Android : quelle application choisir pour l'appareil photo ?

01 octobre 2021 à 11h34
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Les raisons de chercher une application d'appareil photo sur son appareil Android sont nombreuses. Si l'application photo native de votre smartphone ne convient pas, que ce soit parce que vous souhaitez aller plus loin dans la pratique de la photo en ayant accès à des réglages manuels ou parce qu'elle manque de fonctionnalités créatives, il est tout à fait possible de changer de crémerie. Et rien ne vaut un tour sur votre boutique d'applications préférée pour constater la proposition étourdissante d'appli dédiées à la prise de vue.

Le choix de la rédac

Pixtica

Le choix de la rédac

  • Une application aboutie et agréable à utiliser
  • Une utilisation guidée par de rapides tutoriels
  • Pléthore de fonctionnalités créatives
La plus populaire

VSCO

La plus populaire

  • Une application maîtrisée de A à Z
  • Peu de réglages à la prise de vue
  • Riche en fonctionnalités de retouches
L'alternative

ProShot

L'alternative

  • Une interface brouillon au premier abord, mais très complète
  • Des fonctionnalités de personnalisation uniques
  • Des modes customs qui la rapprochent d'un véritable appareil photo

Il n'est donc pas facile de faire le tri dans cette jungle, d'autant que chaque utilisateur charrie ses propres attentes et besoins. Dans ce comparatif, nous avons sélectionné des applications Android variées. Certaines d'entre elles autorisent une utilisation poussée, d'autres sont plus simples et accessibles. Faisons ensemble le tour des meilleures applications photo afin de vous aiguiller vers le meilleur choix : le vôtre.

Pour des raisons de compatibilité, ce comparatif a été réalisé sur trois appareils bien distincts : un Huawei Mate 20 Pro , un Asus ROG Phone 3 et une Galaxy Tab S7+ .

Pixtica

Pixtica
  • Une application aboutie et agréable à utiliser
  • Une utilisation guidée par de rapides tutoriels
  • Pléthore de fonctionnalités créatives

Au rayon des applications d'appareil photo, Pixtica a définitivement une longueur d'avance. Elle propose un large choix d'outils à la prise de vue, sans oublier de nombreuses fonctions créatives tout aussi aboutis. D'autant qu'à un prix aussi bas, ce serait dommage de s'en priver.

Au rayon des applications d'appareil photo, Pixtica a définitivement une longueur d'avance. Elle propose un large choix d'outils à la prise de vue, sans oublier de nombreuses fonctions créatives tout aussi aboutis. D'autant qu'à un prix aussi bas, ce serait dommage de s'en priver.


Mise au point par Perraco Labs., Pixtica se présente sous une interface épurée et facile à prendre en main. La partie supérieure de la zone de capture d’image abrite les paramètres de l’application, le réglage du flash, du minuteur et de la résolution d’image, ainsi que la bascule entre caméra dorsale et frontale. Un simple tap sur l’écran affiche un bandeau offrant davantage de paramètres ajustables : ISO de 50 à 3 200, vitesse d’obturation allant de 1/15 000 s à 1/7 s, mise au point, balance des blancs de 1 000 à 10 000 kelvins et compensation d'exposition de -2 à +2.

Les trois points en bas à droite de l’écran donnent accès à trois outils bien pratiques : la grille de composition, l’indicateur d’agitation (qui affiche un cadre rouge en cas de détection de bougé) et les informations à propos de ce que l'application appelle les « heures magiques ». Ce dernier point est particulièrement intéressant. En réclamant la position de l’utilisateur, Pixtica délivre de précieuses indications quant aux fameuses heures les plus appréciées des photographes : l'heure bleue et l'heure dorée. Une feature unique qui indique le positionnement de Pixtica dans le domaine de la photographie via smartphone.

En mode photo, Pixtica ne se contente pas de proposer un réglage manuel des paramètres, mais inclut également une galerie de filtres à appliquer avant la capture. Effet rétro, déformation, 8 bits ou dessin, il y en a pour tous les goûts.

