Huawei ouvre son centre de cybersécurité à Bruxelles pour séduire l'Europe

Alexandre Boero Contributeur
06 mars 2019 à 15h30
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Ken Hu, vice-président de Huawei, le 5 mars 2019 à Bruxelles (Huawei)

Le mastodonte chinois a décidé de jouer la carte de la transparence avec un bâtiment qui permettra aux opérateurs de téléphonie de directement juger de la fiabilité (à tous les sens du terme) des équipements du groupe.

Dans son processus d'opération séduction menée en Europe pour tenter de convaincre les différents acteurs continentaux de sa transparence vis-à-vis de son rôle d'équipementier, Huawei a réussi un joli coup de communication en inaugurant, le mardi 5 mars 2019, son nouveau centre de cybersécurité à Bruxelles. Des membres de l'Union européenne mais aussi de la GSMA et du Forum économique mondial s'y sont exprimés, en présence de représentants des télécoms, de médias et de représentants d'organismes de régulation et de réglementation.

Les opérateurs télécoms vérifieront par eux-mêmes les matériels de Huawei


Accusé d'espionnage par les États-Unis et remis en cause sur le terrain de la 5G dans plusieurs pays, Huawei veut définitivement lever les doutes sur la sécurité de ses équipements et la protection de la vie privée. Le bâtiment ouvert à Bruxelles est censé relever le défi de la cybersécurité que s'impose Huawei : « La confiance doit être fondée sur des faits. Les faits doivent être vérifiables et la vérification doit être fondée sur des normes communes », s'est exprimé Ken Hu, le vice-président de la société chinoise. « Nous pensons qu'il s'agit d'un modèle efficace pour renforcer la confiance à l'ère numérique ».



Le bâtiment de 1 000 m2, situé au cœur de la capitale européenne, va remplir trois fonctions majeures. Il va d'abord permettre de présenter les pratiques de cybersécurité mises en place par Huawei, de la chaîne d'approvisionnement à la recherche et développement en passant par les produits et les solutions. Huawei offre également à ses visiteurs la possibilité de tester et d'examiner toutes les facettes des matériels de la marque, ce qui intéressera particulièrement les opérateurs de télécommunications, qui auront accès au code source. Ils pourront ainsi vérifier que ce dernier ne comporte pas de porte dérobée facilitant l'espionnage des utilisateurs et clients par le groupe.

Huawei promet « la sécurité ou rien »


Le fichier, accessible jusque là que dans son centre de centre de cybersécurité en Chine et en Europe, est un véritable gage de bonne foi de la firme de Shenzhen, décidée à rassurer ses interlocuteurs sur la sécurité de son matériel et de ses connexions : « Chez Huawei, notre promesse, c'est la sécurité ou rien. Nous prenons cette responsabilité très au sérieux : la cybersécurité est notre priorité absolue dans la conception, le développement et la gestion du cycle de vie de nos produits, et elle est intégrée à toutes les étapes », a rappelé Ken Hu.



Huawei possédait déjà deux centres de cybersécurité sur le sol européen : l'un à Londres, ouvert en 2010, et l'autre à Bonn en Allemagne, inauguré en 2018.

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