Masten emmènera les expériences de la NASA sur le sol lunaire

Eric Bottlaender
Spécialiste espace
09 avril 2020 à 16h21
3
Masten XL-1 NASA CLPS © Masten Space Systems
Vue d'artiste de l'atterrisseur XL-1 sur la surface lunaire. © Masten Space Systems

La NASA continue de choisir des prestataires, cette fois pour se poser au pôle Sud de la Lune, avec du matériel. 

La mission XL-1 devrait décoller d'ici fin 2022 et se poser dans la région du pôle Sud lunaire.

La NASA fait son choix

Dans le cadre de son contrat CLPS (Commercial Lunar Payload Services) , la NASA a sélectionné neuf entreprises en 2018, et cinq de plus en 2019. Elle peut, depuis, les contacter pour établir des contrats afin d'emmener des expériences sur la Lune.

Avec cette architecture, l'agence américaine peut donc complètement s'affranchir de développer le véhicule, remplissant simplement un chèque (significatif) pour pouvoir embarquer ses charges utiles : expériences diverses, caméras, etc. C'est ainsi que ce 8 avril 2020, la NASA a signé avec Masten Space Systems pour envoyer jusqu'à 80 kg de matériel à destination du pôle Sud lunaire, en décembre 2022.

Le XL-1 remporte la timbale

Pour 75,9 millions de dollars (soit un million par kilogramme !) la NASA pourra donc profiter du savoir faire de Masten Space Systems. L'entreprise, relativement peu connue en France, est en fait active depuis 15 ans dans le domaine de la recherche sur les systèmes d'atterrissages sur Terre , sur la Lune ou sur Mars , et a mené plus de 600 essais sur le sujet depuis son site à Mojave (Californie), où des prototypes de différentes motorisations témoignent de nombreuses heures de recherche (plusieurs vidéos témoignent d'ailleurs de leurs succès).

Pour la NASA, Masten a proposé son atterrisseur XL-1, dont on sait peu de choses aujourd'hui. Selon le constructeur, sa capacité d'emport jusqu'à la surface lunaire est de plusieurs centaines de kilos, ce qui sera mis en avant pour proposer des places à de potentiels clients (agences, start-up ou richissimes particuliers) pour envoyer leur matériel avec celui de la NASA.

À noter qu'on ne sait pas encore quel lanceur emmènera XL-1 sur le chemin de la Lune. Affichant probablement plus d'une tonne sur la balance (sa configuration finale n'est pas connue), le XL-1 va nécessiter une fusée de moyenne gamme comme la Falcon 9 , plus puissante que celles proposées par les acteurs du NewSpace comme Virgin Orbit, Firefly ou Relativity Space .

L'orbite vite, mais attention…

En 2019, la NASA avait déjà sélectionné trois entreprises dans le cadre de contrats CLPS (Astrobotic, Orbit Beyond et Intuitive Machines) pour des montants et objectifs similaires, même si aucune ne devra se poser au pôle Sud.

Orbit Beyond avait finalement renoncé à son contrat, estimant ne pas être en mesure de remplir ses obligations envers la NASA à temps.

D'autres annonces sont d'ailleurs attendues cette année, notamment pour poser le petit robot à roue Viper. Le premier décollage d'une mission CLPS est attendu en 2021, et marquera le grand retour des ambitions des Etats-Unis pour se poser sur la Lune. La dernière fois, c'était en 1972…

Source : Space News

Modifié le 10/04/2020 à 13h43
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
3
3
Voir tous les messages sur le forum

Actualités du moment

Camions électriques : les constructeurs européens veulent 90 000 points de charge d'ici 2030
L'éditeur antivirus Avira racheté pour en faire un groupe de sécurité plus puissant
Rocket Lab prouve sa capacité à rattraper un étage de lanceur en pleine retombée
Pour les 10 ans de Xiaomi, le Redmi Note 8 Pro disponible à prix choc
Huawei dévoile une carte de paiement... qui n'est pas sans en rappeler une autre
Les bannissements de ZOOM se multiplient
Apple Music promet jusqu'à 50 millions de dollars aux labels indépendants en ce temps de crise
En mars, les immatriculations de voitures électriques ont progressé de 10 % malgré la crise
Dordogne : un jeu narratif made in France, tout en aquarelle, se dévoile dans un premier trailer
Airbnb met le cap vers les séjours longue durée
Haut de page