Comparatif des meilleurs casques bluetooth (2020)

Guillaume Fourcadier
Spécialiste Audio
25 novembre 2020 à 15h25
1

En marge des casques à réduction de bruit, plaçant l’isolation à un degré d’importance critique, les simples casques Bluetooth se destinent à un public un peu différent. Moins complexes à mettre en place, leur rapport son/prix peut alors être supérieur, pour des casques plus abordables ou plus audiophiles. Dans la même idée, un casque à réduction de bruit qui serait considéré comme moyen peut faire un excellent casque Bluetooth.

Dans ce comparatif/sélection, nous vous présentons des modèles à la fois différents par le prix, mais également par l'orientation, tous pouvant s'adresser à une cible.

Choix de la rédac'

Audio Technica ATH-M50xBT

Choix de la rédac'

  • Des basses puissantes
  • Une restitution adaptée aux musiques modernes
  • L'ouverture de la scène sonore
Top du top

Shure AONIC 50

Top du top

  • Qualité audio
  • Qualité de construction
  • Commandes mécaniques agréables
Rapport qualité/ prix

Focal Listen Wireless

Rapport qualité/ prix

  • Construction solide
  • Isolation passive du bruit
  • Linéarité globale

JBL Tune 500BT

JBL Tune 500BT Entrée de gamme
  • Grande légèreté
  • Multipoint
  • Sonorité puissante
Un casque léger et pas cher

Simple et abordable, le JBL Tune 500BT est un casque agréable à l'usage, léger et doté de membrane suffisamment soignée pour profiter d'une bonne expérience audio.

Un casque léger et pas cher

Simple et abordable, le JBL Tune 500BT est un casque agréable à l'usage, léger et doté de membrane suffisamment soignée pour profiter d'une bonne expérience audio.

Au royaume du plastique et de la légèreté

Ne se démarquant pas spécialement des équivalents Sony de cette gamme de prix, le Tune 500BT affiche une structure entièrement plastique, assez bien assemblée, mais ne donnant pas une confiance absolue. Clairement, l’arceau n’a pas la souplesse nécessaire pour être trop étiré.

Le confort est plutôt acceptable, en partie grâce à sa grande légèreté (environ 150 g) et au serrage pas trop important, cela malgré des coussinets supra-auriculaires (reposant sur les oreilles) assez fins.

L’ergonomie est des plus classique, tout en boutons, disposés sans trop d'harmonie, le Tune 500 BT étant basé sur un modèle filaire à l’origine (le Tune 500). À l’usage, ces boutons ne posent pas de souci majeur. Seuls peuvent s'entendre des petits grincements structurels en appuyant sur les
boutons.

Il ne faudra pas non plus être trop exigeant sur l’autonomie, puisque celle-ci plafonne à 13 h en pratique. La légèreté reste le mot d’ordre, même pour la batterie.

Néanmoins, nous découvrons, comme une bonne surprise, que le JBL Tune 500BT est multipoint, ce qui est inespéré dans cette gamme de prix. Pas de prouesse sur les codecs Bluetooth, limités au simple et obligatoire SBC.

Un son déjà puissant, mais un peu imprécis

Côté son, les transducteurs de 32mm et la chambre acoustique particulièrement petite font que nous sommes forcément limités. Mais en prenant en compte son prix, le rendu du JBL est plutôt correct. Les basses sont bien présentes, très mises en avant, mais pour une fois (dans cette gamme de prix) pas trop imprécises, ce qui est déjà un luxe. À ce titre, le Tune 500BT est assez polyvalent, même si se réserve pour les genres simples et les morceaux pas trop complexes.

Cette emphase, débordant un peu sur le reste du spectre, n’empêche pas les médiums de s’exprimer, de mettre en avant une certaine qualité. Les aigus, également présents et pas trop inconstants, souffrent d’un petit manque de naturel et d’extension, ce qui se traduit par un niveau de détails perfectible et un espace sonore moyen. Mais, dans l’ensemble, le Tune 500BT ne s’effondre pas, il permet de largement dépasser le cadre du casque gadget.

