Quels sont les meilleurs casques bluetooth ? Comparatif 2021

Guillaume Fourcadier
Spécialiste Audio
31 mai 2021 à 17h55
5

Alors que le marché des écouteurs True Wireless n’en finit plus d’afficher une croissance insolente, les casques Bluetooth ne sont pas enterrés pour autant. Mieux, l'arrivée du nouveau Airpods Max d'Apple, casque lancé en toute fin d'année 2020, pourrait bien redynamiser ce marché déjà mature, et de fait un peu hésitant.

Année de consolidation, 2020 va laisser la place à une année 2021 probablement beaucoup plus dynamique.

Dans ce comparatif/sélection, nous vous présentons des modèles à la fois différents par le prix, mais également par l'orientation, tous pouvant s'adresser à une cible.

Casque Bluetooth avec réduction de bruit active

Choix de la rédac'

Sony WH-1000XM4

Choix de la rédac'

  • Confort presque parfait
  • Son et isolation excellents...
  • Ergonomie améliorée
Top du top

Apple Airpods Max

Top du top

  • Son dans le top du genre
  • Meilleure isolation du marché
  • Meilleure fabrication du marché
Rapport qualité/ prix

Soundcore Life Q30

Rapport qualité/ prix

  • Bonne qualité sonore
  • Autonomie titanesque
  • Excellente isolation

1. Anker Soundcore Life Q30

Soundcore Life Q30
  • Bonne qualité sonore
  • Autonomie titanesque
  • Excellente isolation
Le meilleur casque ANC abordable

Petit prix, mais immenses possibilités. Le Life Q30 de Soundcore est clairement ce qui se fait de mieux dans sa gamme de prix. Un produit qui ne néglige aucun domaine, pour se hisser à la hauteur des bons moyen de gamme. Un casque presque parfait dans son genre donc.

Le meilleur casque ANC abordable

Petit prix, mais immenses possibilités. Le Life Q30 de Soundcore est clairement ce qui se fait de mieux dans sa gamme de prix. Un produit qui ne néglige aucun domaine, pour se hisser à la hauteur des bons moyen de gamme. Un casque presque parfait dans son genre donc.

Suite du très bon Life Q20, le Anker Soundcore Life Q30 est un casque Bluetooth ANC à la fois abordable et très au point. Une vraie réussite pour ce spécialiste du rapport qualité-prix. Au programme : une réduction de bruit pas loin de l'excellence, une autonomie hors du commun, et un son puissant.

Commun mais sans reproche

Sans avoir l'air d'un produit vraiment travaillé, le life Q30 de Soundcore, marque fille d'Anker, distille un design simple mais agréable, porté par une structure pliable et surtout assez légère (263 g) et très confortable. Rien dans ce qu'il propose n'est pour ainsi dire luxueux, mais tout est assez bien pensé, de la forme des coussinets jusqu'à l'intégration d'une housse transportable.

La fabrication n'est pas non plus premium, mais tout à fait irréprochable. Peu de produits paraissent aussi solides, surtout dans l'entrée et le milieu de gamme. Le Q30 se compose principalement de plastique, mais les
points critiques, comme les éléments de torsions, sont parfaitement robustes.

Bonne ergonomie, excellentes caractéristiques

L'ergonomie du casque passe par un principe de boutons sur la tranche arrière des deux coques. Une idée un peu simple voire bas de gamme,
mais qui reste efficace en pratique, puisque permet d'assurer toutes les
fonctions sans se perdre. A côté, le Q30 bénéficie d'une application assez
complète, lui permettant d'accéder à des MAJ, un intéressant générateur de bruits (apaisants), mais surtout à un système d'égalisation avancé. Egaliseurs prédéfinis ou personnalisable, le choix est assez large.

Sur la partie purement technique, le constructeur impressionne vraiment. S'il ne prend en charge "que" les codecs SBC et AAC, il se rattrape sur une qualité de connexion irréprochable et, surtout, une connexion multipoint. Mais surtout, le life Q30 se permet d'être au niveau des très bons milieu de gamme au niveau de la réduction de bruit active. Bon en passif, très bon actif, il assure une atténuation à la fois assez forte et régulière (même dans les basses). Pas le meilleur, mais déjà fabuleux pour un casque de ce tarif. La performance en mode Transparence est clairement moins bonne, et la qualité en main-libre est très acceptable, sans plus, mais cela n'éclipse pas sa performance générale.

Pour ne rien gâcher, ce casque affiche une autonomie éblouissante. Selon nos mesures : 42 h 30 avec ANC, 57 h sans.

La partie sonore prend le pari d'une certaine facilité, d'un son à la mode. Le niveau technique est bon, mais les basses sont clairement mises en avant, quitte à créer une emphase débordant sur les médiums. Le son
est puissant, rond, parfois un peu trop rond justement, mais sans vraiment
s'effondrer. Le modèle préfère les genres simples et aérés, ce qui lui permet de ne pas se perdre dans sa signature sonore, mais il reste tout à fait polyvalent au besoin. Si nécessaire, les égaliseurs permettent d'assez bien corriger sa fougue.

Simple sur la forme, mais un vrai tueur côté rapport qualité-prix, le Soundcore life Q30 est hautement recommandable pour qui recherche le meilleur casque ANC à budget serré.

2. Marshall Monitor II ANC

Marshall Monitor II ANC
  • Excellente construction
  • Ergonomie atypique mais très réussie
  • Autonome

Modèle au design atypique et à la finition exemplaire, le Marshall Monitor II ANC est l'un des rares exemples de produit vraiment à part mais totalement réussi. Son puissant mais maitrisé, très bonne isolation, Multipoint, ergonomie, il cumule les bons points.

Modèle au design atypique et à la finition exemplaire, le Marshall Monitor II ANC est l'un des rares exemples de produit vraiment à part mais totalement réussi. Son puissant mais maitrisé, très bonne isolation, Multipoint, ergonomie, il cumule les bons points.

Passage à l’ANC pour le modèle Circum de Marshall. Casque le plus haut de gamme de la célèbre marque, le Monitor II ANC est un produit au
design toujours aussi atypique, mais améliorant grandement l’ergonomie par rapport aux précédents modèles. Ergonomie réussie et réduction de bruit à la hauteur, le Monitor II ANC est surtout un casque bien à part côté son.

La fabuleuse touche rock

Si Bowers & Wilkins et Bang & Olufsen ont pour eux le luxe, Marshall distille sa touche rock dans les plus petits détails de son casque. Vraiment à part, marqué par sa tonalité noire très Marshall, et pas sa débauche de finition vinyliques, le Monitor II ANC est avant tout un casque extrêmement bien pensé sur la forme. Si les précédents Monitor étaient très rigides, ce casque dispose de branches pivotantes et pliables, le tout supporté
par une structure entièrement en métal. Une fois replié, le Monitor II ANC occupe un volume absolument négligeable, faisant passer ses concurrents pour des produits encombrants.

