Test de l'option Power de Shadow : nos impressions sur le PC dans le cloud sous stéroïdes

01 décembre 2022 à 11h32
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Test Shadow Power © Shadow
© Shadow

Nous avons eu l'opportunité d'essayer l'option Power de Shadow. Découvrez notre verdict sur cette offre destinée aux joueurs en quête d'une meilleure expérience de jeu avec leur PC dématérialisé.

Shadow Option Power
  • Des performances cohérentes
  • Un véritable PC dans le cloud
  • Multi-support
  • Tous les jeux PC sont disponibles
  • Un prix élevé
  • Une latence perceptible
  • Peu de stockage inclus
  • Des spécifications techniques variables selon le serveur

Mise à jour de notre test après la sortie d'accès anticipé de l'option Power de Shadow.

Quelques semaines après avoir partagé avec vous nos premières impressions de l'offre Power de Shadow, nous avons de nouveau testé le service pour la sortie officielle de la plateforme, puisque nous avions eu accès jusqu'ici à une version anticipée. Nous accédons en théorie à des machines dotées de meilleurs GPU ainsi qu'à un plus grand nombre de serveurs, ce qui doit améliorer les performances graphiques et contribuer à réduire la latence.

Nous avons réalisé le test avec un matériel identique (PC, moniteur, connexion internet en Ethernet) et exactement dans les mêmes conditions de jeu : définition 1440p, qualité Ultra, ray tracing et DLSS activés.

D'une manière générale, notre expérience de jeu a été plus agréable durant ce test que lors de la preview. Nous avons constaté un net gain d'images par seconde pour les mêmes paramètres graphiques configurés. La latence est légèrement moindre également, mais reste perceptible. L'amélioration à ce niveau est moins flagrante que pour la hausse de fps, mais rappelons que la latence est aussi très dépendante des performances de la connexion internet et de la distance nous séparant du serveur auquel on est connecté.

Sur Control, nous mesurons entre 75 et 80 images par seconde hors combat, contre environ 60 auparavant. Une fois que les ennemis apparaissent, le framerate descend autour des 60 fps, ce qui est bien plus satisfaisant que les 45-50 fps auxquels nous avions droit dans cette situation lors de l'accès anticipé.

Notre session de jeu sur Metro Exodus Enhanced Edition confirme ce constat. Dans le monde ouvert post-apocalyptique du titre, nous bénéficions de pointes à 120 images par seconde, quand nous dépassions rarement les 90 fps sur le preview de Shadow Power. Un gain substantiel que l'on remarque également dans les scènes de combat, plus fluides maintenant que le service de cloud gaming a atteint son plein potentiel.

Ajoutons enfin que nous avons pu profiter d'une expérience stable, sans perte de paquets, ralentissements impromptus ou coupures soudaines.

Depuis l'acquisition de Shadow par Octave Klaba (fondateur et président d'OVH) au printemps 2021, le service de cloud computing s'est attelé à renouveler ses équipements et à moderniser ses offres pour se relancer. Pour attirer les joueurs et les utilisateurs professionnels, Shadow lance une nouvelle option Power, disponible à partir du 26 octobre 2022. Nous avons eu l'occasion de tester Shadow Power durant quelques jours avant sa sortie, voici ce que nous en avons pensé.

Les détails de l'offre Shadow Power

En souscrivant à l'option Power de Shadow, les utilisateurs accèdent à un PC dématérialisé équipé de la configuration suivante :

  • Processeur AMD EPYC 7543P avec 4 cœurs et 8 threads.
  • Carte graphique NVIDIA GeForce RTX 3070 (ou modèles équivalents pour les professionnels) ou GPU AMD basés sur l'architecture RDNA 2 comme le Radeon PRO V620, développé pour le cloud computing et le cloud gaming.
  • 16 Go de RAM.

Shadow précise qu'au lancement de l’option Power, ce sont uniquement des GPU NVIDIA RTX A4500 qui seront proposés, « avant qu'une gamme plus variée de cartes graphiques ne soit déployée ».

La promesse est de délivrer une expérience de jeu 4K à 60 images par seconde en qualité Ultra, et avec compatibilité ray tracing.

Les conditions de la prise en main

Pour le moment, nous vous proposons une prise en main de l'offre Power plutôt qu'un test définitif assorti d'une note. En effet, nous avons essayé la plateforme dans une version d'accès anticipé, qui ne devrait pas représenter exactement les mêmes conditions que celles octroyées par la mise à niveau du 26 octobre.

