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Découverte de phosphine dans l'atmosphère de Vénus : de potentielles traces de vie ?

Eric Bottlaender
Spécialiste espace
14 septembre 2020 à 18h23
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Venus par Venus Express © ESA
Venus, observée par la sonde Venus Express de l'ESA. Et si c'était un peu plus qu'un maëlstrom de conditions infernales ?

Pour la première fois, grâce à des observations terrestres, de la phosphine aurait été découverte dans l'atmosphère de Vénus. La nouvelle fait sensation, ce composé étant mis en avant dans de récentes publications comme l'un des biomarqueurs les plus fiables.

Prudence, toutefois, avant d'ouvrir le champagne.

Phosphine, vrai poison

Les conditions sur et autour de la planète Vénus étant celles d'un enfer permanent, cette découverte de phosphine dans l'atmosphère n'apparaît pas comme une indiscutable surprise : il s'agit d'un gaz mortellement toxique à faible concentration, inflammable, plus lourd que l'air et dont la seule utilisation comme pesticide est à présent interdite. À priori, rien qui puisse relier cette molécule de phosphore associée à de l'hydrogène (PH3), à la découverte du vivant, donc…

À ceci près que la phosphine n'existe à l'état naturel et dans des proportions significatives que dans deux cas très particuliers. Le premier, on l'a découvert dans les années 1970, au sein des géantes gazeuses Jupiter et Saturne, sous des pressions et des températures incroyablement élevées. Le second, sur Terre, le gaz étant alors produit par des organismes (bactéries et microbes) dits anaérobies, c'est-à-dire n'ayant pas besoin d'oxygène pour vivre, depuis les intestins de certains mammifères, comme le blaireau ou le pingouin, des marais toxiques, des lacs de saumure, etc.

C'est l'histoire de la vie

Or, sur une planète tellurique comme la Terre (ou Vénus), il est jusqu'ici considéré que la production de phosphine à l'état naturel est forcément liée à la présence d'organismes vivants. En 2019, un article de la revue Astrobiology expliquait en détail l'utilisation de la phosphine en tant que marqueur déterminant, « biosignature » quasi-certaine, à rechercher lors des détections d'exoplanètes.

Venus Pioneer © NASA
En plus du coup, elle sent mauvais. Crédits NASA

La vie trouve toujours un chemin

C'est donc dans ce contexte qu'une équipe d'astronomes de Manchester, de Cardiff et du MIT, utilisant le James Clerk Maxwell Telescope à Hawaï et l'ALMA au Chili, a découvert la présence de phosphine dans l'atmosphère de Vénus.

Cette dernière a fait l'objet de plusieurs publications, au cours des décennies précédentes, montrant que les conditions de pression, de température et de composition de la haute atmosphère ne sont pas aussi infernales que celles relevées sous les 50 kilomètres de nuages de la planète. Intéressant, non ? Mieux, la phosphine n'est pas une molécule particulièrement persistante, elle finit par réagir avec d'autres (c'est d'ailleurs ce qui la rend toxique pour nous) et se dilue. Les données récemment analysées montrent ainsi que quelque chose produit, ou a produit récemment, une quantité détectable et significative de phosphine sur Vénus.

La guerre des Mondes n'est pas pour demain

Attention toutefois à ne pas sauter immédiatement sur la conclusion la plus séduisante, et à traduire cette découverte par la détection de vie dans l'atmosphère de Vénus.

Oui, il s'agit bien d'une observation fascinante, mais en l'état actuel elle génère beaucoup de questions, et dessine trois pistes majeures pour les recherches à venir. La première étant qu'il s'agit peut-être d'une mauvaise détection. Mesure faussée, fréquence décalée… Même si un telle erreur est peu probable venant d'une équipe sérieuse, la science n'est pas affaire de réputation : d'autres équipes dans le monde vont donc tenter de répliquer cette détection, à court et à moyen terme.

La deuxième piste renvoie à un éventuel et encore inconnu processus naturel, capable de produire de la phosphine en quantité remarquables. Et même si à priori les conditions à la surface de Venus ne s'y prêtent pas, ce sera un véritable casse-tête que d'exclure cette possibilité définitivement. Enfin, la troisième et dernière hypothèse (celle que tout le monde a déjà imaginé) est effectivement qu'il y a de la vie quelque part autour ou sur Venus.

Pour valider cette piste il ne suffira pas d'exclure les autres scénarios ; il faudra aussi montrer, via d'autres mesures, que cette théorie a de quoi tenir. Cela passera au possible par d'autres études, mais aussi certainement par des missions autour de Venus, voire au sein même de son atmosphère. Et ça tombe bien, puisque la NASA a un projet en gestation sur le sujet, nommé DAVINCI+…

Quoi qu'il en soit, une chose est sûre, c'est une découverte qui va beaucoup faire parler d'elle !

