FaceApp : la start-up répond aux accusations concernant la confidentialité des données

Pierre Crochart
Spécialiste smartphone & gaming
18 juillet 2019 à 08h40
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FaceApp
© FaceApp

En plein regain de popularité, et pointée du doigt par les avocats de la protection des données personnelles, FaceApp répond aux accusations, et assure « supprimer la plupart des images des serveurs sous 48 heures ».

Lancée en 2017, FaceApp est une application russe vous permettant de modifier vos traits grâce à l'intelligence artificielle (les portraits de vos amis âgés que vous voyez fleurir partout sur les réseaux sociaux ? C'est elle).

Mais comme nous vous en parlions hier, le soudain regain de popularité de cette application de face-swapping fait s'élever de nombreuses voix, inquiètes du traitement des données qui sont ainsi récupérées par la start-up.

FaceApp répond aux critiques concernant les données personnelles

Rapporté par Tech Crunch, le communiqué de la start-up russe est sans équivoque. D'après elle, l'entreprise ne contrevient nullement aux réglementations en vigueur concernant le traitement des données personnelles de ses clients. Et contrairement à ce que stipulent ses conditions générales d'utilisation, FaceApp assure ne pas vendre ou partager les données de ses utilisateurs avec des entreprises tierces. Une déclaration qui ne manque pas de créer le doute en ce qui concerne son modèle économique.

Voici une traduction du communiqué en question :

Nous avons reçu une grande quantité de requêtes concernant notre politique de confidentialité, et aimerions nous exprimer sur certains points :
  1. FaceApp effectue le plus gros du travail de Processing dans le cloud. Nous ne faisons qu'uploader la photo sélectionnée par l'utilisateur pour l'éditer. Nous ne transférons jamais aucune autre image du téléphone vers nos serveurs.

  2. Il peut arriver que nous stockions une photo uploadée dans le cloud. Pour des raisons de performance et de trafic uniquement : nous voulons nous assurer que l'utilisateur n'upload pas la même photo continuellement pour chaque édition. La plupart des images sont supprimées de nos serveurs sous 48 heures après la mise en ligne.

  3. Nous acceptons des requêtes d'utilisateurs souhaitant faire supprimer toutes les données stockées sur nos serveurs. Notre équipe de support est actuellement débordée, mais ces requêtes ont notre priorité. Pour un traitement rapide, nous recommandons d'envoyer les requêtes depuis l'application FaceApp sur mobile, en utilisant « Réglages > Support > Signaler un bug » et d'indiquer « privacy » pour sujet. Nous travaillons à une meilleure interface pour ce faire.

  4. Toutes les fonctionnalités FaceApp sont disponibles sans avoir à s'identifier, et vous ne pouvez vous identifier que depuis les écrans de réglages. Par conséquent, 99% des utilisateurs ne se connectent pas; ainsi, nous n'avons accès à aucune donnée servant à l'identification d'une personne.

  5. Nous ne vendons ni ne partageons des données personnelles avec aucune tierce partie.

  6. Même si le cœur de notre équipe recherche et développement est situé en Russie, les données des utilisateurs ne sont pas transférées en Russie.


Enfin, nous souhaiterions commenter l'une des plus grosses inquiétudes qui nous a été remontée : toutes les photos de votre galerie seraient uploadées vers nos serveurs après que l'utilisateur ait accordé l'accès à sa photothèque. Nous ne faisons pas cela. Nous n'uploadons que la photo sélectionnée pour l'édition. Vous pouvez facilement constater cela grâce à n'importe quel utilitaire serveur à analyser le réseau disponible sur Internet.


Le Sénat américain se penche sur l'affaire

Malgré les clarifications de la start-up, des doutes persistent. Et le Sénat américain de commissionner le FBI et la Federal Trade Commission de s'intéresser aux pratiques de FaceApp en matière de confidentialité.

Dans une lettre adressée à Christopher Wray, directeur du FBI, et Joseph Simons, son homologue de la FTC, le sénateur démocrate new-yorkais Chuck Schumer écrit s'inquiéter de la popularité de FaceApp.

Revenant notamment sur les soucis les plus élémentaires posés par la politique de confidentialité de FaceApp, le sénateur alerte particulièrement sur des questions de sécurité nationale. « La localisation de FaceApp en Russie soulève des interrogations concernant le comment et le quand l'entreprise accorde des accès à des données de citoyens américains à des tierces parties, et notamment des gouvernements étrangers ».

FaceApp
© Tech Crunch

Après les accusations d'espionnage à l'encontre de la Chine, qui ont profondément malmené Huawei ces derniers mois, la Russie est désormais en ligne de mire des autorités américaines. Quant à savoir si ces allégations seront prises au sérieux ou non, seul l'avenir nous le dira.

Source : Tech Crunch
Modifié le 18/07/2019 à 09h14
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Kriz4liD
c’est juste parce que l’app est russe ! ils font pas tout ce ramdam pour snapchat qui permet de faire la meme chose …
RaPiiDe
Exactement, une application russe a le vent en poupe ? Tiens on va la pourrir.<br /> Attention, je ne dis pas que l’application ne se sert pas des données des utilisateurs, c’est certainement le cas. Mais toutes les applications le font, notamment les applications américaines comme celles du groupe Facebook ou Snapchat.
TofVW
Pas que snapchat, c’est pareil pour toutes les applis appartenant à facebook, aussi.<br /> EDIT: grillé par le refresh du site.
TAURUS31
On se demande de quelle origine sont certains.<br /> Que je sache on est occidentaux et les russe orientaux.<br /> Il y a une mode, car c’est bien le bon mot, d’être pro russe et anti américain.<br /> La collecte des données est pratiqué par toute les sociétés ayant certaines application c’est une certitude.<br /> Il est encre plus certains que d’autres les partages de manières volontaire avec des états.<br /> Mais jusqu’à présent seules certains société sont allé jusqu’a un conflit juridique avec leur pays car elles voulaient pas justement partager ou dévoiler des méthodes de cryptage, et elles étaient pas Russes, ni chinoise mais américaines.
Kriz4liD
TAURUS31:<br /> car elles voulaient pas justement partager ou dévoiler des méthodes de cryptage, et elles étaient pas Russes, ni chinoise mais américaines.<br /> Ah bon ? et on doit leurs faire confiance du coup ?
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