La start-up Astra va tenter d'atteindre deux fois l'orbite en un mois

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Astra lanceur
Le site de production d'Astra en Californie

À partir du 25 février, l'entreprise californienne Astra va tenter d'envoyer en orbite son petit lanceur Rocket 3.0 pour le compte de l'agence de recherche de la défense américaine, DARPA.

Elle recommencera l'opération, trois semaines plus tard.


Mode incognito

L'entreprise Astra était plus ou moins identifiée par les afficionados du spatial depuis 2018 : un hélicoptère d'une chaîne d'information locale avait survolé un prototype de lanceur sur la base d'Alameda en Californie. Mais depuis, la start-up était restée dans l'ombre, développant sa fusée orbitale sans annonce, ni communiqué de presse, et sans être visible. Les tests moteurs ont finalement eu lieu en Californie, et deux essais de lancement suborbitaux ont été tentés depuis la base de Kodiak en Alaska (se soldant par des échecs).

Mais l'entreprise est à présent en pleine lumière, et va tenter, avec le soutien de la DARPA (l'agende de recherche de la défense américaine), de remporter le « DARPA Launch Challenge » avec un double lancement orbital en moins d'un mois.


Petit lanceur, petits chèques

Comme plusieurs de ses concurrents dans le marché des lanceurs légers, Astra vise des coûts de production très bas en utilisant une véritable ligne de production en série, des matériaux peu chers et un mélange de techniques modernes (impression 3D) avec des infrastructures légères. L'ensemble de lancement, y compris la fusée nommée « Rocket 3.0 », tient par exemple dans quelques containers pour pouvoir être transporté et installé rapidement.

Quant à ses capacités, elles sont clairement orientées sur le marché des tout petits satellites et des lancements à la demande : 50 à 150 kg maximum en orbite basse. En guise d'objectif final, Astra souhaite proposer des campagnes de lancements pour seulement un million de dollars.

Le tapis rouge de la DARPA

Astra est le dernier concurrent inscrit au « Launch Challenge » de la DARPA, qui consistait à tenter d'envoyer des satellites en orbite à deux reprises et avec seulement une semaine d'écart, depuis des sites différents. À l'origine, la DARPA devait, en plus, garder la nature des satellites et les localisations des sites secrets, jusqu'à quelques jours avant le décollage  l'agence américaine a finalement largement assoupli ses conditions.

Après la première fenêtre de tir, qui s'ouvre le 25 février, Astra aura donc jusqu'à fin mars pour réussir un second lancement depuis le site de Kodiak... Et tenter ainsi de remporter un prix de 12 millions de dollars en tout.
Dans les deux cas, les probabilités d'échec sont malheureusement élevées, s'agissant d'un tout nouveau lanceur « low cost » avec des équipes relativement inexpérimentées.

Source : Space news
Modifié le 24/02/2020 à 14h33
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