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Des Starship partout et des cités sur Mars, Elon Musk poursuit son rêve interplanétaire

Eric Bottlaender
Spécialiste espace
11 février 2022 à 14h45
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Starship arrivée sur Mars cité Elon Musk © SpaceX
Bienvenue au Zénith de Gérardmer ! Ou alors... Est-ce Mars ? © SpaceX

Malgré son impressionnant décor, planté devant le site de lancement et sa gigantesque fusée, Elon Musk n'a pas provoqué de séisme avec de nouvelles annonces sur son Starship . Il a cependant confirmé de nombreuses rumeurs, et les équipes peuvent d'ores et déjà se préparer : elles vont encore devoir accélérer.

Il faudra bien ça pour viser la planète rouge…

The Elon Show

Les présentations du fondateur et directeur de l'ingénierie de SpaceX sont toujours un concours de superlatifs. L'entreprise est « la plus efficace au monde », ses équipes sont les meilleures, le SuperHeavy est le plus gros objet qui sera capable de voler, et un seul Starship, lorsqu'il sera capable d'arriver trois fois par semaine en orbite, enverra plus de masse en orbite que tous les objets déjà envoyés dans l'espace ces 60 dernières années.

Du moins, c'est ce qu'aimerait Elon Musk. Le titanesque assemblage de Starship et son booster, 120 mètres de haut tout illuminé, donnait une résonance particulière au discours qu'il a prononcé la nuit dernière (3 h du matin Paris) sur la Starbase au Texas. Devant lui, employés, journalistes et caméras ont profité de 40 minutes d'explications avant de pouvoir poser leurs questions.

Starship présentation Musk 02-2022 © SpaceX
Starship sort un peu du cadre © SpaceX

Les choses sérieuses

Toutefois, même s'il a pris le temps de rentrer dans les détails sur quelques points particuliers, Elon Musk a concentré son propos sur les étapes déjà franchies pour Starship (les essais du vaisseau, le revêtement thermique, la tour de support du site…). Il s'est également attardé sur les objectifs de long terme du programme : des décollages plusieurs fois par semaine et même chaque jour, des atterrissages et réutilisations des gigantesques boosters SuperHeavy à intervalles de quelques heures à peine, des millions de tonnes envoyées chaque année vers l'orbite, et la nécessité de disposer d'une flotte imposante pour aller installer une cité autonome sur Mars.

Martelant sa « vision » de l'expansion humaine , le milliardaire a répété qu'il ne pensait pas que l'humanité devait dépenser beaucoup de ressources pour le domaine spatial (et plutôt se concentrer sur le challenge climatique), mais que « 0,5 %, ce n'est pas déraisonnable par rapport à ce que cela nous apportera ». Surtout, Elon Musk souhaite « motiver, instiller du rêve et des ambitions nouvelles » pour aller explorer l'espace et en comprendre les mystères, selon ses propres termes.

Starship SN20 assemblage 2 présentation © SpaceX/Elon Musk
Les afficionados, qui ont suivi entre autres la construction et les progrès de la tour de lancement, n'ont pas appris grand-chose. Et les lecteurs de Clubic étaient déjà bien informés ! © SpaceX

Point trop n'en faut

Néanmoins, de nombreuses réactions ce matin montrent que de nombreux « fans » sont déçus. En effet, le fondateur de SpaceX est resté flou, voire très élusif sur plusieurs sujets d'actualité, comme l'horizon de son prochain vol , ce qu'il compte envoyer dans l'espace à part des satellites Starlink ou tout simplement les étapes à venir de sa « cité martienne ».

Le milliardaire a bien sûr sorti quelques chiffres pour l'occasion : une production actuelle d'un moteur Raptor V2 par jour, une production espérée d'un Starship et d'un SuperHeavy par mois d'ici la deuxième moitié de l'année, l'orbite comme objectif majeur de 2022 et la technique de récupération via les bras de la tour de lancement… Mais tout cela était plus ou moins déjà connu du grand public à travers les tweets et observations des équipes qui gravitent autour de la Starbase 24 heures sur 24. Il manquait, peut-être, une annonce pour sceller un effet de surprise, un grain de folie et d'ambition, à l'image du voyage lunaire Dear Moon, présenté en 2018.

Un troupeau de Raptors

Au-delà des objectifs de lancement et même du prix final d'un décollage orbital (10 millions grand maximum si SpaceX réussit sur le plan technique, affirme Elon Musk), la présentation était axée sur l'évolution significative des moteurs Raptor qu'utilisent SuperHeavy et Starship. Ces derniers, qui fonctionnent au méthane et à l'oxygène liquide, représentent un défi technique particulier. Ils sont dits à combustion étagée, une complexité particulière, avec des pressions internes qui atteignent aujourd'hui 230 bars dans la chambre principale…

Mais, pour SpaceX, ils doivent aussi être réutilisables, simples et peu encombrants, car il faut en aligner un grand nombre sous la jupe du booster SuperHeavy (29 aujourd'hui, 33 prochainement). Et Elon Musk aimerait bien se passer des lourdes et coûteuses protections thermiques autour des moteurs qui subissent pourtant une entrée dans l'atmosphère.

