Just Eat va-t-il se faire manger ?

09 décembre 2019 à 17h54
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L'acteur britannique de la livraison de repas cuisinés affronte une deuxième offre de rachat hostile de la société d'investissement Prosus, qui veut l'avaler.

La société d'investissement néerlandaise Prosus est revenue à la charge pour s'emparer de Just Eat. Revenons d'abord quelques semaines en arrière. Au mois d'octobre, la filiale de la multinationale sud-africaine Naspers avait formulé une première offre pour le rachat de la société britannique concurrente d'Uber Eats. Cette dernière, jugée trop faible, fut alors refusée.

Just Eat avait trouvé son « chevalier blanc » mais...

Lundi, Prosus a annoncé avoir revu son offre de rachat hostile à la hausse, estimée à 5,1 milliards de livres (environ 6,1 milliards d'euros), pour une offre à valoir jusqu'au 27 décembre. On considère cette OPA comme étant hostile puisque Just Eat souhaite fusionner avec une société néerlandaise de son secteur d'activité, Takeaway.com, faisant d'elle ce que l'on appelle, dans le jargon économique, son « chevalier blanc. »


La précédente offre de Prosus s'élevait à 4,9 milliards de livre sterling (un peu plus de 5,8 milliards d'euros), et avait affronté la ferme opposition du conseil d'administration de Just Eat.

La nouvelle offre de la société d'investissement néerlandaise serait supérieure à celle du chevalier blanc Takeaway.com, ce qui va forcément mettre Just Eat dans l'embarras, au moment où les investisseurs se laisseront séduire par le plus offrant.

Prosus a les moyens de s'emparer de Just Eat

Prosus a les moyens de ses ambitions. La société gère les actifs du groupe Naspers, spécialisé dans les secteurs de l'Internet et du divertissement. Elle possède par exemple des parts dans le géant chinois Tencent et dans la société russe Mail.Ru. L'une de ses sociétés sœurs, Myriad International Holdings, possède également des parts dans des entreprises comme Facebook, Groupon et Zynga.


Le Londonien Just Eat a dû subir, ces dernières années, l'arrivée sur le marché de la livraison de repas en ligne de concurrents comme Uber Eats et Deliveroo, qui font office d'ogres à ses yeux. Mais l'entreprise revendique aujourd'hui une base de 26 millions de clients et de 100 000 restaurants partenaires situés partout dans le monde, à commencer par le Royaume-Uni, jusqu'en France en passant par l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Espagne, l'Italie, le Mexique ou le Canada, pour ne citer qu'eux.

Source : Bloomberg
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