Pierre Crochart

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Apple tenait ce soir une conférence destinée à présenter ses nouveaux investissements dans les services. En plus d’Apple TV +, dont nous vous parlons en détail ici, la firme a également explicité son service d’abonnement à la presse baptisé Apple News +. Une belle idée sur le papier, mais qui à l’instar de la version initiale d’Apple News, restera indisponible en France jusqu’à nouvel ordre. Pour les expatriés, Apple News + est d’ores et déjà disponible au pays de l’oncle Sam et au Canada. Il s’affiche à 9,99$ par mois (premier mois offert), et peut être partagé comme tous les autres services Apple à six membres de votre famille sans surcoût. Apple a aussi indiqué qu’il lancerait son service en Australie et au Royaume-Uni "plus tard dans l’année", avant de s’implanter en Europe. Apple News + : qu’est-ce que c’est ? Prenant acte du changement (nécessaire) de modèle économique pour la presse, Apple dévoile Apple News + : un service d’abonnement à la presse sur le modèle de la SVoD, qui permet contre un tarif unique d’avoir accès à plus de 300 magazines de la presse anglo-saxonne à son lancement. Mais ce n’est pas tout. En plus des magazines, quelques titres de la presse quotidienne sont partenaire d’Apple News +. C’est notamment le cas du Los Angeles Times et du Wall Street Journal, lequel avait d’ailleurs dévoilé de nombreux éléments sur le service d’Apple. Mais la firme de Cupertino annonce aussi que certains sites Web proposant du contenu payant ont accepté de rejoindre Apple News +. theSkimm, Tech Crunch ou encore Vulture font partie de ceux-là. Par exemple, si le journal Le Monde était partenaire d’Apple News + et que vous étiez abonné au service d’Apple, vous seriez en mesure de consulter les articles réservés aux abonnés du "Monde" sans surcoût. Des magazines entièrement repensés pour Apple News + La valeur ajoutée d’Apple News + est de proposer une mise en page entièrement retravaillée pour un affichage optimal sur iPhone, iPad ou Mac. On a par exemple pu admirer une déclinaison animée de la couverture du National Geographic. Les articles sont également repensés pour optimiser le confort de lecture sur tous les iDevices. La police est plus agréable (et peut être agrandie), et les images s’harmonisent à merveille avec le texte. Un travail de mise en page titanesque, pour un résultat qui s’est montré tout à fait convaincant. Quelle rémunération pour les éditeurs de presse ? Apple semble avoir eu les yeux plus gros que le ventre avec son service d’abonnement à la presse. Le bruit courrait en amont de la conférence qu’Apple pourrait s’octroyer 50% des revenus générés par les abonnements à son service. Une information dont nous n’avons eu ni confirmation, ni infirmation au cours de la conférence, mais dont nous pouvons deviner l’exactitude en observant quels titres particulièrement importants manquent à l’appel. On remarque en effet que l’offre dédiée à la presse quotidienne ne contient pour l’heure que deux titres. Le New York Times et le Washington Post ne figurent par exemple pas parmi les partenaires d’Apple News +. Une information qui avait d’ores et déjà été révélée par… le Wall Street Journal. Le hasard fait bien les choses.
25/03 | Apple
Deuxième volet d’un triptyque d’annonces relatives aux services, Apple Arcade est un abonnement qui permettra à ses souscripteurs de jouer à une sélection de jeux vidéo exclusifs sur iOS, macOS et tvOS. Un service aux antipodes d’un Stadia, le service de cloud gaming de Google, qui se contentera de mettre à la disposition des abonnés une sélection de jeux vidéo, sans pour autant leur permettre d’y jouer sans téléchargement, ni sur tous les supports. Apple Arcade sera disponible à l’automne prochain dans plus de 150 pays. Apple Arcade : qu’est-ce que c’est ? Apple Arcade puise davantage son inspiration dans le Gamepass de Microsoft. Contre un abonnement dont les contours tarifaires restent à dessiner, les utilisateurs seront en mesure de s’adonner sans limitation à plus d’une centaine de jeux exclusifs à Apple Arcade. Des jeux d’ailleurs en partie financés par Apple, qui se lance donc par la même dans l’édition de jeux vidéo. Les jeux Apple Arcade ne seront donc a priori pas disponibles à l’achat dans la section "Jeux" de l’App Store, mais uniquement par le biais de l’abonnement mensuel. Par conséquent, un onglet supplémentaire dédié fera son apparition sur l’App Store, et vous présentera les jeux inclus dans le service. La spécificité d’Apple Arcade est que, pour la première fois dans l’écosystème Apple, les jeux seront compatibles et jouables sans friction d’une plate-forme à l’autre. Autrement dit : si vous commencez une partie sur votre iPhone, vous pourrez la poursuivre directement sur votre Mac ou votre Apple TV sans perte de sauvegarde ou autre forme de chargement. Quels jeux seront disponibles sur Apple Arcade ? Au lancement, Apple indique que plus de 100 jeux exclusifs seront disponibles sur Apple Arcade. Une centaine de titres, auxquels s’ajouteront logiquement beaucoup d’autres au fil du temps. Parmi les titres qui ont été présentés par l’équipe de Tim Cook, on retient particulièrement Oceanhorn 2 : Knights of the Lost Realm, dont on n’a pas entendu parlé depuis 2017 maintenant, et qui sortira donc en exclusivité sur le service d’Apple. On note aussi le puzzle-game Where Cards Fall à la proposition esthétique intéressante. Les Lego seront aussi de la partie avec LEGO Brawls, un jeu de combat trèèèèès inspiré d’un certain Super Smash Bros. Les amateurs de jeux post-apocalyptiques poussiéreux jetteront quant à eux leur dévolu sur Beyond a Steel Sky, un jeu d’enquête à la troisième personne dans un univers que ne renierait pas Fallout. Enfin Hot Lava, le jeu de plate-forme de Klei Entertainment qui a cartonné sur YouTube devrait également faire partie du line-up de sortie d’Apple Arcade.