Pour ne rien gâcher, la finition est presque parfaite, plus convaincante qu'un classique type Sony WH-Xm4, beaucoup plus plastique. Sa
finition et les matériaux employés plombent un peu le poids, atteignant le
chiffre important de 320 g, mais le nouvel arceau et les coussinets très doux permettent de conserver un excellent confort. Seules les longues sessions d’écoute commenceront à peser sur le sommet du crâne.

Livré avec le très beau câble Jack torsadé de Marshall, le Monitor II ANC déçoit surtout par sa pochette de transport, souple, quand la concurrence livre des housses rigides. Pas grand-chose à jeter sur la forme donc.

Ergonomie simple et efficace

Ni vraiment bouton ni tactile, Marshall opte depuis plusieurs casques pour l’utilisation d’un simple joystick multifonctions. Une option occupant un minimum de place, et se permettant d’être extrêmement efficace. Exit les tâtonnements générés par le trop-plein de boutons, ou le manque de
réactivité du tactile. Le système de joystick, assez rapide à prendre en main, permet une navigation et un changement de volume particulièrement rapide, d’un simple mouvement de doigt.

Pour épauler cette petite excroissance, deux boutons presque invisibles, camouflés à l’arrière de chaque branche, permettent d’accéder à des fonctions plus avancées. D’un côté une option de réglage de la réduction de bruit, de l’autre l’accès à 3 égaliseurs prédéfinis, ou l’appel à un assistant vocal. Sans faute pour Marshall.

L’application dédiée, Voice, permet de procéder à des mises à jour, régler la force de la réduction de bruit, du retour sonore, ou encore paramétrer les trois égaliseurs. Voice manque sans doute de quelques fonctions
vraiment avancées, comme ce que propose Sony avec Headphones Connect.

Les amoureux d’automatisme ne seront pas vraiment satisfaits par le produit, puisque ni les capteurs optiques (pause/lecture auto) ni l’adaptation de la réduction bruit à la localisation, ne sont de la partie. Pour les autres, cette navigation et cette ergonomie simple mais au point sera au contraire une bénédiction. Une ergonomie d'autant plus intéressante que le Monitor II ANC est Multipoint.

Reproche légitime, la présence du seul codec SBC a de quoi déboussoler, surtout pour un casque se voulant aussi ambitieux. En pratique, les codecs ne jouent que sur une part infime de la qualité sonore, mais il faut
tout de même souligner cette absence étrange.

Annoncée à 30 h avec ANC, et à 45 h en Bluetooth seul, l’autonomie du produit est particulièrement ambitieuse. Mesurée par nos soins à respectivement 28 h 30 et 44 h, l’autonomie est effectivement impressionnante.

Réduction de bruit à l'affut, sonorité typique Marshall

Il est difficile de s’imagine que Marshall, ou plutôt Zound Industries (propriétaire de Marshall headphones), puisse rivaliser avec Sony ou Bose en matière de réduction de bruit. Et effectivement, le miracle n’arrive pas. Mais, surprise tout de même, le Monitor II ANC se classe dans ce que l’on
peut appeler les « très bons suiveurs ». Efficace sur tout le spectre, se permettant d’atténuer de 15 à 20 dB dans les graves et les médiums, nous avons affaire à un casque déjà bien efficace. Il lui manque sans doute la
puissance de traitement de Sony ou de Bose, mais le contrat est parfaitement rempli.

Pas le plus technique de la création, le transducteur de 40mm équipant le Monitor II ANC est parfaitement dans l’optique « rock » que le casque veut afficher. Plutôt équilibrée en la prenant dans sa globalité, la signature de ce casque reste un peu oscillante, entre basses légèrement en avant et aigus tranchants mais un peu artificiels. Pas spécialement précis dans le haut du spectre, le Marshall se rattrape par son énergie et sa polyvalence, même si plus axé rock/métal et électronique que classique.

Un casque qui n’est pas parfait, mais sachant cultiver avec brio une identité bien à part. Un Marshall de la maturité.

3. Huawei Freebuds Studio

Huawei Freebuds Studio Rapport qualité / prix
  • Extrêmement confortable
  • Son équilibré
  • Fabrication très soignée
l'un des meilleurs compte tenu de son prix

Bien construit, confortable, bien isolant et doté d'une sonorité équilibrée, le Huawei Freebuds Studio réussit son pari. Il lui manque un brin de folie, notamment sur la partie sonore, mais son prix, un peu plus faible que les autres haut de gamme, en fait un des meilleurs casques de sa catégorie.

l'un des meilleurs compte tenu de son prix

Bien construit, confortable, bien isolant et doté d'une sonorité équilibrée, le Huawei Freebuds Studio réussit son pari. Il lui manque un brin de folie, notamment sur la partie sonore, mais son prix, un peu plus faible que les autres haut de gamme, en fait un des meilleurs casques de sa catégorie.

Annoncé en Octobre et vendu dans la foulée, le Huawei Freebuds Studio est un modèle dans la lignée des Sony WH-1000Xm4 et Bose Headphones 700. Un casque moderne, conservant des caractéristiques et avantages bien à lui. Mais surtout, bien que son prix annoncé de 330 euros le place dans le haut de gamme, sa tarification décroît déjà assez rapidement.

Un design bien inspiré, mais une finition exemplaire

Soucieux de gagner ses galons dans le casque/écouteur haut de gamme, Huawei a clairement mis le paquet. Forcément, on n’applaudira pas le
design. Celui-ci n’est absolument pas raté, il propose même une certaine
élégance et des tons agréables (son modèle légèrement doré en tête) en
particulier. Mais, ce design parait assez largement inspiré d’autres
produits, type Jabra et Bose, voire B&O, en réussissant une bonne synthèse.

Mais surtout, la fabrication est assez exemplaire. Des branches en acier coloré, un arceau très doux, des coussinets et un bandeau dans un similicuir de particulièrement bonne qualité, rien ou presque ne déborde. Seules les coques, en plastique (mais de très bonne qualité), ne lui permettent tout de même pas de jouer dans la cour de l’ultra-luxe type B&O H95.

Très léger (260 g), le Huawei Freebuds Studio est également l’un des plus confortables de sa catégorie, particulièrement sur les longues sessions.

La modernité Huawei, une application gagnant à s’étoffer

Sans révolutionner l’ergonomie, le casque s’appuie sur la concurrence pour proposer une navigation tout tactile (coque droite), assez efficace il faut bien le dire. Le reste est à la charge de boutons disposés sur la tranche gauche et la tranche droite, comme le réglage de la réduction de bruit active.