Source : Nature

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Kahn-San
et si c’était juste des bactéries terriennes qui ont trouvé un nouveau logement suite aux sondes qui ont atteint la planète depuis 1967 … je plaisante bien sur, … quoique
Zakalwe
Tout est possible.
Kx2000
Venus la planète ou rien de ce qu’on y a envoyé n’a survécu plus d’une heure…
Martin_Penwald
Vu les conditions extrêmes sur Vénus (chaleur, pression, acidité au minimum), il semble assez peu probable qu’une forme de vie adaptée à la Terre ait pu survivre là. Pas impossible, mais peu probable.<br /> De plus, si les quantités de phosphine observées sont bien d’origine biologique, la question se pose de savoir si il serait possible qu’en seulement 50 ans, une contamination d’origine terrienne puisse être si étendue dans l’atmosphère qu’elle est détectable par télescope.
Mike-de-Klubaik
Apparemment les chercheurs ont pas mal d’ingéniosité. Si effectivement les conditions sur le sols vénusiens sont absolument hors catégorie dans tous les domaines, en altitude, c’est différent. Certains pensant que la vie peut se maintenir à une certaine altitude dans des pressions très voisine de la Terre. On y a même balancé l’idée de coloniser Vénus plus tôt que Mars :<br />
Martin_Penwald
En effet, en altitude, il ne reste que l’acidité comme problème. Sauf que justement, il me semble que rien n’est jamais resté là. Les sondes qui ont traversé cette couche sont allées s’écraser au sol, limitant les interactions et les possibilités de contamination des nuages, et les satellites d’observation ne sont jamais descendu aussi bas.<br /> Dans l’article sur la découverte de phosphine, il est bien précisé que celle-ci est très fragile, donc ne pourrait pas venir d’une source au sol (ce qui serait le cas d’entités biologique ayant survécu sur les engins écrasés) car elle serait détruite par les conditions chimiques qui règnent là-bas.<br /> La phosphine est très probablement produite dans cette zone de faible pression où elle a été détectée. Soit par un procédé photochimique inconnu, soit par un procédé géochimique inconnu, soit par un procédé biologique qui est le seul connu permettant de générer une telle quantité de phosphine.<br /> Attention, l’article précise bien que ça ne prouve pas qu’il y a une activité biologique là. Juste que ça serait bien d’aller voir en détails.
Martin_Penwald
Ah si ! Il y a une sonde russe qui a transmis 63 minutes après s’être posée et une américaine qui a transmis 67 minutes.
ebottlaender
La phosphine (pour ce que j’en connais, c’est pas ma soeur) n’a pas une durée de vie suffisante pour avoir survécu avec les sondes que les humains ont envoyé vers Venus… Et qui de toutes façons ont été amplement désinfectées sur place <br /> Pour qu’on puisse en détecter à l’échelle planétaire faut vraiment que ce soit une source locale.
enrico69
Au sol… Il faut préciser…
enrico69
Bof… Excitant mais je me méfie. Quand on lit les articles dans la presse anglo-saxonne, c’est plein de «&nbsp;si&nbsp;», de partout.<br /> A la fin on se demande si c’est pas encore un de ces effets d’annonces, qui font partie de la culture universitaire anglo-saxonne, pour montrer que l’on a des résultats et obtenir des crédits.
Niverolle
Au fait, il n’y a pas une sonde Venera-D en projet ?
ebottlaender
En sciences, et surtout à la limite de la connaissance, seules quelques grandeurs physiques sont péremptoires. Un sujet aussi difficile que la présence de la vie (ou de traces de celle-ci) est évidemment pris au conditionnel. Pas par nous, vulgarisateurs scientifiques (ceux qui affirment directement ont souvent tort), mais par les scientifiques eux mêmes. Comme on l’explique dans l’article, le résultat est là, mais l’interprétation exacte des données, c’est là qu’est le débat scientifique.<br /> Il faudra longtemps pour répéter les mêmes résultats, observer éventuellement des variations, envoyer une ou plusieurs sondes sur place, comparer les données, etc. Mais c’est comme ça que la science avance.
Mike-de-Klubaik
Ça va s’en doute jusqu’à la phase T, et apparemment la phase G va venir tout casser.
Demongornot