25/03 | Apple
"It’s showtime!", clamait Apple sur les cartons d’invitation à son événement californien de ce soir. Et comme le prophétisaient les observateurs, l’entreprise de Tim Cook a effectivement levé le voile sur son propre service de SVoD, se posant ainsi en concurrent direct de Netflix. Apple TV +, c’est son nom, se basera intégralement sur la nouvelle version de l’application existante Apple TV, qui sera largement remaniée pour l’occasion. Le service sera disponible à l’automne dans plus de 100 pays. Apple TV +, comment ça marche ? En échange d’un abonnement mensuel dont le tarif n’a pas été précisé, les utilisateurs pourront se connecter à la nouvelle plate-forme d’Apple et profiter de tout le contenu vidéo y étant catalogué. Mais contrairement à ce que l’on pensait de prime abord, le service de SVoD d’Apple ne sera constitué que de contenus originaux. En effet la firme à la Pomme s’est offert les services de grands nom d’Hollywood pour assurer sa promotion : Steven Spielberg, Jennifer Aniston, Damien Chazelle, Ron Howard ou encore Oprah Winfrey. Des noms prestigieux auxquels s’ajoutent beaucoup d’autres, qui auront la fastidieuse mission de faire d’Apple TV + un service qui compte dans le paysage audiovisuel ultra compétitif d’aujourd’hui. Aussi, sur le modèle de YouTube TV aux États-Unis, l’application Apple TV connaîtra une refonte de taille. Celle-ci permettra à ses utilisateurs (américains, on imagine) de souscrire à des chaînes câblées directement depuis son interface. Le service pensé par Apple s’avance donc non seulement comme un fournisseur de contenus, mais aussi comme un véritable hub qui se substituerait à l’interface de votre téléviseur. L’occasion est donc bonne pour Apple d’annoncer que la nouvelle version de l’Apple TV sera disponible sur tous les iDevice en mai prochain, et sur macOS à l’automne pour le lancement d’Apple TV +. Apple TV + : quels contenus pour l’ouverture du service ? On le sait : en matière de SVoD, le plus important est l’épaisseur du catalogue. Mais plus important encore, de la faculté d’Apple TV + à proposer ses propres contenus dépendra son succès. En la matière, on confesse un certain scepticisme. Si à l’exercice du name dropping Apple a marqué des points, il s’est particulièrement illustré dans l’absence de démonstration de ses prétentions. Sur scène ont défilé Steven Spielberg, Jennifer Anniston, Reese Witherspoon et Steve Carrell, Jason Momoa accompagné de Alfre Woodard ou encore J.J Abrams et Sara Bareilles ; tous dans l’objectif de présenter leur show futur. Une comédie dramatique sur le sexisme dans le monde des médias, une épopée fantastique dans un monde où l’humanité serait aveugle, une série d’anthologie sur le parcours d’immigrés aux États-Unis ou le parcours d’une jeune chanteuse qui doit trouver sa voie dans un monde extrêmement fermé… autant de pitch qui, sur le papier laissent imaginer de belles choses, ne nous font pour l’instant pas rêver. Le hic ? Pas un seul trailer n’a été diffusé pendant l’annonce. Simplement un court teaser reprenant des images des différents projets en cours. Une déclaration d’intention plus qu’un véritable pavé dans la marre donc. Reste qu’avec un service disponible dans 10 mois, Apple a encore le temps d’opter pour une communication plus agressive.
25/03 | SVOD
Après un transitoire et oubliable Galaxy S9, Samsung souffle les 10 premières bougies de sa gamme flagship avec pas moins de trois modèles au magnétisme certain. Annoncés en grande pompe lors d’un événement au cours duquel le constructeur a fait la démonstration de son premier smartphone pliable - le Galaxy Fold - les Galaxy S10, S10+ et S10e sont les smartphones de tous les superlatifs. Autant d’arguments que Samsung peut mobiliser pour mettre la pression sur un Apple bien au chaud dans sa pantoufle, et encore plus un certain Huawei qui se rêve en calife à la place du calife. C’est aujourd’hui le Samsung Galaxy S10+ qui passe sous notre loupe. Celui-ci est disponible depuis le 7 mars à partir de 1 009€. Acheter au meilleur prix sur Amazon Samsung Galaxy S10+ : la fiche technique On se doutait bien que pour un anniversaire aussi important que celui de sa poule aux œufs d’or, Samsung ne lésinerait pas sur les moyens. La fiche technique de ce Galaxy S10+ en soit témoin : le line-up 2019 du constructeur sud-coréen se veut plus premium que premium. Le Samsung Galaxy S10+, c’est : Écran : 6,4 pouces (19:9), Dynamic AMOLED, définition de 3040 x 1440 pixels (521 ppi) couvrant 88% de la face avantSoC : Exynos 9820 (8 nm)Mémoire vive : 8 ou 12 GoStockage interne : 128 Go, 512 Go ou 1 ToBatterie : 4 100 mAhÉtanchéité : Certifié IP68Prise jack 3,5 mm : OuiAppareils photo arrière : 12 MP (f/1.5 ou f/2.4) + 16 MP (f/2.2) grand-angle + 12 MP (f/2.4) télé-objectifAppareil photo avant : 10 mégapixels (f/1.9) + 8 mégapixelsCapteur d’empreintes : Oui, ultrasonique sous l’écranRecharge inversée : OuiDouble SIM : OuiOS : Android 9.0 Pie + OneUIColoris : blanc prisme, noir prisme, vert prisme, noir céramique Pour une édition anniversaire, on était en revanche en droit de s’attendre à un packaging en forme de paquet cadeau. Comme les années précédentes, Samsung ne sort pas vraiment du cadre et propose son habituel adaptateur secteur 15 W, un câble USB-C, une paire d’écouteurs intra-auriculaires AKG et un adaptateur USB-C/USB-A. Notez qu’un film plastique est pré-apposé sur l’écran Infinity-O des Galaxy S10. Mais pour une raison qu’on ne s’explique pas vraiment, la découpe de celui-ci rendra l’utilisation de l’écran au mieux gênante, au pire laborieuse. En effet les bords du film s’arrêtant nettement avant la courbure latérale de l’écran, on "sent" la découpe au passage du doigt. Dans le cadre de notre test, nous avons préféré nous en séparer. Le plus beau Galaxy jamais conçu Samsung a mis un certain temps avant de rivaliser avec Apple au rang du design de ses appareils. Mais l’arrivée du Galaxy S8 en 2017 a mis tout le monde d’accord sur les prétentions esthétiques du Sud-Coréen. Ce Galaxy S10+ reprend assez généreusement le dessin de ses illustres prédécesseurs, mais affiche des finitions d’orfèvre que l’on n’avait jamais vues auparavant sur un smartphone Samsung. Pourtant avec des dimensions pareilles, "élégance" n’est pas forcément le mot qui nous viendrait à la bouche instinctivement. Voyez plutôt : 157,6 mm de haut, 74,1 mm de large et 7,8 mm d’épaisseur. Des mensurations généreuses, qui ne se retrouvent pourtant pas sur la balance, où le Galaxy S10+ n’affiche que 174 grammes. Le Galaxy S10+ blanc prisme que nous testons aujourd’hui est cerclé d’un aluminium blanc à l’effet miroir prononcé. Un enrobage qui met particulièrement bien en valeur le verre au coloris prismatique situé à l’arrière, qui offre des reflets d’une élégance folle. Principale