Même si l’usage d’un smartphone Huawei simplifie les choses, le Freebuds Studio n’est absolument pas, comme le sont les produits Apple, bridé par l’OS. L’application dédiée Android, AI Life, permet ainsi d’accéder à toutes les infos et à quelques options. Malheureusement, cette application est encore loin d’égaler ce que proposent Sony ou Jabra en la matière. L’absence d’égaliseur, par exemple, se fait cruellement sentir.

A l’instar de constructeurs comme Sony, Huawei veut clairement d’émanciper de la domination de Qualcomm. Ainsi, seuls les codecs SBC et AAC sont disponibles, en plus d’un très brumeux L2HC, un nouveau codec visiblement proche du LHDC (24 bits 96 kHz), mais uniquement disponible sur les smartphones sous EMUI 11.

Une réduction de bruit convaincante, un son surprenant d’équilibre


Porté par la très bonne isolation active des Freebuds 3i, Huawei remet le couvert avec brio. En plus d’une isolation passive plutôt convaincante, déjà efficace dans les médiums, l’isolation active est pratiquement au niveau des meilleurs. En l’état, seuls quelques ténors type WH-1000Xm4 ou Headphones 700 font vraiment mieux. Le casque sabre extrêmement bien les bruits de fond, étant déjà efficace en-dessous des 100 Hz. Les microphones sont, en outre, très efficaces sur la partie main-libres, ainsi que sur le mode Ambiant (retour sonore).

Très surprenante, sa sonorité n’est absolument pas ce à quoi nous pourrions nous attendre d’une marque chinoise (des signatures généralement plus en V). Le Huawei Freebuds Studio est étonnamment équilibré, assez naturel dans sa reproduction sonore. Parfois un peu timide, et pas forcément au-dessus du lot techniquement, le casque est un exemple de polyvalence et de sagesse, que certains pourront trouver ennuyeux.

Au milieu de cela, l'autonomie atteint environ 23 h (selon nos mesures) avec ANC, ce qui est tout à fait correct pour un modèle de ce type, même si pas dans le peloton de tête.

Très peu de défauts mais beaucoup de qualité, le Huawei Freebuds Studio ne divisera véritablement que sur sa signature sonore.

4. Sony WH-1000Xm4

Sony WH-1000XM4 Choix de la rédac
  • Confort presque parfait
  • Son et isolation excellents...
  • Ergonomie améliorée
Le casque au sommet de son art

Modèle aux évolutions discrètes, le Sony WH-1000Xm4 n'en reste pas moins au sommet du genre. A défaut de vraiment surprendre, ce casque corrige les quelques rares défauts de son aîné.

Le casque au sommet de son art

Modèle aux évolutions discrètes, le Sony WH-1000Xm4 n'en reste pas moins au sommet du genre. A défaut de vraiment surprendre, ce casque corrige les quelques rares défauts de son aîné.

Classique parmi les classiques, le Sony WH-WH1000Xm3 truste régulièrement nos classements des meilleurs casques à réduction de
bruit, cela même s’il conserve quelques défauts. Deux ans après son lancement, il est toujours le roi en la matière, la concurrence n’ayant pas spécialement dépassé son modèle, décidément en avance sur son temps. Et pourtant, c’est dans ce contexte que le WH-1000Xm4, au-dessus duquel plane déjà le spectre du futur casque Apple, a été annoncé en août dernier. Extrêmement proche du précédent modèle, le 1000Xm4 propose d’améliorer l’expérience en rajoutant quelques fonctions intéressantes, sans modifier la personnalité ou l'approche
technique du casque.

Une forme identique, à deux ou trois détails près

Extérieurement, il est pratiquement impossible de différencier le WH-1000Xm4 de son ainé. Même forme, même poids, mêmes coloris.
Pourtant, quelques détails débordent, comme le bouton multifonction, ici
renommé, ainsi que par l’apparition d'un capteur optique derrière les
coussinets.

La fabrication, toujours assez sérieuse, commence toutefois à se ringardiser légèrement. La concurrence, comme Bose, B&W, ou même Huawei, est un peu plus audacieuse et souvent plus élégante.

Le Sony WH-1000Xm4 conserve sa structure pliable et ses coques pivotantes, et se permet de très légèrement retravailler ses coussinets,
pour un confort en mince hausse. A l’usage, le modèle est à la fois confortable et solide, se faisant facilement oublier.

L’ergonomie des rois

Un peu plus réactif que la précédente version au niveau des commandes, presque exclusivement tactiles, le Sony WH-1000xm4 bénéficie surtout
d'une application dédiée parfaite , Sony Headphones Connect. Sans doute la mieux pensée du marché, cette application est à la fois très claire, simple d’usage, mais surtout remplie de fonctions. Égalisation, mise à jour, options sonores, réglages des très nombreuses fonctions du produit, rien n’est laissé au hasard.

A ce titre, le Sony ne transforme pas l’expérience technique, mais met le paquet sur l’automatisation du produit. Pause/lecture automatique en retirant le casque, adaptation de la réduction de bruit suivant les situations, lieux, position de l’utilisateur. Il devient même possible de
couper la musique lorsqu’une conversation se déclenche.

Mais surtout, le Sony apporte enfin le Multipoint, seule fonction majeure qu’il lui manquait par rapport à son concurrent Bose.

Ultra Isolant, très autonome

Le Xm3 était un maître de la réduction de bruit, sans doute le produit grand public le plus efficace à ce niveau, le WH-1000Xm4 n’enfonce pas le clou, mais reste sur cette même bonne note. Nous pourrions être un peu déçus de l’amélioration pour le moins faible (voire nulle), mais cela ne l’empêche pas d’être le meilleur à l’heure actuelle. Un bon cocktail d’excellente isolation passive, et d’isolation active divine. Les microphones, en particulier sur la partie main-libres, sont en léger progrès.

Pour ne rien gâcher, le casque Sony est également doté d’une fabuleuse autonomie, pouvant largement dépasser les 30 h avec réduction de bruit activée, et plus de 40 h sans.

Seule micro-ombre au tableau, l’abandon (à l’instar de Huawei) des technologies Qualcomm, forçant le modèle à délaisser les codecs AptX et AptX, pour ne garder que le SBC, le AAC, et son codec maison LDAC.

Un son basseux et musical

Aucune surprise à ce niveau, le Sony WH-1000xm4 brosse ses fans dans le sens du poil, en reprenant les mêmes drivers et la même signature
sonore. Ainsi, sa sonorité est toujours marquée par les basses, avec également quelques pics dans les aigus. Ces caractéristiques en font un modèle assez emphatique, parfois exubérant, mais plutôt technique. Grâce à l’égaliseur intégré à l’application, il reste possible de corriger ou accentuer son caractère, tout en profitant de quelques options plus ou moins (DSEE HX) utiles. A ce titre, la marque compte de mettre de plus en plus en avant sa compatibilité avec le système 360 reality audio, son expérience 3d appliquée à la musique.

