Droit voisin : Google commence les négociations avec certains médias français

04 mars 2020 à 11h50
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Google News

Confrontée à l'obligation de rémunérer les éditeurs de presse pour pouvoir proposer leurs contenus, Google n'a jusqu'alors pas voulu céder. Mais l'entreprise a finalement décidé d'entamer les discussions avec les médias français... sans pour autant se conformer totalement à la nouvelle loi européenne.

L'information venue des États-Unis était donc exacte : Google ne semble plus fermement opposée à l'idée de rémunérer les sites d'information français pour afficher des extraits de leurs articles.

Une rémunération annuelle allant jusqu'à 900 000 euros

Pour rappel, l'article 11 de la « Directive Copyright » prévoit l'instauration d'un droit voisin du droit d'auteur pour la presse. Autrement dit, les plateformes comme Google sont tenues de payer les médias européens pour pouvoir proposer des aperçus de leurs contenus.

Une contrainte que la firme a rejetée en bloc, préférant renoncer aux extraits sur Google News plutôt que de s'y soumettre. Elle avait donc vivement incité les éditeurs de presse à lui accorder gracieusement une autorisation de continuer à utiliser leurs aperçus, avec succès.

Mais les polémiques associées à ce refus ont peut-être fini par avoir raison de l'intransigeance du géant américain. Ce dernier aurait ainsi pris contact avec de grands médias français, tels que Le Monde, Le Figaro, Les Echos ou Ouest-France, pour leur proposer un nouveau partenariat. Moyennant une rémunération allant de 90 000 à 900 000 euros par an, le moteur de recherche pourrait recenser leurs articles dans une section dédiée de Google Actualités, voire dans un service à part.

Une façon de contourner la directive européenne sur le droit d'auteur

Car les discussions ne feraient que débuter et les contours exacts de cet accord resteraient à définir. Cependant, en adoptant un point de vue positif, cette démarche paraît traduire la volonté de Google de renforcer ses liens avec la presse française.

D'un autre côté, force est de constater qu'en agissant de la sorte, l'entreprise semble réaffirmer son opposition à la réforme européenne du droit d'auteur. Elle ne souhaiterait en effet pas s'y conformer, mais plutôt trouver d'autres solutions pour apaiser le courroux des médias français. Interrogée par l'AFP, une porte-parole de la société a d'ailleurs confirmé que Google « n'avait pas varié dans sa position sur le sujet du droit voisin ».

C'est précisément ce qui continue d'irriter les éditeurs de presse concernés, y compris ceux que la firme américaine a approchés. Ces derniers ont ainsi dénoncé une démarche susceptible de créer la division au sein des médias et réclamé « un accord collectif pour tous les titres de presse d'information générale », selon les termes de Louis Dreyfus, président du directoire du Monde.

Source : Le Monde
Modifié le 04/03/2020 à 16h07
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