Notamment, les GPU fournis ne sont pas des NVIDIA RTXA4500, mais des RTXA4000, qui proposent des performances légèrement inférieures. Dans notre cas, le service peut aussi être sujet à des activités de maintenance, qui peuvent altérer l'expérience. Enfin, lors de notre test, nous étions connectés au datacenter d'OVHcloud à Dunkerque. À la sortie de l'option Power, des datacenters plus proches de notre position devraient être disponibles pour améliorer la qualité du streaming et diminuer la latence.

L'option Power est facturée 14,99 euros par mois, somme à laquelle il faut ajouter l'abonnement de base à Shadow PC, affiché à 29,99 euros mensuels. Celui-ci octroie un stockage SSD de 256 Go. Comptez 2,99 euros pour chaque tranche de 256 Go supplémentaires, jusqu'à 5 To.

Tous ses jeux PC, sur tous les supports

Nous n'allons pas entrer ici dans le détail du fonctionnement du service et de son interface puisque nous avons déjà publié un avis complet sur Shadow dans sa formule originelle. Rappelons seulement que Shadow permet d'accéder à un ordinateur dans le cloud, si bien que son système devient accessible depuis n'importe où et n'importe quand, du moment que l'on a accès à une bonne connexion internet.

Test Shadow Power © Alexandre Schmid pour Clubic
Shadow recommande au minimum 15 Mbps en débits descendants, 5 Mbps en débits montants et au maximum 30 ms de latence.

Shadow est disponible sur ordinateur portable ou de bureau (Mac ou Windows), tablette (Android ou iPadOS) et smartphone (Android ou iOS). L'expérience est continue et transparente, c'est-à-dire que vous reprenez votre progression là où vous vous étiez arrêté lorsque vous passez d'un appareil à l'autre.

L'un des grands avantages de Shadow par rapport aux autres services de cloud gaming (GeForce Now, Xbox Cloud Gaming, Google Stadia) est que la plateforme recrée exactement la même expérience que si vous utilisiez votre ordinateur Windows normalement en local. Vous avez la main sur votre système, la possibilité de le personnaliser à votre guise, et d'installer les logiciels que vous désirez…

La principale conséquence pour les joueurs est que Shadow permet d'installer et de jouer à absolument tous les jeux PC que l'on possède sur les différents launchers : Steam, GOG, Epic Games Store, Uplay, Ubisoft Connect, Blizzard Battle.net, Origin… La plateforme fait ainsi sauter une limite gênante des services de cloud gaming concurrents, qui disposent de catalogues restreints. Cela veut aussi dire que vous pouvez installer des mods pour vos jeux, ce qui constitue un manque cruel ailleurs.

Test Shadow Power © Alexandre Schmid pour Clubic
256 Go de stockage de base, c'est peu pour installer plusieurs jeux AAA.

En contrepartie, il est impossible sur Shadow de lancer une partie immédiatement comme sur les autres services, il faut installer chaque jeu auquel on souhaite jouer sur l'espace de stockage qui nous est attribué. Et, là, le bât blesse : les 256 Go attribués sont bien insuffisants pour avoir à disposition une large sélection de titres sans avoir besoin de désinstaller et de réinstaller les jeux à chaque fois. Après avoir installé Cyberpunk 2077, Control et Metro Exodus Enhanced Edition, nous n'avions déjà plus que quelques Go disponibles. Il est possible d'ajouter du stockage en passant à la caisse, mais cela fait encore augmenter la facture, déjà conséquente.

Performances et ressenti en jeu

Passons maintenant au cœur du sujet : les promesses de performances en jeu sont-elles tenues ? Pour mettre l'option Power de Shadow à l'épreuve, nous avons lancé des sessions de jeu sur trois titres gourmands qui font office de vitrines technologiques pour leur qualité graphique, leur gestion de la physique ou leur usage du ray tracing. Si la plateforme se montre à la hauteur sur Cyberpunk 2077, Control et Metro Exodus Enhanced Edition, elle devrait s'en sortir pour à peu près n'importe quel jeu de 2022. À chaque fois, nous jouons dans une définition QHD 1440p et en qualité ultra. Nous activons également le DLSS, technologie de mise à l'échelle compatible avec le GPU RTXA4000.

Sur Cyberpunk 2077, Shadow se montre plutôt à son avantage. Avec les paramètres réglés sur ray tracing ultra, les conditions de jeu sont tout à fait correctes, sans être optimales. Nous mesurons en moyenne 45 à 50 images par seconde avec le DLSS en mode automatique, ce qui est satisfaisant étant donné les options graphiques que nous avons sélectionné. Les joueurs habitués à jouer en 60 fps noteront toutefois la différence de fluidité. À titre de comparaison, sachez que GeForce Now dans son forfait RTX 3080 se montre supérieur dans les mêmes conditions en affichant entre 55 et 60 images par seconde, soit environ 10 fps supplémentaires. Mais, rappelons une nouvelle fois qu'un GPU plus performant, le RTXA4500, devrait venir améliorer la situation pour l'option Power lors du lancement officiel le 26 octobre.

