En plein procès, Google affirme que la politique antimonopole de l'UE "menace l'innovation"

13 février 2020 à 18h28
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La bataille juridique entre Google et l'Union européenne a véritablement repris. Alors que la firme américaine s'est vu infliger des amendes de plusieurs milliards d'euros depuis 2017, elle a entamé sa défense en brandissant l'argument de l'innovation et de l'intérêt des consommateurs.

Alors que Google a été déclarée coupable, à plusieurs reprises, d'abus de position dominante, l'entreprise a fait appel dans chacun des cas. Après avoir préparé ses arguments, elle a commencé à les présenter hier, devant le tribunal de l'Union européenne, à Luxembourg.

Google aurait dû renoncer à sa recherche d'innovation

Retour deux ans plus tôt. En juin 2017, la Commission décide d'infliger une amende de 2,42 milliards d'euros à Google, pour avoir profité de sa position pour favoriser son comparateur de prix, Google Shopping, au détriment des concurrents de ce dernier. Un montant record à l'époque, qui sera finalement battu un an plus tard par... Google.


Sans surprise, l'entreprise avait décidé de faire appel. Et dès le premier jour du procès, son avocat, Thomas Graf a dénoncé la politique menée par l'UE : « Si Google avait été confrontée à la décision de la Commission en 2008, elle n'aurait eu d'autre choix que d'abandonner ses technologies et ses designs innovants ».

La même défense qu'Apple

Cette ligne de défense, en revanche, ne semble pas tout à fait innovante. Elle reprend en effet un argument souvent mis en avant, et utilisé pas plus tard que le mois dernier par Apple. L'entreprise de Tim Cook dénonçait alors l'uniformisation des chargeurs, souhaitée par l'Union européenne, clamant qu'une telle manœuvre risquait de tuer l'innovation...


Mais si cette stratégie fait mouche, Google aura certainement à cœur de l'employer de nouveau. Car ce procès en appel n'est que le premier de la série en cours. Par la suite, la filiale d'Alphabet cherchera à contester l'amende de 4,34 milliards d'euros, infligée par la Commission européenne en juillet 2018 pour abus de position dominante sur son OS Android, puis celle de 1,49 milliard d'euros, datant de mars 2019, relative à ses pratiques anticoncurrentielles pour sa régie publicitaire AdSense.

Source : Business Insider
Modifié le 14/02/2020 à 08h47
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