nouveauté de cette édition 2019 : le trio d’appareils photo, situé à l’horizontale dans le quart supérieur de la face dorsale. Une disposition, je trouve, plus heureuse que le carré choisi par Huawei sur son Mate 20 Pro, et qui s’accompagne ici du traditionnel capteur de rythme cardiaque. On notera cependant que le verre Gorilla Glass 5 choisi pour l’arrière est particulièrement sensible aux traces de doigt. À l’avant, le constructeur a opté pour un Gorilla Glass 6 qui est moins soumis à ce petit impair. L’avant, parlons-en. On le sait : Samsung s’est toujours refusé à donner dans l’écran à encoche, et passe directement par la case "écran percé". Ici, les deux modules photo avant sont situés dans une "bulle" d’à peine un centimètre de long. Plutôt discrète, cette capsule s’oubliera assez facilement à l’usage, et permet évidemment à l’écran d’occuper une surface record - chez Samsung - de 88%. Un chiffre atteint également grâce à des bordures extrêmement fines en haut et en bas, et inexistantes sur les côtés - l’écran étant incurvé et bord-à-bord. Un choix esthétique qui contribue à différencier les Galaxy de leurs concurrents, mais qui pose de menus soucis de navigation ; a fortiori sur un terminal aussi imposant que le Galaxy S10+. Et à la complexité de naviguer se conjugue aussi celle d’utiliser le capteur d’empreintes ultrasonique situé sous l’écran. Outre le fait que celui-ci est parmi les plus capricieux que nous ayons testés jusqu’à présent, son positionnement laisse à désirer. Situé à 1,4 cm du menton, il est dans bien des cas difficilement atteignable, et le déverrouillage de l’appareil s’en retrouve encore plus laborieux. D’autant plus étrange que Samsung a tenu à peaufiner son interface - OneUI - pour faciliter l’usage à une main de ses smartphones. Même constat pour le bouton d’allumage de l’appareil, situé beaucoup trop haut sur la tranche droite pour l’atteindre sans revoir sa préhension du Galaxy S10+. À l’inverse, le bouton dévolu à Bigby (désormais reconfigurable) tombe rapidement sous le doigt… mais a forcé les ingénieurs de Samsung à rehausser la réglette de volume au même niveau que celui d’allumage. Trop haut, donc. De petites erreurs auxquelles on finit par s’habituer, mais qui démontrent que tout spécial qu’il est, ce Galaxy S10+ n’est pas exempt de défauts de conception. La tranche supérieure abrite enfin le tiroir double SIM et carte SD, quand celle située à l’opposé regroupe le port jack 3,5, la prise USB-C et la grille de haut-parleur. Signalons d’ailleurs d’emblée que la partie audio du Galaxy S10 est parmi ses points forts - le rendu stéréo procuré par ses deux haut-parleurs délivrant un son puissant et à la dynamique équilibrée. L’écran dont on a tous rêvé Avec un tel espace dévolu à son écran AMOLED, Samsung ne pouvait définitivement pas bâcler ce chapitre du Galaxy S10+. Par chance, le constructeur est un spécialiste absolu en la matière, et rend cette année encore une copie sans faute. Doté d’une luminosité maximale pouvant atteindre les 1 000 cd/m2 en conditions extrêmes (et 2 cd/m2 au minimum), l’écran du Galaxy S10+ est parfaitement utilisable, peu importe votre environnement. Les contrastes sont bien entendu à se damner, et les couleurs sont parfaitement calibrées dès la sortie d’usine. Le ratio d’aspect de 19:9 permet de profiter de tous ses contenus vidéos sans trop de perte d’affichage en plein écran. On regrette cependant que la "capsule" où sont logées les caméras avant se superpose au bouton retour de YouTube, par exemple. Un faux problème, qui se résout simplement en retournant son smartphone ; mais une preuve supplémentaire qu’innovation de constructeur ne se conjugue pas forcément à compatibilité logicielle. Nous avons mené nos tests dans la résolution FHD+ proposée par défaut, mais les paramètres vous permettent de permuter l’affichage en QHD+ (3040 x 1440 pixels). Une option que l’on ne vous recommande pas ; la résolution représentant l’un des principaux drains d’énergie pour la batterie. De plus, le gain de finesse dans l’affichage est pratiquement nul à l’oeil nu. Du reste, l’écran Infinity du Galaxy S10+ est compatible avec la HDR10+, qui peut être activée automatiquement lorsqu’une application compatible est lancée (Netflix par exemple). Ce mode offrira une dynamique étendue à votre écran, mais pompera fatalement bien plus de batterie du fait des pics de luminosité. Des performances solides, mais pas au niveau d’un Snapdragon 855 Comme d’habitude, les États-Unis profitent de la dernière puce de Qualcomm, là où les pays européens intègrent les SoC Exynos conçus par Samsung. Et comme d’habitude, l’une est plus puissante que l’autre. Dans le cas du Galaxy S10+, autant l’écrire de suite : l’Exynos 9820 de Samsung ne tient tout simplement pas la comparaison avec le Snapdragon 855. Ceci étant dit : vous n’aurez jamais eu entre les mains un smartphone Samsung aussi puissant ; alors n’accordons pas trop d’importance à ce détail. Sur AnTuTu, notre exemplaire du Galaxy S10+ équipé de 8 Go de mémoire vive enregistre le score 324 322 points. C’est environ 20 000 de plus que le Mate 20 Pro de chez Huawei (Kirin 980), mais 50 000 de moins que le Xiaomi Mi 9 (Snapdragon 855). Geekbench confirme nos impressions, et affiche 4 449 points en single-core et 9 514 points en multi-core pour le Galaxy S10+. Androbench affiche aussi des résultats comparables entre le flagship de Samsung et celui de Xiaomi, avec 779 Mb/s en lecture séquentielle et 193 Mb/s en écriture. Mais que celles et ceux qui craignent de ne pas avoir ici affaire à un smartphone haut de gamme se rassurent : le Samsung Galaxy S10+ est un monstre de puissance, et rien ne lui résiste. Au-delà d’un certain point, le gain de performances n’a qu’un intérêt limité, et Samsung a préféré opter ici pour une puce équilibrée entre puissance pure et consommation énergétique. Le multitâche ne pose jamais aucun problème, et tous vos jeux vidéo se lanceront par défaut dans leur niveau de détail maximum sans broncher. Dommage, en revanche, que le Galaxy S10+ compense sa puissance de frappe par une chauffe importante. En effet, ce n’est pas cette année que Samsung résoudra une tare qu’il se traîne depuis belle lurette. Certaines sessions un peu trop prolongées sur le Galaxy S10 auront tôt fait de faire grimper le mercure au-delà de 40° C. Rien qui ne viendra entacher votre expérience utilisateur, mais un point à garder en mémoire malgré tout. Une autonomie décevante pour le haut de gamme Nous n’avons pas eu l’opportunité de récupérer un Galaxy S10 pour le tester, mais tous les tests de nos contrèrent le confirment : le flagship de Samsung n’est pas le champion de l’autonomie. Le modèle S10+ que nous testons aujourd’hui est le meilleur élève de cette classe de trois, mais n’affiche