Test Shadow Power © Alexandre Schmid pour Clubic
A gauche : Shadow Power / A droite : GeForce Now RTX 3080

Pour Metro Exodus Enhanced Edition, nous optons également pour du ray tracing ultra, avec un DLSS privilégiant la qualité. Les phases d'exploration se passent particulièrement bien dans ce jeu qui ne grouille pas de vie. On atteint aisément les 80-90 images par seconde, l'image est superbe, bref, la balade est enchanteresse. On perd logiquement des fps dès que l'on rencontre des ennemis, mais la fluidité des combats reste tout à fait suffisante. Le DLSS 2.0 fait des merveilles ici. Nous remarquons cependant qu'en adoptant les mêmes options graphiques, Metro Exodus Enhanced Edition s'autorise des effets avancés plus nombreux et réussis (sable sur la visière par exemple) sur GeForce Now RTX 3080.

Test Shadow Power © Alexandre Schmid pour Clubic
La fluidité est très satisfaisante dans Metro Exodus Enhanced Edition.

Control est un jeu qui nécessite beaucoup de ressources pour tourner dans de bonnes conditions avec tous les effets activés, et nous sommes parvenus à atteindre les 60 images par seconde grâce au DLSS. Nous constatons des descentes autour de 45-50 fps une fois que nous passons en combat et que nous utilisons des pouvoirs de télékinésie, comme la lévitation ou le lancer d'objets. Là encore, nous obtenons des résultats tout à fait décents, même si l'on a vu mieux sur d'autres plateformes.

Test Shadow Power © Alexandre Schmid pour Clubic
Control passe sous les 60 fps en combat

Vient maintenant la question de la latence. Celle-ci était perceptible lors de nos sessions de jeu, bien plus que sur GeForce Now ou Xbox Cloud Gaming. Sur les jeux solo, on finit par s'en accommoder. Mieux vaut éviter les fast FPS à la DOOM ou les jeux de course comme Forza Horizon. Pour les jeux en ligne compétitifs, les battle royale comme Fortnite ou Apex Legends, ainsi que les jeux de tirs d'une manière plus générale (CS:GO, Overwatch 2), la latence peut devenir un véritable problème affectant les performances et se convertir en une source de frustration. Rappelons que nous étions très éloignés du serveur de test pour cet accès anticipé et que la latence devrait se résorber avec la mise à disposition des autres datacenters.

Option Power de Shadow : l'avis de Clubic

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L'option Power de Shadow offre des performances satisfaisantes pour les utilisateurs qui jugeraient la configuration de base du service de cloud gaming trop faiblarde pour jouer dans de bonnes conditions. Il est possible de jouir d'une très bonne qualité graphique, avec le ray-tracing activé sur les titres compatibles, et la prise en charge du DLSS permet de faire s'envoler le framerate. La latence est bien présente, mais reste gérable pour la pratique du jeu solo. La promesse de Shadow de bénéficier de l'accès à un PC dans le cloud depuis plusieurs supports est tenue, donnant des avantages importants par rapport à la concurrence : pas de restriction de catalogue, possibilité d'installer des mods…

Reste que Shadow Power est proposé à un prix élevé et cible une frange bien précise des consommateurs : les nomades. Pour les sédentaires qui jouent uniquement chez eux, l'achat ou le montage d'un PC reste bien plus intéressant financièrement et à l'usage. Surtout qu'il faut encore passer à la caisse pour augmenter le stockage disponible, celui alloué par défaut se montrant vite insuffisant après l'installation de 3 ou 4 gros jeux.

Shadow Power est une proposition de niche, qui n'est pas forcément conçue pour plaire au plus grande monde, mais pour répondre à des besoins très précis. Il ne s'agit pas vraiment d'un concurrent à GeForce Now ou au Xbox Cloud Gaming, elle doit plutôt être considérée comme une solution complémentaire. Et, sur son créneau bien particulier, vous ne trouverez pas mieux que Shadow option Power actuellement.

