Isotopium Tchernobyl : pilotez un robot dans une reproduction de la ville fantôme de Prypyat

le 08 mai 2019 à 19h55
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Le jeu, plus vrai que nature, immerge les curieux dans une ville miniaturisée, tout en restant installé dans son propre fauteuil.

Des développeurs ukrainiens ont peut-être trouvé la parade aux PC et jeux gaming parfois inaccessibles en créant leur propre jeu, Isotopium Tchernobyl. Et lorsqu'on vous dit qu'ils ont créé « leur propre jeu », il faut nous prendre au pied de la lettre.

Visitez Prypiat en tank


Isotopium Tchernobyl, dont l'inscription est gratuite mais qui coûte ensuite 9 dollars pour une heure d'utilisation, vous permet de prendre le contrôle, à distance, d'un robot-tank miniature au cœur d'une reproduction réelle mais miniature de la ville de Prypiat, théâtre de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl de 1986. Dans le jeu, le cadre est saisissant, et les maquettes sont d'une imparable qualité.

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Les tanks ont de la gueule (Isotopium Tchernobyl)

Chaque véhicule dispose de sa propre caméra embarquée, histoire que le joueur puisse avoir un total contrôle des mouvements de son engin, ainsi que d'un bras que l'on peut actionner et qui permet au joueur de remettre le tank sur ses roues si celui-ci a été renversé. Les robots disposent en outre d'un turbo et de leurs propres signaux lumineux, d'une importance capitale.

« Ce n'est pas un système d'exploitation, c'est réel »


Le principe du jeu est en effet de trouver des isotopium, placés un peu partout dans la ville et parfois bien cachés, qui vont absorber la « radioactivité » (des points lumineux que l'on doit localiser en explorant la map) et la transformer en énergie, qui offre plus de temps de jeu, un point d'énergie correspondant à une minute de jeu.

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Il peut arriver de croiser des (géants) développeurs en pleine action

La map, elle, peut paraître assez réduite, mais s'étend tout de même sur 200 mètres carrés et peut rassembler jusqu'à une trentaine de joueurs simultanément, ce qui représente un important travail de conception lorsqu'on sait que la ville tristement célèbre est ici miniaturisée. « Ce n'est pas un système d'exploitation, c'est réel », s'enthousiasme Sergey Beskrestnov, cofondateur du jeu auprès de nos confrères de Reuters.

Le jeu en pause pour mieux revenir


Lancé en 2018 après avoir mené une campagne sur la plateforme de financement participatif Kickstarter, le jeu a été mis en pause pour quelques semaines, le 18 avril, le temps de revoir un peu les règles et de fabriquer une dizaine de nouveaux robots.

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Les décors sont d'un réalisme à couper le souffle

Une fois le jeu de retour, le parc de robots devrait comporter 22 tanks dans ses rangs, soit 22 joueurs qui pourront potentiellement s'affronter en même temps dans la ville, qui devrait au passage accueillir de nouvelles règles, en plus du retour de la quête aux isotopium, pour proposer une meilleure expérience utilisateur.

En équipe et avec de nouveaux objectifs, le jeu possède quelques atouts indéniables. Seriez-vous tenté d'y jouer ?



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