Pour toutes ces raisons, l'évolution « Raptor V2 » plus puissant, plus léger, plus simple et dont les tests se poursuivent à un rythme élevé (la chambre de combustion aurait une « certaine tendance à fondre », selon Musk) représente la solution clé pour les futures opérations de Starship.

SpaceX Starship moteur Raptor V2 © SpaceX
Le jeu des 7 différences n'a jamais été aussi facile © SpaceX.

SimCity Starbase

On peut noter qu'Elon Musk a donné des perspectives pour tous les amateurs de BTP, de grues et d'installateurs au sol. En effet, il projette d'installer dès 2022 un site de production et de lancement de Starship au Centre Spatial Kennedy. Mais il a aussi l'ambition d'utiliser les plateformes pétrolières Phobos et Deimos, rachetées par SpaceX et équipées pour des tirs et récupérations au large des côtes.

Pour terminer, le « patron » s'est montré optimiste, mais n'a pas insisté sur les résultats cruciaux du rapport environnemental sur le site de lancement de sa base. La FAA américaine doit se prononcer fin février ou début mars sur la viabilité et l'impact de la Starbase sur la région, ou commander une étude approfondie. Cette dernière repousserait les décollages sur le site d'un an ou deux, et entraînerait tout simplement le transfert d'une majorité des activités en Floride… Ce qui n'a pas semblé inquiéter Elon Musk outre mesure.

C'est peut-être ce qu'il faut retenir de cette présentation, que certains auront trouvé improductive : Starship existe, et les équipes, Elon Musk en tête, sont déterminées à le faire voler, à l'emmener en orbite, sur la Lune et Mars , peu importe le calendrier qui leur sera imposé.

