Des chercheurs du MIT utilsent l'IA pour développer de nouveaux antibiotiques

24 février 2020 à 15h31
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Hallicin
Antibiotique Halicin / Credits : Collins Lab - MIT

Les scientifiques ont utilisé l'apprentissage machine pour créer, en quelques heures, cet antibiotique surpuissant et capable de gérer des bactéries d'ordinaire très résistantes aux traitements classiques.

Plus de 6 000 molécules analysées pour établir un antibiotique surpuissant

L'intelligence artificielle est de plus en plus utilisée dans le domaine médical. Les progrès de cette technologie permettent aux chercheurs de dépister plus rapidement des pathologies et pourraient, à terme, offrir une aide précieuse aux services de santé.

Les équipes de recherche du MIT ont quant à eux utilisé le machine learning pour développer un antibiotique ultra puissant baptisé « halicin », un nom inspiré d'HAL 9000, l'intelligence artificielle du 2001 : L'Odyssée de l'Espace de Stanley Kubrick.

Pour ce faire, les chercheurs ont développé un algorithme qui apprend automatiquement les représentations des molécules en les cartographiant, ce qui l'aide à prédire leur comportement. Le système a ensuite été entraîné avec 6 000 molécules différentes. Les chercheurs ont poussé le logiciel à se focaliser sur des structures moléculaires étant les plus éloignées des antibiotiques existants.

En quelques heures l'intelligence artificielle était parvenue à « halicin », qui a ensuite été testé sur des souris infectées par A. baumannii, une bactérie présente chez de nombreux soldats ayant participé aux guerres d'Afghanistan et d'Irak.


Un dispositif encore en test avant d'être utilisé sur l'humain

En 24 heures, « halicin » avait réussi à tuer cette bactérie qui n'a jamais pu être traitée par le moindre antibiotique jusqu'à présent. Elle a également éradiqué Mycobacterium tuberculosis, l'agent à l'origine de la tuberculose, lors d'essais cliniques sur des cellules humaines infectées.

Pour y parvenir, l'antibiotique détruit la capacité de la bactérie à maintenir son gradient électrochimique, nécessaire pour produire les molécules qui stockent l'énergie.

Les scientifiques du MIT ont élargi leur base de données à 100 millions de molécules et le système aurait déjà trouvé plusieurs nouveaux antibiotiques.

Pour le moment aucune application sur l'être humain n'est à l'ordre du jour mais ces résultats spectaculaires donnent de solides espoirs pour l'éradication de certaines maladies trop résistantes pour les traitements actuels.

Source : Engadget
Modifié le 24/02/2020 à 18h30
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