Amende record de 2,42 milliards d’euros pour Google

Par Emilia CAPITAINE
le 27 juin 2017
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Ce mardi 27 juin 2017, la Commission européenne a infligé une amende record à Google pour abus de position dominante.

Google a indiqué être « respectueusement en désaccord » avec les conclusions de la Commission européenne et envisage de faire appel.

Google sanctionné pour abus de position dominante



Ce mardi 27 juin 2017, la Commission européenne, par le biais de la Commissaire européenne à la Concurrence, la Danoise Margrethe Vestager a condamné Google a une amende record, d'un montant de 2,42 milliards d'euros pour abus de position dominante. Google est accusé d'avoir favorisé son comparateur de prix Google Shopping au détriment de la concurrence.

« L'amende a été calculée sur la base de la valeur des recettes que Google réalise grâce à son service de comparaison de prix dans 13 pays européens », a indiqué la Commission européenne. Plus précisément, il s'agit des 13 pays de l'espace économique européen : Google est accusé d'avoir introduit cette pratique faussant la concurrence dès janvier 2008 en Allemagne et au Royaume-Uni, en octobre 2010 en France, en mai 2011 en Italie, en Espagne et aux Pays-Bas, en février 2013 en République Tchèque et en novembre 2013 en Autriche, en Belgique, en Norvège, au Danemark, en Pologne et en Suède.

Si les comparateurs de prix classiques tels que Kelkoo, TripAdvisors et Twenga apparaissent dans les résultats de recherche de Google, ils s'estiment lésés : selon eux, ils ne bénéficient pas du même traitement que les autres annonceurs et ils sont classés trop bas dans les résultats de recherche. En 2010, ils avaient déposé une plainte auprès de la Commission européenne. D'après Margrethe Vestager, « Google a ainsi privé les consommateurs du bénéfice d'un choix de services et il a freiné l'innovation ».

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Google a 90 jours pour mettre fin à ses pratiques discriminatoires



La Commission européenne a par ailleurs fixé un délai de 90 jours à Google, afin qu'il mette fin à ses pratiques et permette le retour à un marché véritablement concurrentiel. Si Google ne s'exécute pas, il pourra être exposé à des pénalités pouvant atteindre jusqu'à 5 % du chiffre d'affaires d'Alphabet, la maison-mère de Google, qui s'élève tout de même à 90 milliards de dollars.

Dans un communiqué, Google a indiqué être « respectueusement en désaccord » avec les conclusions de la Commission européenne et envisage de faire appel.


Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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