Pixtica screenshot © Lola Gréco pour Clubic
© Lola Gréco pour Clubic


Enfin, Pixtica répondra aux besoins des utilisateurs les plus créatifs en leur proposant une flopée de fonctionnalités, des plus classiques aux plus inattendues. Si GIF, document, panorama, story ou encore hyperlapse composent ces outils, l’application offre également la possibilité de créer… des mèmes à l’aide de la bien connue police Impact et d’une galerie d’autocollants et GIFs bien fournie.

Bref, en proposant toute une panoplie de paramètres et modes de prise de vue, Pixtica s’adresse aux utilisateurs qui recherchent une application complète, abordable et parfaitement fonctionnelle. En somme, une application réussie qui va plus loin que la plupart des applications d’appareil photo.


Si l’application bride sa version gratuite, la licence premium et perpétuelle à hauteur de 4,99€ débloque l’intégralité des fonctionnalités de Pixtica

Adobe Photoshop Camera

Adobe Photoshop Camera
  • Une superbe interface
  • Une bibliothèque d’effets en temps réel
  • Des tutoriels faciles d’accès

Adobe Photoshop Camera concentre l'expertise d'Adobe dans une application d'appareil photo gratuite et accessible à tous. Facile à prendre en main, elle permet d'appliquer des effets en temps réel et de capturer des images telles que vous les rêvez.

Adobe Photoshop Camera concentre l'expertise d'Adobe dans une application d'appareil photo gratuite et accessible à tous. Facile à prendre en main, elle permet d'appliquer des effets en temps réel et de capturer des images telles que vous les rêvez.

L’une des applications mobiles conçues par le célèbre éditeur Adobe, inspirée de son logiciel phare Photoshop, est assurément l’une des plus agréables à prendre en main de cette sélection. Il faut dire que l’éditeur a du savoir-faire en matière de logiciel dédié à la photographie.


La zone de capture recouvre l’intégralité de l’écran. Épurée, l’interface principale laisse apparaître de petites icônes expliquées par un tutoriel bien pensé à la première ouverture. Les trois scintillements en bas à gauche ouvrent un panneau défilant d’effets appelés « Lenses » (objectifs, en français) qui viennent améliorer ou radicalement modifier l’apparence d’une photo, et ce, en temps réel. La Lens Library, une large galerie d’effets conçus par Adobe et d’autres utilisateurs, est disponible en un tap. On reconnait bien là la patte de l’éditeur, qui n'hésite pas à offrir plus que ce que les utilisateurs attendent d'un logiciel.

Un tap sur la zone de capture ajuste la mise au point et révèle la jauge d'exposition, ajustable selon ses envies. Sur le bord droit, trois données indiquent la focale en cours d'utilisation : 0.5x (le grand-angle), 1.0 (macro) et 2.0 (standard). Enfin, les trois points situés sur le bord supérieur de l'écran ouvrent un encart, sur lequel l'on peut modifier le format (3:4 ou 9:16), activer un retardateur et un flash, et enfin entrer dans les paramètres de l'application.

Adobe PS Camera © Lola Gréco pour Clubic
© Lola Gréco pour Clubic

Seul bémol à cette application fort prometteuse, l'impossibilité d'aller plus loin dans les réglages manuels. Adobe semble mettre le paquet sur ses Lenses et les nombreuses possibilités créatives qu'elles ouvrent sans toutefois fournir plus d'outils à la capture d'image. ISO et vitesse de déclenchement restent donc sur la touche.

Adobe Photoshop Camera s'apparente donc davantage à une application de retouche de photo en direct performante. Ceci dit, elle convaincra sans peine les (nombreux) utilisateurs des outils Adobe qui retrouveront l'expertise de l'éditeur dans une application gratuite. Car, oui, la gratuité est un fait rare chez Adobe !

