Thomas Pesquet teste les submersibles de la mission NEEMO de la NASA

26 août 2019 à 10h04
0
Thomas Pesquet NASA NEEMO
© Roscosmos-O. Novitsky

La photo ci-dessus date de 2017. Cette année-là, l'astronaute français Thomas Pesquet réalise sa première sortie dans l'espace, en compagnie de l'astronaute de la NASA Shane Kimbrough. Deux ans plus tard, l'homme venu de l'ESA travaille toujours avec la NASA, mais sur un nouveau programme : des submersibles et des exosuits.

Dans les deux semaines à venir, Thomas Pesquet et d'autres astronautes vont ainsi participer à de nouvelles opérations, au sein d'une mission baptisée NEEMO. Le nom proche de Nemo est assez évocateur : ces opérations vont tester les capacités du matériel sous l'eau.

Un programme spatial dans les Canaries

Loin de l'astre lunaire, l'Agence spatiale européenne (ESA) et la NASA mènent des programmes visant à améliorer leurs équipements (outils, mais aussi techniques et programmes d'entraînement) évoluant sous l'eau. L'ESA organise régulièrement des missions en Italie et dans les îles Canaries, tandis que la NASA organise ses expéditions sur les côtes de Floride.

Thomas Pesquet a déjà participé à l'un de ces programmes, NEEMO 18, en 2014. L'opération met l'accent sur les techniques d'exploration, en vue d'un retour sur la Lune en 2024. Avec d'autres astronautes, il devra tester des submersibles ainsi que des exosuits, des combinaisons améliorées pour résister à des conditions extrêmes. Ici, Thomas sera avant tout le pilote d'un submersible.

Ces tests sont réalisés sous l'eau, si bien que les spationautes qui y participent sont appelés « aquanautes ». L'utilisation de la pression sous-marine doit aider les techniciens à déterminer l'aptitude de ces combinaisons à résister aux conditions rencontrées sur le sol lunaire. Le communiqué de l'ESA précise : « Le monde sous-marin offre des conditions géologiques similaires à celles de la Lune, et l'idée d'imposer une charge de travail, avec un stress associé et d'éventuels problèmes qui peuvent survenir est l'une des seules manières pour nous d'écarter les obstacles dans la mise au point de nouvelles approches et techniques ».


Thomas Pesquet NEEMO NASA aquanautes
Crédit : Roscosmos-O. Novitsky

Choisi pour sa carrière de pilote

L'ESA s'explique quant au choix de Thomas Pesquet en tant que pilote de submersible : « Il a été choisi pour prendre part dans cette étude de faisabilité en raison de sa carrière en tant que pilote de ligne et son expérience sur l'ISS, au courant de la mission Proxima en 2016. Il a également pris part au programme CAVES de l'ESA et à deux missions sous-marines de la NASA. C'est ce qui fait de lui l'astronaute idéal pour ce nouveau programme ».

De son côté, Thomas lui-même se montre enthousiaste. Il dit : « Nous avons des technologies réellement impressionnantes à tester, notamment une combinaison et un submersible. Nous nous attendons à deux semaines particulièrement intenses, où nous allons passer beaucoup de temps sous l'eau ».

L'équipe entend ainsi reproduire le plus fidèlement possible les conditions d'une exploration humaine sur la Lune. Outre le personnel de l'ESA, les plongeurs seront guidés par des membres de l'Agence spatiale japonaise (JAXA).


L'opération peut être suivie sur les réseaux sociaux, à l'aide du hashtag #neemoNXT.

Source : ESA
0
0
Partager l'article :

Les actualités récentes les plus commentées

La capitalisation boursière d'Apple dépasse celle de toutes les entreprises du CAC40 réunies
Découvrez la 2CV R-Fit 100% électrique, conçue en rétrofit
La Lucid Air surpasse la Tesla Model S avec une autonomie annoncée supérieure à 800 km
Une usine de production de cellule de batteries pour véhicules électriques bientôt en France ?
Delage dévoile un hypercar hybride à 2,3 millions de dollars
Le processeur Kunpeng 920 d'Huawei rattraperait le Core i9-9900K d'Intel
Des experts en sécurité inquiets à l'approche de la présentation du premier prototype Neuralink d'Elon Musk
Horizon Zero Dawn : le portage PC critiqué pour ses nombreux bugs
Elon Musk envisage la construction d'un Cybertruck plus petit pour l'Europe
Xiaomi Mi 10 Ultra : une édition anniversaire qui veut
scroll top