Source : SpaceX

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malak
« En effet, le fondateur de SpaceX est resté flou, voire très élusif sur plusieurs sujets d’actualité, comme l’horizon de son prochain vol , ce qu’il compte envoyer dans l’espace à part des satellites Starlink ou tout simplement les étapes à venir de sa « cité martienne ». »<br /> Des vols quasi quotidien, mais il ne sait pas encore ce qu’il va envoyer… il fait sans doute référence à la colonisation de mars… donc on peut attendre encore longtemps ^^<br /> Bref, du petit Musk, pas très en forme…
ebottlaender
Oui c’est un peu le problème, il n’y a rien aujourd’hui qui nécessite des vols quotidiens. On peut imaginer qu’au vu de la possibilité de le faire, la demande évolue, mais ce ne sera pas avant plusieurs années, compte tenu du temps qu’il faut pour les développer (capsule, satellite, autre)
HAL1
[…] et la nécessité de disposer d’une flotte imposante pour aller installer une cité autonome sur Mars.<br /> Et malgré ce genre de délires, Elon Musk réussit à récolter des sommes astronomiques auprès des investisseurs. C’est tout simplement aberrant.
xryl
Je pense surtout qu’il s’agit du temps de la raison. Il a réussi à créer un vecteur d’accélération dans l’industrie spatiale qui n’était qu’en déclin. Ce qu’il avait annoncé pour le vaisseau semble sur le point de se réaliser. Son plan de colonisation est toujours sur les rails, et les naysayer qui se moquaient du starshit sont commes des c.ns maintenant qu’il arrive à décoller et se poser tout seul.<br /> Du coup, il va pas annoncer des trucs impossibles, irréalisables juste pour faire du buzz. Autant le plan initial, en 2015, semblait être de la folie pure. Aujourd’hui on se dit, pourquoi pas. Lui par contre il n’a pas dévié d’un iota de son plan.<br /> Il reste toute la problématique du voyage lui même (radiation, confinement, etc…). Il reste la problématique de la logistique pour une base. Mais avant, c’était carrément la problématique d’envoyer toute cette masse en orbite. Bref, petit à petit, le plan se déroule « comme prévu » et les critiques font maintenant les blasés.<br /> Heureusement pour nous, certains américains ont gardé leurs âmes d’enfants et pas d’adultes blasés comme nous les français, et continuent de financer ce genre de délires
smover
Je pense que ce n’est pas vraiment un problème si à terme chaque vol ne coute que quelques dizaines de millions (son objectif de 10 millions parait complètement fou mais pourquoi pas !).<br /> Si on se place dans l’hypothèse où Startship devient effectivement aussi fiable qu’une Falcon 9, et encore moins chère pour envoyer des masses beaucoup plus grosses… Alors avant la conquête de Mars il y aura logiquement un énorme potentiel à installer une base lunaire, puis une ville lunaire. Et comme la Chine va continuer à mettre le paquet, en face l’offre Starship pour la NASA sera probablement leur seule possibilité d’y répondre efficacement.<br /> A côté d’un tel potentiel, le SLS n’a juste pas de sens et il n’y a rien d’autre en face.<br /> Reste à faire voler Starship avec ses raptor v2 et à le fiabiliser. Il y a tellement de challenges que c’est évidemment impressionnant mais vu tout ce que SpaceX a déjà réussi d’incroyable (les Falcon9 réutilisables, les barges, les Dragon) avec un grand fiabilité cela donne envie d’y croire.
smover
Cela n’a rien aberrant : les Falcon 9 ont fait leurs preuves et celle de la pertinence des fusées réutilisables, et sans SpaceX la Nasa serait toujours incapable aujourd’hui d’emmener sans les russes des êtres humains dans l’ISS.<br /> Il te faut quoi de plus ? Qui fait mieux ?
ebottlaender
Non mais le problème c’est qu’il n’y a pas la demande, même si c’était gratuit. Les vols à 10M, c’est valable avec une grande cadence de vols, mais… Qu’est-ce qui va sous la coiffe ?<br /> Une fois que Starlink est complète… Une version habitée (qui n’oublions pas n’arrivera que lorsqu’elle sera développée et financée) pourrait emmener régulièrement des millionnaires, voire des bourgeois moins fortunés mais niveau satellites et bases lunaires, il faut s’y prendre maintenant pour développer ce qui sera dispo en 2025-2030 on le voit avec les missions des autres pays justement.
smover
ebottlaender:<br /> il faut s’y prendre maintenant pour développer ce qui sera dispo en 2025-2030 on le voit avec les missions des autres pays justement.<br /> Je suis persuadé que les USA iront, ça sera comme toujours un choix politique en urgence à la suite de la montée en puissance de la Chine comme puissance spatiale. Qu’il ne s’active que l’année prochaine ne change pas grand chose non ?
ebottlaender
Oh pour moi ça ne fait aucun doute qu’ils iront, mais c’est comme toujours la différence entre les moyens et le temps. Pour l’instant, j’ai du mal à voir ce que Starship pourrait bien envoyer quotidiennement vers l’orbite d’ici 3-4 ans.<br /> Après, peut-être que ça va émerger, je ne sais pas. Mais le matériel n’existe pas aujourd’hui, et il n’y a pas grand chose dans les cartons avec ce genre de cadence de vol (enfin, ptet dans les cartons mais pas ailleurs).
HAL1
smover:<br /> Il te faut quoi de plus ?<br /> Oh, je ne sais pas, au hasard : les solutions aux innombrables problèmes qui se posent pour aller installer une cité autonome sur Mars ? Solutions qui n’existent pas aujourd’hui, n’existeront pas demain et, on peut l’envisager avec une probabilité assez forte, n’existeront jamais.<br /> xryl:<br /> Il reste toute la problématique du voyage lui même (radiation, confinement, etc…). Il reste la problématique de la logistique pour une base.<br /> En effet. Ce ne sont pas vraiment des détails, hein…
