Un ancien ingénieur de Google est accusé d'avoir vendu à Uber des données sur la conduite autonome

28 août 2019 à 19h00
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Anthony Levandowski

Anthony Levandowski est un pionnier du véhicule autonome et l'un des fondateurs de Waymo en 2009. Il est accusé d'avoir dérobé des documents sensibles concernant la conception des systèmes LIDAR.

L'affaire opposant Uber et Waymo prend une autre tournure. Si la société de VTC a payé 245 millions de dollars pour régler le litige l'opposant à la filiale de Google concernant un vol de brevets, la justice américaine a inculpé ce mardi 27 août Anthony Levandowski, l'un des pionniers du véhicule autonome.

L'un des membres fondateurs de Waymo accusé de vol industriel

L'ingénieur, arrivé chez Waymo en 2009 et qui a fait partie de l'équipe d'origine avant de démissionner en 2016 pour fonder sa propre start-up, est accusé d'avoir emmené dans ses cartons plus de 14 000 documents confidentiels sur la conception des systèmes LIDAR équipant les véhicules Waymo.

Après quelques mois d'activité, sa société baptisée Otoo a été achetée par Uber pou la somme de 680 millions de dollars. L'ancien PDG d'Uber, Travis Kalanick, avait alors pour ambition de développer ses propres systèmes de conduite autonome pour ne pas se faire distancer par Google sur ce marché.

Anthony Levandowski s'est rendu de lui-même aux autorités et a été relâché quelques heures plus tard, contre le paiement d'une caution de deux millions de dollars. Ses passeports lui ont été retirés, la justice craignant que l'homme, qui possède la double nationalité américaine et française, ne prenne la fuite.


Il est accusé aujourd'hui de 33 chefs d'accusation et risque au total une amende de 8,25 millions de dollars et de 10 années d'emprisonnement s'il est reconnu coupable. L'homme nie en bloc ses accusations par la voix de son avocat : « Il n'a rien volé à personne. Cette affaire rejette des plaintes déjà discréditées dans une affaire civile qui s'est réglée il y a plus d'un an ».

Uber a bien du mal à réparer les conséquences des pratiques de son ex-PDG

C'est également une bien mauvaise affaire pour Uber, qui, si elle n'est pas directement impliquée dans cette affaire, vient de passer les deux dernières années à assainir les pratiques et la gouvernance de l'entreprise après les différents scandales qu'elle a connus suite aux comportements de Travis Kalanick.


Si l'action n'a baissé que d'1 % après l'annonce de cette inculpation, les investisseurs restent très prudents quant à l'avenir du service de VTC et sa capacité à générer du profit.

Source : Market Watch
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