Vénus était autrefois la grande obsession en terme de planètes, on imaginer de la vie, potentiellement intelligente, avec des villes et autre, c’était l’objectif ultime.<br /> Et puis les images sont apparu, aucune visibilité à cause de l’épaisse couche nuageuse, et le rêve à pris un coup dans l’aile, surtout avec les relevé indiquant les conditions.<br /> Puis tout le monde c’est tourné vers Mars, oubliant la belle et grande Vénus.<br /> Pourtant, comme @Miky l’as rappeler, des project de villes flottante à haute altitude, où les conditions sont assez proche de celle de la terre en température et pression atmosphérique, étaient prévue.<br /> En fait, après la Lune, c’était Vénus qui était visé, une Saturn V avec un étage supérieur modifier (car pas besoin de LEM) était prévue d’amener des Américains très proche de Vénus, enfin c’était si l’URSS avais réussi à se poser sur la Lune en premier, forçant les Américains à trouver une autre excuse pour dire qu’ils n’avait pas perdu la course spatiale mais plutôt dire qu’ils avaient gagné après le premier «&nbsp;first&nbsp;» établie, sinon la course aurait continuer longtemps tant que l’URSS aurait eu de l’avance et on aurait peut-être déjà coloniser pas mal de Lunes et Planètes, un peux comme la série For All Mankind le compte.<br /> Donc, peux être que, peux importe la raison de la présence de cette Phosphine (si ça en est bien), ça va redonner de la popularité à Vénus.<br /> Après tout, peux être que des extrêmophiles existent en haute altitude sur Vénus et que Mars est totalement stérile, ça serrait un comble après toute cette obsession envers Mars et ce délaissement pour Vénus.<br /> Qui sais, peux être que un jour on trouvera des traces indiquant qu’il y avais eu des formes de vie complexes sur Vénus (je pense pas que des fossiles résistent au conditions actuelle de Vénus, mais la traces des fossile peux être ? Quelqu’un qui s’y connais sur le sujet ?) lors ce que ses conditions étaient proche de celle de la Terre.<br /> Peux être même que c’est la chaleur extrême de Vénus qui permettra de rendre possible la colonisation en haute altitude avec des «&nbsp;système aérothermique&nbsp;» ?
Bibifokencalecon
Venus a toujours davantage intrigué les astronomes puisque plus similaire (en taille et composition) à la Terre que Mars, et ayant une activité importante (noyau). Jusqu’aux sondes, on pensait que derrière la couche de nuages, il y avait des chances d’un milieu viable (malgré la haute chaleur).<br /> Après ces découvertes, la question s’est alors posée d’un environnement plus viable dans les couches supérieures (nuageuses) ou plus profondément dans la terre. Mais l’environnement acide et les vents très violents sont un frein pour la première hypothèse, et l’activité volcanique continue pour la seconde. Toutes réduisant les possibilités d’un développement de forme de vie.<br /> Mais Vénus a beaucoup à nous apporter en termes de compréhension du développement de planètes et exoplanètes. Très proche de la Terre dans ses caractéristiques, et pourtant si différente dans son évolution. Elle reste encore très méconnue (comparée à Mars par exemple).<br /> Des projets de «&nbsp;plateformes volantes&nbsp;» au dessus de la couche de nuage existent bien, mais le défi technologique est énorme. Mars est plus réaliste malgré sa distance par son environnement plus «&nbsp;calme&nbsp;» (pas de vent fort, faible pression, gravité «&nbsp;acceptable&nbsp;», pas d’environnement acide ou corosif, calottes polaires, potentiel de terraformation, etc.).<br /> Reste aussi les lunes de Jupiter et Saturne dont certaines intriguent fortement les scientifiques : Europe et Titan.
mcbenny
Je vous rappelle qu’on n’a pas encore colonisé les airs sur la Terre (les avions ne comptent pas, hein…) alors le faire sur une autre planète, restons calmes…
Demongornot
Par ce qu’on n’en a pas besoin, on a la terre ferme, et si on manque de place sur terre, on fait des îles artificielles ou des grande plateforme flottantes.<br /> Et pourquoi les avions ne comptent pas ? Quand on voie les record de temps passé dans les aires dans les diverses catégorie, c’est assez impressionnant :<br /> fr.wikipedia.org<br /> Record de durée de vol<br /> Le record de durée de vol représente, pour un aéronef d'une catégorie donnée, le temps maximum atteint par un vol sans escale. L'équipage peut comporter un ou plusieurs pilotes qui se remplacent mais ne peuvent quitter l'appareil. Initialement, les records dépendaient essentiellement de la quantité de carburant que l'appareil pouvait emporter, mais avec l'apparition du ravitaillement en vol, cette limite a été franchie. Pour des raisons de sécurité, la Fédération aéronautique internationale n'enr...<br /> Si les dirigeables n’avaient pas disparu, des vol de croisière, qui équivaux à des hotels volant de la même façons que le énorme paquebot de croisière sont des «&nbsp;petite&nbsp;» ville flottantes.