L'ESA signe le contrat de lancement du satellite Euclid pour 2022

Eric Bottlaender
Spécialiste espace
09 janvier 2020 à 09h11
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Euclid
Différentes vues du télescope Euclid

Le 7 janvier, Arianespace a révélé que l'agence spatiale européenne s'était engagée à faire décoller le télescope Euclid depuis la Guyane. Il sera sous la coiffe d'une fusée Soyouz ou Ariane 62.

Scruter les galaxies

Actuellement en cours de préparation, la mission Euclid de l'ESA aura pour objectif de mesurer l'expansion de l'Univers et de sa structure. Pour ce faire, il observera les galaxies par spectroscopie (leur mouvement induisant une variation de fréquence de la lumière qui nous parvient) et grâce à des effets de lentilles gravitationnelles (la lumière étant déformée par des objets célestes de très fortes masses).

« Euclid scrutera la nature de notre Univers, mettra en évidence son côté sombre (la matière noire et l'énergie noire) et profitera des grands progrès réalisés en astrophysique au cours des dernières décennies, ce qui a récemment été reconnu par le prix Nobel de Physique 2019 », a affirmé Günther Hasinger, directeur de la branche Science et Exploration de l'ESA.

De Thales à l'espace

Euclid est un télescope spécialisé, composé d'instruments très précis, actuellement en cours de fabrication avant de rejoindre les locaux de Thales Alenia Space pour leur assemblage final... Et donc le Centre Spatial Guyanais en 2022 pour un décollage prévu au mois de juin.

1 000 scientifiques

Il s'agira d'envoyer Euclid sur une trajectoire très éloignée de la surface terrestre, à environ 1,5 million de kilomètres de distance. Placé sur une orbite dite « halo » autour du point de Lagrange Terre-Soleil L2, le télescope pourra alors observer l'Univers.

Mais encore faut-il arriver jusque-là... Même si ce n'est pas une grande surprise, l'ESA a donc sélectionné Arianespace pour le service de lancement. Selon les disponibilités, Euclid (qui pèsera environ 2,16 tonnes) pourra décoller grâce à Soyouz ou à Ariane 62, un choix qui sera annoncé l'année prochaine.

Près de 1 000 scientifiques, issus d'une centaine de centres de recherche, forment le Consortium Euclid qui conçoit les instruments et participera à la collecte des données scientifiques. Ce groupement réunit des chercheurs de 13 nations européennes : l'Autriche, le Danemark, la France, la Finlande, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l'Espagne, la Suisse, le Portugal, la Roumanie et le Royaume Uni, en plus d'une équipe de scientifiques affiliés à la NASA.

Source : Arianespace
Modifié le 09/01/2020 à 09h11
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