Focal Listen Wireless

Focal Listen Wireless Rapport qualité / prix
  • Construction solide
  • Isolation passive du bruit
  • Linéarité globale
La signature Focal sans fil

Avec le Listen Wireless, Focal nous fait une proposition sans fil intéressante mais pas totalement aboutie. Il hésite entre être sédentaire ou nomade, avec des qualités pour ces deux usages, mais aussi des défauts dans les deux cas.

La signature Focal sans fil

Avec le Listen Wireless, Focal nous fait une proposition sans fil intéressante mais pas totalement aboutie. Il hésite entre être sédentaire ou nomade, avec des qualités pour ces deux usages, mais aussi des défauts dans les deux cas.

Plus tout jeune, et pourtant ! Faute de concurrence, le Focal Listen Wireless, version Bluetooth du Listen, est devenu un petit classique dès sa sortie en 2017. Si sa structure et son ergonomie ne sont pas des plus modernes, le casque cache une qualité technique tout simplement hors
du commun pour son prix.

Une solide expérience

Si le tout premier casque de la marque, le Spirit One, avait eu quelques soucis de construction sur les premières séries, la marque stéphanoise
a depuis largement hissé son niveau.

Tout en plastique (sauf l'arceau) mais très dense, le Listen Wireless ne donne jamais l’impression de pouvoir se briser. L’arceau est à la fois dur mais assez souple, les coques bien rigides, et les grincements assez rares. Le réglage de l’arceau n’est pas le plus agréable du monde, mais reste solide, presque sans aucun jeu. Peu de défauts sur la structure au final.

Comme nous l’avons précisé, le design est entièrement basé sur celui du Listen, en conservant sa prise casque (dans une encoche), et en
rajoutant, sur la tranche droite, un cerclage de caoutchouc accueillant des
boutons de contrôle et de volume. Un commutateur, placé directement sur la coque, permet, va lui-aussi créer une micro-différence. Ce design est plutôt original, en tous cas reconnaissable.

Le Listen Wireless est pliable, mais ses coques non-pivotantes ne lui permettent pas de vraiment devenir compact. La liaison à l’arceau
passant par une fixation en rotule (à l’arrière des coques), les coques peuvent pivoter dans toutes les directions, mais avec une liberté très restreinte.

Le confort est, malheureusement, l’un des rares points faibles du produit. Les coussinets sont de type circum-auriculaires, mais assez petits, la plupart des oreilles (exceptés les petites) manquant alors d’espace,
touchant les extrémités, comme un grand supra-aural (coussinets reposants sur les oreilles). Le Listen Wireless est, à ce titre, un modèle qui n’est pas spécialement confortable sur de longues sessions.

Ergonomie casse-tête, isolation d’un vrai fermé

Focal a misé uniquement sur les boutons, ce qui n’est pas un mal en soi. Le problème est que ces boutons sont trop nombreux et placés de
manière désordonnée. Six touches viennent ainsi se greffer dans le cerclage caoutchouteux de la coque droites (3 en avant, 3 en arrière). Mais, le toucher trop texturé, et le manque de repère en relief, font que l'on s'emmêle souvent les pinceaux. Un bon temps d’adaptation arrange un peu les choses, mais pas plus. Dommage, car c’est un des rares modèles proposant des boutons de navigation vraiment dédiés (et non un bouton multifonction).

L’isolation du produit est, en partie grâce à son niveau de serrage, particulièrement élevée. Le Focal sabre très efficacement les aigus,
et permet de largement profiter des qualités du casque dans un milieu bruyant, bruits ronronnant mis à part.

La stabilité et la portée du signal sont très bonnes, avec en gros bonus une connexion multipoint, ainsi qu’une prise en charge du codec AptX. L’autonomie est d'environ 24 h, ce qui est tout à fait correct, même si perfectible.

