L'UE veut réaliser un audit complet de Facebook... qui peut s'y opposer

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Le 31 octobre 2018
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Le Parlement européen a adopté, le 25 octobre à l'issue d'une séance plénière, une résolution visant à réaliser un « audit complet » des organes de l'UE sur Facebook.

L'Union européenne est décidée à frapper fort et à faire plier les géants du numérique. Outre les amendes à répétition adressées à Google, les institutions de l'UE ont décidé de prendre les choses en main s'agissant de Facebook, qui paie toujours le prix du scandale Cambridge Analytica. Il y a quelques jours, les députés européens ont demandé un audit des organes de l'Union sur la société de Mark Zuckerberg. Mais rien n'est fait, puisque légalement, Facebook peut refuser.

Facebook peut-il vraiment refuser l'audit réclamé par les députés ?

Après le scandale Cambridge Analytica à la suite duquel les données personnelles de quelque 87 millions d'utilisateurs ont été abusivement récoltées, Facebook est dans le viseur dans l'Union européenne. Et c'est sur ce point de droit que les députés se fondent pour demander cet audit de la firme américaine. Pour l'UE, Facebook n'a pas seulement violé la confiance des citoyens de l'Union et leur vie privée, mais « en réalité, le droit de l'Union. » Les députés réclament ainsi que Facebook entre en conformité avec la législation en matière de protection des données des utilisateurs de la zone.

Cependant, comme l'attachée de presse de l'UE Lina Lietzén a pu le confirmer à nos confrères de The Next Web, « un audit sur Facebook par les agences de l'UE nécessiterait l'approbation de Facebook, ce que le Parlement demande dans sa résolution. »

L'UE soumet de nombreuses propositions à Facebook

Vous l'aurez compris, en réalité, Facebook est tout à fait en droit de refuser cet audit. Mais si le réseau social de Mark Zuckerberg venait toutefois à accepter, notamment pour soigner son image et recréer un lien de confiance avec ses utilisateurs déçus, il lui faudrait satisfaire tout un tas de mesures proposées par les députés, comme l'interdiction du profilage à des fins électorales ; la simplification de l'identification des publicités politiques payées en ligne ; l'étiquetage du contenu partagé par les robots ; l'accélération du processus de suppression des faux comptes ; ou encore la collaboration avec des vérificateurs et universités pour lutter contre la désinformation.

Modifié le 30/10/2018 à 15h40

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