Les plus

  • Des performances cohérentes
  • Un véritable PC dans le cloud
  • Multi-support
  • Tous les jeux PC sont disponibles

Les moins

  • Un prix élevé
  • Une latence perceptible
  • Peu de stockage inclus
  • Des spécifications techniques variables selon le serveur
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fredolabecane
Ce n’est pas malheureusement avec ce type de technologie que l’on va réduire l’empreinte carbone… bien au contraire.
zeebix
Pourquoi ?
philouze
parce que non seulement tu as un PC dispo H24 pour seulement quelques heures (max) d’utilisation par jour, mais tout ce qui se passe normalement sans « surcout énergétique » entre ton PC et ton écran, est maintenant streamé à plusieurs dizaines d’images par seconde à travers le net.
mrassol
Parce que tu crois que c’est un PC physique par client ? si tu n’utilises pas les ressources, un autre utilisateur le fait et au final, ça consomme beaucoup moins.
dredd
Est-ce que le PC en cloud permet aussi la virtualisation ? Une offre puissante mais moins orienté gamer (et donc un peu moins chère) pourrait être intéressante pour faire des labos « on prem » sans passer par Azure etc. si on a pas la machine adéquate.<br /> Mauvaise idée ?
zeebix
Admettons, mais vous avez des sources, études sur le sujet pour être si catégorique ? ça me semble personnellement pas si évident que ça.<br /> Les machines dans les serveurs, c’est des machines en moins chez le client, avec la gestion d’énergies qui va avec, sans parler de l’entretiens… gestion de la chaleur (parfois utilisé utilement) etc…<br /> Je serais curieux de lire une vrai étude sur tout ça.
philouze
La réallocation dynamique c’est pas si dynamique que ça, tu ne grattes qu’une fraction, quand tu n’utilises pas la ressource, si le PC virtuel est « Up », tes Vcore et ta Vram sont bel et bien « réservées » et non cédées à d’autres.<br /> Idem pour l’espace disque, tu as bien volume totalement réservé, et il est UP h24,
mrassol
Ils font de la surexploitation de ressources :<br /> par exemple : sur ton serveur t’a de quoi mettre 10 VM de 8Go de RAM et bien ils vont en caler 11 ou 12, car meme si t’a des ressources reservées, tout le monde n’exploite pas 100% tout le temps. Tu fais ca sur 10 serveurs, tu cales 120 personnes au lieu de 100, ca te fait economiser 2 serveurs. donc au final du économise des ressources<br /> ils font tous ca, meme les grands comme amazon / azure
philouze
Je ne pense pas qu’il y ait d’études sur le sujet, je me fie à la logique : un serveur web, c’est plus efficace en datacenter, parce que ça ne fait pas doublon, parce que c’est Up H24-7/7-365, donc autant mutualiser les alims, les châssis, les backups électriques.<br /> Là , il y a un gain face à du particulier qui hébergerait son site internet, c’est certain.<br /> Dans le cloud gaming t’as bien un doublon : ta bécane locale « pourrie » avec sa conso à elle + la bécane « virtuelle » qui n’a pas de raisons particulière d’être incroyablement moins vorace qu’une locale + le stream énorme entre les deux éléments.<br /> Ajoute à ça que peu « éteindront » une bécane distance, qui de ce fait restera Up en comparaison d’une locale.<br /> Les seuls gains, et il me semblent bien maigres, sont peut être sur l’énergie grise d’une tour largement plus mutualisée, et du gain sur le partage et la réutilisation immédiate en fin d’abonnement donc un peu moins d’empreinte écologique (et encore, face à un gamer qui revend sur matos sur le coin-coin, faut voir) .<br /> Face à la conso ça ne doit pas peser lourd en tout cas.<br /> Je me fie au principe de parcimonie, mais si tu as un argument massue en faveur d’un gain énergétique suffisant pour écraser le doublon et le stream, je suis prêt à le considérer.
Proutie66
Tu dis n’importe quoi. Désolé, mais sur un site high tech ça passe pas.<br /> Pareil pour ton histoire d’éteindre la bécane distance.<br /> C’est pas une machine physique, il y a des systèmes de veille automatique sur shadow et ailleurs etc.<br /> Désolé, je ne souhaite pas t’apprendre, vraiment la flemme, mais je n’aimerai pas que d’autres soient influencés par ton erreur.
philouze
