Les Français et l'abonnement, une véritable histoire d'amour

03 juin 2021 à 12h24
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Netflix Clubic © Clubic.com
Avec 8 millions d'abonnés payants en France, Netflix est l'un des symboles de cet engouement pour l'abonnement © Clubic

L'abonnement en ligne est devenu une vraie passion française. Et les entreprises qui transitent par le monde du numérique profitent de cet essor pour faire exploser le marché.

Que ce soit pour son smartphone , pour sa connexion internet et la télévision , pour sa salle de sport (si si, elles vont vraiment reprendre du service), pour sa plateforme de streaming préférée, pour voir son équipe de foot favorite ou pour écouter de la bonne musique, l'abonnement en ligne est roi. Il est même un modèle dominant de l'économique numérique. Cette année, on comptera pas moins de 2,3 milliards d'abonnements souscrits sur toute la planète, pour un chiffre d'affaires de 186,5 milliards d'euros, en très nette croissance par rapport à 2020 (+31 %, 142,3 milliards d'euros). Et la France n'échappe évidemment pas à la folie de l'abonnement online. Le marché pèse plusieurs milliards d'euros dans l'Hexagone.

Le marché français de l'abonnement digital en plein boom

En tant que modèle économique, l'abonnement en ligne est plutôt robuste. Rien qu'en France, le marché comptera près de 50 millions d'abonnements actifs cette année, soit environ 9 % du marché européen. Dans l'Hexagone, les abonnements devraient enregistrer un chiffre d'affaires de l'ordre de 5,32 milliards d'euros en 2021, si l'on se fie à l'étude européenne menée par Telecoming, leader de l'économique numérique. Et le marché français, le troisième en Europe derrière l'Allemagne et le Royaume-Uni, devrait croitre à un taux moyen de 18 % sur les quatre prochaines années. En 2025, il devrait peser 10,3 milliards d'euros.

Sur le large secteur de l'économique numérique, les box internet comptent pour 25 % du marché français des abonnements. En 2025, elles feront toujours la course en tête, selon l'étude, et devraient même occuper une part de marché encore plus grande, à hauteur de 29 %.

La SVoD arrive en excellente position, avec 3 ménages français sur 10 abonnés à un service de vidéo à la demande. Un Français paie d'ailleurs, en moyenne, 117 euros par an en dépenses SVoD. Et la facturation liée à la vidéo à la demande devrait progresser de 16 % par an sur les prochaines années.

En ce qui concerne les services de streaming musical , l'étude de Telecoming affirme qu'aujourd'hui 24 % des ménages français détiennent un tel abonnement. Le coût moyen reste léger (9,4 euros/mois), mais il est légèrement supérieur à celui de la moyenne européenne (7,8 euros/mois).

Mobilité, bien-être, sport : de nouveaux acteurs vont dessiner la nouvelle économie numérique

Parmi les secteurs qui tireront l'économie de l'abonnement vers le haut, l'étude n'a pas eu de mal à identifier la mobilité. Les données récoltées par Telecoming, issues du Subscronomics Report 2021 (« Subscronomics » étant l'économie de la souscription), nous montrent que la mobilité va connaître une croissance spectaculaire ces prochaines années. De 13,9 millions d'euros en 2020, le marché devrait atteindre 36,8 millions d'euros cette année. En France, ces services d'abonnement devraient peser pour 726 millions d'euros de chiffre d'affaires. Les moyens de transport plus propres (électriques notamment) aideront en ce sens. La part de marché des abonnements numériques liés à la mobilité devrait d'ailleurs passer de 1 % à 7 % en 2025.

Outre la mobilité, les services de bien-être et de sport (fitness) vont connaître de belles heures à venir. La France, pays d'Europe avec la croissance la plus haute, devrait voir les abonnements sur ces services augmenter de 18 % au cours des quatre prochaines années. C'est bien plus que la moyenne européenne prévue par l'étude (9 %).

