🔴 LE BLACK FRIDAY EN DIRECT !

Antitrust : Google devra payer 2,4 milliards d'euros d'amende à la Commission européenne

10 novembre 2021 à 12h55
6
drapeau union européenne.jpg

Google, qui tentait d'échapper à une amende infligée par la Commission européenne en 2017 pour abus de position dominante, devra bien s'acquitter de ce qui fut, à l'époque, une sanction record.

Mise à jour du 10 novembre 2021, à 23h50 : ajout de la réaction officielle de Google

"Les annonces Shopping aident les internautes à trouver les produits qu'ils recherchent rapidement et facilement, et aident les commerçants à atteindre de nouveaux clients. Ce jugement, que nous prendrons le temps d’examiner, concerne des faits spécifiques, pour lesquels nous avons apporté des modifications dès 2017 afin de se conformer à la décision de la Commission européenne. Notre approche fonctionne avec succès depuis plus de trois ans, générant des milliards de clics pour plus de 700 services de comparaison de prix."

Plus de 10 ans après l'ouverture de l'enquête, la justice européenne vient de confirmer l'amende reçue par Google le 27 juin 2017. D'un montant de 2,4 milliards d'euros, elle a été infligée par Bruxelles, qui reprochait à la firme de Mountain View de s'être livrée à des pratiques anticoncurrentielles en favorisant son comparateur de prix Google Shopping, au détriment de ses concurrents.

Google n'a pas réussi à convaincre les juges du tribunal de l'UE

Google va avoir de plus en plus de mal à s'en dédouaner. Le géant américain, qui contestait l'amende de 2,4 milliards d'euros infligée il y a plus de quatre ans désormais par la Commission européenne, a vu son recours être refusé, ce mercredi, par le tribunal de l'UE, l'une des plus hautes juridictions de la zone. La maison mère de Google, Alphabet, avait en effet fait appel de la décision, mais il semble que le tribunal de l'Union européenne n'ait pas souhaité prendre en compte ses arguments.

À l'origine, la Commission européenne avait ouvert une enquête, en 2010, après des plaintes émises par des concurrents de Google, parmi lesquels le Français Twenga et l'Américain TripAdvisor. Ces derniers reprochaient à l'entreprise de favoriser clairement son comparateur de prix, Google Shopping, et ce, dans 13 pays de l'Union européenne, en prenant le soin de rendre moins visibles aux yeux des consommateurs leurs propres services. L'UE estime que Google a bénéficié « d'une présentation et d'un positionnement privilégiés », et que la firme n'a pas été en mesure de montrer qu'elle avait pu compenser les effets négatifs de sa pratique sur ses concurrents. Google a depuis modifié l'affichage de ses résultats de recherche, pour davantage mettre en valeur les services concurrents, qui estiment toutefois n'être toujours pas traités de façon équitable.

Tout n'est cependant pas perdu pour Google, qui dispose encore d'un potentiel dernier recours. Il lui est en effet possible de contester cette décision devant la Cour de justice de l'Union européenne, dont les décisions font jurisprudence, même s'il n'est pas certain que la juridiction juge recevable sa demande.

L'UE réclame 8,2 milliards d'euros au géant américain

À l'époque, l'amende infligée par la Commission européenne était d'un montant record. Mais, depuis, Google est parvenu à battre lui-même plusieurs fois son propre record. L'entreprise a été sanctionnée, en 2018, d'un amende de 4,34 milliards d'euros pour abus de position dominante et pratiques anticoncurrentielles, cette fois-ci du fait de son système d'exploitation Android, qui favorisait son propre moteur de recherche. Mais Google conteste encore aujourd'hui officiellement cette décision .

Un peu plus tard, en mars 2019, c'est pour les pratiques antitrust de sa régie publicitaire AdSense que l'entreprise fut épinglée. Ce qui porte le montant total dû par Google à l'Union européenne à 8,2 milliards d'euros aujourd'hui.

On notera toutefois que Google a obtenu gain de cause outre-Manche, où une plainte collective l'accusait d'avoir utilisé illégalement des données personnelles. Les plaignants britanniques réclamaient entre 1 et 3 milliards de livres sterling de dommages et intérêts.

Source : The Verge

Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
6
7
jeroboam64
Google ne paiera jamais cette amande, donc c’est de la mascarade de politiques…
Francis7
A coups de milliards d’Euros d’amendes, il vont finir sur le carreau.<br /> Laissons faire les gens qui font quelque chose qui marche bien.<br /> Et puis chacun est libre de l’utiliser ou pas.<br /> Sur Firefox, il y a tous les moteurs de recherche par exemple dans les favoris. Il y a même Bing sur Mac.<br /> Chacun voit son click du bout de son doigt.
fsfactor
On parle du comparateur de prix de Google ! On peut pas dire que ce soit le meilleur loin de là. Par contre Google a utilisé sa position dominante sur le moteur de recherche (qui lui est le meilleur et de loin) pour mettre en avant son comparateur de prix qui est moins bon que certains. Je ne comprend pas où est le débat. C’est comme Apple qui empêchait toute app de son store d’utiliser un moyen de paiement qui ne soit pas taxé par Apple …
ABC
Bien sûr qu’ils finiront par payer. Mais ils utiliseront tous les recours pendant des années. C’est la force des grosses entreprises. Sauf que l’U.E. a tout son temps elle aussi.
bmustang
même au bout des doigts? c’est pas bing ou un autre qui se retrouve en tête des recherches, mais bien google. Donc, il faut bien que les victimes et concurrents soient protégés et défendus pour éviter tout préjudice.
kroman
Google devrait déréférencer les comparateurs de prix ! Ou au moins proposer une option pour les masquer. Ces sites polluent les résultats de recherche.
Voir tous les messages sur le forum

Lectures liées

Pour mieux lutter face aux plateformes streaming, Canal+ veut séparer sa section films et séries du sport
Black Friday : malgré une chute des recherches, les Français toujours aussi friands de bonnes affaires
La répression des fraudes souhaite que Wish devienne invisible
Stéphane Richard échappe à la prison, le P.-D.G. d'Orange écope d'un sursis et d'une petite amende
Le football serait le sport le plus piraté en streaming selon cette étude, voici ce qu'on sait
Free ne veut pas de la fusion TF1-M6 et met en doute la compétence des autorités françaises pour décider de sa légalité
Amazon refuse les cartes Visa britanniques à cause de frais bancaires trop élevés : demain en France ?
Rémunération des droits voisins : Google et l'AFP ont trouvé un accord
Apple lance la bêta de Business Essentials, un service destiné aux PME
Les Frenchies de Mon Petit Placement lèvent 6 millions d'euros
Haut de page