pas des résultats à la hauteur pour autant. Son accumulateur de 4 100 mAh (3 400 mAh pour le Galaxy S10) lui offre un supplément d’endurance salvateur pour les plus accros, mais ne lui permet pas de tenir la comparaison avec le Huawei Mate 20 Pro, qui tient facilement deux jours. Ici, le Galaxy S10+ remplit son office pendant 24h chrono (temps d’écran environ 6h), et ce en mesurant son usage et n’abusant pas des tâches très consommatrices d’énergie. Une vraie ombre au tableau pour un smartphone vendu (à leur sortie respective) au même prix que son concurrent chinois. Pas que nous soyons foncièrement déçus, mais nous nous attendions à mieux pour cette édition anniversaire. Aussi, rappelons que le Galaxy S10+ n’est pas compatible avec la charge rapide. Vous n’obtiendrez jamais meilleur rendement qu’avec l’adaptateur secteur 15 W fourni, qui mettra entre 1h30 et 1h45 pour redonner vie à une batterie à plat. Une fois encore : nous sommes loin des standards actuels qui promettent une charge à 100% en moins d’une heure. Mais peut-être ce choix de la part de Samsung permettra-t-il à ses batteries de mieux tenir sur le long terme ? C’est en tout cas ce que nous appelons de nos voeux. Comme le Huawei Mate 20 Pro, le Galaxy S10 est pourvu d’une fonctionnalité de recharge inversée par induction. Et comme le Huawei Mate 20 Pro, le Galaxy S10 peine à convaincre de l’utilité de ce gadget. Si la chose pourra s’avérer pratique pour dépanner un ami dans le besoin (ou recharger les Galaxy Buds), le taux gain/perte est bien trop désavantageux pour le Galaxy S10+. En 30 minutes de recharge inversée sur un iPhone XS, le smartphone d’Apple avait regagné 10% de batterie, là où le GS10+ en a perdu 20%. Un attirail photographique très polyvalent C’est LA nouvelle mode de la photophonie : le trio d’appareils photo à l’arrière s’installe doucement mais sûrement comme un impératif absolu sur le segment du haut de gamme. Le Galaxy S10+ ne pouvait décemment pas passer à côté, et tente de s’imposer en mètre étalon pour tous ceux qui suivront. Mais y parvient-il ? Doté des exacts mêmes modules grand-angle 12 mégapixels (ouverture variable f/1.5 ou f/2.4) et télé-objectif 12 mégapixels (f/2.2) que sur le Galaxy S9+, le modèle de cette année se dote aussi d’un objectif ultra grand-angle de 16 mégapixels f/2.2 couvrant un champ de vision de 123° (équivalent à un objectif 16 mm sur un reflex plein format). Une belle polyvalence sur le papier, qui se retrouve fort heureusement en situation. Le Galaxy S10+ est un smartphone extrêmement versatile, capable de capturer la moindre scène sans trop la dénaturer. C’est notamment grâce à des algorithmes de traitement discrets, mais plus performants que sur le modèle de l’an passé ; pour un résultat à la hauteur de nos attentes. Mais que celles et ceux qui espéraient un challenger potentiel à l’excellence du Pixel 3 de Google tempèrent leurs ardeurs. Le Samsung Galaxy S10+ a beau être un très bon photophone, il ne viendra pas détrôner celui sorti des usines de Mountain View. Un constat qui a beaucoup à voir avec la dynamique générale des clichés, et surtout la température des couleurs - très variable en fonction de l'objectif utilisé. Seulement voilà : le Galaxy nouveau a un atout de taille que le Pixel ne possède pas. Son imbattable polyvalence. En couvrant une plage focale équivalente à un 16-52 mm, le Galaxy S10+ offre des résultats similaires à ce que l’on obtient avec le kit de base d’un appareil reflex. Bluffant, le module ultra grand-angle offre l’un des champ de vision les plus larges jamais vus sur un smartphone, avec 123°. Un vrai bonheur pour les amateurs de photographie de paysages ou d’architecture par exemple. Face à un Mate 20 Pro ou un P20 Pro, le télé-objectif du Galaxy S10+ fait pâle figure en revanche. Doté d’un "simple" zoom x2, il s’apparente davantage à un iPhone XS qu’à l’un des flagships chinois précités. Le mode portrait du Galaxy S10+ n’est pas le plus bluffant que nous ayons vus jusqu’à présent. Mais reconnaissons-lui de ne pas trop forcer le trait, et de produire des flous d’arrière-plan naturels. L’algorithme a cependant parfois quelques difficultés à détourer correctement le sujet de la scène, ce qui est assez frustrant quand des smartphones moitié moins chers parviennent à un résultat plus convaincant. De nuit - et pardonnez-nous de le remettre, encore, sur le tapis - le Galaxy S10+ ne tient tout simplement pas la comparaison avec le Pixel 3. Précisons d’ailleurs d’emblée que, contrairement à la majorité de ses concurrents, le Galaxy S10+ ne dispose pas d’un mode nuit à proprement parler. L’intelligence artificielle sera en mesure de comprendre qu’il s’agit d’une scène de nuit, mais ne proposera pas à l’utilisateur de rallonger la pose pour améliorer l’exposition. Par conséquent, les images obtenues par ce biais manquent fatalement de détails. Mais le Galaxy S10+ fait toujours mieux qu’un iPhone XS en la matière. À l’avant, on avoue rester de marbre face à l’ajout d’un second capteur photo censé offrir un angle de vue étendu pour vos selfies. Vous ne gagnerez en réalité que quelques millimètres sur la focale, qui passe d’un équivalent 26 mm à un équivalent 22 mm. Rien de transcendant donc, qui nous fait dire que les ingénieurs de Samsung auraient pu se passer de cet ajout pour maximiser - encore - le ratio corps/écran de leur smartphone XXL. Du reste, le Galaxy S10+ est un smartphone qui semble taillé pour la vidéo. Capable de filmer en Ultra HD à 60 fps, il se dote surtout d’un autofocus ultra rapide, capable de suivre un sujet comme son ombre et de s’ajuster en conséquence. Encore plus bluffant : le mode "SuperSteady" tire parti du stabilisateur optique intégré dans la caméra, et offre la meilleure stabilisation jamais vue chez Clubic dans un smartphone haut de gamme. À l’avant, la caméra est aussi capable (et c’est une première) de filmer en 4K. Samsung Galaxy S10+ : l’avis de Clubic Cette édition anniversaire de la gamme Galaxy est un véritable bond en avant pour le constructeur. Jamais un Galaxy n’avait été aussi soigné et agréable à regarder. Et la somme des nouveautés intégrées par les ingénieurs par rapport à la génération précédente signe pratiquement l’arrêt de mort du Galaxy S9. Mais tout n’est pas rose au pays du Galaxy S10+. Outre quelques problèmes d’ingénierie qui font que le format XXL du smartphone rend parfois son utilisation laborieuse, on peste particulièrement à l’encontre du placement (trop bas) et du manque de réactivité du capteur d’empreintes ultrasonique situé sous l’écran. Aussi, on se prend à regretter que le constructeur ait dû faire des compromis sur un smartphone pourtant vendu plus de 1 000 euros. Autonomie un peu juste, absence de recharge sans-fil, chauffe aussi imprévisible qu’incompréhensible… Autant d’éléments qui nous font remettre en perspective le rapport qualité-prix du Galaxy S10+, du moins à son tarif originel. On le sait : les smartphones Samsung ont tendance à baisser de prix assez rapidement (c’est d’ailleurs déjà le cas), ce qui contribue à renforcer l’intérêt de ce Galaxy S10+ sur la durée. Parce que peu importe le prix que vous y mettrez, vous pourrez au moins être sûrs d’une chose : vous disposerez du meilleur écran jamais embarqué sur un smartphone, ainsi qu’un trio d’appareils photo à la versatilité impressionnante. Le tout, dans un écrin d’exception. Acheter au meilleur prix sur Amazon