Des entreprises qui doivent s'adapter à la volatilité des abonnements/désabonnements

Aujourd'hui, les entreprises sont en mesure de proposer une offre évolutive grâce à la technologie et à la donnée. Et tout cela en fonction des intérêts des utilisateurs, que ces firmes se doivent de connaître. Alors forcément, l'écosystème actuel digital impose aux acteurs économiques d'adapter non seulement leur vitrine, mais aussi leur gamme de produits et services. Il est aussi mieux pour eux d'adopter leurs modes de paiement, la facilité et la vitesse de livraison, mais aussi la fidélisation du client, la protection des données et la gestion des retours. Concernant la livraison justement, qui a rapporté 464 milliards de dollars de chiffre d'affaires dans le monde en 2020, elle devrait générer des revenus autour de 1 352 milliards en 2025.

« L’utilisateur est un acheteur informé, responsable et engagé qui recherche avant tout un usage qui lui convient plutôt qu'un produit dont il sera propriétaire. Il accepte l'idée de payer pour profiter d'un contenu de qualité. En contrepartie, les marques doivent être capables de répondre à ses attentes et d’aller au-delà du seul catalogue de produits. Car si un abonnement dépend d'un clic, une annulation aussi », analyse Cyrille Thivat, Président-directeur général de Telecoming. Il est en effet aujourd'hui aussi facile de s'abonner que de se désabonner à un service, et nul doute que la multiplication des propositions encourage la volatilité des consommateurs en la matière.

« L’un des principaux avantages de l’économie de l’abonnement est que l’utilisateur n’a pas à se soucier du paiement. Cette étape a toujours été le grand défi du commerce ; l’abonnement le réduit au moment clé de la décision ou non de s’engager », poursuit Cyrille Thivat. « De ce point de vue, les technologies du paiement en un clic, tels que le paiement direct sur facture opérateur, deviennent stratégiques pour l’acquisition et la fidélisation des clients. Une bonne publicité, un bon service et un système de paiement simple, sont les clés pour triompher dans cette dynamique mondiale de la Subscronomics ».

