Le géant français Thales a annoncé, lundi, son intention de recruter 9 000 personnes en 2026 dans les secteurs de la défense, de l'aérospatial et de la cybersécurité. L'entreprise séduit plus que jamais.

Thales annonce 3 300 embauches en France pour 2026. © Alexandre Boero / Clubic
Thales annonce 3 300 embauches en France pour 2026. © Alexandre Boero / Clubic

Avec 1,4 million de candidatures reçues l'an dernier, on peut dire que le groupe Thales attire. L'entreprise française, qui a recruté plus de 8 800 salariés sur l'année, veut faire encore mieux en 2026. Ce lundi 9 février, elle a annoncé ouvrir 9 000 nouveaux recrutements, dont 3 300 rien qu'en France, pays de loin le mieux pourvu.

La cadence d'embauche de Thales impressionne

Thales maintient son rythme de croisière sur l'emploi, avec 9 000 recrutements prévus en 2026. Un objectif dans la lignée de 2025, année où le groupe a accueilli presque autant de nouveaux talents, pulvérisant son objectif initial de 8 000 embauches. Le groupe reste constant et conforme à son plan pluriannuel, qui fait que depuis cinq ans, il a recruté au minimum 8 000 personnes chaque année.

La France mènera la danse cette année, avec 3 300 postes ouverts, dont plus de la moitié en Île-de-France. L'international n'est pas en reste, avec 800 recrutements au Royaume-Uni, 630 en Amérique du Nord, 530 en Australie, 450 en Inde. Le succès se lit aussi dans les candidatures, avec 1,4 million de CV reçus en 2025, un bond de 400 000 par rapport à 2024.

En ce qui concerne les profils recherchés, on peut dire qu'ils se répartissent entre deux grands domaines. Quatre recrutements sur dix concerneront l'ingénierie logicielle, la cybersécurité et l'intelligence artificielle. Et un quart des nouveaux collaborateurs rejoindra les équipes industrielles, avec des postes allant du technicien à l'ingénieur de production.

Le plan de recrutement de Thales pour 2026

Thales compte sur les jeunes pour renforcer ses effectifs

Thales fait savoir ne pas uniquement miser sur les nouveaux arrivants. En interne, 3 500 collaborateurs changeront de métier, de pays ou de division cette année. La formation continue occupe une place centrale, avec 35 académies internes qui permettent aux salariés de monter en compétences tout au long de leur carrière. Patrice Caine, le PDG de Thales, explique que ce plan XXL répond à une attente forte. « Les talents qui nous rejoignent veulent participer au développement de solutions souveraines, innovantes et durables, dont le monde a plus que jamais besoin », dit-il ce lundi.

L'entreprise continue d'avancer sur la parité, avec 32% de femmes recrutées en 2025. Thales veut aller plus loin en portant à 75% la part de ses comités de direction avec au moins quatre femmes, contre 69% actuellement. Et sur le handicap, le groupe dépasse les 7% d'emploi en France, un score supérieur aux exigences légales (6%).

Les jeunes sont en tout cas au cœur du dispositif. Thales accueillera en France 1 700 stagiaires et 1 600 apprentis du supérieur en 2026, plus 1 500 collégiens et lycéens pour des stages de découverte. Le pari est réussi, puisque 15% des embauches françaises de 2025 concernaient d'anciens stagiaires ou apprentis. En amont, les programmes Vocation Makers et STEM for All de Thales aideront à sensibiliser les plus jeunes aux métiers scientifiques. En 2025, Thales a ainsi rencontré 250 000 enfants et adolescents de 6 à 18 ans dans le monde. Cette année, neuf nouveaux pays rejoignent l'aventure, de la Pologne au Brésil, pour éveiller les vocations scientifiques.