Il a étonné autant qu’effrayé les badauds qui s’y sont confrontés : l’énorme Energizer Power Max P18K Pop se cherche un financement pour exister au-delà de sa preuve de concept. La > particulièrement endurante de Energizer s’est effectivement frayé un chemin jusqu'au site IndieGogo, où une campagne de financement participatif vient d’être lancée en sa faveur. Objectif ? Récolter plus d’un million d’euros en moins de 39 jours. Seulement deux personnes ont soutenu le projet pour le moment À l’heure où sont écrites ces lignes, seules deux personnes ont mis des pièces dans la machine, pour un total de 1 007€ tout de même. Un décollage plutôt mou donc, même si l’on ne peut guère espérer qu’un smartphone pesant 500 grammes puisse s’envoler très haut. La promesse portée par Energizer a malgré tout du sens. Faisant de son autonomie et de sa batterie de 18 000 mAh son argument principal, le Power Max P18K Pop est également l’un des rares smartphones du marché à embarquer une caméra avant escamotable, offrant ainsi une surface d’affichage plutôt étendue. Source : IndieGogo
Windows Defender ATP devient Microsoft Defender ATP, et se paie en conséquence une sortie sur macOS pour aider les entreprises à renforcer leur sécurité informatique. Pour le moment réservé à un petit nombre de bêta-testeurs, Microsoft Defenter ATP for Mac n’a pas encore de date de sortie officielle. Une suite antivirus à destination des entreprises Il convient néanmoins de faire la distinction entre Windows Defender et le présent Microsoft Defender ATP (Advanced Threat Protection). Si la principale mission des deux logiciels est bien accroître les défenses de l’utilisateur en cas d’attaque informatique, le dernier est dopé au cloud et au machine learning pour garantir ses résultats. Aussi il n’est jamais trop prudent de rappeler que l’adage selon lequel macOS n’aurait pas besoin d’un antivirus est totalement erroné. Si le système d’exploitation d’Apple est par essence plus difficilement atteignable par les pirates, le nombre croissant d’utilisateurs de produits à la pomme les pousse fatalement à s’y intéresser, et à persévérer. Source : Microsoft
24/03 | Mac OS
Annoncée en janvier dernier, la refonte visuelle de Steam est en bonne voie, comme en témoignent les premiers visuels publiés par Valve à l’occasion de la GDC. Un chantier à grande échelle, qui devrait s’offrir à nos yeux en version bêta d’ici l’été prochain selon PC Gamer. Une emphase sur les événements et les mises à jour La page d’accueil de Steam est particulièrement concernée par cette refonte. Celle-ci prendra davantage la forme d’un hub d’informations regroupant les événements et activités proposés par les développeurs autour de leurs jeux. Votre ludothèque sera aussi repensée afin de faire apparaître plus clairement les derniers jeux ayant reçu une mise à jour. L’occasion, peut-être, de rappeler à votre bon souvenir ce jeu, acheté trois fois rien lors des derniers soldes, et que vous n’avez jamais lancé. Les fiches de jeu se font plus communautaires Autre changement de taille : les fiches de jeu. Celles-ci regrouperont davantage d’informations, et surtout de façon plus claire. Les fiches laisseront aussi beaucoup plus de place aux activités récentes de vos amis, et semblent mettre en avant des éléments qui sont actuellement cachés dans des menus à tiroir.
24/03 | Steam
La multiplication des plates-formes de téléchargement de jeux sur PC pose un certain nombre de problèmes. Parmi les plus épineux, la nécessité d’installer le lanceur spécifique à chaque plate-forme récolte la majorité des suffrages. Playnite se propose justement de retirer cette épine de votre pied. Ce logiciel open-source (licence MIT) et totalement gratuit vous permet d’importer vos jeux provenant de différentes plates-formes au sein d’une interface unifiée - un peu à la manière d’un Kodi ou d’un Plex pour l’audiovisuel. Playnite vous permet d’organiser votre ludothèque au sein d’une interface unifiée Steam, Uplay, GoG, Origin et maintenant Epic Games Store. Les plates-formes et par conséquent les lanceurs de jeux se multiplient, et cela au détriment du confort d’utilisation des joueurs. C’est ici qu’intervient Playnite. Ce logiciel open-source actuellement dans sa version 4.74 se propose d’aller aspirer gratuitement le contenu de vos comptes sur les différentes plates-formes précitées. Une fois Playnite installé, il vous sera demandé de vous connecter à vos différents comptes, ce qui permettra au logiciel de récupérer votre ludothèque et de commencer son agrégation. Le logiciel récupérera automatiquement toutes les métadonnées correspondantes aux titres que vous possédez. Date de sortie, studio de développement, résumé, icône et image d’illustration… tout y est. Et en bonus, Playnite vous permet également de tracker précisément votre temps de jeu. Notez aussi que vous aurez l'opportunité d'importer tous vos jeux, même ceux qui ne sont pas installés. De quoi vous offrir la vision la plus exhaustive qui soi. Playnite ne vous demande pas de vous créer un compte ou de vous authentifier sur son service. Il permet toutefois de sauvegarder et d’exporter sa ludothèque via Google Drive ou Dropbox. Playnite est aussi compatible avec les émulateurs Si vous êtes du genre insatiable, Playnite vous permet bien entendu aussi d’agréger des jeux qui ne proviendraient pas d’un store en particulier. Il vous suffit (comme sur Steam d’ailleurs), d’aller chercher l’exécutable dans votre disque dur pour qu’il soit ajouté à la liste. Comme la cerise sur le gâteau : Playnite prend également en charge une grande variété d’émulateurs que vous pouvez ajouter à votre ludothèque. Un lanceur 100% customisable, et utilisable en mode plein écran Très ouvert, Playnite est aussi 100% personnalisable. Le logiciel prend en charge les plugins en .NET et les scripts en PowerShell et IronPython. Son interface est en outre totalement customisable ; de ses simples couleurs à la disposition générale. Aussi, bien conscient que certains joueurs apprécient de profiter de leurs jeux sur un écran de télévision, Playnite offre aussi une fonctionnalité inspirée du mode Big Picture de Steam. Toute l’interface devient manipulable à la manette, et l’ergonomie est revue pour vous offrir une navigation plus agréable depuis votre canapé. Ingénieux, mais nécessite malgré tout d’installer les lanceurs d’origine Si le projet porté par Playnite est noble, il se heurte malgré tout à une "menue" limite : vous serez dans tous les cas obligés d’avoir Steam, GoG, Uplay et consorts d’installés sur votre ordinateur pour lancer les jeux. En effet Playnite ne fait office que d’intermédiaire dans leur lancement, et ne se substitue pas à leur lanceur d'origine. Une interface unifiée, claire, et personnalisable, qui n’enlève en réalité pas grand-chose au problème initial. Du reste, le simple fait d’avoir une vision d’ensemble exhaustive des jeux que l’on possède sur son PC reste un argument de poids. À télécharger : Playnite sur Windows