Les adeptes de neutralité ou de luxe n’iront clairement pas vers lui, mais le WH-1000Xm4 probablement le plus complet et avancé du marché.

5. Apple Airpods Max

Apple Airpods Max Haut de gamme
  • Son dans le top du genre
  • Meilleure isolation du marché
  • Meilleure fabrication du marché
Le casque pour les Apple-users

Réussite technique presque parfait, avec une isolation et un mode transparence fabuleux, ainsi qu'un son au-dessus du lot des casques ANC (Shure excepté), l'Airpods Max est en plus de cela une merveille de fabrication. Un produit premium, sans doute beaucoup trop cher, mais vraiment impressionnant

Le casque pour les Apple-users

Réussite technique presque parfait, avec une isolation et un mode transparence fabuleux, ainsi qu'un son au-dessus du lot des casques ANC (Shure excepté), l'Airpods Max est en plus de cela une merveille de fabrication. Un produit premium, sans doute beaucoup trop cher, mais vraiment impressionnant

Présenté dans les toutes dernières semaines de 2020, le très attendu casque d'Apple est immédiatement devenu un phénomène. Arrivé dans
un marché déjà très mature, une première pour un nouveau produit Apple, l'Airpods Max a surtout surpris par son positionnement tarifaire. Cher ? Oui, et pas qu'un peu. Alors que le segment du casque ANC haut de gamme naviguait plutôt autour des 350-400 Euros max, Apple plonge dans le luxe et annonce 630 Euros. A ce prix, il ne fallait pas rater son coup. Et soyons honnête, la firme a placé la barre très haut.

Lourd et presque précieux

Si le design très étrange divise immanquablement, l'Airpods Max a mis le paquet sur la qualité des matériaux et les finitions. Difficile de véritablement parler de luxe, mais il dépasse clairement la concurrence nomade en qualité, même par rapport à ce qui se fait chez Bang & Olufsen ou Bowers & Wilkins. Très lourd (autour de 380 g), il reste étonnamment confortable, cela grâce à son bandeau canopée très bien pensé, l'Airpods Max restant assez pesant sur les longues sessions d'écoute.

Avec son unique port lightning, mais surtout le câble Jack vers lightning livré en option, Apple pousse la pingrerie assez loin dans le genre. Mais surtout, le constructeur enterre la possibilité de donner au casque
une très longue vie, le modèle n'étant pas utilisable éteint (et donc
inutilisable quand la batterie sera HS).

Alors que la mode des casques ANC n'a pas encore établie de
véritable standard ergonomique, Apple choisi l'approche à boutons, en plaçant à la fois un bouton multifonction (réglage de l'ANC et appairage) et une molette "couronne" cliquable multifonction, semblable à ce qui se trouve sur les Apple Watch. Dommage de ne pas avoir intégré une zone tactile sur ses très larges coques.

L'expérience non personnalisable

Sans surprise, l'ergonomie est un peu plus riche sur les produits iOS/MacOS, ne serait-ce que pour les quelques (rares) possibilités de
personnalisation et pour l'appairage rapide. En l'état, la marque nous laisse pourtant toujours sur notre faim. Apple décide de tout, ne livre aucun égaliseur, ne permet aucune marge de réglage sur la réduction de bruit ou le retour sonore, tout est automatique, même si très efficace. Forcément, les utilisateurs Sony, dont l'application Headphones Connect est un vrai modèle de personnalisation, crieront au scandale.

Sans révolutionner l'expérience, Apple affiche au moins quelques
fonctions modernes, comme la présence de capteurs optiques (pour arrêter et remettre la lecture) dans les coques. Il manque sans doute la petite feature qui transformerait un peu l'expérience, Apple n'innovant finalement jamais.

Une technique monstrueuse

Alors que son ergonomie est finalement classique, la puissance de traitement Apple fait la différence sur pratiquement tout le reste. Rien de surprenant, quand on sait que la très bonne puce H1 est en partie au commande. Ici, ne l'utilise toutefois pas en tant que cerveau central, comme cela peut être le cas avec les Airpods Pro.

Attendue de pied ferme sur la réduction de bruit, la marque conquiert instantanément la couronne, dépassant Sony et Bose au passage. C'est
simple, le casque est toujours devant les meilleurs, cela quelles que soient
les situations. La marge n'est pas toujours énorme, mais les bases sont posées. Son hégémonie naissante est encore plus forte sur le retour sonore. C'est simple, l'Airpods Max est de loin le casque le plus naturel à ce niveau. Seul quelques dB manquent dans les aigus, et encore.

La partie main-libre, de très bonne qualité elle-aussi, trouve pourtant un adversaire à sa taille avec le Bose Headphones 700. Ici, l'approche est un peu différente. Bose a un côté un peu plus naturel sur les voix, et gère le bruit de fond avec un peu plus de réussite dans la plupart des situations, même si les deux partent dans des philosophie de réduction différentes.

Sans surprise, la connectivité est excellente, avec une bonne portée et surtout une parfaite stabilité du signal. Nous n'avons jamais eu de saut durant nos longues écoutes. Cela est en grande partie le fait de la seule présence des codecs SBC et AAC (moins demandeurs, donc plus stables), Apple ne voulant toujours pas intégrer des codecs HD, type LDAC.

Pas multipoint (connexion à deux appareils en même temps) au sens strict, l'Airpods Max peut se connecter sur plusieurs appareils… Apple. Un
système propriétaire, censé basculer intelligemment entre les sources. Pas encore parfait en pratique.

L'autonomie, enfin, est le seul point technique sur lequel le casque Apple est vraiment banal. Annoncée à 20 h, et effectivement respectée
(même si le froid peut l'affecter), elle reste dans la moyenne basse du genre, loin des 30 h du Sony WH-1000xm4 par exemple.

Une vraie maitrise sonore

S'il est difficile de parler de rendu Hifi, nous pouvons tout de même tirer notre chapeau à Apple, qui a réalisé un excellent travail sur le son.

Signature légèrement chaude, basses un peu en avant, et début des aigus légèrement en retrait (une bonne extension ensuite), l'Airpods Max brille surtout pas sa maitrise générale et sa cohérence. Les basses sont
clairement un cran au-dessus des concurrents directs en qualité, comme le Sony WH-1000xm4, le Bose Headphones 700, et même les Sennheiser Momentum 3 et Bowers & Wilkins PX7, ce qui leur donne une excellente précision, sans jamais déborder sur le reste. Très polyvalent, le casque est à la fois puissant et détaillé, avec une scène sonore plutôt large, même si manquant un peu de profondeur. Un modèle qui, clairement, a bien compris comment concilier signature grand public et qualité sonore.

