la fréquence des mises à jour, etc. À l’exception des trop récents Canva et MiniTool MovieMaker – dont la prise en main ne requiert guère plus de quelques minutes –, tous les softs présentés ici sont à considérer comme pérennes.
  • Codecs : est-il nécessaire de transcoder ses fichiers avant de les importer ? La question ne devrait a priori pas se poser pour les projets personnels, généralement encodés de manière standard. En revanche, un montage (semi-)professionnel peut comporter des rushs issus de matériels d’enregistrement spécifiques, et donc aux formats moins répandus. Il est vivement recommandé de bien vérifier la prise en charge native des codecs utilisés pour les fichiers sources par la solution choisie.
  • Export : là encore, tout dépend de votre profil utilisateur et de vos besoins effectifs. Pour des projets personnels, ou si l’on est grand débutant en édition, il n’est pas utile d’asseoir sa quête du logiciel parfait sur les possibilités d’exportation. De simples options de partage optimisées pour les réseaux sociaux ou la sauvegarde en local suffisent amplement. A contrario, pouvoir librement configurer des profils d’encodage, de résolution, de débit d’image, etc. reste indispensable dans le cadre d’un usage professionnel.
  • Documentation : que l’on soit grand débutant ou monteur de métier, on ne peut se passer de documentation. Il peut s’agir de ressources officielles mises à jour par l’éditeur, de tutos vidéo, de formations disponibles. Une communauté solide et réactive représente également une aide précieuse, qu’elle opère sur des sites spécialisés, des forums, les réseaux sociaux, ou dans les commentaires d’un article/tuto.
  • Compatibilité multi-OS : ce cinquième critère s’adresse aux utilisateurs et utilisatrices jonglant régulièrement entre Windows, macOS et Linux. Dans ce cas précis, opter pour une solution multiplateforme permet de continuer à travailler sur ses projets sans autres conditions qu’une bonne configuration matérielle.
  • Raccourcis clavier : les monteurs (semi-)pros le savent : impossible de travailler correctement et rapidement sans raccourcis clavier. Et si l’on peut les personnaliser, c’est encore mieux.

    Maintenance : il est évidemment important que le logiciel choisi soit activement maintenu. D’une part pour proposer de nouvelles fonctionnalités régulièrement et suivre l’évolution des technologies audiovisuelles, d’autre part pour corriger les instabilités qui altèrent l’expérience utilisateur. On vous encourage également à vous renseigner sur les bugs et plantages qui participent éventuellement à la réputation du logiciel (OpenShot, à tout hasard) et peuvent se montrer réellement gênants en cas d’utilisation régulière du programme.

  • Tester : évidemment, le mieux reste encore de tester sur la durée les logiciels entre lesquels on hésite. Une fois son choix arrêté, on s’y tient et on persévère.
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cronosXtra
cet article est inutile mais bien rédiger : Un des point important non abordé est le temps de rendu d’une vidéo<br /> L’auteur n’a pas poussé sa comparaison en rendant la même vidéo avec les différent logiciel
Fox120D
Il y a d’autres logiciels qui n’ont pas étés abordés et qui sont aussi très bons et peur cher comme par exemple VideoMakerFX (27$). c’est un logiciel que j’utilise personnellement, excellent logiciel pour une personne souhaitant faire des vidéos semi-pros voire professionnelles avec un petit budget ! Les touches tombent bien en main et il peut être utilisé aussi bien pour le montage de vidéos YouTube que pour le montage de films de vacances par exemple ! Le mieux est de vous laisser jeter un coup d’œil par vous même, en espérant que cela puisse aider des personnes à la recherche d’un logiciel de montage fiable. Cordialement
Homme_avec_camera
Il y a quelque temps, j’ai travaillé avec VSDC et DaVinci, ce sont des logiciels dignes de ce nom. J’aime aussi Smartshow 3d, c’est aussi un logiciel pour faire des diaporamas qui a une version d’essai gratuite, vous pourriez donc l’ajouter aussi sur votre liste, et bien sûr j’aime beaucoup inShot, bien que ce soit une application pour les smartphones.
Ayetek
C’est dommage d’avoir oublié l’un des meilleurs logiciels de montage vidéo gratuit sur Windows, et capable d’éditer de la 4K sur des PC peu puissants même en Intel Core m3 :<br /> FilmForth<br /> Multipistes<br /> Effets temps réel<br /> Incrustation fond vert<br /> 4K UHD montage et export<br /> Design moderne<br /> Adapté aux écrans multitouch<br /> Pas de watermark<br /> Pas de fonctions payantes<br /> Gratuit sans limite dans le temps<br /> https://www.ioforth.com/<br /> Je monte des rushes 4K UHD natifs d’un Canon M50 sur une Surface Go 2 (8 Go, 128 Go, Intel Core M3) avec gestion des rushes sur un SSD externe.