ProShot

ProShot
  • Une interface brouillon au premier abord, mais très complète
  • Des fonctionnalités de personnalisation uniques
  • Des modes customs qui la rapprochent d'un véritable appareil photo

ProShot fait partie des meilleures applications d'appareil photo Android. À la fois complète et simple à utiliser, elle propose tous les outils nécessaires à la réalisation de ses plus belles images.

ProShot fait partie des meilleures applications d'appareil photo Android. À la fois complète et simple à utiliser, elle propose tous les outils nécessaires à la réalisation de ses plus belles images.

Développée par Rise Up Games, ProShot est uniquement accessible en version premium après paiement de 4,99 euros.

Voilà un design (enfin) différent du reste des applications citées dans ce comparatif. ProShot affiche une interface riche qui peut déstabiliser au premier regard compte tenu de la quantité d'informations à l'écran. Un élément qui peut rebuter ceux qui cherchent une application d'appareil photo simple à prendre en main. À noter qu'à la première ouverture, l'application propose de visionner un tuto vidéo et de consulter le manuel utilisateur.

Bien que cet étalage de fonctionnalités puisse paraître confus, ProShot prend en réalité le parti de placer un maximum d'outils à disposition des doigts de l'utilisateur. Nul besoin d'entrer dans des menus et sous-menus pour trouver ce que l'on cherche. Balance des blancs, ISO, vitesse d'obturation et mise au point sont placés dans un bandeau au-dessus du déclencheur, de même que la focale utilisée.

Le rectangle en bas à gauche ouvre une roue qui mène à choisir son mode de capture : photo, vidéo, slow-motion, light painting ou timelapse. Chaque mode affiche les paramètres associés, permettant ainsi de faire rapidement ses réglages avant la capture. La force de l'application repose également sur les différents modes d'utilisation qu'elle propose, de même que le ferait une molette classique sur un appareil photo reflex. Outre le mode manuel (M), auto (A) et programme (P), deux modes customs (C1 et C2) peuvent être paramétrés selon les besoins de chacun afin d'accélérer plus encore le processus de prise de vue.

ProShot screenshot © Lola Gréco pour Clubic
© Lola Gréco pour Clubic

ProShot inclut la capture en JPEG ainsi qu'en RAW. Les paramètres de l'appli, accessibles via la roue dentée en haut à droite, ouvrent un ensemble d'options qui achèvent de parfaire l'expérience utilisateur complète.

ProShot s'adresse aux utilisateurs aguerris qui cherchent à utiliser leur appareil mobile comme un véritable boîtier photo. Et cela, l'application le permet avec brio.

FooteJ Camera 2

FooteJ Camera 2
  • Interface moderne
  • Bascule rapide du mode auto à manuel
  • Accent sur l'accessibilité

Application d'appareil photo propre et bien pensée, FooteJ Camera 2 vient épauler avec brio les photographes sur smartphone jusque dans leurs envies créatives les plus folles.

Application d'appareil photo propre et bien pensée, FooteJ Camera 2 vient épauler avec brio les photographes sur smartphone jusque dans leurs envies créatives les plus folles.


Développée par Semaphore Inc., FooteJ Camera 2 se présente, comme les applications d’appareil photo précédemment citées, sous la forme d’une zone de capture d’image encadrée par deux bandeaux noirs. Rien de nouveau sous le soleil donc, il est facile de se repérer et de comprendre en un clin d'œil ce qu’il est possible de faire.

Ici, nul besoin d'explorer des menus déroulants, les caractéristiques de prise de vue sont affichées d’office : la vitesse de déclenchement de 1/8 000 à 1 seconde, la plage d'ISO de 50 à 3 500, le type de focus et la gestion de l’exposition, ajustable en mode AE. Ces paramètres sont modifiables en ouvrant les points de suspension qui déploient un bandeau où l'on peut y voir plus clair. On constate alors que l’application permet d’employer son smartphone tel un appareil photo manuel, mais sait également être efficace en mode automatique.


