Huawei extrait sa branche recherche de la maison mère pour la protéger

25 juin 2019 à 20h32
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Huawei
©Veja / Shutterstock.com

En mai, Huawei a été ajouté à la liste noire du gouvernement américain. Dès lors, de nombreuses universités américaines ont mis fin à leur partenariat de recherche avec l'entreprise chinoise. Afin de continuer à traiter avec ces universités, Huawei a pris la décision de se séparer de Futurewei, sa branche américaine de recherche et développement, basée à la Silicon Valley, Seattle, Chicago et Dallas.

La guerre commerciale entre les Etats-Unis et Huawei s'étend bien au-delà de l'utilisation d'Android par les smartphones du constructeur chinois. D'ailleurs, malgré ce contexte, les Huawei P30 Pro et Mate 20 Pro devraient recevoir la mise à jour Android Q.

Huawei se sépare de Futurewei

Depuis plusieurs années, Huawei finance de nombreux projets de recherche universitaires américains. Cependant, au mois de mai, le gouvernement états-unien a pris la décision d'ajouter l'entreprise chinoise à sa liste noire, Huawei étant considéré comme une menace pour la sécurité nationale. En réponse à ces allégations, plusieurs universités américaines ont mis fin à leurs partenariats de recherche avec le constructeur chinois.

Aussi, afin qu'elle puisse continuer à traiter avec les universités américaines, Huawei a décidé de se séparer de Futurewei, sa branche de recherche et développement. Basée à la Silicon Valley, à Seattle, à Chicago et à Dallas, Futurewei emploie des centaines de personnes. Très active, cette branche a déposé plus de 2 100 brevets auprès du United States Patent and Trademark Office, dans les domaines de la télécommunication, des réseaux cellulaires 5G et des technologies vidéo et caméra.

Si Huawei restera propriétaire de Futurewei, la branche américaine a pris des mesures pour s'isoler de l'entreprise chinoise. Ainsi, les employés de Huawei ont l'interdiction de pénétrer dans les bureaux de Futurewei. De plus, un nouveau système informatique a été déployé pour les employés de Futurewei, auquel eux seuls ont accès. Enfin, la branche de recherche et développement n'utilise plus le nom et le logo Huawei dans ses communications officielles.

Dilemme pour les universités américaines

Jim Banks, un républicain de l'Indiana et membre du Congrès, a signé une lettre d'avertissement concernant les partenariats entre Huawei et les universités américaines. Selon lui, les mesures visant à séparer Futurewei de Huawei ne résoudront pas les problèmes soulevés par le gouvernement américain.

Aux Etats-Unis, on craint que l'entreprise chinoise n'utilise ces partenariats pour accroître la recherche sur l'intelligence artificielle, les télécommunications et la robotique... et faire des découvertes qui pourraient ensuite être utilisées pour pirater ou espionner des opérations américaines, ou encore pour donner aux entreprises chinoises un avantage concurrentiel sur les entreprises américaines.

Ainsi, malgré les changements instaurés à Futurewei, les universités américaines restent prudentes. Elles se trouvent néanmoins face à un dilemme de taille concernant les financements chinois : l'Université de Californie a, par exemple, reçu près de 8 millions de dollars de Huawei et Futurewei au cours des deux dernières années. Quant au laboratoire informatique de Stanford, il recevait 500 000 dollars par an de Futurewei, et étaient en pourparlers pour porter ce montant à deux millions de dollars lorsque le gouvernement américain a placé Huawei sur sa liste noire...

Source : neowin

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ariakas
Eh bien voilà, ça se dessine petit à petit ce que je disais.<br /> Le problème n’est pas de savoir si Huawei espionne ou non, il est clairement admis que oui.<br /> Le problème est de savoir en échange de quoi.<br /> et là, on y arrive petit à petit, c’est à dire un partage des connaissances en partie, en partie un financement de l’aristocratie silicon valley., en partie financement des universités et probablement d’autres sujets.
bmustang
ariakas… cela semble tenir la route ton raisonnement, que huawei espionnait !? On pense que OUI! Qu’il allait amplifier cet espionnage avec des technos développées sur le sol américain via des échanges universitaires subventionnés par ce dernier !! Hum ! Une question cruciale se pose pour les US! Qui allait profiter de tout cela ? Les US ne voyant pas les choses comme huawei et là commence l’escalade diplomatique pour en arriver où on en est aujourd’hui.
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