Je veux bien imaginer que tu aies une part de surbooking dans les allocations, supérieure à celle qu’on rencontre en VPS classiques , qui étant UP H24, ne le peuvent pas.<br /> Mais comme le montre ton calcul, tu grattes quoi ? 20% de « la capacité de la ferme » , ça ne dit rien par exemple, de la surconso générée par tous ceux qui auront laissé UP leur machine virtuelle, alors qu’ils auraient fatalement éteint leur bécane locale.<br /> Ce gain sur la ressource, est elle de nature a effacer la conso du stream bidirectionnel massif + le doublon que nécessite une bécane locale avec sa propre conso pour opérer le système ?
philouze
Au contraire, je suis tout ouie, affranchis moi
mrassol
philouze:<br /> 20% de « la capacité de la ferme »<br /> C’est quand meme non négligeable je trouve<br /> philouze:<br /> ça ne dit rien par exemple, de la surconso générée par tous ceux qui auront laissé UP leur machine virtuelle, alors qu’ils auraient fatalement éteint leur bécane locale.<br /> Je suis quasi certain que les VM se coupent / réduisent au mini les ressources quand pas utilisées.<br /> philouze:<br /> Ce gain sur la ressource, est elle de nature a effacer la conso du stream bidirectionnel massif + le doublon que nécessite une bécane locale avec sa propre conso pour opérer le système ?<br /> Ca évite d’avoir de grosses machines a la maison, un PC a 65w au lieu de 650w par exemple.
zeebix
Tu as peut être raison, et ton raisonnement se tient, et je ne connais pas suffisamment tout ça pour juger ou te contredire.<br /> Mais c’est vrai qu’une étude sur le sujet pourrait être intéressante.
philouze
mrassol:<br /> Ca évite d’avoir de grosses machines a la maison, un PC a 65w au lieu de 650w par exemple.<br /> Oui, mais les consommateurs (GPU, Processeurs) restent les mêmes au bout de la chaîne, la conso en charge sera très probablement identique (pour mémoire une alim a un rendement de toute façon &gt;90%, il y a très peu de gain à attendre d’une hypothétique tour « perso » qui aurait un « mauvais rendement » à l’exception des gadgets RVB éventuellement.<br /> Tu vas donc de toute façon surajouter ta conso locale de 65W à celle du stream et à celle du VPS
fredolabecane
Partant du principe qu’une heure de visionnage d’un film sur Netflix consomme autant qu’une climatisation fonctionnant 40 minutes, je pense que le cloud gaming ne va pas arranger les choses… Mon pc a la maison (si je ne joue pas en ligne) dois consommer moins je pense.
zeebix
Ah ouais tu fais l’analyse la plus farfelue que j’ai vu aujourd’hui… et par quel principe une heure de Netflix équivaut à 40 mins de clim ?<br /> Franchement chapeau.
Melvin
C’est la porte ouverte à un accès de son PC par abonnement …
Loposo
Tout dépend de la source d énergie des server<br /> Ensuite rationaliser le hardware consome moins que chacun sa tour avec des composants a changé en souvent pour les gamer fortuné.<br /> Ensuite tout le monde fera pas forcément de la 4k donc aussi un gain,…<br /> Perso le prix est élevé ça fait 600€ par an ce n est pas rien, même si ça permet une flexibilité de matos.<br /> Par contre pour du pro hors jeux vidéo cela est intéressant si on peut installer des gros soft type Houdini, ansys,… Mais il faut les gpu qui suivent comme cpu. Pour la musique ça va être galère la carte son et driver asio sur le shadow plus latence ,…<br /> A voir.
Feladan
Ce n’est pas aussi simple. Ta « logique » comporte quelques erreurs :<br /> d’un part la surexploitation, comme @mrassol l’a expliqué, ce qui semblait absent de ton raisonnement jusqu’alors.<br /> tu prétends que tu as un « pc dispo h24 », ce qui est une erreur également. Les VM sont effectivement en veille jusqu’à demande de l’utilisation. Cela consomme un poil plus qu’un PC complétement étein, mais ce n’est non plus de l’allumé h24 pour être dispo.<br /> tu parles de « doublon », là où effectivement il y en a un, il faut mitiger l’empreinte carbone des composants. Un PC « pourrie », n’aura pas besoin d’être changé (sauf quand ça tombe en panne), n’auras pas besoin d’augmenter l’espace disque, aura une utilisation bien moindre. Donc, la consommation de composant sera également moindre. Et l’empreinte carbone de ceux-ci absent :).<br /> Il y a des système de gestion d’énergie, veille, allocation à d’autre, etc. Effectivement ça consomme toujours un peu, mais il ne faut pas croire que c’est équivalent à un PC laissé allumé <br /> Tous ces éléments ne rendent pas « clair » et facilement lisible quel processus consomme le moins/plus. Il ne faut clairement pas être catégorique.<br /> De plus, mais cela c’est en fonction des entreprises, il est plus simple de travailler un point névralgique pour réduire l’empreinte carbone, plutôt que des milliers de machines.<br /> De la même façon, il est plus simple pour une entreprise d’augmenter sa part d’énergie verte, plutôt que des milliers de machines.<br /> C’est tous ces éléments qui rendent impossible à trancher pour nous, citoyen lambda (et même ceux qui se renseignent, je doute qu’ils aient une réponse tranchée)
