Les petits commerces doivent exister en ligne selon Mappy

12 septembre 2013 à 13h48
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Faire exister la myriade de petits commerces dans le gigantisme d'Internet, entre les géants du e-commerce et la grande distribution, c'est le nouveau défi de Mappy qui livre une étude sur le sujet.

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Le spécialiste de la cartographie Mappy est de plus en plus présent dans le domaine du Web-to-store - action d'attirer des internautes dans une boutique réelle -, comme nous l'expliquait son PDG en février, Pascal Thomas. C'est d'ailleurs la stratégie de sa maison-mère, Solocal (ex-PagesJaunes). Pour cerner les contours de ce phénomène, Mappy présentait ce matin un livre blanc.

Réalisé en partenariat avec l'institut BVA (auteur d'une étude auprès de 2 000 consommateurs et de 300 commerces de proximité), et l'agence de conseil Novedia, il permet de mettre au jour un réel décalage entre les attentes des clients et des marchands. Quand les premiers placent parmi leurs priorités la disponibilité immédiate et le fait de pouvoir toucher le produit, les seconds pensent savoir que leurs clients viennent en boutique pour bénéficier d'un bon accueil et de conseils des vendeurs.

BVA explique que « les commerçants indépendants considèrent à 47% que le relationnel et à 24 % que l'expertise sont les deux attentes principales des consommateurs en magasin, quand voir le produit en réel (61%) et en disposer immédiatement (50%) sont les deux principaux avantages du commerce physique selon les consommateurs ». Quant aux achats en ligne, ils sont motivés par le prix à 66%.

Pour développer son offre de localisation de commerces sur ses cartes, Mappy doit appuyer ses chiffres sur une réalité. D'abord, les achats physiques continuent de représenter l'essentiel des ventes dans la plupart des secteurs, principalement l'alimentaire. À vrai dire, seuls les produits culturels, les séjours et le high-tech sont davantage vendus en ligne qu'en boutique selon l'étude à l'heure actuelle.

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Montrer les stocks aux clients

« En réponse à l'influence des pure-players du e-commerce, les commerces physiques se doivent dès lors d'intégrer dans leur stratégie des initiatives qui donnent au magasin une valeur ajoutée face à la dématérialisation d'un achat sur Internet », estime Pascal Thomas. L'enjeu selon le patron de Mappy est de faire prendre conscience aux commerçants indépendants qu'ils doivent être sur Internet pour vivre.

De rappeler que l'une des règles historiques du commerce est l'importance d'avoir un bon emplacement. « Sur les Champs Élysées par exemple, la forte affluence assure un bon taux de transformation. Lorsqu'on se rend sur Internet, la page de résultats du moteur de recherche lorsqu'on cherche un produit est comparable à cette rue », compare-t-il. Pour lui, si l'on ne figure pas sur cette page, les chances de vente sont considérablement réduites. C'est à ce défi qu'essaie de répondre Mappy.

Le service a rendu visite à 24 000 commerçants en France et a photographié 12 000 intérieurs d'entre eux afin de fournir un cliché panoramique sur le Net. Les horaires, l'adresse et d'autres informations pratiques y figure. Mais le plus important est l'accès au catalogue en stock. Selon lui « aujourd'hui on cherche de moins en moins une boutique mais un produit, c'est cette information qu'il faut donner ».

Mais le travail d'évangélisation pour Mappy risque d'être long. Alors que neuf personnes interrogées sur dix trouvent un intérêt dans le fait de chercher des informations en ligne avant d'acheter en boutique, seulement deux commerçants indépendants sur dix y trouvent un intérêt. En parallèle de la filiale de Solocal, d'autres initiatives de Web-to-store ont émergé, à l'instar de SoCloz.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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