Google for Jobs soupçonné d'abus de position dominante par la Commission européenne

29 août 2019 à 06h37
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© Pixabay

L'Union européenne se demande si Google ne favorise pas son propre son service d'offres d'emplois au détriment des autres, sur son moteur de recherche.

Il y a deux mois, la France accueillait le service Google for Jobs, déjà proposé aux États-Unis depuis deux ans, puis étendu à d'autres pays comme le Canada, le Royaume-Uni ou l'Allemagne. La fonctionnalité, accessible directement depuis le moteur de recherche, fait office de véritable agrégateur d'offres d'emploi. Seulement, l'Union européenne craint que la firme de Moutain View soit en train de s'adonner à un abus de position dominante (un de plus) en priorisant son propre service.

Vestager vs Google, épisode IV

Mardi, la toujours très active Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, a donné une conférence de presse à Berlin durant laquelle elle a déclaré avoir ouvert, avec ses équipes, une enquête préliminaire afin de déterminer si le géant Google favorisait ses services maison en matière de recherche d'emploi sur son moteur de recherche.


Google for Jobs est un outil très simple d'utilisation. Du moment que vous insérez le terme « emploi » à votre requête, l'agrégateur américain prend place tout en haut de votre page de résultats et recense les annonces de plusieurs plateformes majeures comme Pôle Emploi, Monster, Hellowork ou Cadremploi.

Sauf qu'aujourd'hui, pas moins de vingt-trois plateformes de recherche d'emploi (allemandes ou britanniques par exemple) ont demandé à la Commission européenne de se pencher sur la pratique.

Google emploi
(© Alexandre Boero pour Clubic)

Le lourd passif de Google en matière de concurrence

Au début du mois de juin, lors du lancement du service en France, nous vous faisions part de nos craintes de cannibalisation de ce nouveau pan des recherches sur le moteur de Google, même s'il faut quitter la plateforme pour pouvoir présenter sa candidature sur le site où l'offre est initialement publiée.

En cette période de rentrée, cet intérêt de l'Union européenne pour son service de recherche d'emploi est forcément une mauvaise nouvelle pour Google. La filiale du groupe Alphabet a déjà été condamnée à plusieurs reprises en Europe au motif d'abus de position dominante, avec des amendes record : 2,42 milliards d'euros en 2017 pour son comparateur de prix Google Shopping ; 4,34 milliards d'euros en 2018 pour son OS mobile Android et 1,49 milliard d'euros en mars 2019 pour sa régie publicitaire AdSense.

Source : Challenges
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