_Dorsoduro
Pour être franc.<br /> 1 tu peux aussi streamer a partir une tablette si tu en as vraiment quelque chose a faire…<br /> 2 bin ne joue jamais en reseau par ce que internet. ce n est pas juste 2 ordi d allumés.donc quand on regarde toute la chaîne<br /> 3 en vrai personne ne se demande si le serveur qu il utilise (cloud ou pas) est ecolo frendly<br /> 4 tiens le serveur clubic utilise de l energie verte ou pas ?! Tu as deux 2 heures
fredolabecane
Netflix : 1 heure de streaming émet autant de CO2 que 40 minutes de climatisation Ben voila? OK je me suis mélangé les pinceaux entre les émissions de CO2 et la consommation…mais l’un entraine l’autre…
ezechielxae
Et tu fais comment pour la CG tu l’as partage aussi a 100 personne? C’est pas le concept, c’est une cg par utilisateur.<br /> Sur YouTube tu as une excellente video des dev qui ont lancé le système qui explique le fonctionnement. Et aussi comment la boite a coulé puis racheté
mrassol
ezechielxae:<br /> Et tu fais comment pour la CG tu l’as partage aussi a 100 personne<br /> tu mets plusieurs GPU par serveur tout simplement, dans le meme principe de surallocation.
ron06
Perso, je trouve le service extrêmement intéressant !<br /> Ca reste très cher (600€/an) mais il ne faut pas oublier qu’une config équivalente va couter plus du double et entrainer une consommation électrique non négligeable (+ de 40kw/mois pour l’ancien PC de mon fils).<br /> Grâce a cette solution, on peut jouer sur un tel/tablette au McDo, sur la TV du salon, ou sur un simple écran PC avec une box Android (mi-box).<br /> Pour ce qui est de la consommation des serveurs, j’ai un « petit » serveur Unraid 5600g + 2 cartes RX6700XT et 2 VM win11 « Gaming » (via parsec) pour mon fils et moi + 1 VM win10 simple pour ma femme.<br /> Quand les 3 VM sont en « idle » (mais pas les services web, git, plex,…), la conso globale est de 62watts, soit a peine + qu’un seul PC. Windows ne consomme rien au repos, c’est les composants qui consomment de l’électricité selon leur usage. Et dans mon cas, il n’y a qu’une carte mère, un seul CPU (Ryzen 5700g) et une seule alimentation (rappel : rendement = 90%).<br /> Certes les datacenters consomment bien +, mais le principe est le même :<br /> Les économies d’échelles ! → plusieurs Users pour un seul Hardware<br /> Croyez bien que le système a été envisagé pour sa rentabilité. Et donc 40€ par mois couvre l’investissement Hardware, la consommation énergétique, l’entretient, le développement, …<br /> Au prix actuel de l’électricité, ca ne serait pas viable si la charge cpu/gpu était tous le temps au maximum.<br /> Il faudrait plus de 2 ans pour rentabiliser une bonne config, mais dans la Technologie, 2 ans c’est énorme. De plus, la location a toujours coûté plus cher que l’achat sur la durée, c’est pas nouveau et ça, c’est un autre débat.
ar-s
Donc presque 45€ par mois sur un pc virtuel « gamer » qui a 256 Go de de stockage pour pouvoir jouer à des jeux achetés ?? Okay…
luck61
Avec OVH derrière fuyait, car le jour où vous aurez à faire à leur SAV …bon courage
sandalfo
trop radin sur le stockage. Quand tu as une config avec une 3070 tu as jamais un SSD de 256Go.
Pernel
"L’un des grands avantages de Shadow par rapport aux autres services de cloud gaming "<br /> Shadow n’est pas un Cloud Gaming, c’est du Cloud Computing.<br /> Par contre le prix c’est abusé, c’est littéralement 3x trop cher.
lightness
564€ par an avec une capacité de 512 go… eh bien normalement un kit d’évolution a ce prix nous assure 5 ans d’existence supplémentaire de notre « vieille tour » sans nécessité de passer par la fibre optique. c’est pas du vol car effectivement il faut rentabiliser l’infrastructure derrière mais ce n’est tout simplement pas rentable du tout actuellement. mais grâce aux pénurie l’ordinateur deviendra un luxe et là ça sera rentable mais encore une fois grâce à des prétextes géopolitique pour monter les prix pour du matériel qui ne coûte déjà pas le même prix à la production.
Shweppes
Franchement le tarif devient ridicule, personnellement j’ai opté pour la location d’un pc portable, ça revient moins cher et au moins ta le pc, et après la première location ça devient encore moins cher, à environ 38e en plus.
