Face aux GAFAM, Margrethe Vestager veut revoir les règles de la concurrence dans l'UE

11 décembre 2019 à 14h28
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Margrethe Vestager
© Alexandros Michailidis / Shutterstock.com

Face aux GAFAM, Margrethe Vestager va-t-elle assouplir les règles de la concurrence ? La vice-présidente exécutive de la Commission européenne a annoncé ce lundi sa volonté de « réexaminer les outils que nous utilisons pour appliquer les règles de la concurrence »

Cette annonce intervient après des critiques envers la Commission Européenne, qui a accusé Google d'abus de position dominante.

Tableau de chasse

La vice-présidente a déclaré que « Les défis auxquels nous sommes confrontés, au début de cette nouvelle décennie, signifient que nous devons réexaminer les outils que nous utilisons pour appliquer les règles de la concurrence ». Elle a ainsi annoncé vouloir étudier la manière dont les entreprises se font concurrence et interagissent entre elles.

Margrethe Vestager fait l'objet de différents surnoms soulignant son attitude stricte envers la concurrence dans l'Union Européenne. Le Figaro va jusqu'à évoquer une « dame de fer »l'obligation pour Apple de payer 13 milliards d'arriérés d'impôts, les griefs adressés à de grands éditeurs de jeux vidéo, une accusation envers la Hongrie d'avoir favorisé Samsung avec des aides publiques... La Commission Européenne a également mis fin à des partenariats, notamment celui qui devait unir les activités ferroviaires de Siemens et d'Alstom, ou encore le projet de fusion entre les métallurgistes ThyssenKrupp et Tata Steel Ltd.

Margrethe Vestager va revoir les règles

Ces différentes décisions ayant attisé des critiques, Margrethe Vestager s'est notamment expliquée quant à l'arrêt du partenariat entre ThyssenKrupp et Tata Steel Ltd., déclarant que « [ l'acier ] n'avait pas la qualité ni la durabilité nécessaires pour être une véritable alternative à l'acier fabriqué en Europe ».

La vice-présidente s'est aussi exprimée concernant une amende précédemment infligée à Google. En juillet 2018, la Commission ayant jugé anticoncurrentielle (notamment envers Apple) la pré-installation de logiciels Google sur les smartphones d'autres constructeurs, le géant américain a été condamné à une amende de 4,3 milliards d'euros. À ce sujet, et après avoir précisé que « cela ne fait pas passer les clients Android chez Apple », elle a déclaré : « Nous avons conclu que la position dominante de Google pour l'octroi de licences Android aux fabricants de smartphones n'était pas affectée par l'iOS d'Apple ».

Reste à voir quelles seront les modifications apportées aux règles de la Commission, qui travaille aussi sur des aides à destination de l'industrie européenne.

Source : Bloomberg.
Modifié le 11/12/2019 à 14h28
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