Melvin
Encore faudrait-il que son Starship face une rotation autour de la terre avant de voir si grand.
pocketalex
Aucun investisseur n’investit à perte. Si on va sur mars (ou sur la lune) ce n’est certainement pas pour la beauté du geste, pour l’expansion de l’humanité ou pour du tourisme.<br /> Il y a du fric à se faire, on appelle ça le « retour sur investissement », et ne cherchez pas ailleurs : le forage et l’exploitation sont les seules raisons. Et pourquoi pas… reste à savoir quoi exactement, mes connaissances butent sur les matières premières à exploiter sur cette planète
smover
HAL1:<br /> Oh, je ne sais pas, au hasard : les solutions aux innombrables problèmes qui se posent pour aller installer une cité autonome sur Mars ? Solutions qui n’existent pas aujourd’hui, n’existeront pas demain et, on peut l’envisager avec une probabilité assez forte, n’existeront jamais.<br /> Les solutions ils les chercheront avec plus de moyens quand on se rapprochera de ce besoin. Pour l’instant ils investiguent massivement sur Starship qui représente leur challenge le plus actuel. Si Starship ne fonctionne pas il ne sert à rien de résoudre tous les challenges qui suivent, ils ne peuvent pas tout faire d’un coup.<br /> Pour le reste je ne vois pas pourquoi les solutions n’existeront jamais, c’est un parti-pris très fort de ta part Dommage que dès qu’il s’agit de SpaceX tu partes systématiquement en critique négative, ça manque à mon sens de recul surtout aux vues des succès incroyables qu’ils ont déjà réussi devant les Boeing, Blue Origin &amp; cie.
smover
Si on peut facilement envoyer des robots pour pas cher sur les astéroïdes inutiles de dire qu’il y a un potentiel commercial énorme rien que pour les matériaux qui seraient récupérables.
xryl
Honnêtement, il n’y a rien d’économiquement viable sur Mars en termes de forage ou de ressources. Simplement parce que les consommateurs sont à des millions de dollars de distance.<br /> Mars, c’est pas l’Amérique de Christophe Colomb. Il n’y a pas de cacaotier magique.<br /> Par contre, il y a un marché à développer en local, c’est l’oeuf et la poule ici. Celui qui met le premier milliard (probablement, les premiers 100 milliards), il a le monopole de la ville, du monde, de la planète. Si la ville est auto-suffisante, ceux qui sont dans la ville dépendront du mécène (Musk le dit lui même, il faut fournir toutes ces personnes). Bref, leur travail servira à financer les trajets du Starship.<br /> Évidemment, ça ne peux fonctionner que si la valeur du travail de ceux qui y seront reste « virtuellement » très très élevé par rapport à la Terre. Concrètement, les premiers Martiens à s’installer sur Mars pour y travailler, ils seront tellement bien payés qu’il y aura une palanquée de personne à vouloir y aller. Et en entretenant ce déséquilibre (virtuel) sur la valeur, la colonie peut être soutenable.<br /> C’est exactement comme ce qu’il s’est passé avec la Californie et la ruée vers l’or. L’idée de devenir riche a justifié tous les sacrifices des premiers colons qui avaient pourtant une vie de m…e. Ceux qui sont réellement devenus riches, c’est les vendeurs de pelles.<br /> Je vous conseille de lire « Mars la bleue », c’est vraiment bien décrit dans ce livre.
xryl
HAL1:<br /> En effet. Ce ne sont pas vraiment des détails, hein…<br /> Je n’ai jamais dit cela. Mais c’est aussi parce que les détails préalables ont été résolus que l’on commence à envisager (de résoudre) ceux là. Et ça, c’est bien, ça prouve que l’on progresse.
HAL1
smover:<br /> Dommage que dès qu’il s’agit de SpaceX tu partes systématiquement en critique négative […]<br /> Et sinon, c’est possible de discuter sans systématiquement recourir à ce genre d’attaques idiotes ?<br /> Ça n’a strictement rien à voir avec SpaceX ou une autre entité. Nourrir l’espoir qu’un jour on colonisera Mars et on y installera des villes autonomes est non seulement grotesque mais aussi dangereux. Que ça soit SpaceX, le Pape François ou le Directeur Général de la N.A.S.A. qui le fasse, ça ne change rien à cela.
ebottlaender
Hâte d’écouter les plans du Pape François
Guillaume1972
Aujourd’hui, certe mais demain, si bases sur la Lune il y a…
smover
HAL1:<br /> Nourrir l’espoir qu’un jour on colonisera Mars et on y installera des villes autonomes est non seulement grotesque mais aussi dangereux.<br /> Que tu trouves cela grotesque, à la limite, chacun ses convictions. Perso non seulement j’y crois mais j’espère le voir de mon vivant - et aller moi-même un jour dans l’espace.<br /> Mais pourquoi dangereux ?
smover
xryl:<br /> Concrètement, les premiers Martiens à s’installer sur Mars pour y travailler, ils seront tellement bien payés qu’il y aura une palanquée de personne à vouloir y aller.<br /> Je suis certains qu’il y aura pleins de volontaire pour qui le salaire n’aurait aucune importance tant que c’est tout frais payé (retraite incluse).
Guillaume1972
Vrai, après tout pour quoi serait passé un personnage qui au tout début des années 60 (avant le discours de Kennedy) aurait affirmé que dans moins de 10 ans, l’homme serait sur la Lune? Heureusement qu’il y a encore des rêveurs, des utopistes, des précurseurs, des personnes ayant une vision à moyen ou long terme, etc… Si il avait fallut écouter chaque blasé, alors nous serions toujours au fond de nos grottes à avoir peur de tout et n’osant absolument pas nous aventurer à l’extérieur. Quelqu’un a affirmé un jour que nous ne devions pas le faire parce que c’était simple mais justement parce que c’était compliqué.
