Le gouvernement veut accélérer la révolution numérique dans les PME

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Le 21 septembre 2018
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De passage au siège de Dassault Systèmes jeudi dernier, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé une série de mesures visant à faciliter la mutation des PME en « smart entreprises ». Car si les petites et moyennes entreprises sont prépondérantes dans l'économie française, elles il ne luttent pas à armes égales avec les géants de l'ère numérique.

La première bonne nouvelle pour les PME vient du grand retour du suramortissement. Le dispositif a été testé entre 2015 et 2017, mais il concernait alors toutes les entreprises et tous les types d'équipement.

L'achat de matériel en partie déduit des impôts

Pour les deux prochaines années, il ne visera que les PME et les biens d'équipement liés au monde numérique. Un bon coup de pouce pour ces entreprises qui pourront déduire de leur imposition jusqu'à 40 % du coût d'une imprimante 3D, d'un logiciel de gestion ou de capteurs connectés.

Les initiatives du gouvernement ne s'arrêtent pas là, car elles annoncent une volonté d'aider un panel de PME plus important dans leur transition numérique. En partenariat avec les régions, le nombre d'entreprises accompagnées pourrait passer de 5 200 actuellement à 10 000 d'ici 2022.

Baisse de fiscalité sur les dépenses énergétiques des data centers

Le gouvernement souhaite aussi renforcer l'attractivité de la France pour les data center (ou centres de stockage des données) en baissant leur fiscalité sur leurs dépenses énergétiques. Une mesure qui anticipe l'appel d'air provoqué par le Brexit et le Cloud Act, annonceurs de nouveaux investissements dans le Cloud européen.

Le gouvernement confirme aussi la mise en conformité du régime fiscal français relatif aux brevets conformément aux règles de lutte contre l'optimisation fiscale, prévues par l'OCDE. Le taux réduit de ce régime fiscal ne profitera désormais qu'aux œuvres protégées par le droit d'auteur, ayant été conçues et développées en France. La nouveauté concerne surtout les licences d'exploitation des logiciels, qui rentre dans les bénéficiaires de cette mesure.

Le sur-amortissement en matière d'équipement numérique est la mesure phare de ce plan, dont le coût se chiffre à 500 millions d'euros. Ce dispositif devrait permettre aux PME de doper leur croissance par le numérique.
Modifié le 21/09/2018 à 11h48
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