Un son exigeant mais immensément technique

Fort de son expérience débutée avec le Spirit One, Focal a mis le paquet sur les transducteurs du produit, des références de 40mm avec une classique membrane polymère. Malgré ce classicisme, le son est l’un des
plus riches qui soit sur un casque Bluetooth, toutes gammes de prix réunies.

Relativement neutre dans le bas du spectre, un peu doux dans les haut-médiums, et légèrement mettant légèrement en avant les aigus, le Focal
Listen Wireless est à la fois très technique, mais pas forcément facile à
appréhender, définitivement pas un casque proposant un son à la mode. Sorte d’antithèse du Sony WH-1000xm4, le Focal est la définition même de la sobriété. Il faudra, pour certains, un petit temps d'adaptation, ne serait-ce que pour apprivoiser sa signature un peu à contre-courant. Polyvalent, très détaillé, ne débordant jamais, il s’affirme comme un petit ovni, d’autant plus dans sa gamme de prix. Pas parfait encore un peu artificiel sur les aigus, il reste une référence et, surtout, a largement baissé de prix depuis sa sortie.

Marshall Major IV

Test Marshall Major IV L'accessible
  • Autonomie hors du commun
  • Confort
  • Multipoint
Le casque bluetooth à l'autonomie monstrueuse

Compact, confortable, ultra-autonome et techniquement très correct, le Marshall Major IV est excellent casque à utiliser au quotidien, même si encore perfectible et légèrement moins Marshall que les précédentes versions.

Le casque bluetooth à l'autonomie monstrueuse

Compact, confortable, ultra-autonome et techniquement très correct, le Marshall Major IV est excellent casque à utiliser au quotidien, même si encore perfectible et légèrement moins Marshall que les précédentes versions.

5ème version (Le Major III existant en version Voice) du célèbre modèle supra-auriculaire de Marshall, le Major IV prend assez peu de risques, se permet seulement quelques améliorations, comme l’autonomie,
annoncée à plus de 80 h. Un casque nomade très simple, virtuellement
increvable, parfait pour qui désire un produit simple et compact.

Petite régression de design

Habituellement, les casques Marshall sont marqués par des touches façon vinyle, ce plastique grainé caractéristique des amplificateurs de la marque. Ici, Zound Industries, propriétaire de Marshall Headphones, a fait
preuve d’une certaine pingrerie. Le vinyle est toujours présent sur la face
externe du bandeau, mais disparaît des coques, ce qui rend le design un peu plus cheap, perdant une partie de son caractère.

Le casque est toujours assez bien construit, plutôt souple, sans grincement, et demeure sérieux sur les points clés comme l’arceau et les coussinets. La structure est entièrement pliable, permettant au produit de prendre un minimum de place. Cela nous fait un peu oublier l’absence de housse de transport.

Le confort, bénéficie des progrès réalisés depuis le Major III. L’arceau épouse bien la forme de la tête, ce qui permet aux coussinets, très rembourrés à la base, de peu serrer. Ajoutez à cela la grande légèreté du
produit (autour de 180 g), et l’expérience est presque parfaite. Forcément, le Major conserve sa topologie supra-auriculaire, ce qui rebutera une partie des utilisateurs.

Multipoint et autonomie divine

La connectivité du produit est pour le moins excellente. Ainsi, la liaison est stable en toutes circonstances, et la portée très bonne. Cela va de pair avec sa connexion multipoint, un point toujours pratique pour une utilisation sur plusieurs produits en simultané.

On peut regretter l’absence d’application dédiée, ce qui aurait permis d’implémenter un égaliseur, ainsi que la pauvreté des codecs, réduits au seul SBC.

Très consciemment, l’utilisation de ce seul codec, sans doute utilisé à relativement bas débit, permet d’atteindre une autonomie simplement hors du commun. Annoncée à 80 h, celle-ci peut largement atteindre
voire dépasser ce chiffre en pratique. En utilisation classique, il n’est donc
pas nécessairement de recharger le casque plus d’une fois par mois, ce qui est presque un record en la matière.