Mais, si à l'image du Shure Aonic 50, seul casque ANC a pouvoir se mesurer à lui en qualité pure, l'Airpods Max a quelques éléments caractéristiques d'un casque Hifi (notamment la gestion des basses), il ne va pas aller déranger les modèles de salon au-dessus des 250-300 Euros.

Premier essai réussi, l'Airpods Max est un casque impressionnant
sur presque tous les points. Extrêmement bien fini, isolation fabuleuse, retour sonore extrêmement naturel, sonorité dans le top du genre, difficile de ne pas voir avec ce casque la quintessence du genre. Mais justifie-t-il son tarif ?

Casque Bluetooth avec réduction de bruit active

En marge des casques à réduction de bruit, plaçant l’isolation à un degré d’importance critique, les simples casques Bluetooth se destinent à un public un peu différent. Moins complexes à mettre en place, leur rapport son/prix peut alors être supérieur, pour des casques plus abordables ou plus audiophiles. Dans la même idée, un casque à réduction de bruit qui serait considéré comme moyen peut faire un excellent casque Bluetooth.

Choix de la rédac

Audio Technica ATH-M50xBT

Choix de la rédac

  • Des basses puissantes
  • Une restitution adaptée aux musiques modernes
  • L'ouverture de la scène sonore
Rapport qualité / prix

Focal Listen Wireless

Rapport qualité / prix

  • Construction solide
  • Isolation passive du bruit
  • Linéarité globale
Top du Top

Shure AONIC 50

Top du Top

  • Qualité audio
  • Qualité de construction
  • Commandes mécaniques agréables

6. Shure Aonic 50

Shure AONIC 50 Le top du top
  • Qualité audio
  • Qualité de construction
  • Commandes mécaniques agréables
Un casque HiFi nomade

Modèle de tous les superlatifs, le Shure Aonic 50 est surtout un casque Hifi avant d'être un casque ANC. Très bien fini et au-dessus du lot d'un point de vue sonore, il pêche malgré tout sur l'isolation active, en-deçà de ses prétentions

Un casque HiFi nomade

Modèle de tous les superlatifs, le Shure Aonic 50 est surtout un casque Hifi avant d'être un casque ANC. Très bien fini et au-dessus du lot d'un point de vue sonore, il pêche malgré tout sur l'isolation active, en-deçà de ses prétentions

Modèle à la croisée du casque Hifi et du casque nomade, le Shure Aonic 50 n’est sans doute pas le casque à réduction de bruit le plus intéressant, faut de maitriser cette technologie. Mais, replacé dans un rôle de simple casque Bluetooth, pour un public pas trop exigeant sur l'ANC, le Shure prend tout son sens. Il propose alors une expérience à part, totalement portée sur la qualité sonore.

 Un élégant petit tank nomade

Bien que décrit comme un casque nomade, le Shure Aonic 50 pioche
énormément dans le milieu Hifi. La taille du produit (ou plutôt son volume), est vraiment importante. Cela passe par d’imposantes mais très solides coques, des branches épaisses en métal, et une structure non pliable. Notons tout de même que les coques peuvent se poser à plat. Le poids, s’élevant à 350 g, n’est pas compatible avec les cervicales fragiles, ce qui l’éloigne totalement d’un usage sportif.

Le Shure Aonic 50 conserve un bon équilibre et, d’une certaine façon, un très bon confort. Les coussinets sont enveloppants et assez doux, un peu chauds en été, mais pas étouffants. De longues heures d’utilisation se feront sentir sur le sommet du crâne, l’Aonic 50 n’étant tout de même pas au niveau des Bose Headphones 700 , Sony WH-1000Xm4 , ou du récent Huawei Freebuds Studio .

Tous les codecs, pour toutes les demandes

S’il y a bien un point sur lequel le Shure est irréprochable, c’est sa gestion des codecs Bluetooth. C’est simple, le casque accepte absolument tous les codecs classiques, et même un peu plus. Ainsi, en plus du SBC et du AAC, formats habituels, l’Aonic 50 prend en charge l’AptX et son superset AptX HD, ainsi que le très qualitatif et très énergivore LDAC de Sony, montant jusqu’à 24 bits et 96 kHz.

Mais surtout, pour les Gamers disposant d’un émetteur compatible, le casque peut décoder l’AptX LL, seul codec basse latence actuellement disponible, en attendant le futur LC3 .

Le casque est tout fait stable, ne s’effondrant pas, en tenant même assez bien la difficulté sur les codecs haut débit comme le LDAC. De plus, sa connexion multipoint permet de passer d’un appareil à l’autre très
rapidement, une fois le flux de lecture de l’un ou l’autre enclenché.

L’application n’est pas forcément l’avantage numéro un du casque, demandant encore quelques améliorations. Bien qu’atypique et assez
claire, celle-ci atteint vite ses limites. L'égaliseur, extrêmement précis, ne prend, par exemple, pas en charge les applications de streaming type spotify ou Qobuz, son intérêt est donc limité.

L’ergonomie est à la fois simple, claire, et pourtant perfectible. La marque a opté pour une disposition tout en bouton, limitant la navigation à trois éléments. Le casque est alors assez simple à utiliser et très réactif, mais il arrive souvent de se mélanger les pinceaux, les touches n’étant pas toujours très reconnaissables au toucher.

Comme précisé plus haut, l’ANC est assez loin des meilleurs, pas inutile, mais clairement pas l’avantage de la marque. Ainsi, il faut vraiment le voir comme un modèle Bluetooth avant de le voir comme un modèle à
réduction de bruit. L’autonomie est assez correcte, s’établissant entre 13 h et 20 h environ selon les codecs.

Leçon de son

La partie sonore, confiée à des transducteurs propriétaires de 50 mm, est clairement le point fort du produit.

Sans être neutre ou vraiment équilibrée, car plutôt en V (légère emphase des bas médiums et aigus), l’Aonic 50 est techniquement très impressionnant. Détaillé, imposant une scène sonore ouverte et très cohérente, avec une séparations des instruments au-dessus de la moyenne, le casque sonne véritablement comme un petit casque Hifi fermé.

Pas aussi percutant ou énergique que des casques type Sony WH-1000xm4, le Shure est pourtant plus propre sur des gammes clés, comme les basses. En comparaison, le Sony parait presque pataud, un ou deux crans en-dessous en qualité sonore.

À l’instar du M50xBT et du Grado GW100, son transducteur vraiment à part, ainsi que la conception assez poussée de la chambre acoustique, font clairement la différence, plus que l’électronique embarquée.

Un produit pas parfait, presque hybride, mais le top en matière de qualité sonore sur un casque Bluetooth.