philouze
Feladan:<br /> De plus, mais cela c’est en fonction des entreprises, il est plus simple de travailler un point névralgique pour réduire l’empreinte carbone, plutôt que des milliers de machines.<br /> Attention, de ton coté tu oublies complètement l’empreinte énergétique et ressource du stream à très haut débit que nécessite un Shadow. Tu stream l’équivalent d’un Netflix 4K/60FPS servi rien que pour toi<br /> Les gains, s’il y en a, ne peuvent que porter sur la fraction mutualisée du matos (on imagine que les rendements sont proches, comme je l’expliquais les alims même personnelles sont très proches de l’idéal).<br /> En imaginant même que l’aspect veille du VPS soit négligeable, la logique de doublon/répéteur local + l’usage intensif du stream est un consommateur de ressources et d’énergie dédiées.<br /> Effectivement, nous n’avons pas les chiffres, mais le principe de parcimonie penche très nettement en faveur du local. Si au moins les VPS étaient du « vrai » mutualisé, on pourrait discuter, mais ce n’est pas le cas, il y a une fraction archi majoritaire d’attribué.<br /> Voilà ce que je trouve sur Thom’s Hardware :<br /> " Shadow peut faire du streaming en 4K à 60 images par seconde. Pas de magie là-dedans : lorsque GeForce Now utilise des cartes Grid dont la puissance est partagée entre plusieurs utilisateurs, Shadow dédie une carte graphique à chacun de ses clients. Chaque serveur Shadow prend ainsi la forme d’un rack 4U, comptant une dizaine de GeForce GTX. Seuls le CPU et l’espace de stockage sont virtualisés et mutualisés entre plusieurs clients. La box de décodage, elle, ne consommera que 7 W."<br /> Quand on sait que sur ce qui reste de mutualisation, le Vdisk est formaté et attribué (on bloque bel et bien un espace disque à soi) , et les Vcores du CPU sont peut être les seuls éléments en surbooking (et c’est pas sûr, car il faut gérer le scénario ou les 10 joueurs se connectent simultanément), la seule vraie mutu ce sont les châssis, la MB et les alims.<br /> Et là dessus faut balancer un flux sortant a 10*4k/60 FPS<br /> so much pour la mutualisation des ressources et le dédoublonnement.<br /> Pour simplifier, tu as essentiellement un PC distant bien physique avec sa grosse carte graphique, avec comme avantage que tu le loues et qu’il est accessible à distance.<br /> Mais je ne suis pas sûr que niveau ressources, du fait qu’il te reste du local et du stream, et que les joueurs hard core aient probablement les mêmes heures de jeu, on ait un gain comme dans l’auto-partage, a mon sens c’est l’opposé.
Feladan
philouze:<br /> Attention, de ton coté tu oublies complètement l’empreinte énergétique et ressource du stream à très haut débit que nécessite un Shadow<br /> Je n’ai pas oublié, c’était volontaire car mon commentaire avait juste pour but de te pointer du doigt les éléments qui ne te permettent pas d’être catégorique et des éléments que tu as oubliés.<br /> Par exemple, je n’ai pas parlé non plus de l’électricité utilisé par le PC « pourri », ce n’était pas le but du commentaire, car toi tu en as parlé plus haut.<br /> Je ne te dis aucunement que tu as tort, ou raison. Je n’essaye pas de te convaincre de quoi que ce soit, je t’informe juste des éléments que tu as oubliés pour juger catégoriquement (ce que tu semblais être au début, nettement moins par la suite), comme la mutualisation, une facilité accrue pour l’entreprise de maitriser les couts et fait appel à de l’énergie verte, le changement de matériel plus rare car mieux maitrisé (donc moins de pollution), le manque de donnée pertinente pour comparer, etc.<br /> philouze:<br /> Tu stream l’équivalent d’un Netflix 4K/60FPS servi rien que pour toi<br /> Nope. Ca, c’est si du demande un flux de ce type. La majorité des gamers qui sont en 1080p, consommeront évidemment moins
philouze