FooteJ Camera 2 s’ouvre en mode photo par défaut, mais propose une multitude de fonctionnalités accessibles en swipant vers la droite ou vers la gauche : vidéo, slow motion, HDR, burst (rafale), panorama… Un panel d'outils intéressants aux yeux des utilisateurs créatifs en quête d'une application photo sur Android qui saura satisfaire toutes leurs envies.

FooteJ Camera screenshot © Lola Gréco pour Clubic
© Lola Gréco pour Clubic


Dans le coin gauche de l’interface principale, la route dentée donne accès à de multiples options allant des paramètres généraux aux caractéristiques du mode photo et vidéo. Enfin, et c'est assez rare pour être souligné, l’application peut être paramétrée pour répondre aux besoins d’accessibilité de chacun via des gestes d'empreintes.

FooteJ Camera 2 est une application complète et bien pensée qui saura répondre aux besoins des utilisateurs les plus exigeants, en version gratuite comme en version premium. À noter que cette dernière est accessible pour 3,99 euros/an et donne notamment accès à un mode rafale plus poussé, une meilleure qualité JPEG, un enregistrement vidéo plus long, un contrôle de la source audio, ou encore l'affichage d'un histogramme.


ProCam X

ProCam X
  • Toutes les fonctionnalités que l'on attend
  • Une bonne réactivité
  • Nul besoin de fouiller, tout est à l'écran

ProCam X a une ambition : fournir un maximum d'outils aux utilisateurs qui souhaitent maîtriser la prise de photos avec leur smartphone sans les entraîner dans des catégories et autres sous-menus. Un vrai boîtier photo de poche.

ProCam X a une ambition : fournir un maximum d'outils aux utilisateurs qui souhaitent maîtriser la prise de photos avec leur smartphone sans les entraîner dans des catégories et autres sous-menus. Un vrai boîtier photo de poche.

Dès l'ouverture de ProCam X, l'application présente son interface de capture d’image et fait étalage des nombreux réglages qu’il est possible de bidouiller afin d’obtenir la photo que l’on attend.

L’application dispose en effet d’un large panel de fonctionnalités : six modes de balance des blancs, six types de focus dont un focus manuel, une plage d’ISO allant de 50 à 3 500 en passant par un mode Auto, un ajustement de l’exposition allant de -2 à +1,5 EV, une vitesse de déclenchement allant de 1/100 000 à 1 seconde. Bien entendu, ProCam X promet également un réglage automatique de tous ces paramètres.

L’application inclut des réglages de résolution, mais également la possibilité d’afficher un quadrillage, un niveau, un tampon, etc., de déclencher le flash ou le minuteur, ainsi qu'une option HDR. Les flèches circulaires au bas à droite de l’écran permettent de varier d’un capteur à un autre (standard, grand-angle), en passant évidemment par le capteur frontal.


L’un des points forts de ProCam X réside dans la visibilité des réglages. Symbolisés par des icônes et abréviations ancrées sur l’écran principal, l’utilisateur n’a pas besoin de s’enfoncer dans les paramètres de l’application pour atteindre tel ou tel outil.



ProCam X screenshot © Lola Gréco pour Clubic
© Lola Gréco pour Clubic


ProCam X est donc une application à la fois complète et simple d’utilisation qui séduira les photographes désireux d’avoir accès aux mêmes possibilités qu’offre un boîtier photo classique au sein de leur smartphone.

Enfin, ProCam X existe en deux versions : Lite et Pro. La version Lite limite la résolution des photos à 8 Mp et la capture de vidéo à 5 minutes. Au tarif de 5,29 euros, la version Pro inclut notamment un accès à la haute résolution, un histogramme en temps réel et une aide au focus améliorée.

VSCO

VSCO
  • Une application maîtrisée de A à Z
  • Peu de réglages à la prise de vue
  • Riche en fonctionnalités de retouches

Application de filtres et effets à succès, VSCO embarque également une option de prise de vue. Bien que l'application soit chiche en fonctionnalités côté capture de photo, elle ouvre la porte à un vaste champ des possibles en termes de post-production.

