Huawei : le Canada autorise officiellement l'extradition de Meng Wanzhou vers les États-Unis

04 mars 2019 à 14h28
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Détenue au Canada depuis le 1er décembre 2018, la directrice financière du géant chinois Huawei va officiellement être extradée vers les USA.

La fin de la première saison du feuilleton Meng Wanzhou est proche. Vendredi 1er mars, le ministère canadien de la Justice a décidé de répondre favorablement à la demande d'extradition de la directrice financière de Huawei vers les États-Unis, réclamée depuis son arrestation à Vancouver le 1er décembre 2018. Libérée sous caution dix jours plus tard, elle était sous le régime de la liberté surveillée (sur le sol canadien seulement).

Une date définitive d'extradition sera fixée le 6 mars

Les fonctionnaires du département de la justice du Canada ont donc émis une autorisation officielle d'extradition de Meng Wanzhou. La dirigeante, fille du fondateur de Huawei Ren Zhengfei, attend désormais la décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique qui doit fixer de manière définitive la date de son extradition cette semaine, le 6 mars 2019. À cette occasion, « des preuves seront déposées et deviendront partie intégrante du dossier public », annonce la justice canadienne.

Plusieurs conditions ont été réunies pour justifier cette extradition. Le ministère de la Justice du Canada a ainsi pu s'assurer que le comportement allégué de l'intéressée pourrait entraîner une peine d'emprisonnement d'un an ou plus s'il avait eu lieu au Canada.

Le Canada s'est assuré du respect du principe de la « double incrimination »

Le pays nord-américain a fait valoir ce qu'il appelle le principe de la « double incrimination ». Ce dernier prévoit que les faits qui alimentent une demande d'extradition doivent être aussi bien considérés comme criminels tant par la justice américaine que par la justice canadienne. Ce qui est donc le cas.

Les États-Unis reprochent à Meng Wanzhou d'avoir caché de prétendus liens entre Huawei et une société, Skycom, qui tentait de contourner les sanctions américaines et européennes prononcées contre l'Iran, induisant ainsi en erreur les institutions bancaires. Elle risque jusqu'à 30 ans de prison. Si la Chine avait dans un premier temps appelé à sa libération immédiate sans condition, Huawei pourrait totalement se désolidariser de sa directrice financière en cas de culpabilité avérée.

Modifié le 04/03/2019 à 16h13
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