En fait je n’ai pas réellement mis d’eau dans mon vin, parce que sur le fond, la logique (celle du doublon) n’a pas changé.<br /> La cible là, c’est le hard core gamer c’est d’ailleurs affiché par Shadow. C’est cher, et ça paraitra toujours un peu trop complexe pour un étudiant lambda qui veut se mettre au gaming.<br /> ça implique que la machine locale sera presque toujours une (vieille) machine de gamer, pas un tromblon qui consomme 60w, non, une machine de gamer.<br /> Je ne dis pas qu’il n’y aura pas d’exception , ou pas de mec sur portable, je dis que statistiquement, une boite qui cible les hard core gamer aura comme client des mecs équipés comme tel. Majoritairement.<br /> Seulement au lieu de mettre 2k€ dans une nouvelle CG et/ou une nouvelle mobo pour y coller le dernier Ryzen machinchose, tu te fais une location longue durée des familles, comme en bagnole.<br /> Et tu vas doublonner. tu vas consommer autant ou pas loin ET streamer, ET faire tourner une CG qui comme l’explique Toms Hardware, est belle et bien dédiée.<br /> Il n’y a qu’un point que je te concède : travailler l’économie ou un contrat 100% vert au niveau datacenter est effectivement possible, alors qu’elle est impossible pour la partie distribuée.<br /> Seulement, encore une fois, on a pas éradiqué la conso locale, elle est toujours là, et sera à peine moins importante qu’au départ.<br /> Je ne ferme pas la porte à des données sourcées qui pourraient me donner tort, je les juge juste de prime abord irréaliste (mais je m’inclinerais face aux données)
Haruhi
Du moment que ça fait tourner elden ring a 60 FPS ça me va,jai déjà shadow boost et j’attend power
JohnLemon
Pour ma part je pense passer outre, l’absence de prise en charge HDR et de HDMI 2.1 étant rédhibitoire pour le moment.<br /> Je suis loin de ne faire qu’un usage jeu vidéo et ça me manquerait pour certains films.<br /> L’offre est pas mal mais loin d’être aussi intéressante qu’au lancement, qui n’était certes pas vraiment viable en l’état.<br /> J’espère qu’ils ont mis au placard l’argument « configuration toujours à jour » car ça fait un moment que ce n’est plus vraiment le cas.
MattS32
À 540€ par an électricité comprise pour une machine à peu près équivalent à un PC à 1500€, il est évident que tu n’as pas l’équivalent de cette machine dédié à toi 24h/24 7j/7 et qu’ils font tout pour maximiser le nombre d’utilisateurs sur une machine…<br /> Rien que le CPU EPYC 7543P, c’est 5000€ pour 32 cœurs. Puisqu’ils en vendent 4, si les ressources étaient 100% dédié, y aurait 8 clients. 8 clients à 540€ par an sur une machine coûtant au bas mot (5000€ de CPU, 5000€ de GPU, 500€ de RAM, 500€ de SSD, 2000€ d’alims…) 13 000€, faudrait déjà plus de 3 ans rien que pour amortir la machine, sans compter l’énergie, les locaux, le personnel…
Zimt
« Un prix élevé »<br /> faut bien qu’ils paient aussi leur facture d’électricité
bmustang
pas d’étude sur ces sujets montre peut être qu’il y a danger d’en parler et que nous laisser croire le contraire serait finalement mieux !? NON
Vrootwoot
Alors en fait non. Ce sont des machines virtuelles sur des serveurs qui disposent de 32 coeurs physiques et comptent 8 GPU, ce qui leur permet de lancer 8VM de 4 coeurs / 8 threads simultanément. Le stockage est décentralisé, donc le système et les données sont accessibles à tout serveur.<br /> Lorsqu’un utilisateur cesse d’utiliser une VM son « hardware » devient donc disponible pour un autre utilisateur.
MattS32
Tout a fait. Et en fait ils peuvent même lancer plus de 8 VM simultanément par machine, selon l’utilisation qui est faite par les clients. En effet les conditions générales précisent que même quand la VM est démarrée, elle ne se voit pas forcément allouer toute la puissance souscrite, si l’utilisateur n’exploite pas la puissance, la VM s’en fait allouer moins :<br /> SHADOW pourra proposer des abonnements et/ou des options payantes donnant accès à des configurations différenciées, ou mettre en œuvre des mécanismes d’allocation optimisée des ressources de calcul des serveurs en fonction de l’usage des utilisateurs. Ainsi, au cas où un Utilisateur lancerait depuis Shadow® des programmes et applications ne nécessitant pas les ressources matérielles auxquelles il aura souscrit, Shadow pourra utiliser des ressources moins performantes, dès lors que l’expérience de l’Utilisateur n’en sera pas altérée.<br /> Les conditions précisent aussi bien que les VM sont automatiquement mises en veille quand elles ne sont pas utilisées :<br /> Afin d’assurer une allocation optimale de ses ressources informatiques, Shadow® fonctionne avec un mécanisme d’extinction et/ou de mise en veille automatique de l’ordinateur distant. SHADOW n’est pas responsable des pertes de données que peuvent entraîner une mise en veille ou une extinction, l’Utilisateur ayant été prévenu au préalable avant chaque mise en veille ou extinction de son Shadow®.<br />
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