Streaming : l'État veut contraindre les plateformes à investir 25 % de leur chiffre d'affaires en France

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Netflix et iPad
© hutterstock.com

Le ministre de la Culture, Franck Riester, voudrait pousser les plateformes de SVoD comme Netflix ou Prime Video à réinvestir une partie de leurs revenus dans la création française.

Le gouvernement français semble vouloir prendre la main sur les activités des géants du streaming vidéo qui enregistrent de forts revenus dans l'hexagone. Mardi 14 janvier, le ministre de la Culture, Franck Riester, a reçu des représentants des filières du cinéma et de l'audiovisuel français. Au menu des discussions : la future réforme de l'audiovisuel, présentée en fin d'année dernière, censée revoir le modèle de financement des films et créations françaises. Il a ainsi été question du rôle qu'ont à jouer les grandes plateformes de streaming.

Un gouffre à combler entre les chaînes de télévision françaises et les services de SVoD américains

L'idée du ministre de la Culture et de la réforme de l'audiovisuel est de rééquilibrer les forces en présence : chaînes de télévision et plateformes en ligne. Car aujourd'hui, un gouffre demeure. Les diffuseurs sont bloqués par davantage de contraintes que les services de SVoD, dont la réglementation qui les entoure est pour l'instant légère.


Franck Riester souhaite qu'à l'instar des chaînes de télévision françaises, qui ont des obligations d'investissement dans la production, les plateformes en ligne comme Netflix, Prime Video et très bientôt Disney+ soient concernées par ces mêmes règles.

La France veut que les plateformes vidéo passent à table

Pour y parvenir, le ministre pourra faire jouer la directive européenne SMA (Services de médias audiovisuels), qui prévoit depuis sa dernière révision en décembre 2018 que « les fournisseurs de services de médias audiovisuels à la demande doivent veiller à ce que leurs catalogues contiennent une part minimale de 30 % d'œuvres européennes et qu'elles soient suffisamment mises en valeur ».


Grâce à la réforme de l'audiovisuel français, cette directive sera transposée et pourra enfin s'appliquer sur le territoire.

Jusqu'à maintenant, les chaînes publiques et privées françaises contribuent à la création audiovisuelle et cinématographique en reversant entre 13 et 20 % de leur chiffre d'affaires. Seules. Dans l'idéal, Franck Riester souhaiterait que les plateformes mondiales investissent jusqu'à 25 % de leur chiffre d'affaires (réalisé en France) dans la création française. C'est désormais une période de négociations qui va s'ouvrir entre tous ces secteurs et l'État, qui entend bien avoir le dernier mot.

Source : Mediapart
Modifié le 16/01/2020 à 09h41
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