23/03 | Steam
En pleine conférence à la Game Developers Conference, Tim Sweeney, patron d’Epic Games, a fait pleuvoir les annonces concernant le futur de sa boutique lancée en fin d’année dernière. Et l’une des plus impressionnantes est probablement l’arrivée prochaine des jeux Quantic Dreams sur l’Epic Games Store. Le studio français, responsable de Heavy Rain, Beyond: Two Souls et Detroit: Become Human, échappe ainsi au contrat d’exclusivité qui le liait jusqu’ici à Sony, lequel a abondamment financé les trois jeux. Des exclusivités PS4 arrivent sur l’Epic Games Store Avec l’annonce de la disponibilité prochaine de Detroit : Become Humain et ses prédécesseurs, la boutique d’Epic Games poursuit son projet de porter des jeux auparavant exclusifs aux consoles Sony sur sa plateforme. Une entreprise entamée dès l’ouverture de son store en décembre dernier, qui promettait une sortie prochaine de Journey, l’un des chefs-d’oeuvre de la PlayStation 3. Mais on le sait : Quantic Dreams a récemment mis un terme d’un commun accord à son partenariat avec Sony. Un divorce acté, qui permet au studio français de retrouver la mainmise sur ses licences. Nous sommes si reconnaissants pour ces 12 fantastiques années de collaboration avec Sony Interactive Entertainment et pour tout ce qu'elles nous ont permis de créer. Ce nouveau partenariat avec Epic nous permet maintenant d'étendre nos produits à une plus grande base de fans et permettre aux joueurs PC de profiter de nos jeux >>, a déclaré Guillaume de Fondaumières dans les colonnes de Gamekult. Et comme il est de coutume avec le magasin en ligne d’Epic, il ne s’agit-là que d’une exclusivité d’un an. Une année au terme de laquelle les jeux Quantic Dreams pourront rejoindre les étals d’autres plateformes de téléchargement sur PC. Les prochains Remedy, Obsidian et Ubisoft en exclusivité sur l’Epic Games Store Ce n’est pas tout. Au cours de sa conférence décidément riche en annonces, Tim Sweeney a déclaré que les prochains jeux de Remedy - Control - et le très attendu The Outer Worlds signé de Obsidian, seraient exclusifs à sa boutique pendant un an. Un énorme coup pour l’Epic Games Store, qui compterait, selon les dires de son patron, près de 85 millions de joueurs (adeptes de Fortnite inclus). D’autres studios ont également fait part de leurs projets d’offrir en exclusivité leurs futures productions à Epic. C’est notamment le cas de Heart Machine, ou Frogware, dont les respectifs Solar Ash Kingdom et The Sinking City seront exclusifs à l’Epic Games Store pendant un an. Ancestors: The Humankind Odyssey, imaginé par le concepteur original de Assassin’s Creed Patrice Désilets, fait également partie de ceux-là. Ubisoft, pour sa part, semble pleinement satisfait de l’exclusivité offerte à Epic concernant The Division 2. Tim Sweeney annonce alors que d’autres jeux du catalogue d’Ubisoft rejoindront prochainement les rayons de son magasin, ainsi que des nouveautés futures. Humble Store va se mettre à vendre des clés Epic Games Store Comme la cerise sur le gâteau, Epic annonce également en direct de la GDC qu’Humble Store va être en mesure de vendre des clés Epic Games Store dans les prochaines semaines. Un partenariat qui ouvre la porte à des Humble Bundles encore plus croustillants : les exclusivités Epic Games pouvant être vendues via le site. Du reste, Epic annonce qu’il ne touchera aucun revenus sur les ventes réalisées via l’Humble Store. Un vrai Robin des Bois, dites donc. [actu:850890][actu:851926][actu:852244]
Après une année 2018 catastrophique en termes de ventes, la division mobile de Sony est entrée en profonde introspection. Au sortir de cette remise en question naquirent les Xperia 1 et Xperia 10 : représentants respectifs du haut et de la moyenne gamme du constructeur. Un changement de nomenclature salutaire (on pouvait difficilement faire plus alambiqué que "XZ3"), qui s’accompagne cette année d’une toute nouvelle philosophie en matière d’affichage. Sony laisse la gué-guerre des encoches ou des écrans percés à d’autre, et table lui sur le ratio d’aspect pour se différencier. Les Xperia 1 et Xperia 10, que nous testons aujourd’hui, embarquent en effet un écran au ratio de 21:9, le format cinémascope. Le Xperia 10 est d’ores et déjà disponible pour 349€ dans les coloris bleu, noir, argent et rose. Il se décline aussi dans une version Xperia 10 Plus, dotée d’un écran de 6,5" et d’un zoom optique 2x. Acheter au meilleur prix sur Amazon Sony Xperia 10 : la fiche technique Ce que Sony appelle une moyenne gamme pourrait facilement paraître pour de l’entrée de gamme, si l’on se prêtait au jeu de la comparaison avec des smartphones chinois signés Xiaomi ou Honor, par exemple. Malheureusement pour ce Xperia 10, ladite comparaison tombe sous le sens, au vu du tarif auquel il est affiché. Le Sony Xperia 10, c’est : Écran : 6 pouces (21:9), LCD IPS, définition de 2520 x 1080 pixels (457 ppi) couvrant environ 79% de la face avantSoC : Snapdragon 630 (14 nm)Mémoire vive : 3 GoStockage interne : 64 Go (extensible via micro SD)Batterie : 2 870 mAhÉtanchéité : NonPrise jack 3,5 mm : OuiAppareils photo arrière : 13 MP (f/2.0) + 5 MP pour la profondeurAppareil photo avant : 8 MP (f/2.0)Capteur d’empreintes : Oui, sur la trancheRecharge inversée : NonDouble SIM : OuiOS : Android 9.0 PieColoris : noir, bleu marine, argent et rosePrix : 349€ ou 449€ pour le Xperia 10 Plus Dans son écrin, le Xperia 10 s’accompagne d’un chargeur rapide 18 W (Quick Charge 3.0), d’un câble USB-C et d’une paire d’écouteurs. Comme il est de coutume chez les constructeurs plus établis : point de coque de protection, ni de film protecteur disposé sur l’écran. Heureusement, un verre Gorilla Glass 5 de Corning protège son précieux écran LCD. Un design longiligne fidèle à la marque Xperia À l’écrit, difficile de rendre compte des dimensions réelles du smartphone. Les photos, fatalement déformées par l’objectif, ne parviennent pas mieux à vous figurer à quel point le Xperia 10 