Les ambitions de Google en Chine provoquent une crise en interne

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Le 21 août 2018
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google arrive (à pied) par la chine

Après que des employés de Google aient réussi à faire plier l'entreprise afin qu'elle abandonne son projet Maven, en collaboration avec le Pentagone, voilà que de nouveaux problèmes semblent se profiler, cette fois-ci par rapport à Dragonfly, son potentiel futur moteur de recherche spécialement conçu pour la Chine.

Un nouvel avis de tempête chez Google ?

On vous en parlait il y a peu, Google serait actuellement en train de travailler sur un moteur de recherche spécialement étudié pour la Chine, et répondant notamment aux nombreux critères de censures du pays. Un outil qui aurait été baptisé Dragonfly et qui pourrait bien servir de moyen, pour le géant américain, de retourner en Chine, un pays qu'il a déserté en 2010, justement afin de protester contre la censure imposée par Pékin...

Oui, mais voilà, si l'on peut aisément comprendre l'intérêt que Google porte à ce pays comptant plus d'un milliard d'habitants, le potentiel lancement de Dragonfly suscite une levée de boucliers chez un grand nombre d'employés de la firme, qui l'accusent d'être contraire aux valeurs et à l'histoire de l'entreprise.

Annulation d'urgence d'une réunion

Jeudi dernier, sous la pression de plusieurs centaines d'employés, s'est tenu une réunion durant laquelle Sergey Brin, cofondateur de Google, et Sundar Pichai, PDG de l'entreprise, devaient donner plus de précision sur le projet Dragonfly.

Une réunion destinée à expliquer où en était le projet, mais aussi et surtout, à rassurer les employés le contestant.

Oui, mais voilà, alors que la réunion débutait, l'un des employés présents sur place s'est rendu compte que la plupart des propos qui étaient tenus par les dirigeants de l'entreprise, étaient également publiés en direct par Kate Conger, journaliste au New York Times. Des publications lui faisant alors comprendre qu'elle avait une source au sein même de la réunion et l'ayant poussé à se lever et prendre le micro afin de déclarer « fuck you », expression qu'on vous laissera la liberté de traduire comme vous le voudrez.

Suite à cette déclaration et aux explications de l'employé, vent de panique chez Google et arrêt immédiat de la réunion. Résultat, aucune information supplémentaire sur Dragonfly et une excellente excuse pour les dirigeants de l'entreprise, de continuer à travailler sur le projet dans le plus grand des secrets...

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Quel avenir pour Dragonfly ?

Alors quel avenir pour Dragonfly ? Entre la lettre rédigée par des employés demandant l'arrêt du projet, et ayant recueillie pas moins de 1 400 signatures, et le comité pour la protection du journaliste ayant demandé la même chose au géant américain, Dragonfly verra-t-il vraiment le jour ?

Google est-il sur le point d'abandonner toute morale afin de simplement récupérer un nouveau marché ? L'avenir nous le dira...

Modifié le 20/08/2018 à 15h40
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