Un son joyeux, pas trop technique

Marshall a largement progressé sur la partie sonore ces dernières années, tout en gardant quelques limitations. Le Major IV, sans être un tueur en la matière, sans pouvoir rivaliser avec le modèle Focal Listen Wireless par exemple, conserve une touche particulièrement musicale, une énergie marquée par une mise en avant des basses et quelques pics dans les
aigus, très adapté à une cible rock et électro.

Le Major IV place les voix un peu retrait, et conserve quelques imprécisions, mais reste tout à fait valable d’un point de vie technique, surtout pour un supra-auriculaire. Il est l’un des rares modèles, utilisant cette topologie, à ne pas être trop déséquilibré, ou trop timide dans le bas du spectre. Un produit tout à fait fidèle à ce qu’il annonce.

Audio-Technica ATH-M50xBT

Audio Technica ATH-M50xBT Choix de la rédac
  • Des basses puissantes
  • Une restitution adaptée aux musiques modernes
  • L'ouverture de la scène sonore
Un casque puissant et technique

L'Audio-Technica ATH-M50xBT possède d'excellentes capacités de reproduction, avec une certaine facilité dans le grave qui saura satisfaire un grand nombre d'utilisateurs. Son rendu sonore est creusé dans le médium, ce qui le destine avant tout aux musiques modernes. La scène sonore est assez large autour de la tête, sur de bons enregistrements évidemment. Et les coussinets isolent correctement du bruit extérieur. En écoute sédentaire, même si le Bluetooth l'emporte côté praticité, dès que vous pouvez relier le cordon, n'hésitez surtout pas à le faire.

Un casque puissant et technique

L'Audio-Technica ATH-M50xBT possède d'excellentes capacités de reproduction, avec une certaine facilité dans le grave qui saura satisfaire un grand nombre d'utilisateurs. Son rendu sonore est creusé dans le médium, ce qui le destine avant tout aux musiques modernes. La scène sonore est assez large autour de la tête, sur de bons enregistrements évidemment. Et les coussinets isolent correctement du bruit extérieur. En écoute sédentaire, même si le Bluetooth l'emporte côté praticité, dès que vous pouvez relier le cordon, n'hésitez surtout pas à le faire.

Version Bluetooth d’un classique d'un casque de studio très utilisé en nomade, le ATH-M50xBT n’a que peu de fonctions annexes à proposer,
mais négocie bien son passage au sans-fil.

 Un modèle filaire… avec du Bluetooth dedans

Clairement, même pour un non-connaisseur, le M50xBT ressemble bien à un casque filaire classique auquel on aurait greffé un compartiment Bluetooth. Pas forcément élégant, ce modèle est moins brut de décoffrage qu’il n’y parait au premier-abord. L’intégration de commandes (uniquement boutons) sur l’une des tranches n’est pas spécialement élégante, mais tout de même discrète. Difficile également d’ignorer la recharge en micro-USB, tout sauf moderne.

Si le casque mérite un coup de lifting, la forme reste l’un de ses points forts. Simple mais éprouvé, le M50x fait partie de ces classiques increvables, à l’image du HD25 de Sennheiser. Le casque mêle
bien plastique dense et métal, tout en proposant une structure pliable et des coques pivotant à 90°. Peu de choses à reprocher, si ce n’est son poids de 310 g (assez important pour du nomade) et encore quelques grincements. La marque a, de plus, intégré une prise en Jack 3,5mm.

Le confort, à défaut d’être parfait, franchement exemplaire. Les coussinets, très larges et très enveloppants, s’accordent bien avec le
bandeau assez épais. Seules les très longues sessions le feront devenir un peu fatigant. Il est également à noter que toutes les têtes (surtout petites) ne s’accorderont pas parfaitement avec le produit.

