Des femmes dirigeantes militent pour « imposer la mixité dans l'économie numérique »

05 décembre 2018 à 10h11
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Photo SISTA femmes dirigeantes mixité
© SISTA

Un collectif de femmes dirigeantes a publié un texte dénonçant les inégalités ayant cours dans le monde des start-up et des entreprises du numérique. Elles entendent ainsi interpeller les pouvoirs publics, afin de mettre en place des mesures favorisant la mixité.

Elles sont environ une vingtaine de signataires de la tribune publiée dans Les Echos, dirigeantes ou responsables d'investissement, représentant la minorité de femmes dans cet univers. Et leur constat est sans appel sur un écosystème qu'elles qualifient de « non-mixte et sexiste ».

Des inégalités dans les financements

La preuve la plus explicite des inégalités réside dans la difficulté d'accès aux capitaux pour les femmes. En effet, dans le monde, « les dirigeantes ne captent que 2,2 % des financements des fonds d'investissement ». Et ce chiffre atteint péniblement 2,6 % en France, sur les cinq dernières années, en considérant les neufs plus gros fonds d'investissement.

D'après les auteures du texte, il s'agit non seulement d'un témoignage clair de discrimination, mais également d'une « erreur stratégique ». Car posséder une femme dans l'équipe dirigeante serait généralement synonyme de réussite, avec « des résultats plus élevés de 63 % que les entreprises n'ayant que des fondateurs ».

Imposer un pourcentage d'investissement dans les start-up dirigées par des femmes

En conséquence, le texte appelle les entrepreneurs, les financiers et les pouvoirs publics à réagir pour encourager « la mixité dans l'économie numérique ». Les femmes doivent pouvoir accéder aux plus hautes fonctions dans l'écosystème et les hommes accorder autant d'attention aux projets féminins qu'à leurs homologues masculins.

Concrètement, les signataires demandent dans un premier temps que les fonds d'investissement français accordent 10 % de leurs montants investis dans des start-up fondées par des femmes. Avant de faciliter la création d'un fonds consacré au financement d'entreprises portées par des dirigeantes, à l'instar des structures américaines The Helm ou Female Founders Fund.

La tribune du collectif SISTA est signée notamment par Stéphane Pallez, PDG de FDJ, Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi et Mangopay, ou encore Nathalie Bella, coprésidente de La Redoute et Relais Colis. Des femmes dirigeantes qui espèrent pouvoir prochainement compter de nouvelles consœurs dans leurs rangs et ne plus avoir besoin de réclamer une égalité de traitement.

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Precrime
Oui pour une mixité sociale, mais passer en équité absolue est une erreur de jugement: Il faudrait partir du principe que 50% de la population active est composée de femmes, et 50 autres d’hommes… ce qui n’est pas le cas.
Uatu
Je ne sais pas si le fait d’une volonté de résumer les choses dans un article, mais ce 2,6% de femmes qui obtiennent un financement devrait être rapproché du pourcentage de femmes qui demandent effectivement un financement de fonds d’investissement.<br /> Si il y a 50% de demandeuses, ou même seulement 30%, ces 2,6% sont effectivement anormales.<br /> Maintenant, si ces 2,6% sont peu ou prou l’équivalent du pourcentage de demandeuses, il n’y a rien d’anormal. Et s’il y a un souci, il se situe ailleurs “pourquoi si peu de demandeuses ?”.<br /> Il faut faire attention avec les %, sinon on arrive à des constats que 100% des gagnants ont tenté leur chance.<br /> Je souhaite donc que l’auteur obtienne et publie le pourcentage de femmes dirigeantes qui demandent des capitaux de fonds d’investissement. C’est un prélable absolument nécessaire à la compréhension du sujet.
Dahita
Exactement comme Uatu, je pense que l’on compare des pommes avec des poires; combien de femmes demandent des credits pour Startup? Imposer un ratio n’a aucun sens. Par ailleurs, le liberalisme est justement le meilleur moyen d’avoir une balance equlibree (et non forcement paritaire), un investisseur cherchant le profis en premier lieu. Brider ce liberalisme par toujours plus de lois est donc contre-productif.
ddrmysti
Ca me rappelle un interview d’une féministe sur lequel je suis tombé il y a quelques temps qui expliquait que, bien que la proportion de femmes était majoritaire dans l’enseignement supérieur, il existait encore des filières dans lesquels il y avait une dominance masculine, et que donc pour ces filière, il fallait mettre en place des quotas pour permettre à plus de femmes d’y accéder.<br /> Par contre bizarrement, à aucun moment elle n’a évoqué l’éventualité d’imposer des quotas aux filières à dominante féminine pour pouvoir laisser leur chance à plus d’hommes… Le féminisme quoi.
Aenoma
on nage dans le suréel, ca se la joue égalité mais ça veut pas toucher à de la mécanique par exemple. alors oui du tertiaire ça y va, il reste du taf
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