mephistophelles
Prendre sa voiture c’est dangereux prendre le bateau a l’époque de Colomb c’était dangereux , heureusement qu’il y en a qui on eu du courage .<br /> et puis si c’est aussi dangereux que ca au lieu de critiquer donne des solutions pour que ce le soit moins.<br /> c’est vraiment agaçant ces personnes qui critiquent pour critiquer sans essayé de trouver des solutions
carinae
Assez d’accord avec ça. Je ne sais pas quel est le cost model mais pour l’instant ça serait assez étonnant qu’il soit rentable. Et même a terme les investissements étant très importants les coûts seront certainement astronomiques. Si aucun pays où consortium ne s’y est risqué c’est bien évidemment en grande partie a cause de la rentabilité du modèle économique. Envoyer des hommes sur Mars c’est bien mais envoyer des robots ça coûte bien moins cher. Mais bon, la fierté nationale n’a pas de prix. Finalement. … certainement que le grand gagnant sera peut être bien la NASA,
HAL1
smover:<br /> Mais pourquoi dangereux ?<br /> Car ça entretien l’idée que la Terre n’est finalement qu’une planète parmi d’autres sur laquelle l’homme peut vivre. Déjà que peu, très très peu, est fait pour ne pas bouleverser le climat et préserver la bio-diversité, si en plus on plante dans la tête de plus en plus de gens, comme ça commence à être le cas, l’illusion que, bof, en cas de gros problèmes sur Terre eh bien on ira vivre sur Mars, ça va encore empirer les choses.<br /> Sinon, si on s’intéresse un peu aux prédications pour nos sociétés, on s’aperçoit qu’il y a de grands risques qu’aux alentours de 2030 elles commencent leur déclin dans à peu près tous les domaines (démographique, disponibilité des ressources, économique, tensions internationales, environnementaux, etc.), donc la colonisation de Mars ne sera tout simplement pas possible. Sans doute qu’on parviendra à y envoyer des êtres humains. Y construire des « cités autonomes », par contre, c’est 100% irréalistes, ne serait-ce qu’économiquement.
Palou
mephistophelles:<br /> c’est vraiment agaçant ces personnes qui critiquent pour critiquer sans essayé de trouver des solutions<br /> Euh … des solutions pour quels problèmes ?
smover
HAL1:<br /> Car ça entretien l’idée que la Terre n’est finalement qu’une planète parmi d’autres sur laquelle l’homme peut vivre.<br /> La plupart du grand public ne se passionne pas pour la conquête spatiale, alors de là à s’imaginer partir massivement vivre sur une autre planète… Je pense qu’une poignée de terriens ira sur Mars, mais par rapport à la totalité de la population terrienne cela ne représentera rien du tout avant que la planète rouge ne soit terraformée, donc pas avant quelques siècles si elle l’est un jour.<br /> Que Mars puisse servir de première échappatoire pour « sauver l’espèce humaine » via quelques individus et des stocks d’ADN pourquoi pas, mais cela ne changera rien pour le quotidien des futurs 10 milliards d’êtres humains qui vivront sur Terre donc je pense que le risque que tu soulèves n’en est pas vraiment un.<br /> HAL1:<br /> Y construire des « cités autonomes », par contre, c’est 100% irréalistes, ne serait-ce qu’économiquement.<br /> On verra bien, moi j’y crois. Cela sera avant tout un affrontement politique - probablement entre les USA, la Chine et l’Inde à terme, comme la course à la Lune l’a été entre l’URSS et les USA - ce qui veut dire que les budgets seront trouvés.<br /> HAL1:<br /> on s’aperçoit qu’il y a de grands risques qu’aux alentours de 2030 elles commencent leur déclin dans à peu près tous les domaines (démographique<br /> Si cela pouvait être le cas sur la démographie… Dans les dernières projections des Nations Unis la population mondiale va continuer d’augmenter jusqu’en 2100, de plus en plus lentement certes mais augmenter tout de même.<br /> World Population Prospects - Population Division - United Nations
huygens
Il n’y aucun avenir pour l’homme dans l’espace, les plus intelligent l’ont compris depuis longtemps. Aucune forme de vie multicellulaire ne résiste au rayons cosmiques. Un homme qui resterait plus d’un an dans l’espace (je ne parle pas de l’orbite terrestre, encore protégé par notre bouclier, le champs magnétique de la terre) subirait une perte de densité osseuse mortelle, deviendrait aveugle, developperait des multitudes de cancers etc… Il n’y aucune chance, 0% pour l’humanité d’explorer notre système solaire et encore moins notre galaxie, alors je ne parle même pas de l’univers. Le seul échapatoire ce sont peut être les robots, et encore il faudrait qu’il se protège également. Tout cela ce n’est que de l’esbrouffe, de l’hyper-corruption. Cela pour faire plaisir à tout un tas de naif comme sur ce forum.
HAL1
smover:<br /> La plupart du grand public ne se passionne pas pour la conquête spatiale […]<br /> Pardon ?!<br /> La conquête spatiale est au contraire quelque chose qui passionne les populations. Les États-Unis et l’U.R.S.S. l’avaient d’ailleurs très bien compris durant la Guerre Froide.<br /> smover:<br /> […] ce qui veut dire que les budgets seront trouvés<br /> Les budgets seront trouvés s’il y a un intérêt économique. Donc la question est : quel intérêt économique y aura-t-il pour les États-Unis, la Chine, l’Inde ou n’importe quel autre nation à aller construire des cités autonomes sur Mars ? Attention : pas à y envoyer des expéditions habitées, y construire des cités autonomes. Ta réponse ?<br /> smover:<br /> […] de plus en plus lentement certes mais augmenter tout de même.<br /> Oui. C’est le début du déclin.
