L'écart de prix entre véhicules thermiques et électriques va se maintenir d'après le MIT

25 novembre 2019 à 16h20
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Voiture electrique

Une étude réalisée par le célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT) conclut que la différence de coût de production existant entre les véhicules électriques et leurs homologues thermiques devrait persister jusqu'en 2030.

Ce constat ne devrait cependant pas freiner les ventes de véhicules électriques en Europe, qui sont déjà au beau fixe.

- 50 % sur les batteries

La totalité de l'étude peut être consultée au format PDF en suivant ce lien.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont comparé les perspectives concernant les coûts de production dans le secteur automobile. Selon l'étude, l'écart du coût de production actuel entre une voiture thermique et un modèle électrique de même gamme est de l'ordre de 10 000 dollars. Côté électrique, cette comparaison ne prend en compte que les véhicules à batterie dont l'autonomie est supérieure à 200 miles (environ 320 kilomètres).

Le texte précise : « Bien que le coût de production des batteries ait sensiblement diminué, les prévisions concernant une nouvelle réduction de ces coûts doivent être considérées avec une extrême précaution, car elles échouent souvent à prendre en compte le coût des matières premières nécessaires à leur production ». Avec précaution donc, le MIT espère une réduction de 50 % du coût des batteries entre 2018 et 2030.


Les « VE » encore trop chers d'ici 10 ans ?

Le prix du kilowatt-heure atteindrait alors 124 dollars. Mais même avec cette tendance, en 2030, la production d'un véhicule électrique présentant une autonomie de plus de 320 kilomètres coûtera toujours 5 000 dollars de plus que celle d'un modèle thermique de gamme similaire.

L'étude du MIT souligne que « cela suggère que les seules tendances du marché ne suffiront pas à une adoption significative des véhicules électriques d'ici 2030, car les différences de coût avec les moteurs à combustion interne vont persister ».

L'analyse du MIT se fait ainsi plus pessimiste que les espoirs de Thierry Bolloré, ex-directeur général de Renault, et qu'une autre étude rapportée par le journal Le Monde en septembre dernier. D'après cette dernière, le coût du kilowatt-heure est susceptible de passer sous la barre des 100 dollars en 2024, un cap que le média estime « crucial » pour que le coût global d'un véhicule électrique avoisine celui d'un modèle thermique. Actuellement, la batterie d'une voiture électrique représenterait à elle seule un tiers du coût de production global du véhicule.

La concrétisation de nouvelles technologies de batteries devrait participer à réduire ce coût. Des solutions comme la batterie zinc-air pourraient y participer.

Source : Digital Trends

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