Bluetooth brut, codec bonus, autonomie en vrai plus

La partie Bluetooth n’a, il faut le dire, rien d’exceptionnelle, mais tient tout à fait la route. La stabilité du signal est restée très bonne lors de nos tests, même si les décrochages arrivent sous AptX. En effet, ce codec est intégré au casque, en plus du SBC et du AAC, ce qui pourra faire plaisir à une certaine cible.

La portée est moyenne pour un casque, et, surtout, le multipoint n’est pas de la partie. Les commandes intégrées, très complètes et simples, sont parfois un peu difficiles à reconnaître.

Enfin, l’autonomie, si elle n’atteint pas les sommets du Major IV, est au-dessus de la moyenne. Annoncée à 40 h, elle atteint facilement les 38 h en pratique.

 45 mm de puissante précision

Vrai modèle fermé, l'Audio-Technica ATH-M50xBT est un casque non-ANC particulièrement isolant. S’il ne nous coupe pas du reste du monde, en particulier sur les basses fréquences, les haut-médiums et aigus sont
particulièrement bien sabrés, permettant de suffisamment profiter de ses
morceaux, sans faire exploser le volume.

Se basant sur des transducteurs propriétaires de 45 mm, typique de la marque, ce casque met toutes les chances de son côté. Et, clairement, cela fonctionne. Techniquement, le produit tape très fort. Le niveau de détail et l’ouverture de la scène sonore sont d'un très bon niveau, le côté studio du casque se retrouve assez facilement.

La signature sonore, plutôt en V, met en avant son caractère assez puissant et tranchant, parfois un peu trop agressif (sa seule limite), un
peu chuintant lorsque les aigus sont trop présents dans un morceau. De même, l’extension dans les basses aurait pu être encore améliorée, même si la sensation d’enveloppement reste très bonne.

Le ATH-M50xBT possède une puissance impressionnante dans le bas du spectre, sans vraiment déborder. Une sonorité qui, si elle ne peut sans
doute pas rivaliser avec les vrais modèles Hifi, en partage déjà quelques
qualités, tout en ayant le culot d'un vrai bon nomade. Un casque à la fois très technique et très polyvalent dans ses usages.

Grado GW100

Grado GW100 L'atypique
  • Léger et confortable
  • Son très ouvert
  • Qualité technique
Le casque audio bluetooth atypique

Très atypique, le Grado GW100 est un casque à la croisée du produit nomade et du modèle Hifi de salon. S'il ne conserve pas tous les avantages des uns et des autres, il reste un casque très réussi dans son genre, léger et doté d'un son extrêmement agréable.

Le casque audio bluetooth atypique

Très atypique, le Grado GW100 est un casque à la croisée du produit nomade et du modèle Hifi de salon. S'il ne conserve pas tous les avantages des uns et des autres, il reste un casque très réussi dans son genre, léger et doté d'un son extrêmement agréable.

Casque totalement à part, le Grado GW100 n’a absolument pas la même approche que les autres produits de ce comparatif, puisqu’il s’agit d’un modèle ouvert, destiné à un usage de salon, et milieu très calme en
général. Produit de niche, il s’adresse pourtant à une cible bien réelle,
désireuse de combiner l’ouverture sonore d’un bon casque Hifi, sans sacrifier le côté pratique du Bluetooth.

L’austérité rétro made in Grado

Fabricant basé à Brooklyn, Grado est un vieux de la vieille et l’une des marques les plus respectées du milieu. Ses design très vintage, pour ne pas dire vieillots, font tout son charme. Ici, le GW100, un peu plus moderne que la série filaire SR, n’en reste pas moins très étrange extérieurement. Du plastique noir et mat d’assez bonne qualité bien que très léger, un bandeau bien rembourré, un réglage d’arceau à base de simples tiges d’acier, mais surtout des coussinets circum en mousse simple, sans revêtement. Définitivement pas moderne dans ses lignes, mais pas vilain pourtant.

