Une loi "pour faire d'Internet un espace d'amour" ? Mounir Mahjoubi y croit

le 05 février 2019
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mounir mahjoubi

Face aux nombreux propos haineux dont est victime Bilal Hassani sur les réseaux sociaux, plusieurs députés et ministres souhaitent la création d'une loi « peace and love ».

Ses parents sont d'origine marocaine, il est homosexuel, et il est androgyne. Cela suffit, apparemment, à déclencher des torrents d'insultes sur Internet.

Depuis sa nomination à la prochaine édition du concours de l'Eurovision, qui aura lieu du 14 au 18 mai, le jeune artiste subit un déferlement de messages haineux et homophobes sur Internet. Et cela n'a pas échappé à Mounir Mahjoubi, qui est monté au front.

L'État souhaite légiférer contre les propos haineux dès 2019


Le secrétaire d'État chargé au Numérique, Mounir Mahjoubi, a tweeté ce 1er février pour proposer une loi contre les propos haineux : « Tous unis pour faire d'Internet un espace d'amour et non de haine. Nous proposerons une loi contre les contenus haineux en 2019 ».

À ce titre, le secrétaire d'État a tenu une réunion vendredi avec la secrétaire d'Etat chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, qui le soutient, ainsi que les avocats et associations qui accompagnent Bilal Hassani.

Responsabiliser les utilisateurs et les plates-formes


Pour Mounir Mahjoubi, les nombreux internautes ayant écrit des messages potentiellement répréhensibles sur les réseaux sociaux représentent « l'un des visages de la France ». Le secrétaire d'État parisien souhaite qu'Internet devienne un lieu d'épanouissement pour tous. « Le gouvernement s'engage pour qu'il y a des moyens de lutter et d'arrêter ceux qui insultent et qui menacent », a-t-il affirmé.



Dans le même temps, trois députés de la majorité, Laurence Vanceunebrock-Mialon, Raphael Gérard et Gabriel Serville, ont suggéré de mettre en place une obligation de recueil de pièces d'identité pour les nouveaux inscrits sur le réseau social Twitter.

Les élus militent également pour un blocage du compte de l'utilisateur émetteur du message inapproprié, puis sa suppression en cas de récidive. Le rapport Avia propose par ailleurs de mettre en quarantaine des messages illicites et de forcer les plateformes à réagir dans les 24 heures suivant leur publication, sous peine d'engager leur propre responsabilité.

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