Source : Telecoming

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ti4444
Vous auriez du précisez que c’est pour les offres de type streaming. Moi je pensais à la partie pro et le changement de l’offre d’Adaube depuis quelques années notamment qui est «&nbsp;un véritable racket&nbsp;» et d’autre suivent dans cette voie obscur : Vmware par exemple…<br /> Le mode subscription, ça coute plus cher et on devient des vaches à lait grrrr puisqu’il faut fournir un service.<br /> Autant pour le perso, les abonnements peuvent eux être stoppés sans effet de bord.
jvachez
Les désabonnements ils font tout pour inciter à le faire avec leurs promos valables uniquement quelques mois et pour les nouveaux clients.
stbx00
Parler de «&nbsp;passion&nbsp;» pour les abonnements qui sont plutôt imposés me semble un peu exagéré. On n’a juste pas le choix…<br /> Comme l’écrit ti444 les éditeurs en abusent clairement depuis quelques années. C’était quelquechose de totalement incongru il y a 20 ans mais les jeunes générations y sont maintenant habituées et ne sont pas choquées de devoir être abonnées à tout un tas de services…
eykxas
Ben ça dépend du coûts de l’abo. En parlant d’Adobe, ils me faisaient la suite complète pour 35 balles pendant un an (puis 60 ensuite). Soit 420€ la première année, alors qu’acheter une licence complète coûtait plus de 6000 balles.<br /> Aujourd’hui je ne paye que photoshop soit 144€ par an, alors que la licence permanente était à 1200€. (peut-être même un peu plus j’ai un doute). Il me faudra donc 8 ans avec la CC pour rejoindre le coût de la licence permanente. Je suis pas sur d’avoir besoin de photoshop sur une si longue période. Donc dans tous les cas, je suis gagnant.<br /> Et y’a des tas de situation similaire, par exemple avec Office 365. Où je pense encore (toujours dans le domaine pro) à Terragen que je ne prends qu’une fois de temps en temps pendant un mois. Idem pour d’autre logiciel qu’on utilise qu’une fois de temps à autres.<br /> les abonnements sont pas forcément une mauvaise chose quand les conditions et leur prix sont bien géré. (Et tu parles de Vmware, je n’ai jamais vu d’abonnement chez eux, et si tu penses aux Vmware Cloud on «&nbsp;quelque chose&nbsp;» ce n’est pas VMware qui décide de l’abo mais la plateforme derrière, AWS, Azure, Google Cloud etc…).
smover
Je ne vois pas en quoi on n’a pas le choix : tu peux toujours acheter des films, des livres et de la musique comme depuis 50 ans (avec la possibilité nouvelle de le faire en digital). Le choix de ne faire que les louer et de ne plus rien posséder n’a rien d’une obligation.<br /> C’est pareil avec les voitures en LOA : tu peux aussi les acheter mais de moins en moins le font.<br /> Dans le monde pro c’est différent mais ce genre de racket n’est là non plus pas nouveau (je pense aux pratiques d’IBM notamment…).
Bombing_Basta
«&nbsp;Les Français et l’abonnement, une véritable histoire d’amour&nbsp;»<br /> Je ne dois pas être français ou alors incapable d’aimer, du coup…
MisterDams
Je pensais surtout voir apparaitre les offres de e-commerce qui sont basées sur l’abonnement. J’avais découvert ça avec JustFab qui permet de «&nbsp;créditer automatiquement&nbsp;» du budget sur son compte en, contrepartie de tarifs avantageux pour les clients «&nbsp;VIP&nbsp;» (Very Important Payeurs ?).<br /> On peut demander à ne pas le faire quand on le veut, mais la mécanique est assez similaire à ce qu’utilise Netflix (tu peux résilier pour 1 mois si tu le souhaites).<br /> L’objectif est qu’on classe inconsciemment une dépense dans ses «&nbsp;frais courants&nbsp;», car après quelques mois, on a tendance à mettre Netflix avec l’électricité et le loyer plutôt qu’avec les achats Fnac ou les places de ciné.<br /> Après selon les offres, c’est plus ou moins intéressant… Le PC dans le Cloud ? Par rapport à un PC gaming même avec ses nouveaux tarifs, Shadow peut être intéressant. Adobe c’est pareil si on a impérativement besoin d’être à jour (agence de comm qui reçoit des fichiers externes par exemple, typiquement InDesign), c’est plus intéressant que les anciens tarifs pour se maintenir à jour.<br /> Reste effectivement les travers : les changements de catalogue «&nbsp;masqués&nbsp;» pour la SVoD et la musique, l’engagement sur les LOA/LLD, le fait qu’en cas de coup dur tu n’es propriétaire de rien…
xeno
Entre mon abonnement internet à 40Euros que je trouve prohibitif, si je dois rajouter un truc genre spotify à 10€ plus netflix 10€ plus mobile 15€<br /> Je fait une moyenne on s’en moque du tarif exacte.<br /> un total de 75€/mois, sois 900€ sur un an c’est pour moi impensable de mettre pratiquement un salaire, du coup je sabre et me limite au strict minimum
stbx00
Bien sur qu’il y a des cas ou le fonctionnement à l’ancienne est toujours possible mais c’est de moins en moins le cas. Si on m’avait dit dans les années 90 qu’il faudrait payer un abonnement pour jouer en réseau j’aurais certainement bien rigolé.<br /> Je peux bien entendu continuer à acheter mes disques mais je suis passé sur Spotify et c’est vrai que c’est plutôt sympa. Bon au final je dépense 16€ par mois alors que j’étais loin d’acheter un CD tous les mois…<br /> On peut aussi faire le choix le vivre en ermite et de n’utiliser aucune nouvelle technologie. C’est en ce sens que j’écris qu’on n’a plus vraiment le choix (si je devais expliquer à mes enfants que finalement ou va arrêter les abonnements à Netflix, Spotify et le PSN ce serait bien pénible… possible mais pénible…).