Non pliable, pas spécialement élégant, le GW100 conserve un certain charme. Malgré ses coussinets atypiques, très Grado, le confort est là,
en particulier grâce à la grande légèreté du modèle (170 g), permettant d’être porté des heures durant. Petit bémol avec les petites têtes, le réglage de l’arceau n’étant pas adapté à ces morphologies. La mousse à nu pourra également perturber certains utilisateurs (grattant l’oreille).

AptX et vieilles commandes

L’ergonomie du GW100 est à l’ancienne, tout en boutons disposés sur la tranche. Aucune option avancée sur le casque, ses boutons se limitent donc au minimum. Une touche On/off, permettant également de mettre en lecture et en pause, et deux boutons de volume pouvant passer ou revenir dans les pistes (via appui long). Une ergonomie un brin éloignée de la norme, mais efficace, les boutons étant très faciles à repérer au toucher.

Si la qualité de connexion est bonne, sans plus, Grado en a surtout profité pour placer une compatibilité AptX, en plus des AAC et SBC. L’autonomie,
quant à elle, est annoncée à seulement 15h, légèrement dépassée en pratique (plutôt 16 ou 17 h). Rien de bien fou donc, d’autant que la recharge passe par une prise Micro-USB.

Un son équilibré et très ouvert

Contrairement à la grande majorité des casques Grado, ayant une préférence pour les signatures en V, le GW100 est assez impressionnant d’équilibre, sans être ennuyeux. Très polyvalent, le casque ne laisse déborder ni les basses ni les aigus.

Très différent des casques Bluetooth « nomades », le GW100 affiche vraie maitrise de chaque gamme de fréquences, sans trop appuyer, tout en proposant une scène sonore très ouverte et très détaillée. Le M50xBT
est sans doute aussi bon techniquement, mais son réglage et son orientation font qu’il se veut beaucoup plus sec et énergique, plus puissant, aussi détaillé, mais également plus agressif. Avec le GW100, la limite sera l’utilisateur, qui accrochera ou non à cette signature pouvant paraître bien plate par moment.

Un modèle un peu cher à la base, mais particulièrement bien adapté aux environnements très calmes.

Shure Aonic 50

Shure AONIC 50 Le top du top
  • Qualité audio
  • Qualité de construction
  • Commandes mécaniques agréables
Un casque HiFi nomade

Modèle de tous les superlatifs, le Shure Aonic 50 est surtout un casque Hifi avant d'être un casque ANC. Très bien fini et au-dessus du lot d'un point de vue sonore, il pêche malgré tout sur l'isolation active, en-deçà de ses prétentions

Un casque HiFi nomade

Modèle de tous les superlatifs, le Shure Aonic 50 est surtout un casque Hifi avant d'être un casque ANC. Très bien fini et au-dessus du lot d'un point de vue sonore, il pêche malgré tout sur l'isolation active, en-deçà de ses prétentions

Modèle à la croisée du casque Hifi et du casque nomade, le Shure Aonic 50 n’est sans doute pas le casque à réduction de bruit le plus intéressant, faut de maitriser cette technologie. Mais, replacé dans un rôle de simple casque Bluetooth, pour un public pas trop exigeant sur l'ANC, le Shure prend tout son sens. Il propose alors une expérience à part, totalement portée sur la qualité sonore.

 Un élégant petit tank nomade

Bien que décrit comme un casque nomade, le Shure Aonic 50 pioche
énormément dans le milieu Hifi. La taille du produit (ou plutôt son volume), est vraiment importante. Cela passe par d’imposantes mais très solides coques, des branches épaisses en métal, et une structure non pliable. Notons tout de même que les coques peuvent se poser à plat. Le poids, s’élevant à 350 g, n’est pas compatible avec les cervicales fragiles, ce qui l’éloigne totalement d’un usage sportif.