smover
HAL1:<br /> Les budgets seront trouvés s’il y a un intérêt économique. Donc la question est : quel intérêt économique y aura-t-il pour les États-Unis, la Chine, l’Inde ou n’importe quel autre nation à aller construire des cités autonomes sur Mars ? Attention : pas à y envoyer des expéditions habitées, y construire des cités autonomes. Ta réponse ?<br /> Quel intérêt économique y avait-il à aller sur la Lune pour les USA ? Même si cela fait tourner la recherche et l’industrie l’intérêt est avant tout politique. Je pense que ça sera pareil avec Mars comme expliqué plus haut.
smover
huygens:<br /> Aucune forme de vie multicellulaire ne résiste au rayons cosmiques.<br /> Tant que l’on ne peut pas s’en protéger tu as raison. Mais pourquoi tu penses qu’on ne trouvera jamais de solution pour le faire ? Si la nature nous protège des rayons cosmiques sur Terre, pourquoi penser qu’il n’y aura aucun moyen de le faire artificiellement un jour ?<br /> huygens:<br /> Le seul échapatoire ce sont peut être les robots, et encore il faudrait qu’il se protège également.<br /> Commencer l’exploration par des drones spatiaux est clairement plus facile que d’envoyer des êtres vivants, c’est ce que l’on fait pour le moment.<br /> huygens:<br /> Tout cela ce n’est que de l’esbrouffe, de l’hyper-corruption<br /> Oula!
AtomosF
Perso j’attends le live stream en 4K (voir 8K) d’un vol vers la Lune déjà, avant de parler de Mars…
HAL1
smover:<br /> Quel intérêt économique y avait-il à aller sur la Lune pour les USA ?<br /> A-t-on installé des cités autonomes sur la Lune ? Non. Je recopie donc ce que j’ai écrit plus haut, puisqu’apparemment tu n’y as pas prêté attention : quel intérêt économique y aura-t-il pour les États-Unis, la Chine, l’Inde ou n’importe quel autre nation à aller construire des cités autonomes sur Mars ? Attention : pas à y envoyer des expéditions habitées (dont l’intérêt au niveau du prestige national et l’aspect scientifique sont évidents), y construire des cités autonomes.
Martin_Penwald
Imaginons qu’un type décide de faire la même chose que Musk, mais en Antarctique plutôt que sur Mars. On le prendrait pour un dingue. Et pourtant, les conditions de vie en Antarctique sont paradisiaques comparées à celles de Mars.
Martin_Penwald
On peut imaginer établir sur la Lune des bases scientifiques un peu comme en Antarctique. Installer des télescopes pourrait permettre d’observer encore mieux l’univers, et il faudrait des équipes d’entretien pour faire fonctionner ça au jour le jour.<br /> Mais coloniser la Lune, je vois pas vraiment l’intérêt (à froid : éventuellement l’extraction d’hélium 3 une fois qu’on maîtrise la fusion nucléaire, mais bon … )
smover
Je vais repréciser puisque je n’ai visiblement pas été assez clair, pas de soucis.<br /> L’escalade entre l’URSS et les USA s’est arrêtée par KO, par la victoire des USA et l’URSS qui n’avait plus les moyens. Du coup les programmes américains se sont petits à petits ralentis puis arrêtés (Appolo, les navettes). Au point que les USA n’étaient même plus capables d’aller seuls sur l’ISS.<br /> Là c’est l’inverse : la compétition qui commence entre la Chine (puis Inde) et les Usa accélère la reprise et les investissements massifs de part et d’autre. Et vu les moyens des deux joueurs cela va durer des décennies.<br /> Ça commencera par retourner sur la Lune, puis s’y installer durablement, puis aller sur Mars.<br /> Je t’ai lu et là réponse est la même, il ne s’agira pas d’intérêts économiques avant tout mais bien d’intérêts politiques, sauf que les deux acteurs ont bien plus de moyens que l’URSS et que ça va durer beaucoup plus longtemps.<br /> Donc on retournera sur la Lune, on s’y installera, et on ira sur Mars (sans compter les lunes de Jupiter ?). Une base lunaire permettra de développer et tester les technologies dont on aura besoin pour aller plus loin tout en minimisant les risques.
HAL1
J’ai un peu de mal à comprendre pourquoi tu refuses sans arrêt d’adresser le point principal de la discussion… <br /> Tu me parles « d’intérêts politiques ». Y a-t-il des intérêts politiques à renvoyer des humains sur la Lune et à en expédier sur Mars ? Oui, c’est évident, je l’ai mentionné dans mon précédent message, en parlant de prestige national et d’aspects scientifiques. Y en a-t-il à construire des cités autonomes – car c’est de ça dont il est question, depuis le début – sur notre satellite naturel ou sur la planète rouge ? Non, absolument aucun. Faire cela ne peut qu’être motivé par des intérêts économique, au vu des coûts absoluments gigantesques que ça engendrerait (pour autant que ça soit même possible).<br /> @Martin_Penwald a fait un parallèle avec l’Antarctique, qui me semble pertinent. Les humains ont cherché à découvrir cette région du monde, il y a eu des explorations qui ont connu une forte résonance auprès des populations. On y a également installé par la suite des bases scientifiques. Mais est-ce qu’on a décidé d’y construire des cités autonomes avec des civils qui y habiteraient ? Non. Pourquoi ? Car ça n’offre aucun intérêt (ça changera peut-être un jour avec le réchauffement climatique).<br /> smover:<br /> Donc on retournera sur la Lune, on s’y installera […]<br /> Oui, on y retournera très très probablement. Et, oui, il n’est pas impossible qu’on s’y « installera », dans le sens où on y établira des bases scientifiques et peut-être des bases de lancement pour continuer à explorer l’univers (mais même cela n’a rien de garanti).<br /> smover:<br /> […] et on ira sur Mars […]<br /> Oui, là encore probablement (j’enlève les « très très », car c’est quand même plus incertain), on ira sur Mars. Est-ce qu’on y établira des bases scientifiques permanentes ? C’est extrêmement peu probable. Est-ce qu’on y construira des cités autonomes ? On peut affirmer avec une quasi-certitude que non.