Application de filtres et effets à succès, VSCO embarque également une option de prise de vue. Bien que l'application soit chiche en fonctionnalités côté capture de photo, elle ouvre la porte à un vaste champ des possibles en termes de post-production.

On ne présente plus VSCO, célèbre application d’édition de photo qui a connu un vrai succès avec l’avènement d’Instagram en proposant une panoplie d’effets et filtres selon les tendances. Ce qui nous intéresse ici, c'est bien l'outil de prise de vue de VSCO, qui se veut être un vrai studio de poche.


La capture de photo au sein de l’application est simple et sans fioritures : l’utilisateur a le choix entre prendre une photo, utiliser DSCO pour enregistrer une boucle vidéo ou filmer. L’interface ne propose que peu d’options de réglages au sein de la capture. Ainsi, le flash peut être activé, automatique ou désactivé, un quadrillage peut être affiché afin de guider la composition de l’utilisateur ou encore la capture peut basculer de la caméra dorsale à la caméra frontale, et vice-versa.

Un dernier outil se dévoile en touchant la zone de l’écran sur laquelle vous souhaitez placer le point de focus : une jauge apparaît et vous permet d’ajuster l’exposition de la scène. Bien sûr, une fois la photo capturée, l’application ouvre le panneau de retouches et guide ensuite l’utilisateur vers une publication de ladite image sur les réseaux de son choix. Nul doute que, plus que la capture en elle-même, le processus de retouche de l'image est au cœur de VSCO, et la suite nous le prouve.


En effet, la galerie de préréglages est vaste, bien que la version gratuite impose une certaine limite dans le choix des filtres que l’on peut appliquer. Une fois un préréglage appliqué, il est possible d’ajuster l’intensité de celui-ci. Il est intéressant de noter que, contrairement à son interface de prise de vue plutôt sobre, VSCO propose une palette d’outils d'édition complète, allant du réglage de l’exposition à l’ajout de grain en passant par l’ajustement des hautes et basses lumières.

VSCO screenshot © Lola Gréco pour Clubic
© Lola Gréco pour Clubic
VSCO screenshot © Lola Gréco pour Clubic


Peut-on regretter le peu d’outils à disposition lors de la capture, notamment le réglage des ISO ou de la vitesse d'obturation, étant donné la capacité de l'application à retoucher des photos avec précision ? Sans aucun doute. Bien que VSCO soit essentiellement tourné vers un public usant de réseaux sociaux, pour qui la vitesse d’exécution et le procédé de retouche sont logiquement fondamentaux, l'ajout de réglages basiques serait le bienvenu.

VSCO est une application photo intéressante pour les utilisateurs désirant mettre l’accent sur la retouche d’image plus que sur la capture en elle-même. Instinctive et bien pensée, sa version gratuite est complète malgré les quelques restrictions en post-production.

Pour passer outre ces restrictions, VSCO propose une adhésion annuelle de l'ordre de 21,99 euros/an permettant de débloquer l'ensemble des préréglages, le montage et les effets vidéo, ainsi que l'accès à tous les outils.
Un essai gratuit de sept jours est disponible.

Open Camera
  • Une application complète et personnalisable à souhait
  • Interface simple à appréhender, mais un peu austère
  • Traduction pas toujours au point

Gratuite de A à Z, Open Camera est une application d'appareil photo open source qui propose une large sélection de réglages manuels pour parfaire la capture de photo au smartphone.

Gratuite de A à Z, Open Camera est une application d'appareil photo open source qui propose une large sélection de réglages manuels pour parfaire la capture de photo au smartphone.

Open Camera

Open Camera est une application open source qui présente tout ce que l'on attend d'une application d'appareil photo sur Android, ni plus ni moins.


L’écran de capture est relativement sobre et facile à comprendre. Des bandeaux noirs de part et d’autre de la zone de capture guident l’utilisateur parmi les options. À disposition se trouve un cadenas qui permet de verrouiller l’exposition, que l’on peut ajuster selon ses besoins grâce à la deuxième icône. Celle-ci ouvre par ailleurs la plage des ISO ajustable de 50 à 3 500 et la vitesse d'obturation, qui s'étale de 1/100 000 à 1 seconde. Ces données sont affichées dans le coin supérieur gauche de la zone de capture d'image, de manière à ce que l'on ne perde pas de vue ses réglages.