est un appareil longiligne. Avec ses 156 mm de haut pour 68 mm de large (8,4 mm d’épaisseur), le Xperia 10 est un téléphone qui vous permet de toucher votre majeur avec votre pouce lorsque vous le serrez dans votre main. Un form factor assurément original, qui comporte au moins autant d’inconvénients que d’avantages - sur lesquels nous aurons l’occasion de revenir en détail. Des dimensions exotiques, qui offrent une préhension exemplaire de l’appareil. Avec 162 grammes sur la balance, le Xperia 10 s’affirme comme un smartphone discret et équilibré. Contrairement à la plupart de ses concurrents, Sony se refuse toujours à la mode de l’encoche, de la "goutte d’eau" et encore moins de l’écran percé. Le Xperia 10 a des bordures, et plutôt généreuses avec ça. Heureusement, la face avant est plutôt harmonieuse, et l’essentiel de l’espace inutilisable est positionné dans le front de l’appareil - lequel loge bien entendu le haut-parleur et le capteur photo avant. L’arrière du téléphone est un peu moins heureux. Recouvert, comme l’est le cerclage, d’un plastique aux finitions métallisées un peu cheap. On apprécie en revanche le placement des deux modules photo, disposés de façon horizontale tout en haut de l’appareil, créant ainsi un bel équilibre visuel. On ne s’explique pas, en revanche, que Sony persiste à apposer le logo de la technologie NFC à l’arrière de ses smartphones comme si cela représentait encore une valeur ajoutée en 2019. La tranche droite de l’appareil est plutôt chargée. De bas en haut on retrouve : le bouton d’allumage, le capteur d’empreintes digitales, et la gestion du volume. Une disposition un brin étrange, dans le sens où la préhension naturelle du téléphone suggérerait davantage que le capteur d’empreintes soit situé le plus haut possible. Du moins, si vous êtes droitier. Si vous êtes gaucher, il vous faudra de toute façon déverrouiller votre smartphone à l’aide de votre index. À gauche, seul le tiroir abritant les deux cartes SIM et la carte micro SD se laisse observer. Fidèle à ses vieilles habitudes, Sony se refuse à opter pour un système de tiroir à "épingler", et opte pour un système à clipser des plus horripilants. Pourquoi tant de haine ? Simplement parce que la simple ouverture du tiroir donne lieu à un redémarrage du smartphone. Sys-té-ma-ti-que-ment. Et cela que vous souhaitez véritablement changer de carte SIM, ou que vous souhaitez retirer la carte mémoire. Au sud, le port USB-C est encadré par deux grilles de haut-parleur produisant un son mono de qualité suffisante pour apprécier des vidéos sur YouTube ou Facebook. Le haut de l’appareil laisse enfin apparaître le port jack 3.5 qui, une fois n’est pas coutume dans un smartphone de 2019, produit un son de très bonne facture. Un argument commercial pour Sony, qui dote son Xperia 10 des technologies DSEE HX ainsi que la diffusion LDAC pour une écoute optimale. Un écran qui demande un temps d’adaptation Si le Xperia 1 bénéficie d’une dalle affichant de la 4K HDR, celui du Xperia 10 doit se contenter d’un "simple" affichage FHD+. Les deux appareils profitent néanmoins des largesses (c’est le cas de le dire) du format 21:9, qui présente nous allons le voir de nombreux avantages et inconvénients. Le premier, nous l’avons dit, est de permettre une préhension particulièrement agréable du smartphone. L’utilisation à une main est parfaitement faisable, bien que la navigation gestuelle inhérente à Android 9.0 n’aide pas vraiment à la rendre plus agréable. En effet : impossible de remapper le bouton de retour en arrière pour le positionner en bas à droite au lieu d’en bas à gauche, pas plus que d’activer un simple glissement vers l’intérieur de l’écran pour opérer un retour. Passons. Il va également de soi que la lecture, aussi bien que le visionnage de vidéos sur Netflix ou toute autre plate-forme de SVoD sont un réel plaisir. Les contenus tournés en 21:9 s’affichent ainsi de façon idéale, et font disparaître les vilaines bandes noires qui viennent par trop rogner sur la surface d’affichage des autres smartphones. Mais comme nous venons de le dire : "les contenus tournés en 21:9 s’affichent ainsi de façon idéale". Vous l’aurez compris : une fois sortis de Netflix ou de Canal Play, l’énorme majorité des contenus vidéo trouvable en ligne demeure du 16:9. Par conséquent, la plupart des vidéos que vous trouverez sur YouTube laisseront apparaître d’énormes bandes noires de chaque côté de l’écran. Il est bien entendu possible de "forcer" l’affichage en plein écran en "pinçant" la vidéo. Mais vous perdrez alors une partie de l’image, qui sera lue en dehors des portions congrues de votre écran. Un problème qui se pose également sur les smartphones au ratio d’aspect moins exotique, ceci étant dit. Mais jamais dans des proportions aussi gênantes. Il convient aussi de s’interroger sur l’utilité réelle d’un tel format d’écran. "Laissez-vous captiver par tous vos contenus sur le Xperia 10 et son grand écran 21:9, le format d'image dans lequel vos films préférés ont été tournés", peut-on lire sur le site officiel de Sony. L’argument est louable, mais combien sommes-nous a regarder réellement un film sur notre smartphone dans un autre but que de simplement passer le temps, et non pas pour nous imprégner de la réelle ambition artistique du réalisateur ? Un problème qui, vous vous en doutez, se pose également sur les jeux qui, tous, ne sont pas compatibles avec le format cinémascope. Même constat avec Instagram, dont certaines stories apparaîtront coupées en raison du ratio d’aspect du Xperia 10. Mais assez parlé du format ; abordons désormais l’écran et ses caractéristiques. Il faut concéder au Xperia 10 de profiter d’une excellente dalle. Très lumineuse, elle offre aussi de jolis contrastes. Les couleurs semblent en sortie d’usine un peu fades néanmoins, et on ne saurait que vous conseiller d’opter pour le mode "très vif" dans les réglages afin de donner un peu plus de peps à l’ensemble. Du reste, la dalle s’avère parfaitement réactive, et la navigation fort agréable grâce à une latence et rémanence très faible. Attention toutefois si vous avez de grandes mains : la saisie de messages au clavier est un exercice délicat en raison du ratio d’écran. Des performances vraiment pas à la hauteur Si nous venons juste d’accorder des points au Xperia 10 pour sa réactivité, nous sommes dans l’obligation de les lui retirer derechef. La raison ? Le Snapdragon 630 est indigne de figurer dans un smartphone se revendiquant comme de milieu de gamme. Mis sur le marché mi-2017, le Snapdragon 630 accuse le poids des années de service, et peine à livrer une prestation convaincante. Avec 88 922 points sur AnTuTu, 876 en single core sur GeekBench et 3 976 en multi-core, le Xperia X10 fait presque deux fois moins bien que le Redmi Note 7 