Google promet officiellement de ne pas vendre sa technologie de reconnaissance faciale

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Le 14 décembre 2018
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caméras surveillance

Pour éviter les abus qui pourraient en découler, la société Google fait le choix de ne pas proposer de programme de reconnaissance faciale. En tout cas pour l'instant.

À l'occasion d'une note publiée sur son blog au sujet de travaux réalisés en Asie sur l'intelligence artificielle, Google est revenu sur l'utilisation de sa technologie de reconnaissance faciale. Ou plutôt, sa non-utilisation. Le géant américain a confirmé ne pas vouloir proposer d'API de reconnaissance faciale au public (institutions et entreprises confondues, on l'imagine) tant que des réponses techniques et stratégiques n'auront pas été apportées.

Pour Google, une manière de se protéger

Google l'affirme et beaucoup en ont conscience : la reconnaissance faciale présente des avantages évidents dans des domaines comme la recherche de personnes disparues, la traque d'individus dangereux, la sécurisation d'événements importants ou d'autres technologies d'assistance.

Seulement, son utilisation pose de nombreuses questions. Face à une fiabilité loin d'être pleinement satisfaisante, les abus et les conséquences néfastes sont à redouter, comme la surveillance accrue, la collecte de données, les faux positifs et tant d'autres.


« La reconnaissance faciale mérite une attention particulière »

Pour sa part, Google estime que « la reconnaissance faciale mérite une attention particulière pour garantir que son utilisation est conforme à nos principes et à nos valeurs ». La firme de Moutain View assure être en train de « travailler avec de nombreuses organisations pour identifier et résoudre ces problèmes ». La société met même un petit tacle à d'autres géants américains (comme Amazon...) : « Contrairement à certaines autres entreprises, Google Cloud a choisi de ne pas proposer d'API de reconnaissance faciale ».

Mais gardons à l'esprit que « ce déni » de la technologie n'est que provisoire. Google attend sans doute à ce que la fiabilité de ses outils soit optimale et que le vide juridique autour de la reconnaissance faciale laisse place à une réglementation stricte, qui lui éviterait d'être jeté en pâture.

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