7. Audio-Technica ATH-M50xBT

Audio Technica ATH-M50xBT Le plus puissant
  • Des basses puissantes
  • Une restitution adaptée aux musiques modernes
  • L'ouverture de la scène sonore
Un casque puissant et technique

L'Audio-Technica ATH-M50xBT possède d'excellentes capacités de reproduction, avec une certaine facilité dans le grave qui saura satisfaire un grand nombre d'utilisateurs. Son rendu sonore est creusé dans le médium, ce qui le destine avant tout aux musiques modernes. La scène sonore est assez large autour de la tête, sur de bons enregistrements évidemment. Et les coussinets isolent correctement du bruit extérieur. En écoute sédentaire, même si le Bluetooth l'emporte côté praticité, dès que vous pouvez relier le cordon, n'hésitez surtout pas à le faire.

Un casque puissant et technique

L'Audio-Technica ATH-M50xBT possède d'excellentes capacités de reproduction, avec une certaine facilité dans le grave qui saura satisfaire un grand nombre d'utilisateurs. Son rendu sonore est creusé dans le médium, ce qui le destine avant tout aux musiques modernes. La scène sonore est assez large autour de la tête, sur de bons enregistrements évidemment. Et les coussinets isolent correctement du bruit extérieur. En écoute sédentaire, même si le Bluetooth l'emporte côté praticité, dès que vous pouvez relier le cordon, n'hésitez surtout pas à le faire.

Version Bluetooth d’un classique d'un casque de studio très utilisé en nomade, le ATH-M50xBT n’a que peu de fonctions annexes à proposer,
mais négocie bien son passage au sans-fil.

Un modèle filaire… avec du Bluetooth dedans

Clairement, même pour un non-connaisseur, le M50xBT ressemble bien à un casque filaire classique auquel on aurait greffé un compartiment Bluetooth. Pas forcément élégant, ce modèle est moins brut de décoffrage qu’il n’y parait au premier-abord. L’intégration de commandes (uniquement boutons) sur l’une des tranches n’est pas spécialement élégante, mais tout de même discrète. Difficile également d’ignorer la recharge en micro-USB, tout sauf moderne.

Si le casque mérite un coup de lifting, la forme reste l’un de ses points forts. Simple mais éprouvé, le M50x fait partie de ces classiques increvables, à l’image du HD25 de Sennheiser. Le casque mêle
bien plastique dense et métal, tout en proposant une structure pliable et des coques pivotant à 90°. Peu de choses à reprocher, si ce n’est son poids de 310 g (assez important pour du nomade) et encore quelques grincements. La marque a, de plus, intégré une prise en Jack 3,5mm.

Le confort, à défaut d’être parfait, franchement exemplaire. Les coussinets, très larges et très enveloppants, s’accordent bien avec le
bandeau assez épais. Seules les très longues sessions le feront devenir un peu fatigant. Il est également à noter que toutes les têtes (surtout petites) ne s’accorderont pas parfaitement avec le produit.

Bluetooth brut, codec bonus, autonomie en vrai plus

La partie Bluetooth n’a, il faut le dire, rien d’exceptionnelle, mais tient tout à fait la route. La stabilité du signal est restée très bonne lors de nos tests, même si les décrochages arrivent sous AptX. En effet, ce codec est intégré au casque, en plus du SBC et du AAC, ce qui pourra faire plaisir à une certaine cible.

La portée est moyenne pour un casque, et, surtout, le multipoint n’est pas de la partie. Les commandes intégrées, très complètes et simples, sont parfois un peu difficiles à reconnaître.

Enfin, l’autonomie, si elle n’atteint pas les sommets du Major IV, est au-dessus de la moyenne. Annoncée à 40 h, elle atteint facilement les 38 h en pratique.

45 mm de puissante précision

Vrai modèle fermé, l'Audio-Technica ATH-M50xBT est un casque non-ANC particulièrement isolant. S’il ne nous coupe pas du reste du monde, en particulier sur les basses fréquences, les haut-médiums et aigus sont
particulièrement bien sabrés, permettant de suffisamment profiter de ses
morceaux, sans faire exploser le volume.

Se basant sur des transducteurs propriétaires de 45 mm, typique de la marque, ce casque met toutes les chances de son côté. Et, clairement, cela fonctionne. Techniquement, le produit tape très fort. Le niveau de détail et l’ouverture de la scène sonore sont d'un très bon niveau, le côté studio du casque se retrouve assez facilement.

La signature sonore, plutôt en V, met en avant son caractère assez puissant et tranchant, parfois un peu trop agressif (sa seule limite), un
peu chuintant lorsque les aigus sont trop présents dans un morceau. De même, l’extension dans les basses aurait pu être encore améliorée, même si la sensation d’enveloppement reste très bonne.

Le ATH-M50xBT possède une puissance impressionnante dans le bas du spectre, sans vraiment déborder. Une sonorité qui, si elle ne peut sans
doute pas rivaliser avec les vrais modèles Hifi, en partage déjà quelques
qualités, tout en ayant le culot d'un vrai bon nomade. Un casque à la fois très technique et très polyvalent dans ses usages.

8. Focal Listen Wireless

Focal Listen Wireless L'alternative
  • Construction solide
  • Isolation passive du bruit
  • Linéarité globale
La signature Focal dans un casque sans fil

Avec le Listen Wireless, Focal nous fait une proposition sans fil intéressante mais pas totalement aboutie. Il hésite entre être sédentaire ou nomade, avec des qualités pour ces deux usages, mais aussi des défauts dans les deux cas.

La signature Focal dans un casque sans fil

Avec le Listen Wireless, Focal nous fait une proposition sans fil intéressante mais pas totalement aboutie. Il hésite entre être sédentaire ou nomade, avec des qualités pour ces deux usages, mais aussi des défauts dans les deux cas.

Plus tout jeune, et pourtant ! Faute de concurrence, le Focal Listen Wireless, version Bluetooth du Listen, est devenu un petit classique dès sa sortie en 2017. Si sa structure et son ergonomie ne sont pas des plus modernes, le casque cache une qualité technique tout simplement hors
du commun pour son prix.

Une solide expérience

Si le tout premier casque de la marque, le Spirit One, avait eu quelques soucis de construction sur les premières séries, la marque stéphanoise
a depuis largement hissé son niveau.

Tout en plastique (sauf l'arceau) mais très dense, le Listen Wireless ne donne jamais l’impression de pouvoir se briser. L’arceau est à la fois dur mais assez souple, les coques bien rigides, et les grincements assez rares. Le réglage de l’arceau n’est pas le plus agréable du monde, mais reste solide, presque sans aucun jeu. Peu de défauts sur la structure au final.

Comme nous l’avons précisé, le design est entièrement basé sur celui du Listen, en conservant sa prise casque (dans une encoche), et en
rajoutant, sur la tranche droite, un cerclage de caoutchouc accueillant des
boutons de contrôle et de volume. Un commutateur, placé directement sur la coque, permet, va lui-aussi créer une micro-différence. Ce design est plutôt original, en tous cas reconnaissable.

