Point Godwin atteint par l'acteur Sacha Baron Cohen, qui attaque Facebook et Mark Zuckerberg

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The Dictator / © Paramount Pictures

Selon l'interprète d'Ali G, Borat et du dictateur Shabazz Aladeen, Facebook favoriserait la haine en ligne.

La politique publicitaire de Facebook continue d'alimenter les polémiques. La semaine dernière, Sacha Baron Cohen a vivement dénoncé les positions du réseau social, en évoquant, au passage, un certain Adolf Hitler.


Haine raciale et génocide : la passivité de Facebook mise en cause

Côté provocation, il en connait un rayon. Jeudi 21 novembre, Sacha Baron Cohen n'a pas mâché ses mots pour dénoncer la politique publicitaire de Facebook... En décrochant au passage un point Godwin bien mérité.

« Si Facebook avait existé dans les années 30, il aurait laissé Hitler poster des publicités de 30 secondes sur sa "solution" au "problème juif" », a déclaré l'acteur britannique lors d'une conférence organisée par Anti-Defamation League, une association américaine de lutte contre l'antisémitisme.

« Les crimes de haine augmentent, tout comme les attaques meurtrières contres les minorités religieuses et ethniques » a-t-il poursuivi, avant de conclure : « C'est peut-être le moment de dire à Mark Zuckerberg et aux P.-D.G. de ces groupes : vous avez déjà permis qu'une puissance étrangère interfère dans nos élections, vous avez aussi facilité un génocide en Birmanie. La prochaine fois, c'est la prison ».

« Fake news ! » a rétorqué un porte-parole du réseau social, accusant Sacha Baron Cohen de déformer la politique de Facebook. « Les discours haineux sont bannis de notre plateforme. (...) Personne, y compris les personnalités politiques, ne peut défendre ou promouvoir la haine, la violence, ou les meurtres de masse sur Facebook, » a-t-il indiqué à l'AFP.

Facebook à rebours de Twitter et Google

Régulièrement critiqué pour son rôle dans la propagation de fake news et de contenus haineux, Facebook est encore une fois au centre d'une polémique qui ternit un peu plus son image. En septembre dernier, la firme de Mark Zuckerberg avait annoncé qu'elle ne soumettrait pas les publicités politiques au fact-checking, estimant qu'elle devait rester neutre en la matière.

À l'inverse, Twitter avait réagi quelques semaines plus tard en bannissant les publicités politiques du réseau social, exceptées celles ayant attrait aux causes telles que l'engagement civique, la croissance économique, la protection de l'environnement ou l'équité sociale.

Mercredi dernier, un autre géant du web s'est positionné en faveur d'un meilleur contrôle des publicités en ligne. Google a ainsi annoncé que sa plateforme publicitaire adoptait de nouvelles règles pour améliorer la transparence des annonceurs et combattre les fake news ou le ciblage ultra précis des électeurs en ligne.

Sources : The Guardian, CNBC, ADL

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Modifié le 25/11/2019 à 11h54
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