L'Autriche s'invente, elle aussi, une taxe GAFA sans attendre l'Europe

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Le 02 janvier 2019
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Las d'attendre l'Union européenne, l'Autriche entend bien instaurer sa propre taxe des géants du numérique d'ici à 2020.

Visiblement inspirée par la France, où le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire veut appliquer une taxe GAFA dès le 1er janvier 2019, l'Autriche est aussi prête à taxer en solo les géants du numérique. Samedi, le jeune chancelier conservateur autrichien Sebastien Kurz, 31 ans, a dévoilé sa volonté de s'engager à introduire une taxe sur les grandes entreprises numériques en affirmant qu'il n'est « que justice que les géants du numérique actifs en Europe paient leur juste part d'impôt. »

La « taxe GAFA » autrichienne mise en œuvre dès 2020 ?

Si les contours de cette taxation nationale ne sont pas encore dessinés, on sait que celle-ci entrera en vigueur dans le cadre des réformes fiscales voulues par le gouvernement pour 2020. Si les États membres de l'Union européenne n'ont pas officiellement trouvé d'accord sur une taxation des GAFA, les discussions sont toujours en cours. Pourtant, Kurz précise qu'une disposition au niveau de l'UE n'empêchera pas l'Autriche d'agir au niveau national.

Pour le chancelier autrichien, « l'objectif est clair : il s'agit de taxer les entreprises qui génèrent des profits énormes en ligne, et qui ne paient pratiquement aucun impôt, comme Facebook ou Amazon. » Désormais, c'est le ministre local des Finances, Hartwig Loeger, qui a la charge d'élaborer les détails et la mise en œuvre de la fameuse taxe, dont le fonctionnement détaillé pourrait être dévoilé au cours du mois de janvier.

En France, Bruno Le Maire souhaite taxer les ventes directes et imposer aux mastodontes du numérique le paiement d'une redevance sur les revenus publicitaires dans le pays, mais aussi la revente des données personnelles.

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