<br /> Exemples :<br /> Blasting News – 11 Jun 19<br /> Le fondateur de Google construit secrètement un dirigeable géant pour vivre...<br /> Le projet, de moins en moins secret, mesurant 200 mètres de long, serait le plus grand transport aérien du monde.<br /> Ou encore celui si qui est apparemment en construction (bien qu’à prendre avec des pincette car très peux d’info dispo dessus) :<br /> http://www.timonsager.com/Wolke7.html<br /> Sans parler que la pression atmosphérique rapidement supérieur ainsi que les températures bien plus élevé lors ce qu’on va vers la surface de Vénus pourrait permettre de faire des choses tel que des grosses station aérothermique (contrairement au géothermique) qui pourrait à la fois réchauffé le gas des ballons, et, en faisant monter de la valeur à haute température, permettre d’utiliser la différence de température avec l’altitude pour générer de l’énergie.<br /> L’acidité est peux être même le plus gros défit, ça a des chances d’être plus facile que de coloniser la surface de Mars, même si il y a beaucoup de défis technique à réalisé, c’est beaucoup moins fou que ça en à l’air.
Mike-de-Klubaik
Rester en l’air sur Terre à plusieurs km d’altitude demanderait une pressurisation et donc une très lourde installation, alors que comme on l’a déjà dit d’après les mesures à 50-60 km d’altitude la pression atmosphérique de Vénus retombe à 1 atm (soit à 1 fois la pression atmosphérique au dessus de la mer) rendant inutile les systèmes de pressurisation.<br /> Cela dit, s’il y a un retour sérieux d’intérêt de colonisation vénusienne, on verra d’abord très probablement des essais sur Terre.
brice_wernet
On cherche des traces de vie toujours relativement proches de ce qu’on connait à notre échelle.<br /> Peut-être que la vie est là, mais qu’on ne sait pas la voir: combien pensent encore que les arbres sont inertes et n’ont aucune interaction entre eux?
Kx2000
C’est juste c’est ce que je me disais en écrivant, que ça devait pas se jouer à beaucoup plus
philouze
«&nbsp;Venus la planète ou rien de ce qu’on y a envoyé n’a survécu plus d’une heure…&nbsp;»<br /> A la surface oui, mais la haute atmosphère vénusienne est la zone la plus «&nbsp;habitable&nbsp;» du système : 40°c, ciel bleu, pression de 1 Bar, énergie lumineuse à foison… d’où les projets de colonisation atmosphérique dingues - mais très sérieux - de la Nasa
Martin_Penwald
Même si il y a potentiellement eu de la vie et qu’elle y a laissé des traces fossiles, l’activité volcanique a tout enseveli sous d’épaisses couches de lave. La surface de Vénus est géologiquement très jeune.
Demongornot
Oups, j’aurais du préciser, si on venez à creuser pour X ou Y raisons, est ce que dans des conditions si extrêmes (la partie volcanique, pas atmosphérique) des fossiles ou des traces potentielles pourrait être encore trouvable sous la surface ?
Martin_Penwald
Même si il y avait des traces, il faudrait creuser très profondément dans des couches de roches très dures et espérer tomber juste au bon endroit. Ça semble exceptionnellement improbable. Un peu comme trouver la théière de Russel.<br /> Dans un domaine lié, c’est comme l’hypothèse silurienne, qui évoque l’idée qu’une espèce de dinosaure ait pu évoluer en une espèce intelligente et atteindre un niveau technologique équivalent à celui de l’humanité au début du XIXème siècle. Ça serait possible, mais aucun objet technologique n’aurait survécu 65 millions d’années.<br /> Et sur Terre, on a un environnement vivable, sans activité volcanique intense là où celui de Vénus, si il a jamais été propice à la vie, a disparu il y a plus de 500 millions d’années ET recouvert de couches de lave.
Demongornot
L’idée ne serrait pas de creuser pour chercher mais plutôt, est ce qu’on aurait une chance de tomber par hasard dessus, par exemple en essayant de faire une structure ou des relevé en sous-terrain, mais oui c’est sûr que de tomber dessus par hasard ça serrait un sacré coup de bol.<br /> Après il y a toujours la Panspermie, ou ne serrai-ce que des extrêmophile vivant dans la stratosphères qui se serrait «&nbsp;accroché&nbsp;» à une des nombreuse sondes envoyé sur Vénus et qui aurait eu assez de chances avec les mutations (surtout en dehors de la magnétosphère de la Terre qui favoriserais les mutations) pour réussit à s’adapté et prospérer dans la haute atmosphère de Vénus, car déjà un minimum adapté à des conditions de haute altitudes particulière.
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