Google cherche à se diversifier et ça lui coûte (très) cher

le 06 février 2019
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Google

Pour trouver de nouvelles sources de revenus, Google a recours à des « paris », c'est-à-dire de nouvelles activités censées lui rapporter beaucoup à terme. Mais pour l'instant, ces projets sont essentiellement dépensiers : ils ont généré plus de 16 milliards de dollars de pertes opérationnelles en six ans.

Lors de la présentation de ses résultats du dernier trimestre 2018, Google a notamment présenté ceux de sa division « Other bets » (« Autres paris »). Et ceux-ci sont bien loin des profits réalisés par l'ensemble du groupe Alphabet.

Des activités pas du tout rentables


En effet, ces paris ont affiché une perte opérationnelle s'élevant à 1,3 milliard de dollars, pour le seul quatrième trimestre de l'année dernière. Pour des revenus à hauteur de « seulement » 154 millions de dollars. À titre de comparaison, sur cette période, Alphabet a généré un chiffre d'affaires de près de 40 milliards de dollars et a dégagé un bénéfice net de presque 9 milliards de dollars.

Et ce n'est pas la première année que les « autres paris » affichent des chiffres dans le rouge. Depuis 2015, les pertes opérationnelles de cette division tournent autour de 3,5 milliards de dollars. Un montant qui culmine à 16,3 milliards de dollars, en cumulant les chiffres enregistrés depuis 2013.

Des projets très divers


Pour comprendre ce qui justifie de telles fuites, il faut examiner ce que comprennent ces « Others bets ». Il s'agit de projets expérimentaux menés dans divers secteurs, tels que les voitures autonomes Waymo, le réseau de fibre optique Fiber ou l'entreprise de recherche sur les sciences de la vie Verily (qui travaillerait actuellement sur un projet de chaussures connectées). Il inclut également tous les projets du « laboratoire X », qui travaille notamment sur des solutions de robotique, des lunettes intelligentes ou des drones de livraison (qui ont récemment été dissociés du laboratoire).

Ces activités se trouvent donc généralement en phase de test. Et quand certaines commencent à se développer, elles sont parfois rattachées à d'autres divisions. C'est par exemple le cas de Nest (domotique), qui a rejoint la partie hardware.

Comme leur nom l'indique, les « Others bets » constituent des paris pour Google. Certains s'avéreront être des échecs et seront abandonnés, à l'image des drones solaires Titan. Mais le groupe espère que d'autres sauront prendre le relais de sa croissance.

Source : Les Echos
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