À noter que la gestion des ISO et de la vitesse de déclenchement n'est possible qu'en activant l'API Camera2. Pour cela, rendez-vous sur Open Camera dans Paramètres > Divers > Camera API. Dans la nouvelle fenêtre, sélectionnez Camera2 API.


La troisième icône, sous la forme de trois points verticaux, permet d’accéder à un ensemble de paramètres ajustables tels que la mise en route ou non du flash, le type de focus (automatique, infini, macro, etc.), le mode photo (standard, HDR, panorama), la résolution, la balance des blancs de 1 000 à 15 000 K, et modes scène (action, nuit, paysage, etc.).

Open Camera screenshot © Lola Gréco pour Clubic
© Lola Gréco pour Clubic

Davantage d'options sont également accessibles via l’icône en forme de route dentée qui ouvre l’ensemble des paramètres de l’application. Pour aller plus loin encore que la simple capture de photo ou de vidéo, Open Camera permet par exemple de personnaliser les blocs EXIF (Exchangeable image file format, bloc qui condense les spécifications techniques et les paramètres de prise de vue de chaque image), de procéder à une incrustation, de modifier les paramètres de bracketting, d'ajuster l'intensité du contraste de l'HDR ou encore d’accéder aux options de debugging.

Notons enfin que l'application Open Camera est intégralement gratuite.

Simple Camera

Simple Camera
  • Simplissime
  • Une application fonctionnelle...
  • ... qui propose assez peu de réglages

Simple Camera est, comme son nom l'indique, une application d'appareil photo réduite à ses fonctionnalités les plus rudimentaires. L'interface est basique, permettant la capture rapide de photo et de vidéo.

Simple Camera est, comme son nom l'indique, une application d'appareil photo réduite à ses fonctionnalités les plus rudimentaires. L'interface est basique, permettant la capture rapide de photo et de vidéo.


Simple Camera se veut être une application d’appareil photo… simple. Ici, pas de gestion de l’exposition, de la vitesse ou de la montée en ISO. Le (large) bandeau noir dans la moitié inférieure de l’écran présente seulement trois icônes : l’une autorise la bascule sur la caméra frontale, l’autre déclenche la prise de vue et enfin, la dernière active ou non le flash. Voilà tout.


Une roue dentée dans le coin supérieur droit abrite bien quelques options, notamment l'accès au mode vidéo et aux différentes résolutions qui s’affiche au premier tap, mais peu de fonctionnalités supplémentaires viennent enrichir l’expérience.

Pourquoi le bandeau noir inférieur est-il si grand ? Une question à laquelle nous n’avons pas de réponse, qui vient toutefois gâcher un tantinet l’expérience tant celui-ci vient rogner la zone de capture d’image sans toutefois être réellement justifié.

Simple Camera screenshot © Lola Gréco pour Clubic
© Lola Gréco pour Clubic

Simple Camera s'adresse à ceux qui n'ont pas besoin d'une multitude de réglages pour prendre des photos depuis leur appareil Android et qui cherchent une application d'appareil photo (simplement) fonctionnelle.


Sil n’existe pas de version premium de Simple Camera, vous avez la possibilité de soutenir l’éditeur d’outils mobiles Simple pour 0,79 euro en achetant l’application Simple Thank you.

Bacon Camera

Bacon Camera
  • Toutes les fonctionnalités que l'on attend
  • Accès direct à la création de GIFs et au bracketting
  • Une instabilité palpable

Bacon Camera est le fruit d'un projet ambitieux qui repose sur une application d'appareil photo dont les réglages manuels ne passent pas par l'API Camera2. Entre les fonctionnalités de base et les options créatives, Bacon Camera fait de belles promesses que l'application a parfois du mal à tenir.