Le Shure Aonic 50 conserve un bon équilibre et, d’une certaine façon, un très bon confort. Les coussinets sont enveloppants et assez doux, un peu chauds en été, mais pas étouffants. De longues heures d’utilisation se feront sentir sur le sommet du crâne, l’Aonic 50 n’étant tout de même pas au niveau des Bose Headphones 700, Sony WH-1000Xm4, ou du récent Huawei Freebuds Studio.

Tous les codecs, pour toutes les demandes

S’il y a bien un point sur lequel le Shure est irréprochable, c’est sa gestion des codecs Bluetooth. C’est simple, le casque accepte absolument tous les codecs classiques, et même un peu plus. Ainsi, en plus du SBC et du AAC, formats habituels, l’Aonic 50 prend en charge l’AptX et son superset AptX HD, ainsi que le très qualitatif et très énergivore LDAC de Sony, montant jusqu’à 24 bits et 96 kHz.

Mais surtout, pour les Gamers disposant d’un émetteur compatible, le casque peut décoder l’AptX LL, seul codec basse latence actuellement disponible, en attendant le futur LC3.

Le casque est tout fait stable, ne s’effondrant pas, en tenant même assez bien la difficulté sur les codecs haut débit comme le LDAC. De plus, sa connexion multipoint permet de passer d’un appareil à l’autre très
rapidement, une fois le flux de lecture de l’un ou l’autre enclenché.

L’application n’est pas forcément l’avantage numéro un du casque, demandant encore quelques améliorations. Bien qu’atypique et assez
claire, celle-ci atteint vite ses limites. L'égaliseur, extrêmement précis, ne prend, par exemple, pas en charge les applications de streaming type spotify ou Qobuz, son intérêt est donc limité.

L’ergonomie est à la fois simple, claire, et pourtant perfectible. La marque a opté pour une disposition tout en bouton, limitant la navigation à trois éléments. Le casque est alors assez simple à utiliser et très réactif, mais il arrive souvent de se mélanger les pinceaux, les touches n’étant pas toujours très reconnaissables au toucher.

Comme précisé plus haut, l’ANC est assez loin des meilleurs, pas inutile, mais clairement pas l’avantage de la marque. Ainsi, il faut vraiment le voir comme un modèle Bluetooth avant de le voir comme un modèle à
réduction de bruit. L’autonomie est assez correcte, s’établissant entre 13 h et 20 h environ selon les codecs.

Leçon de son

La partie sonore, confiée à des transducteurs propriétaires de 50 mm, est clairement le point fort du produit.

Sans être neutre ou vraiment équilibrée, car plutôt en V (légère emphase des bas médiums et aigus), l’Aonic 50 est techniquement très impressionnant. Détaillé, imposant une scène sonore ouverte et très cohérente, avec une séparations des instruments au-dessus de la moyenne, le casque sonne véritablement comme un petit casque Hifi fermé.

Pas aussi percutant ou énergique que des casques type Sony WH-1000xm4, le Shure est pourtant plus propre sur des gammes clés, comme les basses. En comparaison, le Sony parait presque pataud, un ou deux crans en-dessous en qualité sonore.

À l’instar du M50xBT et du Grado GW100, son transducteur vraiment à part, ainsi que la conception assez poussée de la chambre acoustique, font clairement la différence, plus que l’électronique embarquée.

Un produit pas parfait, presque hybride, mais le top en matière de qualité sonore sur un casque Bluetooth.

Comment choisir le meilleur casque bluetooth ?

De quelle autonomie avez-vous besoin ?

Lorsque l'on parle du casque Bluetooth, le critère qui vient en tête est bien évidemment son autonomie. Par définition un casque sans-fil devra avoir une batterie assez conséquente pour résister aux longues heures que vous passerez avec lui, loin de toute source d'électricité pour le recharger.

Gardez également en tête qu'un casque audio Bluetooth peut aussi comporter une prise auxiliaire à laquelle vous pouvez rattacher un cordon jack pour vous sauver la mise en cas de batterie déchargée.

