Un amendement vise à réduire la qualité des vidéos sur Internet pour limiter leur impact écologique

26 novembre 2019 à 14h21
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Streaming video

Le numérique est de plus en plus pollueur, une tendance que souhaite enrayer une députée LREM à travers plusieurs mesures.

Réduire la définition des vidéos et supprimer l'autoplay pour diminuer les effets négatifs d'internet sur l'environnement. Telle est la proposition de la députée La République En Marche Paula Forteza, qui a déposé un amendement en ce sens le 20 novembre 2019 à l'Assemblée nationale, dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire.


Limiter la consommation de ressources

Premier principe de cet amendement : « en vue de diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées à la consultation de vidéos en ligne, les vidéos disponibles sur les plateformes [ ... ] sont proposées par défaut dans une qualité combinant un confort suffisant pour l'utilisateur et la consommation de données la plus faible possible ». Rien de bien précis ici, aussi on imagine que la députée fait par exemple référence à la 4K. Mais la notion de « confort suffisant » reste vague. De plus, la définition minimum pour une bonne qualité d'image n'est pas le même selon le support utilisé et la taille de l'écran.

Autre demande de la députée : « le lancement automatique d'une seconde vidéo non sollicitée par le consommateur après consultation d'une première vidéo sur une plateforme en ligne [ ... ] est interdit ». C'est ici l'autoplay, que l'on retrouve sur YouTube et Netflix par exemple, qui est visé. Activé par défaut sur ces deux services, il peut être désactivé avec l'intervention de l'utilisateur et serait ici tout simplement banni.


Informer les utilisateurs

Un autre volet de cet amendement vise à alerter la population quant au fait que leur utilisation d'internet a un impact écologique. Paula Forteza propose ainsi que les éditeurs d'applications mobiles ainsi que les hébergeurs de contenu tiers affichent « un indice d'impact environnemental » pour chaque application, « indiquant les émissions moyennes de gaz à effet de serre associées à son utilisation ».

Dans la même veine que précédemment, l'élue LREM estime que les logiciels de navigation sur internet doivent afficher « en temps réel un indicateur de l'empreinte carbone cumulée associée à la navigation depuis l'ouverture du navigateur », là encore, pour que tout le monde se rende compte de la consommation que représente leur utilisation d'internet.

Le texte rappelle que le numérique émet 3,7 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales, un taux en constante augmentation. La cause notamment au streaming vidéo, qui représentait 80 % des flux de données dans le monde en 2018. Et cela ne va pas s'arranger avec la démocratisation du Cloud gaming.

Source : NextInpact
Modifié le 26/11/2019 à 14h22
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