Huawei se défend au Royaume-Uni et se dit ouverte à la supervision de l'UE

le 09 février 2019 à 10h00
0
Huawei
ArliftAtoz2205 / Shutterstock.com

Le géant chinois réclame de la patience de la part des autorités britanniques. Dans le même temps, il se dit prêt à collaborer avec l'ensemble des gouvernements et parlements européens.

Malmenée depuis plusieurs mois sur fond d'espionnage potentiel pour le compte de Pékin, Huawei poursuit son opération séduction en Europe. Ou plutôt son opération reconquête. La société chinoise doit d'un côté rassurer et répondre aux inquiétudes britanniques, et de l'autre, convaincre l'Union européenne de sa volonté de coopérer en toute transparence. Le but est connu de tous : prouver que Huawei ne menace en rien la sécurité nationale des États.

Huawei demande du temps au Royaume-Uni


En décembre dernier, BT Group, entreprise mère du principal opérateur britannique EE, avait confirmé exclure Huawei de ses appels d'offres pour une grande partie du développement des réseaux 5G. Le National Cyber Security Center (NCSC) avait, pour sa part, émis des réserves sur les produits de Huawei, évoquant des « lacunes ». En réponse, la firme de Shenzhen s'était engagée à investir 2 milliards de dollars pour atténuer sa vulnérabilité en matière de piratage et d'espionnage.

Aujourd'hui, Huawei demande du temps aux autorités britanniques pour se conformer aux exigences en matière de sécurité nationale. Ryan Ding, Président de la branche équipement de la société, a adressé une lettre à la Commission des sciences et des technologies de la Chambre des communes, dans laquelle il indique qu'il s'agit d'un « processus très complexe qui prendra au moins trois à cinq ans pour déboucher sur des résultats tangibles ». Et le dirigeant d'espérer que le gouvernement britannique le comprenne, en rappelant qu'aucune preuve d'espionnage n'a été rapportée à ce jour.

La cybersécurité, plus un « problème technique » qu'idéologique, pour la firme chinoise


Il n'y a pas qu'avec les Britanniques que Huawei consent à faire d'importants efforts, puisque l'entreprise est ouverte à la supervision des gouvernements de l'Union européenne. Abraham Liu, Représentant principal de Huawei auprès des institutions européennes, a indiqué jeudi à Bruxelles en marge du Nouvel An chinois que « la cybersécurité devrait rester un problème technique plutôt qu'un problème idéologique. Parce que les problèmes techniques peuvent toujours être résolus avec les bonnes solutions, contrairement aux problèmes idéologiques », rapporte l'agence Reuters.

« Nous sommes toujours disposés à accepter la supervision et les suggestions de tous les gouvernements, clients et partenaires européens », ajoute Liu qui, à l'instar de Ryan Ding, rappelle également que les appareils Huawei, passés à la fois dans les mains des opérateurs de télécoms et des régulateurs, n'ont pas causé d'infractions graves à la cybersécurité.

Face à la volonté des États-Unis de convaincre leurs alliés de ne pas utiliser les équipements Huawei, tout n'est pas noir pour la firme chinoise. En France, le Sénat a rejeté mercredi un amendement visant à renforcer les contrôles sur les équipements, tandis que l'Allemagne hésite encore et encourage la mise en place de normes de sécurité encore plus élevées.

Cet article vous a intéressé ?
Abonnez-vous à la newsletter et recevez chaque jour, le meilleur de l’actu high-tech et du numérique.

Dernières actualités

Amazon automatiserait les licenciements liés à la productivité de ses salariés américains
L'App Store victime d'un bug qui empêchait le téléchargement d'applications et de mises à jours
Orange Cash, c’est fini : fermeture du service programmée en novembre
Avec Alexa, Amazon peut facilement obtenir l'adresse exacte de ses utilisateurs
Le OnePlus 7 aura bien un triple module photo dorsal
Microsoft vaut maintenant 1 billion de dollars
Google évite son redressement fiscal de plus d'un milliard d'euros
🎯 French Days 2019 : les tops bons plans du vendredi !
Comparatif 2019 : notre sélection des meilleures souris gamer
Galaxy Fold : Samsung force iFixit à dépublier son article de démontage
Nintendo : la Switch
Samsung : 116 milliards de dollars pour prendre le pas sur Intel
Mario Kart Tour : le jeu en bêta sur smartphone dans quelques semaines
Plus de sang ni de cadavre : la Chine étrangle un peu plus le jeu vidéo
Ordinateurs portables : aux US, Apple remporte une nouvelle fois la palme du meilleur service client
scroll top