que nous venons de tester, pourtant vendu 100€ moins cher. Sur Androbench, le Xperia 10 s’en sort mieux, et affiche des débits de 280 Mb/s en écriture séquentielle et 233,89 Mb/s en lecture séquentielle. Au quotidien, ce manque de patate se ressentira dans les quelques lenteurs qui viendront entacher votre expérience. On parle d’une petite seconde pour déverrouiller votre smartphone avec le capteur d’empreintes latéral, ou du lancement d’une application qui mouline un petit peu. Ou encore d’un multitâche qui devient rapidement capricieux à cause des trois petits gigaoctets de mémoire vive. En soi : rien d’extrêmement problématique, dès lors que l’on met de côté l’étiquette tarifaire du Xperia 10. Le souci est qu’avec une facture affichée à 349€, le dernier smartphone de Sony ne fait tout simplement pas le poids face à la concurrence. Bien sûr, il vous sera possible de profiter de toutes les applications que vous souhaitez, et même de jouer à la plupart des jeux vidéo du Play Store, ne serait-ce qu’en qualité minimale (Fortnite n’est pas supporté, soit dit en passant). Mais admettez qu’il n’y a rien de plus frustrant qu’un smartphone à peine déballé qui toussote au moindre lancement d’application. Une autonomie plutôt légère On s’en doutait à la vue de la fiche technique : le petit accumulateur de 2 870 mAh a toutes les peines du monde à se montrer endurant. Par chance : le Snapdragon 630 est globalement économe en énergie, et Android Pie aide également à réduire la consommation au minimum. Pourtant dans les faits, il sera difficile aux plus accros d’entre vous de profiter du Xperia 10 plus d’une journée sans le recharger. Votre serviteur a coutume de ménager son usage du smartphone, et de ne s’en servir que par petites touches éparses au long de la journée - ce qui semble très bien convenir au Xperia 10. Mais dès que l’on entreprend une tâche plus chronophage (un jeu, une longue vidéo), la batterie commence à fondre comme neige au soleil. En débranchant le smartphone à 100% vers 21h un soir, il s'est éteint le lendemain sous les coups de 23h. Une bonne journée d'autonomie donc, qui m'a permis de profiter du Xperia 10 pendant un peu plus de 6h avec l'écran allumé. Un score honorable, mais insuffisant quand l'énorme majorité des smartphones de cette gamme mettent une emphase particulière sur la durée de vie de la batterie. Et ce n’est malheureusement pas le mode "Stamina" dont est pourvu le Xperia 10 qui arrangera nos affaires. S’il permet effectivement d’allonger la durée de vie de votre smartphone, il ne fera finalement rien d’autre que de rogner encore un peu plus sur les performances déjà pas bien fameuses du processeur. Une histoire de priorités donc. Concernant la charge, le chargeur 18 W fourni par Sony remplit bien son office. Il sera à même de recharger totalement votre Xperia 10 en un petit peu plus d’1h20. Malheureusement pour les allergiques aux câbles : le Xperia 10 est incompatible avec la charge sans-fil. Une partie photo lente mais convaincante Pour constructeur reconnu d’appareils photo qu’il est, Sony a rarement brillé pour les capacités photographiques de ses smartphones. Si le constructeur japonais se défend en général plutôt bien sur ses modèles haut de gamme, la perte de qualité des clichés capturés depuis un smartphone Sony sous la barre des 500€ est en général assez dramatique. Heureusement, ce Xperia 10 fait figure d’exception qui confirme la règle. Le deux modules photo situés au dos disposent d’une résolution respective de 13 et de 5 mégapixels, pour une ouverture maximale à f/2.0. C’est peu, mais le smartphone s’en sort malgré tout plutôt bien pour restituer des scènes naturelles à la plage dynamique étendue. Du moins, lorsque les conditions lumineuses sont favorables. Déjà en plein jour, on remarque que l’obturateur est particulièrement lent à se déclencher. Idem pour le traitement des photos qui prend parfois plusieurs secondes. Un maigre défaut lorsque l’on peut enfin admirer le résultat qui, sauf dans de rares cas où l'exposition accorde trop d'importance aux tons sombres, est plutôt bon. L’appareil photo du Xperia 10 ne propose pas de zoom optique, malgré l’addition d’un deuxième capteur dévolu à la capture de la profondeur de champ. Il permet en revanche de photographier votre quotidien au format 21:9 (évidemment). Une option qui ne détériore pas outre mesure la qualité des clichés, et permet au smartphone de se différencier. Une bonne surprise donc. Le mode bokeh n’est malheureusement pas très convaincant. La majorité du temps, le Xperia 10 ne comprendra pas ce que vous souhaitez photographier, et générera un flou d’arrière-plan de façon un peu arbitraire. Un impair imputable à la faible puissance allouée par le SoC à toute la partie traitement d’image. Le Xperia 10 ne dispose pas d'un mode nuit permettant d'augmenter le temps d'exposition et ainsi d'améliorer la qualité des clichés. Par conséquent, le capteur fait bien ce qu'il peut pour récupérer un minimum de lumière, mais ne parvient malheureusement pas à rendre une copie satisfaisante. Les images manquent de détails, les couleurs et lumières ressortent baveuses, et les sujets souffrent d'un important flou de mouvement. À l’avant, l’appareil à autoportraits douche nos impressions initiales. 8 mégapixels, ouverture à f/2.0 et pixels de 1,12 µm… autant d’éléments qui font que vos photos ressortent au mieux fades, au pire fades … et bruitées. La partie vidéo sauve de justesse la mise pour le Xperia 10, qui se montre plutôt versatile en tournage. On regrettera pourtant que, s’il est capable de filmer en 4K, il ne permette pas l’utilisation de la stabilisation optique Steady Shot - uniquement disponible en 1080p à 30 images par seconde. Sony Xperia 10 : l’avis de Clubic Le Xperia 10 n’est pas un smartphone impressionnant. Pire : c’est un smartphone décevant. Décevant parce qu’il portait pourtant une idée audacieuse avec son écran 21:9, mais qu’il a oublié de se poser les bonnes questions quant à son utilité ou ne serait-ce que son confort d’utilisation au quotidien. La majorité des contenus étant inadaptés à ce ratio d’aspect, l’utilisation quotidienne du Xperia 10 se résume à faire des compromis. Clavier trop petit, énormes bordures sur les vidéos YouTube, stories Instagram rognées… Autant d’éléments qui, conjugués à la faible puissance de l’appareil et son autonomie ridicule, nous font clairement douter qu’il s’agit-là d’un smartphone de milieu de gamme. Sauvé de la catastrophe par une partie audio et photo qui se défendent, le Xperia 10 n’en est pas pour autant un smartphone recommandable. Affiché à 349€, nous ne pouvons que sanctionner cette litanie d’erreurs, qui nous font craindre le pire pour le futur de Sony sur le marché des smartphones. Acheter au meilleur prix sur Amazon
21/03