Voilà un an que Donald Trump est maintenant au pouvoir aux États-Unis. Et contrairement à ce qui s'annonçait, les milliardaires de la tech peuvent se féliciter de l'année passée.

© Wiki commons
© Wiki commons

Le 20 janvier 2025, Donald Trump prêtait une seconde fois serment avant d'être investi président des États-Unis. À cette occasion, on a pu apercevoir les visages des patrons de toutes les grandes entreprises de la tech du pays, alors que la Silicon Valley était jusque-là réputée pour être très majoritairement démocrate. On avait alors imaginé que la tech s'était soumise au populisme MAGA. Mais après un an, il semble que ce soit le contraire.

Il y a un an, la Silicon Valley venait prêter allégeance à Donald Trump

Quand les Mark Zuckerberg, Tim Cook et autres Jeff Bezos étaient venus assister à l'investiture de Donald Trump il y a un an, l'expression la plus utilisée aux États-Unis pour décrire cette situation était « bend the knee », soit « plier le genou », ou, plus exactement « se soumettre. »

Les commentateurs voyaient en effet là des patrons obligés de venir au secours de la victoire, face à un nouveau président dont le mouvement MAGA a dit pis que pendre de la Big Tech. Celle-ci était alors accusée de répandre les idées progressistes et de censurer la droite. Elle allait donc devoir dorénavant suivre les désirs de Trump et de sa base MAGA.

© Wiki Commons
© Wiki Commons

Dans le combat entre les populistes et les tech bros, c'est la tech qui a (pour le moment) l'avantage

Pourtant, un premier bilan au bout d'un an nous montre une image différente. La Big Tech n'a pas du tout été éparpillée par des mesures antitrust, et quand il s'est agi d'arbitrer entre les volontés politiques de la base populiste et de la tech, Donald Trump a montré un visage sûrement étonnant pour ses supporters.

On se souvient ainsi de la polémique de novembre dernier, durant laquelle Donald Trump avait défendu le visa H-1B, largement utilisés par les GAFAM pour faire travailler des talents étrangers. De même, il a 2025 défendu sa décision de donner quelque 600 000 visas à des étudiants chinois, toujours contre sa base en colère.

Il semble qu'au fil du temps, l'argent ait parlé. La participation financières des patrons de la tech aux projets de Donald Trump leur a semble-t-il petit à petit permis de gagner en influence. On se souvient ainsi qu'à son investiture, chaque GAFAM, et même un OpenAI, ont chacun effectué une donation. Plus tard, ils sont revenus une fois encore déposer des millions dans la besace du président pour son projet d'immense salle de bal à la Maison-Blanche. Autant d'attentions qui ont sûrement dû peser.