Quel poids pour mon casque ?

Il s'agit de l'un des critères les plus déterminants pour faire un choix éclairé. Plus le casque aura un poids élevé, plus cela sera signe de solidité, avec des composants internes qui résisteront aux chocs éventuels. Mais au-delà de 200 grammes, en fonction de l'ergonomie du casque, il existe un risque de douleurs en cas de port prolongé.

Cependant, réfléchissez à ce critère également en termes de confort : plus il sera lourd, plus la pression sera importante sur votre tête. Si vous cherchez un modèle de ville à porter lors de vos déplacements quotidiens, peut-être préférerez-vous un poids plume. A contrario, un casque de bureau pourra peser un peu plus lourd sans entacher le confort de l'utilisateur trop longtemps.

Supra ou circum, quel format de casque choisir ?

Le type de casque que vous choisirez dépendra en grande partie de ce que vous recherchez en termes de confort, mais aussi d'acoustique. Deux formats s'offrent à vous :

Le casque supra aural : ses écouteurs sont plus petits et se posent directement sur les oreilles. Il est ainsi plus facile à transporter, mais vous permettra un confinement et une réduction de bruit moindre que le second type.
Le casque circum : Ses écouteurs englobent les oreilles, pour un confort et une isolation du bruit extérieur optimaux. Si vous souhaitez utiliser votre appareil intensivement et que vous recherchez une finesse acoustique particulière, vous préférerez ce type de format, même s'il est plus difficile à transporter que le supra-aural.

Avez-vous besoin d'un système de réduction active de bruit ?

Les technologies les plus innovantes ont permis à certains constructeurs de casques audio de les parer d'un système dit de « réduction active de bruit ». C'est cela, qui s'appuie sur les connaissances acoustiques les plus modernes, qui permet de créer une isolation phonique optimale à l'utilisateur. La présence d'un tel système sur votre casque vous permettra de profiter pleinement de votre musique en réduisant au maximum les nuisances sonores périphériques.

Quelle signature sonore choisir ?

En choisissant un casque, vous choisissez sa fréquence ou sa bande passante, exprimée en Hertz (Hz) sur sa fiche technique. Plus une fréquence est large, meilleure est la résolution du son.

Toutefois, si vous avez un style musical véritablement déterminé, il vous faudra adapter ce critère de fréquence à vos préférences. Un casque qui aura un pic dans les bandes passantes basses conviendra particulièrement à des adeptes de hip-hop ou d'électro, qui rechercheront l'intensité du kick. Un casque qui cherchera la puissance dans les bandes médiums ou aiguës sera plus adapté pour les styles rock, indie ou folk, où la voix et les instruments ont une place prédominante. Certains modèles possèdent une véritable polyvalence entre les basses et les aigus, avec une plage de fréquence très équilibrée : ce sont eux qui conviendront à un usage mixte, et à une variété de styles musicaux différents.


Quel budget pour mon casque bluetooth ?

Le budget que vous déciderez d'allouer à l'acquisition de votre prochain casque Bluetooth reste un critère prédominant, tant le champ des possibles est vaste. Nous vous recommandons de ne pas surinvestir dans un casque et d'être attentif à la cohérence entre le modèle que vous choisirez par rapport à vos usages et à vos exigences en termes de qualité sonore. Si le prix est votre premier critère, vous trouverez une vaste offre de casques d'entrée de gamme, ou de casques des générations précédentes.

Modifié le 27/11/2020 à 12h54

Soyez toujours courtois dans vos commentaires et respectez le réglement de la communauté.

1
2
Voir tous les messages sur le forum

Pourquoi nous faire confiance ?

Pour vous, Clubic sélectionne puis teste des centaines de produits afin de répondre aux usages les plus courants. De la qualité pour tous et à tous les prix, voilà notre objectif ! En savoir plus

Haut de page