SPH
«&nbsp;cet article est inutile&nbsp;»<br /> Pour moi, il m’a été très utile !<br /> Comme quoi…
Pernel
J’ai beaucoup aimé Shotcut, mais depuis que je suis passé sur Resolve, je ne reviendrais pas en arrière. Très puissant, très efficace, très complet.
Ayetek
@Chloé Claessens (auteure de ce dossier)<br /> Il manque différents logiciels gratuits intéressants dans votre panel de produits pour mieux aider les lecteurs à choisir :<br /> VideoProc Vlogger (Mac et Windows)<br /> VN Video Editor (MacOS/iOS/Android)<br /> Filmforth (Windows)<br /> Cooclip / Magicut (iOS)<br /> Vous passez à côté de très bons logiciels jamais évoqués ou testés sur Clubic.<br /> Ainsi VideoProc Vlogger est un logiciel récent qui offre des fonctionnalités très évoluées en restant simple d’usage pour les monteurs débutants. Et c’est bien de la gratuité sans limite dans le temps, toutes fonctions offertes et aucun watermark. Ainsi, sur un Macbook Air M1, je peux monter avec 5 flux 4K imbriqués (5 pistes en timeline) provenant d’un APN Canon en toute fluidité. Et sur ma Surface Go, un flux 4K fluide là où ShotCut ou KDEnlive imposent de passer par la case proxies pour s’en sortir car ils gèrent parfois mal l’accélération matérielle sous Windows pour le décodage des flux vidéo.<br /> Votre sélection mériterait donc d’être rafraichie pour être plus à jour et mériter de s’appeler «&nbsp;Les meilleurs logiciels de montage vidéo gratuits&nbsp;».<br /> https://www.videoproc.com/fr/video-editing-software/<br /> Mac&nbsp;App&nbsp;Store<br /> ‎VN - Video Editor<br /> ‎Using VN (Mobile Phone and macOS) can easily organize your footage and create fantastic videos. The numerous moments you have photographed or recorded will be even more attractive when edited with VN. You can easily edit 4K videos, produce...<br /> Microsoft Store<br /> Recevoir FilmForth: Montage Video - Microsoft Store fr-FR<br /> Téléchargez cette application sur le Microsoft Store&nbsp;pour Windows 10, Windows 10 Mobile, Windows 10 Team (Surface Hub), HoloLens, Xbox One. Découvrez des captures d’écran, lisez les derniers avis des clients et comparez les évaluations pour...<br /> App&nbsp;Store<br /> ‎Cooclip - GenZ Video Editor<br /> ‎Hi, video makers. Magicut has officially renamed to Cooclip!<br /> &nbsp;<br /> Cooclip, a brand new video editing app, is here!<br /> With advanced AI technology, you can cut out figures and objects in videos with just one tap! A huge variety of transition effects,...<br />
danicela
J’utilise l’appli native Windows 10 «&nbsp;Photos&nbsp;» qui peut faire du montage vidéo basique assez bien !
SPH
@ [Ayetek]<br /> Merci à toi pour cette liste intéressante. Je prends note
nirgal76
Merci pour cet article (malgré les éternels insatisfaits qui seraient bien incapables d’en faire de même)<br /> Grand débutant, n’ayant besoin que de fonctionnalités basiques et disposant de peu de temps pour appréhender ce genre de logiciel, j’ai opté pour OpenShot qui convient parfaitement à mon usage.
Sodium
Faut pas oublier un truc avec Resolve, c’est que l’accélération GPU n’est disponible que sur la version payante, qui est tout de même assez onéreuse.
Orko
Merci beaucoup pour ce dossier, je cherchai en plus ce genre de logiciel.
StevenR2
Merci pour cet article !
marnix
moi j’utilise icecream video editor qui me convient très bien<br /> il était gratuit mais est devenu payant (mais pas cher) si on veut avoir toutes les fonctionnalités.<br /> J’ai essayé pas mal d’autres, mais j’ai toujours eu des difficultés pour commencer et prendre en main le logiciel, alors que sur celui-là c’est immédiat.<br /> La manipulation est rapide et la génération de vidéos assez rapide également.<br /> Un défaut, c’est que la liste des projets déjà réalisés est présenté par ordre chronologique avec de grosses vignettes, ce qui est assez pénible pour retrouver un ancien projet qu’on veut modifier !
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