Le Listen Wireless est pliable, mais ses coques non-pivotantes ne lui permettent pas de vraiment devenir compact. La liaison à l’arceau
passant par une fixation en rotule (à l’arrière des coques), les coques peuvent pivoter dans toutes les directions, mais avec une liberté très restreinte.

Le confort est, malheureusement, l’un des rares points faibles du produit. Les coussinets sont de type circum-auriculaires, mais assez petits, la plupart des oreilles (exceptés les petites) manquant alors d’espace,
touchant les extrémités, comme un grand supra-aural (coussinets reposants sur les oreilles). Le Listen Wireless est, à ce titre, un modèle qui n’est pas spécialement confortable sur de longues sessions.

Ergonomie casse-tête, isolation d’un vrai fermé

Focal a misé uniquement sur les boutons, ce qui n’est pas un mal en soi. Le problème est que ces boutons sont trop nombreux et placés de
manière désordonnée. Six touches viennent ainsi se greffer dans le cerclage caoutchouteux de la coque droites (3 en avant, 3 en arrière). Mais, le toucher trop texturé, et le manque de repère en relief, font que l'on s'emmêle souvent les pinceaux. Un bon temps d’adaptation arrange un peu les choses, mais pas plus. Dommage, car c’est un des rares modèles proposant des boutons de navigation vraiment dédiés (et non un bouton multifonction).

L’isolation du produit est, en partie grâce à son niveau de serrage, particulièrement élevée. Le Focal sabre très efficacement les aigus,
et permet de largement profiter des qualités du casque dans un milieu bruyant, bruits ronronnant mis à part.

La stabilité et la portée du signal sont très bonnes, avec en gros bonus une connexion multipoint, ainsi qu’une prise en charge du codec AptX. L’autonomie est d'environ 24 h, ce qui est tout à fait correct, même si perfectible.

Un son exigeant mais immensément technique

Fort de son expérience débutée avec le Spirit One, Focal a mis le paquet sur les transducteurs du produit, des références de 40mm avec une classique membrane polymère. Malgré ce classicisme, le son est l’un des
plus riches qui soit sur un casque Bluetooth, toutes gammes de prix réunies.

Relativement neutre dans le bas du spectre, un peu doux dans les haut-médiums, et légèrement mettant légèrement en avant les aigus, le Focal
Listen Wireless est à la fois très technique, mais pas forcément facile à
appréhender, définitivement pas un casque proposant un son à la mode. Sorte d’antithèse du Sony WH-1000xm4, le Focal est la définition même de la sobriété. Il faudra, pour certains, un petit temps d'adaptation, ne serait-ce que pour apprivoiser sa signature un peu à contre-courant. Polyvalent, très détaillé, ne débordant jamais, il s’affirme comme un petit ovni, d’autant plus dans sa gamme de prix. Pas parfait encore un peu artificiel sur les aigus, il reste une référence et, surtout, a largement baissé de prix depuis sa sortie.

9. Marshall Major IV

Marshall Major IV L'accessible
  • Autonomie hors du commun
  • Confort
  • Multipoint
Le casque à l'autonomie monstrueuse

Compact, confortable, ultra-autonome et techniquement très correct, le Marshall Major IV est excellent casque à utiliser au quotidien, même si encore perfectible et légèrement moins Marshall que les précédentes versions.

Le casque à l'autonomie monstrueuse

Compact, confortable, ultra-autonome et techniquement très correct, le Marshall Major IV est excellent casque à utiliser au quotidien, même si encore perfectible et légèrement moins Marshall que les précédentes versions.

5ème version (Le Major III existant en version Voice) du célèbre modèle supra-auriculaire de Marshall, le Major IV prend assez peu de risques, se permet seulement quelques améliorations, comme l’autonomie,
annoncée à plus de 80 h. Un casque nomade très simple, virtuellement
increvable, parfait pour qui désire un produit simple et compact.

Petite régression de design

Habituellement, les casques Marshall sont marqués par des touches façon vinyle, ce plastique grainé caractéristique des amplificateurs de la marque. Ici, Zound Industries, propriétaire de Marshall Headphones, a fait
preuve d’une certaine pingrerie. Le vinyle est toujours présent sur la face
externe du bandeau, mais disparaît des coques, ce qui rend le design un peu plus cheap, perdant une partie de son caractère.

Le casque est toujours assez bien construit, plutôt souple, sans grincement, et demeure sérieux sur les points clés comme l’arceau et les coussinets. La structure est entièrement pliable, permettant au produit de prendre un minimum de place. Cela nous fait un peu oublier l’absence de housse de transport.

Le confort, bénéficie des progrès réalisés depuis le Major III. L’arceau épouse bien la forme de la tête, ce qui permet aux coussinets, très rembourrés à la base, de peu serrer. Ajoutez à cela la grande légèreté du
produit (autour de 180 g), et l’expérience est presque parfaite. Forcément, le Major conserve sa topologie supra-auriculaire, ce qui rebutera une partie des utilisateurs.

Multipoint et autonomie divine

La connectivité du produit est pour le moins excellente. Ainsi, la liaison est stable en toutes circonstances, et la portée très bonne. Cela va de pair avec sa connexion multipoint, un point toujours pratique pour une utilisation sur plusieurs produits en simultané.

On peut regretter l’absence d’application dédiée, ce qui aurait permis d’implémenter un égaliseur, ainsi que la pauvreté des codecs, réduits au seul SBC.

Très consciemment, l’utilisation de ce seul codec, sans doute utilisé à relativement bas débit, permet d’atteindre une autonomie simplement hors du commun. Annoncée à 80 h, celle-ci peut largement atteindre
voire dépasser ce chiffre en pratique. En utilisation classique, il n’est donc
pas nécessairement de recharger le casque plus d’une fois par mois, ce qui est presque un record en la matière.

Un son joyeux, pas trop technique

Marshall a largement progressé sur la partie sonore ces dernières années, tout en gardant quelques limitations. Le Major IV, sans être un tueur en la matière, sans pouvoir rivaliser avec le modèle Focal Listen Wireless par exemple, conserve une touche particulièrement musicale, une énergie marquée par une mise en avant des basses et quelques pics dans les
aigus, très adapté à une cible rock et électro.

Le Major IV place les voix un peu retrait, et conserve quelques imprécisions, mais reste tout à fait valable d’un point de vie technique, surtout pour un supra-auriculaire. Il est l’un des rares modèles, utilisant cette topologie, à ne pas être trop déséquilibré, ou trop timide dans le bas du spectre. Un produit tout à fait fidèle à ce qu’il annonce.