Bacon Camera est le fruit d'un projet ambitieux qui repose sur une application d'appareil photo dont les réglages manuels ne passent pas par l'API Camera2. Entre les fonctionnalités de base et les options créatives, Bacon Camera fait de belles promesses que l'application a parfois du mal à tenir.

Conçue avec l’aide de XDA Community, Bacon Camera se targue d'être une application digne d' « un vrai appareil photo reflex sans API 2.0 ». Il s'agit en effet de la première application Android à autoriser les réglages manuels sans passer par l'API Cmaera2. Le résultat est-il à la hauteur de ces belles promesses ? Faisons le point ensemble.


La zone de capture d’image est encadrée par ces bandes noires que l’on trouve sur la plupart des applications d’appareil photo sur Android afin d'héberger les fonctionnalités et autres réglages. Bacon Camera place donc à disposition directe des utilisateurs des options telles que l’activation du flash, le réglage manuel de l’exposition (de -10 à +10) et de la balance des blancs d'auto à 6 000 K, ainsi que l’accès à une catégorie FX, sur laquelle nous reviendrons, et la bascule entre caméra dorsale et frontale.


Au centre du bandeau supérieur, trois lignes bien distinctes indiquent un sous-menu de paramètres au sein duquel l'on trouve des modes de scène (portrait, paysage, nuit, etc.), un réglage du ton de peau (appelé Skin Tone) et de l’image, ainsi qu’un accès aux paramètres de la caméra.


Si Bacon Camera ne permet pas d’ajuster les ISO ou la vitesse, l’application offre bien plus que des photos puisque sa catégorie FX a été conçue pour assister les esprits créatifs désireux d’aller plus loin. Ainsi, ils pourront activer l’exposure bracket pour capturer la même photo sous plusieurs expositions, donner vie à un GIF de leur cru ou réaliser une photo en multiple exposition. Cette dernière fonction étant en bêta, l’application est plutôt instable.


À noter que, lors de nos tests, Bacon Camera a eu tendance à planter facilement dès lors que l’on a touché au moindre réglage tel que l’exposition, la balance des blancs ou aux modes de scène. Par ailleurs, Skin Tone ne semble pas fonctionner sur notre version de l’application. Un point noir qui vient gâcher l'expérience pourtant prometteuse, et balayer rapidement les belles paroles des développeurs.

Bacon Camera screenshot © Lola Gréco pour Clubic
© Lola Gréco pour Clubic


Des publicités sous forme de bandeaux apparaissent ponctuellement à l’utilisation sans toutefois venir gêner l’expérience. Dans ses paramètres, l'application revient sur la nécessité de soutenir le développement et fournit un lien pour faire un don, lien qui mène malheureusement à une page inexistante.

Bacon Camera n'est pas loin d'être une très bonne application photo sur Android, à ceci près que son instabilité sur certains appareils la rend inutilisable. Nul doute que de futurs correctifs - s'ils sont bel et bien au programme, la dernière mise à jour date de décembre 2019 - devraient améliorer l'expérience.

Le téléphone portable et son capteur photo : petite histoire d'un grand chamboulement

Prendre une photo avec son téléphone ? Quelle drôle d'idée

« Depuis la nuit des temps, l'homme prend des photos avec son smartphone ». Pas vraiment. Pour dérouler le fil de l'histoire de la photophonie, il faut revenir à un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Si d'inoubliables références (bonjour, Nokia 3310) se sont répandues comme une traînée de poudra à l'heure de la démocratisation des téléphones portables, il est plus difficile de remonter l'histoire jusqu'à cette avancée technologique pourtant charnière : l'apparition de capteur photo sur ces petits appareils révolutionnaires.