smover
HAL1:<br /> J’ai un peu de mal à comprendre pourquoi tu refuses sans arrêt d’adresser le point principal de la discussion… <br /> Tu me parles « d’intérêts politiques ». Y a-t-il des intérêts politiques à renvoyer des humains sur la Lune et à en expédier sur Mars ? Oui, c’est évident, je l’ai mentionné dans mon précédent message, en parlant de prestige national et d’aspects scientifiques. Y en a-t-il à construire des cités autonomes – car c’est de ça dont il est question, depuis le début – sur notre satellite naturel ou sur la planète rouge ? Non, absolument aucun.<br /> Je vais me répéter : on retournera sur la Lune pour des raisons politiques. On y installera des bases pour des raisons politiques dans l’optique de la conquête marsienne. Et on ira sur Mars pour des raisons politiques.<br /> Vu les challenges technologiques à dépasser pour y aller il me parait logique qu’à l’occasion de cette course à la planète rouge entre les USA et la Chine de nouvelles solutions arrivent et que notre expérience de l’espace augmente fortement et que les coûts baissent.<br /> En parallèle l’Inde arrivera en force dans la course, ce qui fera durer celle-ci plus longtemps.<br /> La suite sera bien sûr un jour liée à des intérêts économiques (exploitation de matières premières, tourisme) mais pendant des décennies les intérêts politiques prévaudront et permettront de lever des sommes bien plus conséquentes que des business plans… C’est ma vision des choses, on verra bien ce qu’il adviendra.
HAL1
En effet, tu te répétes et ça ne sert à rien. Tu continues à éviter le sujet, et faire des hypothèses sans apporter d’arguments pour les soutenir (exploitation de matières premières : ah oui, lesquelles ? Tourisme : quel intérêt touristique y a-t-il ?).<br /> Il est donc inutile de continuer la discussion.
smover
HAL1:<br /> Tu continues à éviter le sujet<br /> Absolument pas, tu refuses juste de lire ce que j’écris. Je te dis qu’à mon avis - et tu peux ne pas être d’accord évidemment, je ne parle que pour moi hein - on retournera sur la Lune, puis on s’y installera, puis on ira sur Mars pour des raisons politiques (et non économiques encore une fois) du fait de la nouvelle course à l’espace entre les USA et la Chine. Exactement comme ça s’est passé lors de la course à la Lune entre l’URSS et les USA à l’époque où il n’y avait pas non plus de raisons économiques. C’est bon c’est clair ?<br /> Et qu’ensuite avec la montée en puissance de l’Inde, cette course continuera encore longtemps, probablement entre la Chine et l’Inde d’ailleurs.
HAL1
smover:<br /> Absolument pas, tu refuses juste de lire ce que j’écris. Je te dis qu’à mon avis - et tu peux ne pas être d’accord évidemment, je ne parle que pour moi hein […]<br /> J’ai lu tout ce que tu as écrit, et j’ai d’ailleurs souligné que j’étais d’accord avec plusieurs points.<br /> Ça ne change rien au fait que pas une fois tu n’as répondu au sujet des cités autonomes, qu’est-ce qui les justifierait et comment elles seraient financées. À ce stade, ça en devient ubuesque.
smover
Je te l’ai dis et répété : par la volonté politique. Je te l’ai dis, tu peux ne pas être d’accord, ce n’est pas grave : bon dimanche
nordic16
Ça ressemble de plus en plus à une bulle spéculative qui risque de sauter d’éclater au moindre pépins majeurs qui sont encore et toujours possibles ou simplement comme c’est souvent le cas à la moindre rumeur d’échec. Là ça fera mal comme d’habitude aux petits investisseurs qui auront investis directement ou par le biais d’intermédiaires et sans le savoir là dedans.
HAL1
Ce n’est pas une question d’être d’accord ou non, mais de proposer des arguments. La « volonté politique » ne suffit pas en tant que tel, elle doit reposer sur des éléments concrets.<br /> Éléments qui sont totalement absents lorsqu’on parle de construire des cités autonomes sur une autre planète. C’est aussi simple que ça.<br /> C’est comme dire :<br /> « On va faire des Pays-Bas la première puissance économique mondiale. »<br /> « Comment va-t-on y parvenir ? »<br /> « Par la volonté politique. »<br />
HAL1
Oui, il y a clairement un enthousiasme malsain autour d’Elon Musk. Après, espérons que ça se calme progressivement en douceur, et sans éclatement d’une bulle.
Martin_Penwald
D’ailleurs, l’argument marche bien pour la Lune. Y marcher était un geste très politique. Si s’y établir l’avait été, ça aurait été fait à l’époque. La Saturn-V et sa remplaçante avaient été pensées pour effectuer des allers-retours réguliers si je me souviens bien.<br /> Mais il n’y avait aucun intérêt financier, stratégique ou militaire à s’y établir. Il n’y en a pas beaucoup plus aujourd’hui.
pocketalex
