Après le succès de la mission sur la face cachée de la Lune, la Chine s'intéresse à Mars

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Le 16 janvier 2019
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Fort de l'expérience prometteuse qui est en train de se dérouler avec Chang'e4 et Yutu-2 sur la face cachée de la Lune, la Chine a confirmé cette semaine - six ans après l'échec du lancement de Yinghuo 1 - le lancement d'un projet similaire à destination de la planète Mars d'ici 2020.

Si la mission Chang'e4 était censée montrer les capacités et ambitions de la Chine en matière d'exploration spatiale, c'est une franche réussite et l'Administration spatiale chinoise (CNSA) ne compte pas s'arrêter en si bon chemin !

La Chine franchit une nouvelle étape

Alors que Chang'e5 - la mission lunaire de retour d'échantillons - est d'ores et déjà planifiée pour 2019 et que la Chine évoque les missions Chang'e6 et Chang'e7, les ambitions de l'Empire Céleste (qui n'a jamais aussi bien porté ce petit nom) concernant Mars se précisent une fois de plus, avec un caractère officiel cette fois-ci.

Six ans après l'échec de la mission spatiale russe Phobos-Grunt qui embarquait à son bord le petit orbiteur chinois Yinghuo 1, destiné alors à étudier l'atmosphère martienne, l'intérêt de la Chine pour la planète rouge est aujourd'hui ravivé. Wu Yanhua, Directeur de la CNSA, vient en effet de déclarer sans ambiguïté possible : « La Chine effectuera sa toute première mission d'exploration sur Mars vers 2020 ».

La Chine part à la conquête de l'espace

À l'aide de la CNSA et de diverses entreprises privées, la Chine compte bien devenir une puissance spatiale majeure et un concurrent de taille à la NASA. Son président, Xi Jinping, a d'ailleurs déclaré à plusieurs reprises avoir de « grandes ambitions » pour son pays dans ce domaine.

Outre le projet de lancement d'un orbiteur et d'un astromobile à destination de Mars, la Chine entreprend pléthore de projets. L'idée d'une base lunaire permanente pour 2040 ou de façon plus concrète le développement actuel de Tiangong (3e du nom) en sont de parfaits exemple. Le « Palais Céleste » de 60 tonnes sera en effet la première grande station spatiale chinoise et devrait être assemblée d'ici 2022. Après son lancement, elle sera en 2024 (après la retraite de l'ISS) la seule station spatiale dans l'espace. Elle fonctionnera sur le même modèle que la Station spatiale internationale et accueillera des scientifiques et astronautes du monde entier.

Après avoir mentionné l'éventuel voyage d'astronautes chinois vers la Lune (projet sur lequel la CNSA n'est pas encore tout à fait décidée), Wu Yanhua a également abordé l'épineux sujet de la coopération de la CNSA avec l'Agence spatiale américaine (NASA). Le directeur chinois estime qu'il faut « unir les forces des grandes puissances spatiales mondiales pour faire une différence dans l'exploration de l'espace ».

Source : The Washington Post

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