bennukem
@smover «&nbsp;[…]comme depuis 50 ans[…]&nbsp;» Ho le gros mensonge !!!<br /> Je ne trouve plus de cassette ni de VHS. Ni de 45 tours pour mon mange disque.<br /> Allez on fait tourner les serviettes !!!
smover
Hehe oui vu comme ça tu as parfaitement raison
smover
Franchement Netflix remplace juste le câble d’avant ou canal+, la TV premium pour ceux qui ne se satisfont pas de l’offre gratuite ce n’est pas une nouveauté non plus.<br /> Après bien sûr que je suis d’accord sur le fait qu’il faut vivre avec son temps, mais pour le moment le digital permet toujours d’acheter ses livres, films et musques. Je pense par contre qu’on aura réellement plus le choix d’ici une dizaine d’année dans de plus en plus de domaines.
a-snowboard
Faut dire que les possibilités sont de moins en moins possibles.<br /> Les salles de fitness, quand tu paye juste pour un mois ou deux c’est juste Hors de prix. Du coup tu prends l’abonnement car ça revient moins cher.<br /> Photoshop, t’as pas trop le choix…<br /> Pire du pire, sur les stores, la moindre application payant demande un abonnement. Ça n’existe quasiment plus les achats à l’unité.<br /> Par contre le désabonnement à la fin d’une période devrait être systématique avec une action à faire pour prolonger l’abonnement. (Un peu comme le consentement pour les mails d’information).<br /> Bref, de là à parler d’une histoire d’amour, il y a un pas que je ne franchirais pas.<br /> Sinon oui pas trop le choix, faut regarder de temps en temps ses abonnements et mettre un rappel pour resiller.
stbx00
Totalement d’accord. Je me suis rendu compte que je payais un abonnement Go Prime (contracté il y a quelques années au moment de l’achat de billets d’avions). Autant dire que sur l’année 2020 il ne m’a pas été d’une très grande utilité…
ti4444
Pardon, j’aurais du préciser que j’évoquais l’Adobe Pro qui n’est plus disponible en version perpétuelle depuis cette année. Effectivement, pour la version complète c’est plus intéressant.<br /> Justement en ce qui concerne Vmware depuis cette année, le produit horizon passe en licence de type abonnement pour la partie cloud ( Horizon Universel ) mais aussi pour la version On prems qui avant était perpétuelle.
Palou
a-snowboard:<br /> Photoshop, t’as pas trop le choix…<br /> Il n’y a pas que Photoshop dans la vie, voir DxO Photolab ou autre suite qui ne sont pas en abonnement
a-snowboard
C’est vrai. Mais je m’en sert pour mon usage pro, avec des scripts et tout.<br /> Sans parler de lightroom ou j’ai une bonne partie du catalogue.<br /> Après en tant que pro, payer 11€ / mois n’est pas vraiment un problème, mais sur le principe c’est chiant.<br /> (je viens de passer en perpétuel sur capture one, ça fait du bien de plus payer un truc tous les mois !)
MatthieuH
Le problème avec la multiplication de ces abonnements est le fait de les oublier et de se retrouver prélevé chaque mois pour des services qu’on ne souhaite plus.<br /> Apres heureusement il existe des apps pour les tracker du type Budg mais le mieux est de rester vigilant au moment de s’engager
a-snowboard
Du coup l’application pour traquer les abonnements, c’est une application payante par abonnement ?
Jerome_tFb
Si tu cherches une alternative à Photoshop, il y a la suite de Serif: Affinity photo, designer et publisher.<br /> tu peux acheter une licence à vie pour leur programmes, ça coute 50 balles par programme (mais il y a souvent des promos à -50%).<br /> Affinity<br /> Affinity – Professional Creative Software<br /> From the smoothest, fastest photo editing and graphic design software to the most powerful publishing software, Affinity apps are pushing the boundaries of what’s possible with creative technology.<br /> Perso j’ai acheté designer et photo, et ça marche très bien, et quasiment aussi bien que ce qu’offre Adobe.<br /> Regarde des vidéos comparatives sur Youtube.
eykxas
Malheureusement si. Je n’ai jamais trouvé d’alternative crédible à photoshop. Et je les ai quasiment tous fait. Photolab est encore un logiciel de développement photo. Donc pas la même chose et pas comparable.
danicela
Je déteste les abonnements qui sont des dépenses camouflées pour des choses qu’on n’utilise pas constamment / qu’on ne rentabilise jamais assez. J’en ai le moins possible. (internet, téléphone, assurance, électricité, that’s it)
pecore
J’ai l’impression que l’on confond abonnement et mutualisation. L’abonnement est une arnaque déguisée qui permet à une boite de te faire payer ad vitam un même produit. Il rejoint dans l’esprit les leasing de voiture et autres. J’ai même vu un magasin qui faisait du leasing de literie. Non mais sérieusement !<br /> La mutualisation est la mise en commun d’une base de produits entre les différents adhérents. On est intéressé par la base de produit on adhère, on ne l’est plus, on se désinscrit. On ne l’est pas, on ne s’inscrit pas du tout. C’est le principe modernisé des bibliothèques/médiathèques municipales. L’esprit n’est pas le même.
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