27 des 100 sites les plus visités sont vulnérables à une faille vieille de 19 ans

le mercredi 13 décembre 2017
Il y a des failles qui ont la vie dure malgré leur importance. C'est le cas de celle qu'on appelle désormais l'attaque ROBOT. Il s'agit du retour d'une faille d'importance majeure qui a été initialement découverte il y a 19 ans par le chercheur en sécurité informatique Daniel Bleichenbacher. L'attaque n'est autre qu'une variante de celle qu'il a développée en 1998.

Selon les Hanno Böck, Juraj Somorovsky et Craig Young, qui ont redécouvert la faille ROBOT, de nombreux sites très visités dans le monde y seraient vulnérables.

Le retour de la faille de Bleichenbacher


Le nom ROBOT de cette nouvelle attaque signifie tout simplement « Return Of Bleichenbacher's Oracle Threat » (Le retour de la menace oracle de Bleichenbacher en anglais). C'est une variante de l'attaque développée en 1998 qui permet de déchiffrer les informations qui transitent par le protocole HTTPS. Pour ce faire, l'attaquant utilise une technique pour tester quelle est la clé de cryptage utilisée par le chiffrement RSA.

L'attaquant va envoyer des lignes de texte codées au serveur ciblé et celui-ci va répondre tout simplement «  oui » ou « non ». C'est de là que vient le nom de « menace oracle » : les oracles, dans l'Antiquité, ne répondaient que par l'affirmative ou la négative aux questions qui leur étaient posées. Avec suffisamment de réponses positives et négatives, le hacker peut déduire la clé de chiffrement utilisée et donc potentiellement déchiffrer les informations transitant sur le serveur.

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Une faille présente dans les principaux sites Internet du monde ?


Selon l'article de recherche publié par Böck, Somorovsky et Young le 12 décembre 2017, cette faille serait encore présente dans 21 des 100 sites engrangeant le plus de trafic selon Alexa. Facebook en ferait partie bien que, selon Forbes, le réseau social ait récompensé les auteurs dans le cadre de son programme « bug bounty ». Facebook aurait déjà mis à jour ses serveurs.

Mais la présence de cette faille dans les plus gros sites du monde laisse penser qu'elle pourrait être présente dans de nombreux sites, surtout les plus petits qui n'ont pas les équipes techniques ou les moyens de Facebook ou Google.

Une telle attaque peut permettre de récupérer des données confidentielles comme les mots de passe, les logins ou encore les données bancaires. Les entreprises sont sur le pied de guerre pour déployer des mises à jour de sécurité afin de combler cette faille.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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