Après l'échec de son entrée en Bourse, WeWork pourrait se séparer de milliers de salariés

04 octobre 2019 à 15h46
0
WeWork
© Linda Parton / Shutterstock.com

WeWork peine à se sortir de la spirale infernale dans laquelle l'entreprise est plongée depuis plusieurs semaines. Alors que son introduction en Bourse a été reportée sine die, la société cherche désormais à renforcer ses liquidités, et cela passerait en particulier par le licenciement d'une grande partie de ses effectifs.

L'histoire d'une ascension phénoménale, suivie d'une chute tout aussi brutale, et loin d'être terminée.

WeWork, start-up américaine fondée en 2010 et spécialiste de la location de bureaux, a d'abord connu une croissance rapide, marquée par une extension internationale et de conséquentes levées de fonds. Pour poursuivre son développement, l'entreprise a décidé, en avril 2019, d'entrer en Bourse. C'est à partir de ce moment que les choses se sont corsées.

La descente aux enfers de WeWork

Au début de l'été dernier, quand le projet était sur le point de se concrétiser, tous les voyants étaient au vert et la start-up était valorisée à hauteur de 47 milliards de dollars. Mais en étudiant les comptes et les documents de la société, les investisseurs ont mis au jour des pertes considérables et une gestion financière opaque. Le comportement de son exubérant P.-D.G. et cofondateur, Adam Neumann, a également été plusieurs fois pointé du doigt.

Par conséquent, WeWork a d'abord envisagé de réduire sa valorisation à 20, puis à 10 milliards de dollars. Après un premier report de l'introduction boursière, le conseil d'administration de la société a poussé Adam Neumann à la démission, devenue effective le 24 septembre 2019. Et cette semaine, les nouveaux patrons de l'entreprise ont finalement décidé de suspendre le projet d'entrée en Bourse, pour se concentrer sur leur « cœur de métier ».

Des économies via des licenciements et la revente de sociétés

Pour survivre à cette mésaventure, WeWork se voit désormais contrainte de se serrer la ceinture. Comme souvent, cela passe par une réduction du personnel. Ainsi, « des milliers » d'emplois seraient menacés. L'entreprise comptant environ 12 500 collaborateurs, on peut donc s'attendre à une baisse de 10 à 25 % des effectifs.

Autre piste explorée par les nouveaux dirigeants : la revente de sociétés du groupe. En quatre ans, The We Company, maison-mère de WeWork, aurait en effet racheté 21 start-up : des concurrents, comme Naked Hub, des plateformes complémentaires, comme Meetup, ou des acquisitions plus étonnantes, comme avec Wavegarden, qui développe... des machines à vagues.

Le délestage aurait déjà démarré, puisque l'entreprise Teem, qui édite des outils de gestion d'espaces de travail, serait sur le point d'être revendue, un an après son rachat. Et WeWork chercherait également à trouver des acquéreurs pour d'autres sociétés, dont Meetup.

Source : Business Insider
Modifié le 04/10/2019 à 15h46
0
0
Partager l'article :

Les actualités récentes les plus commentées

Pour le patron de Take Two (GTA, BioShock), Stadia est une déception
Microsoft bloque la mise à jour de Windows 10 (mai 2020) sur de nombreux appareils
La Maison-Blanche s'en prend aux pays qui taxent les géants numériques américains
Microsoft licencie des dizaines de journalistes, remplacés par des robots
Citroën prépare une nouvelle berline hybride haut de gamme pour 2021
« Il est temps de briser Amazon » : quand Elon Musk se paie Jeff Bezos
L'Allemagne impose une borne de recharge pour véhicules électriques dans chaque station-service
Le plus gros avion électrique de la planète a réussi son premier vol
Gaia-X : le projet européen de cloud computing visant à concurrencer la Silicon Valley se précise
La Poste déploie l'Identité Numérique, un service pour se connecter à 700 services avec un identifiant unique
scroll top