Fortnite, PUBG : le service de renseignement français s'intéresse aux jeux multijoueurs

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Le 08 janvier 2019
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Le service de renseignement extérieur de la France suit avec attention l'activité des jeux multijoueurs. Mieux, elle veut pouvoir écouter les échanges entre joueurs.

La popularité du jeu vidéo multijoueurs est devenue trop grande pour que certains organes gouvernementaux n'y jettent pas un œil. Un œil très attentif même. Fornite et ses 200 millions de joueurs à travers le monde, PUBG, World of Warcraft ou League of Legends sont autant de titres online dans le vent qui intéressent de plus en plus la Direction générale de la Sécurité extérieure (la DGSE), qui est directement placée sous l'autorité du ministre français des Armées. Autant vous dire qu'ici, ça ne rigole pas...

Ministère des Armées cherche geek à tendance espion

Si l'on en croit une offre de stage postée récemment, la DGSE souhaite pouvoir espionner - le terme officiel sera davantage « écouter » - les échanges entre les joueurs dans les différents espaces de discussion des jeux vidéo multijoueurs.

Le ministre des Armées est, en effet, à la recherche d'un stagiaire de niveau bac +5, chargé de la « rétro-conception et l'exploitation des protocoles de jeux vidéo » pendant six mois, au sein de la division de Sécurité des systèmes d'information.

Le stagiaire devra rechercher et exploiter des failles potentielles

Pour le ministère des Armées, les jeux multijoueurs sont utilisés pour en détourner leur utilisation initiale, et ce par de plus en plus de personnes. L'ancien ministère de la Défense s'intéresse aux technologies et aux protocoles associés aux moyens de communication mis à disposition des joueurs, qui sont utilisés « de manière furtive afin d'échanger de l'information spécifique ».

Le stagiaire recruté par l'État devra ainsi, dans un secret relatif, procéder à l'établissement d'une cartographie des jeux vidéo dits « connectés » les plus répandus et en sélectionner un, voire deux, pour effectuer une rétro-conception « afin d'en extraire des signatures réseau », précise l'offre. Il est également indiqué que la personne choisie par le ministère devra rechercher et exploiter des failles éventuelles.

Alors, tenté(e) ?

Modifié le 08/01/2019 à 18h26

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