Uber s'enfonce (un peu plus) dans l'incertitude et licencie plus de 400 employés

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Uber
© JHVEPhoto / Shutterstock.com

Tout en continuant à perdre des milliards de dollars, le géant des VTC a annoncé une nouvelle série de licenciements, qui soulève des doutes quant à son avenir à long terme.

En voyant des chauffeurs et livreurs Uber un peu partout, on peut être tenté de se dire que la société, omniprésente, doit afficher une forme olympique et peut entrevoir un avenir radieux. Or c'est tout l'inverse, puisque la firme californienne voit la croissance de son chiffre d'affaires ralentir, continue de perdre des milliards de dollars et vient de licencier plusieurs centaines de ses salariés.

Une deuxième vague de licenciements en quelques semaines

Uber a annoncé, mardi 10 septembre, avoir procédé au licenciement de 435 salariés issus de ses équipes « produit » et « ingénierie ». Dans le détail, 265 personnes quittent l'équipe d'ingénierie, et 170 autres l'équipe produit. Ce dégraissage est d'importance puisqu'il représente une part de 8 % des effectifs de la société. 85 % des salariés écartés sont issus des États-Unis, 10 % de la zone Asie-Pacifique et 5 % d'Europe, du Moyen-Orient et d'Afrique.


Mais le plus inquiétant est que cette vague de licenciements fait suite à celle annoncée à il y a quelques semaines, au mois de juillet, alors que 400 salariés étaient écartés définitivement de la division marketing. « Auparavant, et pour répondre aux exigences d'une start-up à la forte croissance, nous avons embauché de manière rapide et décentralisée », justifie un porte-parole d'Uber. « Si cela a fonctionné pour nous dans le passé [...], nous devons changer la façon dont nous concevons notre organisation », poursuit-il.

Les mauvais bilans s'enchaînent pour Uber

Ces licenciements par centaines résonnent comme l'écho des bilans trimestriels inquiétants d'Uber. Au deuxième trimestre 2019, la société a en effet annoncé avoir perdu 5,2 milliards de dollars (4,7 milliards d'euros), dont 1,3 milliard de dollars hors pertes liées à l'introduction en bourse et aux rémunérations distribuées en actions. C'est tout de même 30 % de plus encore que le trimestre précédent. Dans le même temps, la croissance de la société ralentit. Toujours au deuxième trimestre, son chiffre d'affaires n'a progressé que de 14 %, à 3,17 milliards de dollars, bien loin des attentes des prévisionnistes.


Pour éviter que la machine ne s'enraye davantage, Uber multiplie ainsi les investissements, avec notamment une manne de 200 millions de dollars (par an) attribuée au développement de son activité de transport de marchandises. En outre, l'entreprise doit affronter une future loi en Californie qui devrait la contraindre, elle et sa concurrente Lyft, à considérer ses chauffeurs comme de véritables salariés, ce qui pourrait augmenter ses frais de 30 %, sur place du moins.

Source : Tech Crunch
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