HAL1:<br /> la question est : quel intérêt économique y aura-t-il pour les États-Unis, la Chine, l’Inde ou n’importe quel autre nation à aller construire des cités autonomes sur Mars ?<br /> J’ai un énorme doute sur la possibilité d’être autonome sur Mars. C’est très utopique tout cela. Mars est tellement hostile que même si des serres hydroponiques apportent de l’oxygène et des plantes comestibles (salades, legumes, etc), même si on entère un petit réacteur qui apporte de l’électricité pour quelques années … tout cela est tributaire du principe qu’il n’y aura ZERO problème. Une panne sur la centrale, une fuite dans les structures, un méchant virus, un parasite dans les serres, et tout le monde est mort<br /> Bref sur la question de « l’autonomie » il me semble que l’on est tous les deux d’accord sur la question : c’est illusoire<br /> En revanche, des expéditions habitées, c’est tout à fait possible. Très couteux, mais possible, d’où mon commentaire précédent : si on a des matières premières en immenses quantités, alors l’investissement d’une telle aventure est peut-être crédible, mais comme dit plus haut, je n’ai perso aucune idée des matières premières disponibles sur Mars
pocketalex
xryl:<br /> Honnêtement, il n’y a rien d’économiquement viable sur Mars en termes de forage ou de ressources. Simplement parce que les consommateurs sont à des millions de dollars de distance.<br /> Honnêtement, si il y a des réserves de … je ne sais pas … metal, lithium, metaux rares, etc en quantités telles qu’il y a de très gros sous à se faire, il me semble que c’est un justificatif d’investissement<br /> xryl:<br /> Par contre, il y a un marché à développer en local, c’est l’oeuf et la poule ici. Celui qui met le premier milliard (probablement, les premiers 100 milliards), il a le monopole de la ville, du monde, de la planète. Si la ville est auto-suffisante, ceux qui sont dans la ville dépendront du mécène<br /> Là tu es dans un film de science fiction…
tfpsly
La seule raison pour laquelle les USA sont allés sur la Lune était de montrer qu’ils avaient les plus gros lanceur. Ne pas oublier que Spoutnik était une petite capsule au sommet d’un lanceur balistique pour charge nucléaire. C’est ça qui a fait flippé les Américains, et les a poussé à dépasser les Russes; et rien d’autre. C’était une démonstration principalement militaire.<br /> Et suite à l’implosion de l’URSS, bien sûr que tout s’est arrêté.<br />
xryl
Guillaume1972:<br /> Quelqu’un a affirmé un jour que nous ne devions pas le faire parce que c’était simple mais justement parce que c’était compliqué.<br /> C’est justement JFK qui disait cela…
xryl
Et en plus, il aurait des poils qui pousseraient dans la main, et de la cellulite dans l’œil.<br /> Punaise, c’est fou qu’en 2022 on entende encore ce genre de bêtises. On se croirait revenu au début du 20eme siècle avec ceux qui craignaient un décollement de la rétine si on dépassait 80 km/h, que les plus lourds que l’air n’avaient aucune chance de voler et autres fadaises.<br /> Il y a des animaux qui survivent dans le froid et le vide de l’espace, exposés aux « rayons cosmiques » (dont je doute que tu connaisses réellement ce que c’est) et ceux pendant plusieurs mois (les tardigrades).<br /> Aujourd’hui, pour mettre 100 tonnes en orbite, il faut 2500 tonnes de pertes et donc un coût astronomique. Donc on évite le plus possible d’utiliser les solutions adéquates pour les problèmes que tu évoques. Mais si l’industrie spatiale divise par 10 le coût d’orbite (ou par 100), alors rien n’empêchera de faire monter (ou assembler) 1000 tonnes, dont 100 ou 200 tonnes de blindages, 500 tonnes de carburant, 20 tonnes d’aimants, etc…<br /> Les « rayons » cosmiques, c’est à dire les particules hautement énergétiques qui, sans une densité importante de matière, pourrait causer des dommages à ton ADN (on parle ici de probabilités) et le faire muter (ce qui, encore une fois, ne cause pas forcément de cancer mais augmente la probabilité d’en développer un), seraient plus facilement interceptés dans le blindage et le champ magnétique du vaisseau. Le vaisseau, plus gros, pourrait avoir une rotation suffisante pour « générer » une force centripète suffisante à maintenir un métabolisme osseux et musculaire suffisant, etc…<br /> Bref, rien n’est insurmontable, une fois le problème de la mise en orbite résolu.
xryl
C’est marrant car c’est extrêmement juste comme commentaire. Une fois que le coût d’orbite est faible, qu’est ce qu’on envoie ?<br /> Et bien, je prends le problème à l’envers. Avant, le coût d’orbite étaient tellement exorbitant, qu’il fallait être sûr (ceinture / bretelle) que le satellite allait fonctionner comme prévu. Donc les coûts des satellites étaient exorbitant eux aussi, car les designs utilisés étaient complètement fous (chip rad hard, en redondance élevés, tests en salles de radiations gamma, programmation des logique avec gestion des SEU/SEI etc…)<br /> Maintenant que le coût d’orbite est plus faible, on prévoit des satellites beaucoup moins fiables. Si le coût d’orbite est divisé par 10, et que le coût de la fiabilisation du sat est 10x le coût équivalent, autant envoyer un satellite 10x moins cher et le remplacer 10x.<br /> C’est le virage qu’ont pris les américains (avec Google et ses satellites d’observations/imagerie terrestre, Starlink est ses satellites modem 5G, etc…).<br /> Bref, lorsqu’une technologie devient « abordable », les applications suivent toujours.
MisterGTO
Tout à fait.<br /> Si starship tient ses promesses, ajouter du poids ne sera plus un problème et permettra de faire des vaisseaux oi des satellites plus résistants pour moins cher.<br /> Les ingénieurs ne seront plus obligés de développer des systèmes ultra pointus et fragiles qui étaient la norme à cause des contraintes de poids<br /> Edit : j’avais pas vu ton message suivant où tu détaillais ça
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