La Commission Européenne s'attaque à Valve quant au géoblocage des activations Steam

le 08 avril 2019 à 15h16
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Union europenne

La Commission Européenne a adressé la semaine dernière une « communication des griefs » à Valve et cinq autres éditeurs de jeux vidéo. Sont notamment reprochées à la firme de Gabe Newell ses habitudes en matière d'achats géo-bloqués.

Les achats géo-bloqués visent entre autres à contrer la vente et le partage des codes de déverrouillage de jeux, souvent proposés sur des plateformes tiers. Avec le géo-blocage, l'activation par l'utilisateur de codes achetés en dehors de son pays de résidence est nettement plus difficile.

L'UE monte au créneau après deux ans d'enquête


Les revendications de la Commission Européenne et de Margrethe Vestager vont toutefois plus loin. On apprend en effet de TechCrunch que la plainte déposée par l'UE touche également cinq éditeurs de jeux vidéo (Bandai Namco, Capcom, Focus Home, Koch Media et Zenimax). Ces derniers sont attaqués sur les accords signés avec plusieurs grands distributeurs, dont Valve, visant à empêcher les consommateurs de certains Etats membres de l'UE de télécharger des titres pourtant disponibles dans d'autres régions.

Comme le rappelle le média américain, les régulateurs de l'Union Européenne estiment que ces pratiques vont à l'encontre des lois antitrust en vigueur au sein des Etats membres. Cette communication des griefs intervient en outre plus de deux ans après l'ouverture d'une enquête par l'UE.



Géo-blocage : Valve a des arguments à faire valoir


« Dans un véritable marché unique digital, les consommateurs devraient avoir le droit d'acheter et de jouer aux jeux vidéo de leur choix, qu'importe où ils vivent au sein de l'UE. Les consommateurs ne devraient pas être empêchés d'acheter d'un pays de l'UE à l'autre pour trouver les meilleures affaires », a indiqué Margrethe Vestager dans un communiqué en date du 5 avril. « Valve et les cinq éditeurs de jeux vidéo sur PC [également concernés] ont à présent une chance de répondre à nos inquiétudes ».

Reste que Valve pourrait avoir des arguments tangibles à faire valoir pour défendre le géo-blocage. Car si ce système est effectivement utilisé pour freiner l'utilisation des codes de déblocage, il peut aussi servir à promouvoir les jeux de développeurs encore méconnus dans des pays en particulier. En proposant dans certaines régions prédéfinies des jeux à prix réduits, Steam permet à ces derniers de conquérir une nouvelle audience. Pour ne pas impacter trop fortement les revenus des développeurs, le principe voudrait toutefois que ces mêmes jeux soient vendus à plein tarif sur les autres marchés.

En l'état, note TechCrunch, il est fort probable que Valve et les 5 éditeurs ciblés par la Commission Européenne cherchent à faire le dos rond auprès des autorités Européennes... tout en continuant à user du géo-blocage ailleurs qu'au sein des Etats membres.
Modifié le 08/04/2019 à 15h37
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