Il a bien fallu un précurseur et il s'agit du Sharp J-SH04, un téléphone sorti uniquement au Japon arborant fièrement un capteur photo CMOS de 110 000 pixels. Nous voilà bien loin des 12 Mpx de l'iPhone 13 Pro Max (109 fois plus de pixels que le Sharp) ou du capteur ISOCELL HP1 de 200 Mpx mis au point par Samsung (1 818 fois plus de pixels) ! Trois ans plus tard, le Sony Ericsson Z1010 dévoile le premier capteur frontal, l'ancêtre de la caméra à selfie, dédié à la « visiophonie ». Les capteurs photo n'étaient alors qu'un accessoire, un gadget, et nul n'était en mesure de se douter des bouleversements à venir avant l'arrivée des premiers smartphones.

L'ère du smartphone : en effet, ceci est une révolution

Toutefois, c'est bien l'iPhone premier du nom qui va révolutionner le marché en 2007 et reléguer de nos bons vieux téléphones au placard pour adopter massivement ces merveilleux ordinateurs miniatures, connectés à Internet partout et tout le temps. La suite de l'histoire, on la connait mieux. La diffusion et la production massive de smartphones de tous les constructeurs à tous les prix, les avancées technologiques impressionnantes de rapidité et les réseaux sociaux ont alors transformé notre rapport au téléphone portable, et plus encore à ces fameux capteurs photo, qui vont enfin connaître leur heure de gloire.

Tant et si bien qu'un véritable renversement est très vite perceptible dans le grand monde de la photographie. Les appareils photo numériques, qui avaient de leur côté tout autant fait chavirer la pratique de la photo en écrasant le marché du boîtier argentique, se retrouvent pris de vitesse par ces petits objets bien pratiques qu'une grande partie de la population a dans la poche. Les fabricants de smartphones progressent à toute berzingue, enchaînant les bonds en avant pour commercialiser des produits toujours plus aboutis que les concurrents. Alors que la course à la technologie se poursuit inlassablement, les ventes d'appareil photo dégringolent au profit de ce que l'on appelle désormais les « photophones  ».

Appareil photo ou smartphone : le débat fait rage

Entre les puristes, qui considèrent qu'un smartphone est techniquement incapable capturer de bonnes images, et ceux qui assurent qu'une image passable reste meilleure que pas d'image du tout, le torchon brûle.

Loin de nous l'envie d'ouvrir le débat, il n'empêche que les capacités de nos smartphones sont loin d'être négligeables et qu'une application bien choisie peut faire des merveilles en tirant le meilleur de nos capteurs photo.

Lola Gréco

Rédactrice spécialisée dans la photo et le voyage, je suis également photographe autour du globe et correctrice acharnée. Je vais là où le W...

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jvachez
J’ai laissé tomber les applications alternatives, la grande majorité ne marchent pas vraiment, elles ne gèrent qu’un seul objectif. Même les plus connues ont ce problème.
Sanssaint
Exact, le matériel est toujours mieux pris en charge par l’OEM.
promeneur001
J’ai opté il y a pas mal d’années pour opencamera avec mon Samsung S2 Plus.<br /> J’ai commencé à pouvoir prendre des photos de scène avec fort contraste avec le mode DRO puis plus tard est venu le mode HDR puis plus tard le mode Panorama. Avec le «&nbsp;storage access framework&nbsp;» j’ai pu choisir de stocker les photos sur une carte d’extension, très pratique quand très peu de mémoire interne.<br /> Quand je suis passé au S7 j’ai installé opencamera mais cette fois-ci j’ai pu utiliser le mode api camera2 qui permet d’utiliser les fonctionnalités de l’appareil photo. Par exemple le mode HDR n’est plus mise en oeuvre par opencamera mais par l’appareil photo.<br /> Dernièrement est arrivé la possibilité de changer d’objectif s’il y en a plusieurs.
tx41
Elles avaient leur utilité du temps du mono objectif et encore. Sur Note 3 du mieux mais avec le temps et surtout des appareils plus sophistiqués (j’ai changé pour un LG V30) effectivement l’application préinstallée c’est vite révélée plus à même de gérer le mode manuel que l’apk, dont j’ai oublié le nom, qui était complètement larguée (5 € de perdu).
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