10. JBL Tune 500BT

JBL Tune 500BT Entrée de gamme
  • Grande légèreté
  • Multipoint
  • Sonorité puissante
Un casque simple et abordable

Simple et abordable, le JBL Tune 500BT est un casque agréable à l'usage, léger et doté de membrane suffisamment soignée pour profiter d'une bonne expérience audio.

Un casque simple et abordable

Simple et abordable, le JBL Tune 500BT est un casque agréable à l'usage, léger et doté de membrane suffisamment soignée pour profiter d'une bonne expérience audio.

Au royaume du plastique et de la légèreté

Ne se démarquant pas spécialement des équivalents Sony de cette gamme de prix, le Tune 500BT affiche une structure entièrement plastique, assez bien assemblée, mais ne donnant pas une confiance absolue. Clairement, l’arceau n’a pas la souplesse nécessaire pour être trop étiré.

Le confort est plutôt acceptable, en partie grâce à sa grande légèreté (environ 150 g) et au serrage pas trop important, cela malgré des coussinets supra-auriculaires (reposant sur les oreilles) assez fins.

L’ergonomie est des plus classique, tout en boutons, disposés sans trop d'harmonie, le Tune 500 BT étant basé sur un modèle filaire à l’origine (le Tune 500). À l’usage, ces boutons ne posent pas de souci majeur. Seuls peuvent s'entendre des petits grincements structurels en appuyant sur les
boutons.

Il ne faudra pas non plus être trop exigeant sur l’autonomie, puisque celle-ci plafonne à 13 h en pratique. La légèreté reste le mot d’ordre, même pour la batterie.

Néanmoins, nous découvrons, comme une bonne surprise, que le JBL Tune 500BT est multipoint, ce qui est inespéré dans cette gamme de prix. Pas de prouesse sur les codecs Bluetooth , limités au simple et obligatoire SBC.

Un son déjà puissant, mais un peu imprécis

Côté son, les transducteurs de 32mm et la chambre acoustique particulièrement petite font que nous sommes forcément limités. Mais en prenant en compte son prix, le rendu du JBL est plutôt correct. Les basses sont bien présentes, très mises en avant, mais pour une fois (dans cette gamme de prix) pas trop imprécises, ce qui est déjà un luxe. À ce titre, le Tune 500BT est assez polyvalent, même si se réserve pour les genres simples et les morceaux pas trop complexes.

Cette emphase, débordant un peu sur le reste du spectre, n’empêche pas les médiums de s’exprimer, de mettre en avant une certaine qualité. Les aigus, également présents et pas trop inconstants, souffrent d’un petit manque de naturel et d’extension, ce qui se traduit par un niveau de détails perfectible et un espace sonore moyen. Mais, dans l’ensemble, le Tune 500BT ne s’effondre pas, il permet de largement dépasser le cadre du casque gadget.

Comment choisir le meilleur casque bluetooth ?

De quelle autonomie avez-vous besoin ?

Lorsque l'on parle du casque Bluetooth, le critère qui vient en tête est bien évidemment son autonomie. Par définition un casque sans-fil devra avoir une batterie assez conséquente pour résister aux longues heures que vous passerez avec lui, loin de toute source d'électricité pour le recharger.

Gardez également en tête qu'un casque audio Bluetooth peut aussi comporter une prise auxiliaire à laquelle vous pouvez rattacher un cordon jack pour vous sauver la mise en cas de batterie déchargée.

Quel poids pour mon casque ?

Il s'agit de l'un des critères les plus déterminants pour faire un choix éclairé. Plus le casque aura un poids élevé, plus cela sera signe de solidité, avec des composants internes qui résisteront aux chocs éventuels. Mais au-delà de 200 grammes, en fonction de l'ergonomie du casque, il existe un risque de douleurs en cas de port prolongé.

Cependant, réfléchissez à ce critère également en termes de confort : plus il sera lourd, plus la pression sera importante sur votre tête. Si vous cherchez un modèle de ville à porter lors de vos déplacements quotidiens, peut-être préférerez-vous un poids plume. A contrario, un casque de bureau pourra peser un peu plus lourd sans entacher le confort de l'utilisateur trop longtemps.

Supra ou circum, quel format de casque choisir ?

Le type de casque que vous choisirez dépendra en grande partie de ce que vous recherchez en termes de confort, mais aussi d'acoustique. Deux formats s'offrent à vous :

Le casque supra aural : ses écouteurs sont plus petits et se posent directement sur les oreilles. Il est ainsi plus facile à transporter, mais vous permettra un confinement et une réduction de bruit moindre que le second type.
Le casque circum : Ses écouteurs englobent les oreilles, pour un confort et une isolation du bruit extérieur optimaux. Si vous souhaitez utiliser votre appareil intensivement et que vous recherchez une finesse acoustique particulière, vous préférerez ce type de format, même s'il est plus difficile à transporter que le supra-aural.

Avez-vous besoin d'un système de réduction active de bruit ?

Les technologies les plus innovantes ont permis à certains constructeurs de casques audio de les parer d'un système dit de « réduction active de bruit ». C'est cela, qui s'appuie sur les connaissances acoustiques les plus modernes, qui permet de créer une isolation phonique optimale à l'utilisateur. La présence d'un tel système sur votre casque vous permettra de profiter pleinement de votre musique en réduisant au maximum les nuisances sonores périphériques.

Quelle signature sonore choisir ?

En choisissant un casque, vous choisissez sa fréquence ou sa bande passante, exprimée en Hertz (Hz) sur sa fiche technique. Plus une fréquence est large, meilleure est la résolution du son.

Toutefois, si vous avez un style musical véritablement déterminé, il vous faudra adapter ce critère de fréquence à vos préférences. Un casque qui aura un pic dans les bandes passantes basses conviendra particulièrement à des adeptes de hip-hop ou d'électro, qui rechercheront l'intensité du kick. Un casque qui cherchera la puissance dans les bandes médiums ou aiguës sera plus adapté pour les styles rock, indie ou folk, où la voix et les instruments ont une place prédominante. Certains modèles possèdent une véritable polyvalence entre les basses et les aigus, avec une plage de fréquence très équilibrée : ce sont eux qui conviendront à un usage mixte, et à une variété de styles musicaux différents.


Quel budget pour mon casque bluetooth ?

Le budget que vous déciderez d'allouer à l'acquisition de votre prochain casque Bluetooth reste un critère prédominant, tant le champ des possibles est vaste. Nous vous recommandons de ne pas surinvestir dans un casque et d'être attentif à la cohérence entre le modèle que vous choisirez par rapport à vos usages et à vos exigences en termes de qualité sonore. Si le prix est votre premier critère, vous trouverez une vaste offre de casques d'entrée de gamme, ou de casques des générations précédentes.

Modifié le 09/06/2021 à 12h19
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