TikTok, critiqué pour sa censure à l'étranger, est aussi censuré dans son pays

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Tiktok
© Primakov / Shutterstock.com

Les autorités chinoises ont récemment ordonné à ByteDance, maison-mère de TikTok, de retirer certaines fonctionnalités d'une application de travail à distance.

TikTok est toujours pris entre deux feux. En septembre dernier, l'application avait été critiquée après avoir censuré des contenus dans le but de plaire aux autorités chinoises. En novembre, elle s'était excusée d'avoir censuré des vidéos évoquant la persécution de la communauté ouïghoure.

La « punition » de ByteDance

La Cyberspace Administration of China (CAC) a informé l'opérateur qu'il devait retirer son outil Feishu Office - un outil aux fonctionnalités proches de celles de Slack, de Skype et de Google Docs - des principaux app stores, pour une durée d'environ un mois. Il s'agirait d'une « punition », affirme le média Bloomberg, la CAC ayant découvert que TikTok donnait accès, via un fil d'actualité, à des contenus issus de sites étrangers bannis ou hautement surveillés en Chine, comme Facebook ou Twitter.

Comme d'autres applications favorisant le télétravail, Feishu Office est devenue populaire en Chine suite à l'épidémie de COVID-19. Elle se décline désormais dans une version internationale, baptisée Lark, lancée en avril 2019 et fonctionne toujours au Japon et à Singapour par exemple.

Feishu Lite

ByteDance, comme la CAC, se sont refusés à commenter la sanction. Mais ce n'est pas la première fois que le régulateur chinois donne de telles directives, estimant que certains sites ou certaines applications menacent la stabilité sociale du pays. En 2018, l'application aux contenus humoristiques Neihan Duanzi a été supprimée, le régulateur jugeant ces contenus vulgaires ou inappropriés. Ce mois-ci, les autorités ont également forcé Baidu, le géant chinois spécialisé dans les services en ligne à supprimer des chaînes d'actualités afin de « se conformer aux directives gouvernementales ».

ByteDance, de son côté avait déjà supprimé le mois dernier le flux d'actualité relatif à Feishu, après un premier avertissement des autorités. Selon la société, ce flux faisait partie des fonctionnalités importantes pour la plateforme de travail à distance, réunies sous le nom de « Workstation ». Mais l'argument n'a pas convaincu. En attendant que la sanction prenne fin, ByteDance a donc mis en ligne cette semaine une autre version de Feishu ne disposant pas de l'ensemble Workstation, espérant que celle-ci sera téléchargée malgré l'absence de grandes fonctionnalités. Baptisée Feishu Lite, elle autorise encore les discussions de groupes et la gestion de documents en ligne.

Source : Bloomberg
Modifié le 27/04/2020 à 12h44
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